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La grève des enseignants bien suivie, selon les premières estimations des syndicats

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Plus d'un enseignant sur deux est en grève dans le secondaire et 69% en primaire, selon les syndicats. Le ministère de l'Education estime à seulement 33,39% les enseignants en grève.

Environ un tiers des enseignants  sont en grève ce jeudi, selon le ministère de l'Education. Les syndicats avancent les chiffres de plus de 50% dans les collèges et lycées et de 69% en primaire (48% pour le ministère).

Il s'agit d'un "message clair" au ministre de l'Education, affirme le Snes-FSU (majoritaire dans le secondaire), tandis que l'Unsa-Education parle de "réussite".
Interrogé sur les suppressions de postes, Xavier Darcos a répété jeudi que "la question" était celle "des services" rendus par l'Education et de l'amélioration de la rémunération des enseignants (une partie des économies réalisées par les suppressions de postes doit être transformée en mesures de revalorisation des enseignants).

Le 15 mai, entre 46% des professeurs des écoles (ministère) et 63% (SNUipp-FSU) avaient fait grève pour protester contre les suppressions de postes inscrites en 2008. Dans les collèges et lycées, entre 33,55% (ministère) et 55% (Snes-FSU (majoritaire) des personnels étaient en grève.

Le ministre Xavier Darcos interrogé sur RTL dit qu'il "entendait" la grève et qu'elle allait être "importante". Il a toutefois d'emblée brocardé les syndicats "dont la fonction principale" selon lui est "la résistance au changement", estimant qu'"organiser de manière systématique" des grèves comme "réponse aux problèmes de l'école" était "démodé". Ce à quoi l'Unsa-Education a répondu que le ministre "continue de s'enfermer dans ses certitudes" et "continue à ne pas regarder ce qu'expriment" ceux qui "veulent changer le système éducatif".

Par ailleurs, cette journée est l'occasion de tester pour la première fois à l'échelle nationale le droit d'accueil dans les écoles les jours de grève. La loi du 20 août oblige en effet une commune à organiser un droit d'accueil des élèves de primaire à partir de 25% d'enseignants grévistes dans une école.

Plusieurs communes ont fait savoir ces derniers jours qu'elles ne l'appliqueraient pas, car il est selon elles impossible à mettre en place dans les délais impartis et parce que la sécurité des enfants n'est pas assurée.
Il s'agit notamment de villes dirigées par la gauche comme Paris, Strasbourg, Lyon, Montpellier, Clermont-Ferrand, mais pas seulement.

Selon le ministère, ces villes ne représentent que "3 à 17% au maximum de toutes les communes de chaque académie".


latribune.fr

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