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L'e-commerce ne connait pas la crise

Les 144.000 sites internet ont dégagés 13,4 milliards d’euros au 1er trimestre 2014. /Reuters.
Les 144.000 sites internet ont dégagés 13,4 milliards d’euros au 1er trimestre 2014. /Reuters. (Crédits : <small>DR</small>)
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En hausse constante depuis 3 ans, l'e-commerce bat de nouveaux records. Le secteur connait une augmentation de 11% de son chiffre d'affaires.

Secteur en plein expansion, le commerce en ligne bat un nouveau record, en affichant une hausse de son chiffre d'affaires de près de 11% pour le premier trimestre 2014, selon la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance). Une croissance importante pour ce secteur qui connait également un développement des plateformes de ventes, en augmentation de 17%.

Des Français de plus en plus addicts au commerce en ligne

Une hausse du chiffre d'affaire qui corrobore les nouvelles pratiques des Français. Avec 69% d'adeptes en France, le pays se place au 6eme rang du commerce en ligne dans le monde.

"Le nombre de cyberacheteurs continue encore d'augmenter ; on en dénombre 1 230 000 de plus que l'an dernier" souligne Marc Lolivier Délégué Général de la Fevad

Au total, les Français ont dépensé 13,4 milliards d'euros en ligne en 2013. Un chiffre à relativiser.. La crise est passée par là. Le montant du panier moyen subit une diminution de 4% en moyenne par an, pour tomber à 81,5 euros.

Le budget des ménages est plus resserré, mais ces derniers sont de plus en plus des adeptes du e-commerce. Le nombre de transactions a progressé de 15% et la fréquence d'achat est en croissance de 10%. Ce qui explique la bonne santé économiques des sites.

Services, tourisme, enseignes génétralistes : des valeurs sûres

La consommation 2.0 des français se dirige principalement vers le secteur du tourisme. Près de la moitié des internautes selon le baromètre Fevad Médiamétrie, seraient consommateurs de voyages. En tête des sites les plus visités en France, La SNCF, Booking et Air France. Même si les achats se font plus rares. On constate une baisse de 1% sous l'effet de la baisse du montant du panier moyen. Un résultat lié, pour la SNAV, à un contexte global marqué par le recul de l'activité long et moyen courrier au profit de l'activité France.

Puis viennent les services (billetterie, développements de photos, abonnements en ligne, souscriptions téléphone, Internet), les produits culturels et la mode pour près de la moitié d'entre eux.

Toutefois, les sites e-commerce les plus visités en France, restent des enseignes généralistes. En tête des fréquentations, on trouve Amazon, Cdiscount et la FNAC. Des visites qui se traduisent en termes de ventes par une croissance de 8% sur l'année.

Des habitudes de consommation en mouvement

Face à ses nouvelles pratiques, le consommateur modifie ses habitudes. Parmi les acheteurs en ligne, 82% d'entre eux se font livrer directement à leur domicile. Et la moitié se fait livrer en point relais.

Les moyens de paiement connaissent aussi des modifications importantes. Le paiement préféré des internautes, reste la carte bancaire pour 80%, puis le portefeuille en ligne pour 26% d'entre eux.

Vers un modèle alternatif du e-commerce

Avec 33,8 millions de cyberacheteurs en France, le modèle économique classique des e-commerces est en pleine mutation. Selon l'Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie, on compte 4% de nouveaux consommateurs en plus par rapport à l'année dernière. Une mutation analysée par Bertand Krug, directeur adjoint de Médiamétrie//NetRatings :

"L'e-commerce se décline depuis quelque temps sur de nouveaux modèles. On note en effet l'émergence d'une nouvelle forme de commerce en ligne via les sites collaboratifs ou de partage, notamment dans le domaine du tourisme ou encore du transport".

La mutation du mdèle impacte directement le m-commerce (mobile-commerce). Des ventes sur mobile qui ont vu leurs ventes progressées de 76% au 1er trimestre 2014 par rapport au 1er trimestre 2013. Elles représentent en moyenne 19% du chiffre d'affaires des sites. L'utilisation des Smartphones, grandissante, représente 72% des ventes via une application ou le site optimisé pour mobile. Contre 28% pour un site Internet classique.

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Commentaires

christophe  a écrit le 18/06/2014 à 10:53 :

Beaucoup de chiffres c'est bien, mais avec autant d'incoherences, là c'est moins bien. Franchement pas digne d'un journal comme la Tribune. Ca fait article au rabais rédigé en 2 mn. Comment avoir confiance dans ces données ? (un coup 2013, un coup 2014, les % ne se recoupent pas...);

hp  a écrit le 17/06/2014 à 11:43 :

"vu leurs ventes progressées", cherchez l'erreur...