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Actualités / France

Interview du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy

Henri Guaino : "C'est le moment, puisqu'il faut investir, investissons"

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Dans cet entretien avec La Tribune, le conseiller spécial du président de la république revient sur la crise, ses causes, ses remèdes et ses conséquences.

Henri Guaino

Pouviez-vous imaginer que le monde allait traverser une crise d'une telle ampleur?
La lente dérive du système financier depuis une vingtaine d'années avec ses exigences de rendements de plus en plus exorbitants, son excès de liquidité, sa dilution extrême des risques à travers la titrisation et la mutualisation, a permis et encouragé un gonflement sans précédent de la spéculation et un recours dans des proportions gigantesques au levier de la dette pour doper les rendements. Cela ne pouvait que mal finir. Il faut bien comprendre que ce système a prospéré sur les déséquilibres et les tensions de cette phase particulière de la mondialisation que nous vivons depuis la chute du Mur de Berlin. Le système financier globalisé est une grande machine à recycler les excédents des uns pour financer les déficits des autres. Mais en masquant et en rendant plus indolores les transferts de richesses qu'impliquait la redistribution des cartes dans l'économie globale, le système financier a contribué à perpétuer les déséquilibres et à les aggraver. Cette illusion financière devait un jour ou l'autre se déchirer sous la pression des réalités. On ne pouvait pas compenser indéfiniment la baisse du pouvoir d'achat des classes moyennes américaines par le surendettement des ménages. On ne pouvait pas éternellement donner toujours plus au capital et moins au travail, toujours plus à la rente et à la spéculation et moins à la production, ni éternellement voir les grands pays émergents produire de plus en plus à la place des autres en maintenant la valeur de leur monnaie et leurs salaires artificiellement bas, sans consommer beaucoup plus...La crise des "subprimes" a déréglé un système très perfectionné construit sur une montagne de dettes. Nul ne sait jusqu'où ce dérèglement peut aller. Les produits et les interdépendances sont trop compliqués. Après la crise des subprimes, il y a le dérèglement du marché des actions, derrière il y a celui des marchés dérivés, celui du marché des crédits à la consommation qui ont été aussi titrisés, ainsi que les crédits aux entreprises...Ce qui est sûr c'est qu'il y a trois crises: financière, bancaire, économique qui se nourrissent les unes les autres.

Les Etats essaient d'agir sur les banques. Si elles ne prêtent pas, allez-vous les forcer à le faire?
Les Etats sont intervenus massivement afin d'éviter l'effondrement du système bancaire mondial paralysé par une crise de confiance sans précédent. En contrepartie les banques se sont engagées à ne pas rationner le crédit. Les pouvoirs publics veilleront à ce que ces engagements soient tenus. Mais on ne peut pas «forcer» les banques à prêter n'importe comment sans tenir compte des risques. Le métier de la banque c'est d'analyser le risque et de prêter à des emprunteurs qui peuvent rembourser. La nationalisation, qui est la solution appliquée pour les banques en faillite comme RBS au Royaume-Uni ou Dexia en Belgique et en France, ne change rien à cette exigence. C'est pour cela qu'il faut agir non seulement sur les banques mais aussi sur l'activité économique.

Faut-il aller plus loin dans la baisse des taux d'intérêt?
Il n'existe pas dans l'histoire économique de crise de cette ampleur dont on soit sorti sans que les taux d'intérêt reviennent à des niveaux très bas. Il faut relancer l'économie et sauver les banques. Peut-être certaines banques mériteraient-elles de disparaître... Mais la situation actuelle impose d'opérer autrement : d'abord, sauver les établissements financiers, puis sans doute faire le tri.

Mais en injectant énormément de liquidité, le risque n'est-il pas de recréer des bulles indéfiniment?
La politique monétaire américaine n'est pas seule responsable de la crise. Alan Greenspan n'est pas le seul coupable...S'il est coupable, c'est d'avoir refusé de se poser la question de la régulation du système. Les bulles sont, de toute façon, inévitables. La question est celle de leur durée et de leur ampleur. Pourquoi existe-t-il des bulles sur le long terme? Parce qu'on prête aux spéculateurs. Si vous faites jouer les spéculateurs avec leur propre argent, les bulles dureront moins longtemps et seront moins grosses.

