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La Tribune.fr - 05/02/2009 Ã 17:08 - 757 mots

Bâtiment de l'université de Strasbourg.
Des milliers de manifestants, étudiants et enseignants-chercheurs, ont défilé ce jeudi à Paris depuis Jussieu, en se dirigeant vers le ministère de l'Enseignement supérieur, dans le cadre de la journée d'actions des universités.
"Pour la recherche et l'enseignement supérieur: des postes statutaires, des crédits de base et la liberté scientifique", était-il écrit sur la banderole de tête de la manifestation. "Pécresse démission", "De l'argent pour étudier, pas pour les banquiers", "Pas de facs d'élite, pas de facs poubelles, à bas les facs concurrentielles", scandaient les manifestants, venus de nombreuses universités parisiennes et franciliennes et de plusieurs IUFM et IUT.
A Strasbourg, l'inauguration de la nouvelle université par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a été chahutée tandis que des incidents éclataient entre la police et des manifestants. "Elle est unique, elle est en grève", proclamait une banderole déployée pour railler le slogan "Elle est unique" de cette université de 42.000 étudiants née le 1er janvier de la fusion des universités de sciences, de droit et de lettres.
La journée d'actions de ce jeudi dans toute la France a été lancée par la coordination nationale des universités qui rassemble entre autres le Snesup, premier syndicat du supérieur, et les associations Sauvons l'université et Sauvons la recherche. La coordination a voté lundi la grève "illimitée" pour obtenir le retrait de deux projets gouvernementaux contestés, la réforme du statut des enseignants-chercheurs et celle de la formation des enseignants.
Cette dernière prévoit que la formation des enseignants soit dorénavant assurée par le biais de masters au sein des universités et non plus par les actuels IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres). Jeudi soir, la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), qui craint que la réforme ne concentre la formation des enseignants dans les grands centres universitaires, a annoncé avoir obtenu de Valérie Pécresse des garanties sur le maintien d'antennes locales des IUFM, dans le cadre de leur réforme. Selon la fédération, la ministre a affirmé que "les antennes de proximité des IUFM continueront d'accueillir des étudiants, parce que ceux-ci ont besoin d'une formation effectuée au plus près des territoires et au plus près des classes".
Les motifs du mécontentement du monde universitaire :
La réforme du statut des enseignants-chercheurs : la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs concrétise le transfert de la gestion des carrières des personnels aux universités, qui découle de la loi sur l'autonomie. Elle leur confie la possibilité de "moduler" le service des enseignants-chercheurs (répartition entre enseignement, recherche, tâches administratives ou pédagogiques). Elle prévoit une évaluation renforcée, portant sur l'ensemble de leurs activités, tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (CNU, composé en totalité de leurs pairs). La question est de savoir si son avis sera suivi par le président d'université. Les décisions des présidents d'université doivent être motivées et publiques et l'enseignant-chercheur peut solliciter un réexamen, souligne le ministère. Les enseignants-chercheurs craignent l'arbitraire des présidents, une hausse des heures d'enseignement et une atteinte à leur indépendance. Dans sa version du décret transmis en Conseil d'Etat, Valérie Pécresse a apporté deux modifications : un professeur bien évalué ne pourra pas se voir imposer plus d'heures de cours que le service de référence ; par ailleurs, plus de poids a été donné au CNU dans les promotions. Des modifications qui n'ont pas pour autant convaincu ses opposants.
La réforme de la formation des enseignants : à partir de 2010 tous les enseignants du primaire et secondaire seront recrutés au niveau "master 2" (bac +5). La formation est donc confiée aux universités. Dans ce cadre, l'année de stage en classe effectuée actuellement en 2e année d'IUFM (Institut de formation des maîtres) sera supprimée. Selon les étudiants et les syndicats enseignants, les stages d'observation en master 1 ou 2 ou celui (3 mois) de responsabilité en master 2 proposés à la place ne remplaceront pas cette année professionnelle. En outre, pour eux, la réforme vise à économiser en 2010 des milliers de postes d'enseignants stagiaires qui aujourd'hui sont rémunérés. Par ailleurs, les présidents d'université, chargés de proposer au ministère de nouvelles maquettes de "master d'enseignement" d'ici le 15 février, critiquent la précipitation dans laquelle s'est faite la réforme. Nombre d'universités ne rendront pas les maquettes à temps et entendent en proposer en 2010 également.
