Près d'un millier d'entreprises françaises sauvées par le médiateur du crédit

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Quelque 900 entreprises ont été sauvées depuis fin octobre par l'intervention du médiateur du crédit, qui leur a permis d'obtenir un financement bancaire. Le "succès" de cette mission "signifie quelque part l'échec de l'appréciation des risques par les banques", a déclaré lundi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

Le médiateur du crédit a permis à 901 entreprises de "trouver des solutions à des problèmes de financement qui mettaient en risque la poursuite de leur activité", selon le rapport d'activité du dispositif de médiation au crédit, publié ce lundi.

La médiation au crédit a été créée fin octobre par le gouvernement afin de s'assurer du respect des engagements pris par les banques en contrepartie des mesures de soutien dont elles bénéficient dans le cadre du plan d'aide au secteur. Pilotée par René Ricol, président du cabinet d'expertise financière Ricol, Lasteyrie & Associés, elle est animée par sept médiateurs délégués et 105 médiateurs départementaux.

Au total, 3.727 entreprises ont saisi ce service, 1.426 dossiers ont été instruits et, dans deux tiers des cas, soit environ 900 dossiers, la médiation a été positive.

Le document indique que 96% des entreprises en médiation ont moins de 50 salariés et 78% moins de 11. Elles relèvement principalement des secteurs des services (38%), du commerce (26%), du BTP (19%) ou de l'industrie (14%). Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 64% des cas, et supérieurs à 500.000 pour 7% des dossiers.

René Ricol a expliqué que les situations de blocage qui conduisaient les entreprises à la médiation tenaient "tout autant à des plans de financement insuffisants qu'aux positions adoptées par les banques". Le rôle du médiateur consiste à "rapprocher les positions des parties en les amenant à prendre leurs responsabilités", sans pour autant leur faire prendre des risques "anormaux".

"Pour l'intant, toutes les banques jouent le jeu, sans exception", a affirmé René Ricol. "A de rares exceptions près, immédiatement corrigées sur saisine du médiateur, les banques respectent l'engagement pris le 12 novembre 2008 de maintenir pour chaque entreprise le montant global des concours sans augmenter les demandes de garanties personnelles," lit-on dans le rapport.

Les sociétés déboutées, aux "difficultés récurrentes et antérieures à la crise financière" ou aux "exigences de financement" insuffisamment fondées, ont été adressées aux tribunaux de commerce, a-t-il affirmé.

"Le succès de la médiation (...) signifie quelque part l'échec de l'appréciation des risques par les banques, puisque les banques ont accepté de réviser leur jugement (...) dans 60% des cas traités", a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde à l'occasion d'une rencontre à la Banque de France ave René Ricol et l'ensemble des médiateurs.

"Si votre succès c'est leur échec, cela signifie (...) que les directions générales des banques (..) doivent se réorganiser, doivent mieux apprécier la dimension de risque à l'aune de votre succès (...) Très clairement il y a un réajustement qui devra s'effectuer", a affirmé la ministre.

Christine Lagarde a par ailleurs salué la rapidité - "neuf semaines" - de la mise en place du réseau des médiateurs du crédit, un taux de traitement des dossiers "efficace" et un "bon" taux de résolution des dossiers traités.

Pour saisir le médiateur, les chefs d'entreprise, artisans, commerçants, professions libérales, etc., peuvent remplir en ligne un dossier de médiation (www.mediateurducredit.fr). A réception du dossier, la ou les banques concernées ont cinq jours ouvrés pour revenir vers l'entreprise. Si les banques ne répondent pas ou si aucune solution n'est trouvée entre les deux parties, un médiateur départemental intervient.


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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il se prend pour qui ce rigolo soit les entreprises sont fiables et les banques pretent sinon elles ne pretent pas tous ces gens nommes par sarkozy se prennent pour des zorros alors qu'ils ne sont que des bons à rien
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Sauvees pour combien de temps?.Si les consommateurs n'ont pas les moyens d'acheter,on peut toujours renflouer les entreprises,on risque surtout de renflouer les poches de certains patrons!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis étonné par cet esprit négatif.
A priori, permettre aux entreprises de subsister même pour un temps (si la crise de consommation nous guette) est favorable aux français dans l'ensemble. Pour une fois, au lieu de donner de l'argent pour soutenir le pouvoir d'achat, on maintient les entreprises qui donnent de l'argents aux foyers et développent ainsi le tissu économique...ce n'est pas si mal!!
Et puis quand à savoir si Sarkozy est un mec bien et ses amis des "zorros", réflechissons par nous même et nous verrons que certaines mesures sont bonnes et modérées (comme celle là 960 entreprises se n'est pas le Perou non plus) même si ces actions émanent de notre Sarkozy national
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
non seulement , cette idée toute simple marche , mais elle
semble marcher très bien : en fait il faudrait l'étendre
à tous les départements . c'est un peu malheureux mais c'est comme ça , les banques ont parfois besoin qu'on les aide un peu à prendre la bonne décision .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il est dommage de nommer un médiateur pour que les banques étudient avec objectivité certains dossiers. Une nouvelle fois se pose la compétence des banques. Si comme le dit mO tout n'est pas négatif car soutenir l'industrie c'est soutenir l'emploi, je reste sur ma fin pour la sanction d'une partie des dirigeants de nos banques.Une nouvelle fois ce TRES GRAND copinage des conseils d'administration protège, en accord avec Mme PARISOT, toujours aussi muette devant les difficultés de notre pays, les comités de direction des banques en premier lieu la SG,la CE,le CM,NATIXIS.... car la démission d'un PDG NE SUFFIT PAS c'est le comité de direction qui doit être remplacé.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour une fois, je trouve que c'est une bonne initiative cette médiation, car prêter des milliards aux banques c'est une chose, mais il faut aussi en surveiller les retombées, et par ce biais, nous pouvons évaluer les effets des aides accordées aux banques, sinon, frileuses comme elles sont, on sait très bien que par nature, elles ne joueraient pas le jeu.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce qui démontre factuellement qu'il convient de surveiller les banques , de près , de très près .Redondance avec la crise qui le montrait déjà à l'envie .Allez un peu de bon sens ne peut qu'aider l'espèce humaine et surtout sa partie la plus faible : les banquiers .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La mère Lagarde raconte n'importe quoi , ils se font plaisirs avec ces stats.
Les banquiers sont des commercçants plus ils vendent de crédit : de fonctionnemnt,d'investissement, immobiliers ou consommation mieix ils développent leur chiffre d'affaires. Alors les observations de la lère Lagarde et du zorro Ricol c'est du pipo. Et s'ils voulaient faire prendre des risquens inconsidérés aux banques qu'ils donnent leur caution.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
900 ou 1000 entreprises c'est presque rien au regard de celles qui sont en train de s'écvrouler... MONSIEUR RICOL devrait s'exonérer de faire un compte rendu aussi PAUVRE en nous présentant UN SI MAUVAIS RESULTAT
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et si on ajoutait un peu de protectionnisme celui ne nuirait pas.
En effet, nos entreprise ont surtout besoin de clients ! Alors arrêtons un peu d'acheter des produits à l'étranger, y compris en provenance d'autres pays européens (tant que nous ne sommes pas 27 au même niveau social) et privilégions les produits fabriqués par nos entreprises, celles où nous, nos parents, nos enfants travaillent. cela étant valable pour tous et particulièrement pour les marchés passés par les collectivités locales. On n'a jamais vu en France un président ou un ministre arriver en voiture allemande ou japonaise... Alors pourquoi pour tout le reste seul le prix compte-t-il ?

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