S'agissant des conséquences économiques de cette crise, quel est votre scénario pour 2009?
Au G20: il y avait 22 Etats autour de la table, et tout le monde avait la même analyse de la gravité de la crise et de la nécessité d'intervenir. Nous sommes entrés dans une de ces périodes assez rares où la macroéconomie reprend ses droits et impose sa logique propre. Il y a un véritable engrenage récessif planétaire. Jusqu'où? Pour combien de temps? Encore une fois il est impossible de répondre.


Les Anglais ont proposé un plan (baisse de la TVA, relance de la consommation), que Bruxelles a repris. Cela vous paraît-il la bonne façon de répondre aux problèmes?
Faut-il baisser la TVA quand les prix baissent? Faut-il relancer la consommation quand on sait qu'une telle relance profite surtout aux importations? La relance par la consommation ne serait véritablement efficace que si tous les pays d'Europe la décidaient en même temps. Rien n'est exclu pour l'avenir mais on n'en est pas là. Au stade actuel de la crise économique l'effort principal doit porter sur l'investissement qui prépare l'avenir et sur les secteurs les plus en difficulté qui peuvent avoir des effets d'entraînement récessifs très forts. Je pense bien sûr au bâtiment et à l'automobile. L'automobile c'est directement ou indirectement 10% de la population active. On a aidé les banques parce que ce sont les économies des Français. Il faut aider les entreprises parce que ce sont les emplois des Français. Naturellement il faut aussi aider les plus pauvres, les plus vulnérables que la crise frappe de plein fouet. Dans une crise de cette gravité, la question de la solidarité et de la cohésion sociale est centrale.

Mais que fait-on pour l'automobile? C'est un problème d'offre? De demande? Des deux?
Les deux ! Et il faut agir vite, car l'automobile est au bord de l'effondrement. Les gens n'achètent pas de voitures, parce que lorsqu'on n'a pas confiance dans l'avenir, c'est le premier achat qu'on retarde. De plus, on ne trouve plus de crédit pour le financer.

Faut-il baisser la TVA spécifiquement sur l'auto? Augmenter le bonus?
Les baisses sectorielles et temporaires de TVA peuvent avoir beaucoup de sens mais elles doivent être approuvées à l'unanimité des 27 pays de l'Union Européenne. Cela risque d'être long et difficile alors qu'il faut agir vite et fort. Il faut aussi débloquer d'urgence le crédit auto. Mais, au-delà, c'est d'une véritable politique industrielle dont nous avons besoin pour la filière automobile, pour gérer la transition vers les nouveaux modes de transport: la voiture propre, la voiture électrique... Ce qui va immanquablement reposer le problème de la politique européenne de la concurrence et du régime des aides d'Etat.

Vous voulez dire que comme on suspend les critères de Maastricht, il faudrait suspendre la réglementation sur les aides d'Etat?
A situation exceptionnelle, règles exceptionnelles. C'est du bon sens. Mais il faut que les pays européens se coordonnent pour éviter que la politique de chacun se fasse au détriment des autres.

L'Europe a-t-elle bien répondu au défi de la crise?
Face aux événements elle a réussi à exprimer une volonté politique commune. Le retour de la responsabilité et de la volonté politique, que ce soit dans la crise géorgienne, dans la crise financière ou dans la crise économique, c'est pour moi un progrès considérable.

Attribuez-vous cela à la présidence française?
Elle a joué un rôle décisif. Les événements ont créé des circonstances exceptionnelles mais il fallait avoir la volonté, le courage et l'imagination pour transgresser tant de règles, de dogmes, d'habitudes qui paralysaient l'Europe. Et cela a sauvé la cohésion de l'Europe menacée par une fuite en avant éperdue dans le chacun pour soi. Quand je vois comment c'était parti pour la crise financière, je trouve que le résultat est bon. Pour la relance on peut trouver que ce n'est pas assez, que c'est en ordre dispersé. Mais le principal, c'est que tout le monde est désormais d'accord pour relancer, sinon de façon coordonnée, au moins presque simultanément. On progresse.