Les suppressions de postes : le supérieur bénéficie en 2009 de 1,8 milliard d'euros supplémentaires. Syndicats et étudiants dénoncent un budget en "trompe l'oeil" (nombreux dispositifs fiscaux) et déplorent la suppression de 900 postes (aucun enseignant-chercheur n'est concerné, affirme le ministère) alors que les universités sont amenées à se réformer.
latribune.fr
étudiante en droit a écrit le 13/02/2009 à 15:45 :
premièrement, un enseignant-chercheur comme l'indique son nom fait des recherches ce qui est trés utile dans la vie courante. les enseignants ne travaillent pas??? mais qui dit ca?? une personne qui a eu un BTS sans qualification particulière? mais ils travaillent, ils font avancer le systéme juridique, scientifique de notre pays. d'où croyez vous que les idées constituants nos projets de loi sortent-ils??? d'un chapeau de clown?? et non, cela vient de ses "faignants" d'enseignant-chercheur qui malgré leur 120h de cours par an, travaillent 3 fois plus en dehors!!! il faut également savoir, que ce décret n'est pas contesté entièrement que par la gauche mais aussi par la droite car aprés toute, les réformes de l'université adoptées sous les gouvernements de gauche mais aussi de droite tue de plus en plus l'université et tout cela au profit des cursus court. mais voyons les conséquences de la fin de l'université. on va tous faire les mêmes études, avoir le même programme et par conséquence, pour les moins curieux d'entre nous, une pauvre culture générale et dans l'incapacité de réfléchir soit-même qui se laisseront faire. Bonjour le royaume des moutons. attention, je ne dis pas que tous ceux qui ont suivi un cursus d'étude court ne réfléchissent pas mais la majorité, surtout des jeunes adultes, n'ont pas d'avis sur le gouvernement ni des réformes en cours. Personnellement, je trouve que les "diplome a deux balles" ne sont pas accessible a tous (bac +10 avec félicitation du jury pour leur thése)
Asmaa a écrit le 13/02/2009 à 15:43 :
@Rue et @NIMPORTEQUOI, au secours vos commentaires!! Ca vous arrivent de lire l'article et les posts précédents avant d'envoyer des énormités pareilles!
etudiant et heureux ! a écrit le 12/02/2009 à 18:23 :
petites réponse à des personnes qui ne savent pas lire et écouter autres choses que les imbecilités médiathiques des médias ( @ LOGIC NADO HUBERT RUE NIMPORTEQUOI JACKPOT ET OPALE SO ) . Il y a ici des enseignants-checheurs des post doc et des etudiants qui ont expliqué clairement ce que les medias ne disent pas afin de mieux manipuler les IDIOTS, avec ca ont trouves des gens qui ne connaissent rien sur le sujet et parle d'humilite (RUE t'es un idiot et tu parles de frais de la princesses alors que ces gens ont un niveau d'etudes en moyennes d'une petite diaine d'année qui est trois fois moins remunere que le salaire de notre cher president qui n'exercera sont boulot de president que cinq ans et recevras sont salaire jusqu'a la fin de sa vie alors qu'un enseignant-chercheur debute aux environ de 1500 ? et finis en fin de carriere vers les 5000 a 6000 ? (pas tous ! )) . Les diplomes francais et la recherche franciase est reconnue dans le monde entier . Et sachez que la qualité et l'accés à l'université pour tous dans les meme conditions permet de forger un esprit critique et moin maleable part la propagande, qu'elle permet au enfants d'ouvriers, d'artisans etc .. l'espoir d'accéder aux etudes qu'ils leurs font envie . c'est la democratie ! ET c'est grace au maifestation et aux greves que le systeme capitaliste s'est democratisé ; a ceux qui sont mort sous les balles des policiers , s'ils n'avaient pas emmerder le monde vous seriez de pauvres artisans pas riches de pauvres ouvriers sans droits sans congés payés et vous ne seriez meme pas des citoyens ! QUI IGNORE L'HISTOIRE EST CONDAMNÉ A LA REVIVRE !!