Comment convaincre l'Allemagne de contribuer plus?
L'Allemagne avance à son rythme en fonction de sa situation économique, sociale et politique. Au cours des derniers mois elle a toujours fini par être au rendez-vous des événements. Je suis certain que sur la relance européenne, elle le sera aussi. Il y a des facteurs de blocage, comme le fédéralisme, la coalition, les élections à venir, c'est compliqué. Chacun progresse à son rythme, en fonction de sa situation intérieure. Je ne crois pas qu'on puisse faire faire la même politique à tout le monde. La méthode employée pour le sauvetage des banques est bonne, on est en train d'essayer de faire la même chose pour la relance. On s'entend d'abord sur les principes généraux et, après, chacun fait à sa façon. Si on attend d'être d'accord sur tous les détails, ou on ne fera rien, ou trop tard, ou au rabais.

Quels pays vont souffrir en priorité dans la crise?
Ceux dont les ménages et les entreprises sont surendettés. Ceux qui dépendent des capitaux extérieurs. Et ceux dont la croissance est principalement tirée par les exportations, parce que les débouchés vont se réduire.

Qu'est ce que cette crise va changer en nous?
Cette crise va entraîner une remise à plat de toutes les politiques publiques. Imposer une moralisation du capitalisme... Sous la pression intense des opinions, des choses qui paraissaient tolérables avant ne le seront plus après. Elle va aussi changer tous les équilibres mondiaux... Regardez la Chine, si ses débouchés deviennent plus compliqués à l'extérieur, elle devra stimuler son marché intérieur, augmenter les salaires, ses excédents vont se réduire et donc les déficits des autres vont diminuer...


Cette crise a-t-elle changé Nicolas Sarkozy?
On change toujours quand on est confronté à de tels défis.

Qu'est-ce qui change?
L'ordre des priorités, la distinction entre l'essentiel et l'accessoire. Mais surtout on devient plus grave, plus conscient d'avoir une responsabilité historique.

Et sa vision du monde. Il semblait très américanophile, avant... Aujourd'hui, il veut refonder le capitalisme.
La moralisation du capitalisme dont il a parlé à Toulon, c'est à peu près ce qu'il avait dit en juin 2006 à Agen. Pendant toute la campagne, il a dit la nécessité de refaire un capitalisme entrepreneurial. En quoi est-ce antiaméricain?Rappelez-vous ce qu'a dit Obama pendant sa campagne. Ecoutez la colère de l'Amérique profonde contre Wall Street... Et puis l'amitié, c'est d'abord dire la vérité à ses amis.

Et vous, Henri Guaino, cette crise, en réhabilitant l'Etat et Keynes, donne-t-elle plus de légitimité à vos idées?
Ce n'est pas vraiment le sujet. Ce qui est sûr, c'est que dans la crise le politique retrouve la plénitude de son rôle. Pour le meilleur ou pour le pire. C'est vrai aussi bien dans un vieux pays colbertiste comme la France qu'en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

Pour le meilleur? Pour le pire?
Le meilleur, c'est un Etat qui arrive à compenser les défaillances du marché, à réintroduire un équilibre entre le court terme et le long terme, entre l'intérêt collectif et l'intérêt individuel. Qui arrive à recréer du lien social, de la solidarité, du civisme. C'est l'Etat entrepreneur, innovateur comme à Venise, comme sous la Renaissance, pendant la révolution industrielle, ou les Trente glorieuses. Le pire, c'est le dirigisme, la fermeture, la remise en cause des libertés. Il va falloir trouver des réponses raisonnables à «la révolte des classes moyennes» sinon la démocratie sera en danger. Il va falloir moraliser le capitalisme financier sinon nous aurons l'anticapitalisme. Il va falloir protéger sinon nous aurons le protectionnisme... Souvenons-nous de ce qui s'est passé dans les années 30 avec la montée des fascismes.

Pour l'instant, le système résiste... Les banquiers de Wall Street continuent de se payer des bonus!
Attendons la suite! Pour la première fois, au G 20, on a mis dans un texte qu'il fallait réguler les rémunérations. Aujourd'hui il n'y a pas un pays au monde où il n'y a pas un débat sur les rémunérations non seulement dans la finance, mais aussi pour les grands patrons. Le capitalisme ne peut survivre sans morale.