NIMPORTEQUOI a écrit le 11/02/2009 à 17:51 :
question de base : ILS VEULENT QUOI ???? Rester comme avant "c'est fini", anti sarko (bonjour le niveau), augmentation "pourquoi" ? ILS VEULENT QUOI ?????
Rue a écrit le 11/02/2009 à 17:01 :
Protestations indecentes de gens qui donnent 120 h de cours /an ou 196 H de TD.Ce n'est meme pas le temps de travail mensuel d'un cadre moyen. Ceux qui (tres nombreux)ne font pas de vraie recherche devront donner plus d'heures de cours: Tres bien Ils seront evalues par leurs cherfs:tres bien Il est temps de casser cette secte gauchiste infantile qui s'accroche a ses privileges ecules aux frais de la princesse et de les envoyer au boulot. Il est temps aussi qu'ils apprennent la modestie et l'humilite. Leurs diplomes a deux balles ne leur donnent pas le droit d'emmerder la terre entiere
Hubert a écrit le 11/02/2009 à 16:56 :
Une question de beotien. Pourquoi des enseignants-chercheurs? Pourquoi pas des enseignants dans les universites et des chercheurs dans les centres de recherche puisque ils ne semblent pas avoir ni le temps ni les moyens de bien faire les deux a la fois? Ai je dit un gros mot?
chercheur à l'etranger a écrit le 11/02/2009 à 16:55 :
Les faiblesses de la recherche en France?? Je suis chercheur physicien à l'étranger et la recherche francaise est très reconnue et respectée! Surement plus qu'en france d'ailleurs à la vue de toutes ces insultes gratuites et ignorantes envers elle. Continuez à massacrer vos intellectuels qui travaillent largement plus que la grande majorité des professions et qui, comparé à la haute qualification requise, sont payé une véritable misère. C'est d'ailleurs à la base scandaleux, mais ils ne se sont jamais battus pour ca, car un chercheur se contente d'un salaire moyen si en échange il peut faire le métier dont il reve. La seule chose que les chercheurs francais avaient avant Sarkozy était le respect et la fiereté de faire ce travail. C'est bien là le seul avantage dont les chercheurs tirent la force pour accomplir un travail de titan que personne ne reconnait. Apres cette humiliation par le peuple et le chef de l'état, qui ne pensent qu'à remplir leur bourse et jamais leur tête, je ne vois pas ce qu'il peut rester à ces chercheurs à part toujours plus de paperasses et de démoralisations. Bien sur, oui, le monde est en crise, les caisses sont vides et le chomage augmente. Si le gouvernement ne veut plus de chercheurs parce qu'il n en voit pas l'utilité, qu'il arrete au moins ce cinema et de prétendre à une évolution des institutions. Si il a la volonté d'augmenter les performances, le gouvernement part dans la mauvaise direction. Il faut au contraire réduire taches administratives des chercheurs et enseignants. L'évaluation aucun chercheur n'est contre. L'évaluation de ses travaux de recherche par quelqu'un de non competent dans sa discipline, là il y a un problème! Si les choses se poursuivent comme le gouvernement l'entend il ne faudra pas s'étonner des démissions, migrations vers les pays où l'intelligence, le savoir et la culture sont respectés. Aussi il ne faudra pas s'étonner non plus une baisse des performances. Les chercheurs humiliés et las se contenteront de ce que le gouvernement impose legalement, c'est à dire ils se metteront comme tout le monde au 35 ou 40h par semaine et non pas comme aujourd'hui 60-70 voir plus de 80 h pour certains.