Donc Henri Guaino, ici, à quelques pas du bureau de Nicolas Sarkozy, en décembre 2008, est en mission...
C'est un bien grand mot. Disons plutôt au travail. La crise révèle beaucoup de problèmes qui existaient avant. En Europe, dans le monde occidental, il y avait un malaise de plus en plus grand face à une mondialisation non maîtrisée qui apparaissait comme la forme moderne d'un déterminisme implacable qu'on avait pas d'autre choix que de subir. La crise c'est le moment où le champ des possibles s'ouvre, où les dogmes se brisent, où il faut imaginer des solutions nouvelles...

C'est une chance finalement, elle va nous permettre de changer...
La crise c'est à la fois un drame et une opportunité. On va soutenir l'activité, on va essayer d'enrayer la spirale de la récession. En même temps, on va essayer de rattraper une partie du retard d'investissement accumulé depuis 20-30 ans. C'est le moment. Le moment de changer nos comportements, de réformer, d'investir massivement dans les infrastructures, la formation, les universités, la recherche, l'innovation, les technologies propres pour préparer le mieux possible l'avenir.

 

 

Propos recueillis par Ivan Best et Philippe Mabille

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Vos réactions

  • c.M.C a écrit le 01/12/2008 à 08:50 :

    • a lire

  • zorro a écrit le 01/12/2008 à 10:56 :

    • qqn a dit :il n' ya que les .... qui ne changent pas d'avis . je ne sais pas si HG, lui même a changé d'avis , car il me semble dans son camp le seul conscient des réels problèmes ; mais ce serait plus honnete intellectuellement qu'il reconaisse qu'il a fallu une crise pour que son camp politique change d'avis momentanément . La question est jusqu'où ira leur reflexion : HG pose les premisses " l'exigence des rendements déments " , l'effet de levier , l'appauvrissement ds classes moyennes et donc de celles d'en dessous encore plus ( voir les travailleurs sans domicile , impensable il ya 30 ans ) ; mais il ne va pas plus loin , sans doute effrayé par les conclusions logiques de son raisonnement : il faudrait légiferer pour limiter les symboles abusifs ' parachutes , stock option , délocalisations alors que l'entreprise est largement bénéficiaire etc;..en outre , l'aure conséquence est que pour partager équitablement la valeur ajoutée , il faudra refaire un grenelle sur les salaires . C'est pourtant bien un homme de droite , Pompidou qui a fait ça il y a 40 ans . La question est faudra -t-il que Cohn Bendit revienne faire la révolution pour qu'on y arrive ?? le reconnaisse

  • minouchele a écrit le 01/12/2008 à 10:56 :

    • Quelle analyse ! On en reste le souffle coupé. Mais en filigrane, on comprend surtout que les pauvres (§6), l'éducation et la recherche (dernier §) sont bel et bien en queue des préoccupations et quoi qu'ils en disent, les pauvres n'ont rien à gagner sauf un peu plus de pain moisi dans les poubelles, Mr SARKOSY comme MR GAINO ont un grave handicap :ils n'ont jamais su ce que c'est d'être pauvre, ou alors ils ont oublié

  • poilagrater a écrit le 01/12/2008 à 10:57 :

    • cela devait arrivé ! facile à dire après .le bon politique est celui qui a une vision .Tout obnibulé par la crise financière , encore une fois personne ne voit la prochaine crise .Voir un groupe privé ,encore une fois aux USA qui décidément est un pays d'apprentis sorciers, s'arroger les brevets du vivant au travers des OGM dont personne aujourd'hui ne connaît les conséquences à terme sur l'environnement me semble autrement plus dangereux que la crise financière car il s'agit d'argent aujourd'hui , demain il s'agira de santé et de vie .Quel homme politique s'en occupe hors les associations ?

  • JERONIMO a écrit le 01/12/2008 à 11:49 :

    • Intéressant... mais manque un élément : où sont les mesures à prendre pour désendetter l'Etat ? (voir Copé qui demande à ce qu'on privilégie l'investissement et en même temps qu'on réduise les dépenses).

  • pauledouard a écrit le 01/12/2008 à 11:49 :

    • Intéressant et impressionnant article ! Voilà ce que l'on attend d'un véritable homme politique : De la lucidité dans le présent et de la vision pour l'avenir. Transformer cette énorme crise en opportunité pour demain doit être l'exaltante tâche des vrais responsables politiques. Cela nous change des blablas opportunistes et démagogiques !

  • carnac a écrit le 01/12/2008 à 13:15 :

    • On parle de moralisation du capitalisme financier mais on injecte de l'argent dans les banques sans aucune contrepartie en actions, sans présence au sein des conseils d'administration , sans contrôle des pratiques bancaires et notamment sans visibilité quant aux prêts accordés OU PAS aux particuliers et aux entreprises en cette période ou l'absence de liquidité qu'elle qu'en soit la cause risque de signifier pour les PME/TPE un dépôt de bilans avec la mise au chômage de milliers de salariés. Il y a un monde entre les déclarations lénifiantes et la pratique observée sur le terrain.

  • guillaume a écrit le 01/12/2008 à 15:02 :

    • Solution possible à la crise Bonjour! La crise financière semble se propager à l'"économie réel". Les états dépensent des centaines de milliards sans que cela semble relancer le crédit. Il y aurait peut-être des solutions viables qui ont démontré leurs pertinences pendant la grande crise et la crise argentine. Il s'agit des monnaies fondantes à wörgl et en d'autres lieux dans les années 30 et pour ce qui est de l'argentine des "creditos" à la fin des années 90. Je ne comprends pas pourquoi on en parle aussi peu.... Il serait peut-être intéressant qu'on fasse circuler l'information sur ces expériences autour de nous et sur internet. La monnaie sol existe aussi. Elle pourrait être généralisée..... pour en apprendre plus vous pouvez lire les articles http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante et http://fr.ekopedia.org/Abondance_

  • ecogiro a écrit le 01/12/2008 à 15:02 :

    • Encore une retribution maigre de ma part car tout a été dit par les blogeurs. Cependant je ne peut éviter un large sourire venant de la part de "l'écrivain de la république". Alors que l'auteur de "travailler plus pour..." ou autres "nous sommes là pour améliorer le pouvoir d'achat des français" se met à délirer cette fois avec l'investissement car "c'est le moment". Il y a que dans ce pays qu'on peut entendre des pareils inepties toutes aussi ridicules les unes que les autres!!

  • guillaume a écrit le 01/12/2008 à 15:02 :

    • Solution possible à la crise Bonjour! La crise financière semble se propager à l'"économie réel". Les états dépensent des centaines de milliards sans que cela semble relancer le crédit. Il y aurait peut-être des solutions viables qui ont démontré leurs pertinences pendant la grande crise et la crise argentine. Il s'agit des monnaies fondantes à wörgl et en d'autres lieux dans les années 30 et pour ce qui est de l'argentine des "creditos" à la fin des années 90. Je ne comprends pas pourquoi on en parle aussi peu.... Il serait peut-être intéressant qu'on fasse circuler l'information sur ces expériences autour de nous et sur internet. La monnaie sol existe aussi. Elle pourrait être généralisée..... pour en apprendre plus vous pouvez lire les articles http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante et http://fr.ekopedia.org/Abondance_

  • sf8 a écrit le 01/12/2008 à 15:03 :

    • c'est amusant. Il y a encore 6 mois, HG souhaitait que la BCE mène la même politique que Greenspan, politique de création de monnaie qui nous a mené à l'explosion, et maintenant le même Guaino à l'impudeur de donner des conseils...

  • rama a écrit le 01/12/2008 à 15:04 :

    • Un article tel qu'on en attend d'un journal comme La Tribune.

  • Marcello a écrit le 01/12/2008 à 17:05 :

    • Coordonner les actions des pays membres de l'UE est une évidence admise par tous Pourquoi dès lors la France propose-t-elle de prendre une participation au capital des Banques françaises sans l'accord de Bruxelles ?

  • Marcello a écrit le 01/12/2008 à 17:05 :

    • Développer et renforcer les actions concertées au niveau communautaire européen est un impératif . Pourquoi dès lors l'Etat veut prendre une participation au capital des Banques françaises sans l'accord de Bruxelle

  • Christophe a écrit le 01/12/2008 à 23:02 :

    • J'ajouterai une quatrième crise inévitable qui résulte des autres: une crise sociale.