encore un chercheur ... a écrit le 10/02/2009 à 18:37 :
@Chryslerisee : merci pour votre réponse ... que je comprends assez mal ... je ne cherche en aucun cas à mettre la "larme à l'oeuil" comme vous dites, j'ai bien conscience de n'etre pas la catégorie la plus à plaindre. Simplement je souhaitais par ce 'post'; que l'on considere la REALITE du travail de ceux qui "oeuvrent" comme vous dites. Lorsque l'on brandit comme épouvantail le nombre d'heures de cours, il me semble que l'on sait très bien compter nos heures, non ? S'il fallait faire ces calculs d'épiciers, autant donc les faire avec la bonne base... Si cela peut vous rassurer, je ne fais pas partie de la france "qui ne travaille pas". L'absence d'incitations monétaires (j'imagine que c'est cela que vous avez en tete lorsque vous parlez de remplir un réfrigérateur) ne diminue pas pour autant ma productivité et je continue malgré tout à ne pas compter mes heures. Malgré vos insinuations, je pense effectivement répondre à un besoin lorsque je contribue à former des étudiants qui pourront ensuite accéder à des formations ou à des métiers enrichissants pour eux. Par cela, les chercheurs améliorent le capital humain de la Nation et je pense que les besoins en la matiere sont importants ... Pour finir, je tenais simplement à vous faire remarquer que c'est votre remarque qui est particulierement insultante "ceux qui aiment et choisissent leur travail ne regardent pas les heures passees". Si la glorification de la valeur travail est particulièrement en vogue, il faut regarder autour de vous : vous y verrez des gens qui malheureusement ne choisissent pas leur travail et (souvent) par conséquent ne l'aiment pas. A vous lire, je n'ai pas l'impression que leur situation vous émeuve beaucoup ... @opale: juste pour info (sans que cela n'ait à voir avec la remarque précédente. Le salaire d'un maitre de conférences (net) apres 3 ans d'ancienneté est de 1800?. Ce meme salaire en fin de carriere est de 3155?. A nouveau, ceci non pas pour se plaindre (en aucune façon) mais de façon à discuter sur des bases saines et non fantasmées ... Ceci ne veut bien évidemment pas dire qu'aucun compte ne doit etre rendu à la collectivité. Quelque soit le salaire d'un employé public, il est tout à fait normal qu'une collectivité s'interroge sur l'utilisation de ses ressources. A titre d'information également, une école de commerce ou d'ingénieurs employant un enseignant pour un service comparable le paie en moyenne à hauteur de 2500? (+ primes diverses) en début de carrière. A l'étranger, ce salaire moyen est doublé. Les collectivités à l'étranger seraient-elle devenues folles ?
Chryslerisee a écrit le 10/02/2009 à 16:07 :
reponse @ 'encore un chercheur': ceux qui aiment et choisissent leur travail ne regardent pas les heures passees. Mais de dire et pouvoir executer ceci: <<je n'ai plus qu'une seule envie: NE PLUS RIEN FAIRE>> est percu pire que mepris par ceux qui oeuvrent la ou le besoin les assigne. Votre reconaissance academique met une larme a l'oeil de vos aieuls mais ne peut remplir votre refrigerateur. Pensez un peu aux autres svp.
opale so a écrit le 10/02/2009 à 06:56 :
Je ne sais pas quel est le salaire d'un enseignant charcheur. Par exemple 4000 euros / mois / moyen soit 6000 euros avec les charges soit 72000 euros / an et de l'ordre de 2,5 millions d'euros après une une carrière de 30 / 35 ans + retraite. Soit 2500 français qui lui assurent un revenu de 1000 euros. N'a t'il aucun compte à rendre? N'a t'il pas l'obligation de travailler en fonction des objectifs fixés par la collectivité? Dans quel pays peut on obtenir des crédits d'état perso pour 2,5 millions d'euros et ne pas se mettre au service total de la collectivité?
jacqpot a écrit le 07/02/2009 à 20:36 :
A propos de "une vraie solution a écrit le 06/02/2009: je suis ignare sur votre métier, votre statut... J'ai beaucoup apprécié votre exposé et l'analyse, je vous souhaite d'être entendu. Je voudrais ajouter deux choses: - vous honorez cette tribune libre qui est offerte à beaucoup de citoyens de tous horizons, et c'est bien ainsi, elle doit être honorée. - sur des sujets comme le vôtre, dans les commentaires il faut séparer le bon grain de l'ivraie. Par expérience, ce contre pouvoir qui nous est offert a des résultats.
bibou a écrit le 07/02/2009 à 12:05 :
n'importe qui avec un master , réussi le concours et hop devant une classe alors qu'il n'en aura jamais vu..... pauvres enfants, pauvres enseignants....