  • chanoine a écrit le 01/12/2008 à 23:03 :

    • Quelle lucidité et justesse dans l'analyse, tout ce qui arrive tout individu un peu sensé, et non aligné servilement sur la pensée unique des ultra-libéraux, pouvait le prévoir hélas ! Bravo Monsieur Guaino, ne vous lassez pas de faire comprendre tout cela à certains personnages de l'entourage du Président, qui ne vous apprécient guère, et pour cause !

  • Brest a écrit le 02/12/2008 à 11:07 :

    • Texte totalement nul, Ce qui est dit ou rien c'est pareil. Pas la peine de faire des études pour écrire quelque chose que chacun savait. Lire que le G20 a demandé de limiter les salaires des banquiers est complètement démoralisant. Réunir autant de monde pour pondre que çà quelle dérision. Quand on donnera la légion d'honneur à un ouvrier le monde aura changé. Le problème en France c'est que le travail est anéanti par la paperasse. Mais ce que cet article ne dit pas, c'est que le fond du problème vient du fait que nous n'avons pas de produit à produire. On n'achète pas de voitures parce que celles-ci ne correspondent pas à notre attente, On veut des voitures électriques et ils nous proposent des 4*4. Ces patrons adoubés comme celui de RENAULT ont tout simplement mis des milliers de travailleurs au chômage. Dire que la crise n'était pas prévisible c'est totalement faux et hypocrite, Le "Sacre" pendant sa campagne électorale le savait bien. Avec la dette qu'on laisse çà nos enfants , c'est travailler plus qu'il faut. Mais travailler - produire des produits et non pas travailler à rajouter des imprimés. C'est travailler pour un monde meilleur avec des condition de travail et aimer son prochain. Enfin tout est à refaire, La droite veut spéculer sans travailler - La gauche veut un salaire sans se fatiguer. Et pour bien vivre on exploite le tiers monde on lui suce le sang et aucun syndicaliste ne fait la moindre remarque, La gangrène est partout, car chacun ne pense qu'à lui, Il faudrait relire THOMS MORE pour comprendre ce qui ne va pas. Le Corbusier disait travailler c'est respirer. Mais dans ce monde le travail n'est pas reconnu. Regarder par exemple l'inauguration d'un bâtiment. Est ce que l'on prend en photos les ouvriers qui l'on réalisé. Bien sûr que non. Dans les médias pareil. La véritable crise elle est bien là , Dans la reconnaissance du travail bien fait. Dans un monde ou personne ne veut plus travailler, la crise ne fera que perdurer La véritable crise est donc philosophique et oui et dans notre façon d'aborder la vie. Car travailler pour produire des produits qui deviennent obsolètes ne sert aussi à rien. Travailler à bon escient non pas pour vendre n'importe quoi, pour faire du chjiffre mais tout simplement pour rendre la société l'être humain heureux. Rien de tout cela. Et si demain on pouvait avoir autant de bonheur à regarder un enfant sourire que d'acheter une grosse 4*4 pour écraser son prochain, On serait en crise financière et oui mais pas humaine. L'avenir c'est pourtant de consommer différemment puisque la planète est complètement polluée. Vous voyez par conséquent que cet article n'apporte rien au véritable problème, Comment vivre autrement, garder les emplois et consommer moins mais pas forcément travailler moins. Bonsoir et bonne réflexion. Pour l'instant on a. La crise elle est humaine -climatique etc.

  • c'est une honte a écrit le 02/12/2008 à 12:30 :

    • c'est une honte si ce "mossieur" savait (et comme nous etions beaucoup a le savoir egalement!)comme il le dit que le systeme etait a ce point corrompu que n'a-t-il pas agi des le debut du "regne" en investissant justement dans la formation, la recherche, l'innovation les infrastructures au lieu de reduire les impots des plus riches qui on bien sur alimente avec ces gains la speculation ? ce discours c'est de l'opportunisme porte a son paroxysme! le plus proche conseiller du president qui tient un discours d'opposition!!!

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