@postdoc a écrit le 07/02/2009 à 12:03 :
Merci.
encore un chercheur ... a écrit le 06/02/2009 à 18:59 :
Je suis assez affligé de voir sur ce site les rancoeurs accumulées. Comme d'autres, je suis un enseignant-chercheur (sans guillemets) 'moyen', qui travaille de 8h30 à 19h30-20h la semaine en moyenne (pour etre honnete, je ne reste plus au bureau travailler apres 20h, j'emporte le boulot chez moi !). Tres souvent le week-end ... La notion de jour férié m'est inconnue. Non, mes 192 heures de cours ne me permettent pas de partir en vacances 4 mois par an. Pendant que les étudiants sont en vacances, j'en profite pour faire de la recherche car j'ai moins d'administratif à faire pendant les vacances universitaires. Quand on rentre au 1er septembre (non toutes les facs ne rentrent pas en novembre ...), les enseignants sont déjà là depuis 15 jours minimum. Je ne m'en plains pas plus que cela, mais quand je lis certains commentaires reflétant le peu de considération, comme s'il fallait nous mettre "au travail" car nous n'y étions pas, je n'ai plus qu'une seule envie: NE PLUS RIEN FAIRE. Apres tout, si en faisant, nous n'avons aucune considération (le salaire ne m'intéresse pas, je ne parle qu'en terme de considération !), alors finalement pourquoi continuer à travailler ??? J'ai des amis qui travaillent dans le privé et sont souvent étonnés de nos conditions de travail. "pourquoi restes tu dans ce boulot par rapport à ces horaires et pour ton salaire ?" A la vue des commentaires sur ce site, j'ai de plus en plus de mal à leur répondre...
postdoc a écrit le 06/02/2009 à 14:34 :
Je ne comprends pas l'acharnement et le cliché qu'il y a contre les enseignants/chercheurs. Je suis postdocs et je travaille avec eux, et je peux vous assurer que, (en tout cas chez nous) à 21-22h il y a encore beaucoup de monde dans les bureaux et labos. Une fois je suis resté jusqu a 2h du matin et à ma grande surprise je croisais encore plein de gens... Meme chose pour le week end. Je suis postdoc et je fais du 12h par jour à peu pres, et j ai pas l impression de travailler beaucoup comparé à d autres enseignants chercheurs... Ces gens là pourraient se plaindre de tas de choses comme de leur salaire ridicule comparé à leur degré de qualification et de la tache accomplie... Mais non ils n ont droit qu aux jugements débiles de cette opinion ignorante de tout. Les chercheurs n ont pas peur d etre evaluer ni peur de travailler, car ils le font deja bien plus que ce qu on leur demande. Par contre ils ont peur que des gens ne connaissant rien à rien à la recherche et à l université comme des gens sortants d ecoles de commerces ou d administrations viennent donner des lecons à l'élite intellectuelle de la france. Pour qui se prennent les dirigeants? pour des divinités terrestres? Est ce que ces gens là travailleraient autant pour si peu?? Je ne crois pas non... Un peu de respect pour les chercheurs s il vous plait
,nado a écrit le 06/02/2009 à 14:32 :
ARRETEZ DE MANIFESTER ça suffit d'être idiot et au boulot OUI AU BOULOT AU TRAVAIL AU TRAVAIL AU TRAVAIL AU TRAVAIL ça suffit
QUESTION a écrit le 06/02/2009 à 12:44 :
Ils sont ou les 10 commentaires...je n'en visualise que 7...rétention? ou n'ai rien compris au comment fonctionne le site.
nicolasd a écrit le 06/02/2009 à 12:39 :
ce qu'il faudrait pour enseigner, c'est apprendre le métier d'enseignant, et non avoir un bac +5 (de math par exemple pour enseigner les maths de bac -5 au collège!!!) Enseigner, c'est maitriser une classe, passionner un auditoire, s'adresser aux enfants à partir de leurs connaissances pour les augmenter et donc savoir les écouter, ....Ce n'est pas être hyper fort en une matière!! Bac +5 c'est pour être cadre supérieur, pas pour enseigner les additions.
Logic a écrit le 06/02/2009 à 11:46 :
En fin de compte, qui est-ce qui travaille en France...ceux qui ne défilent jamais; professions libérales, artisans, commerçants, patronat, globalement les gens du privé qui sont les plus lourdement taxés... pour que les autres puissent défiler et toucher leurs salaires sans soucis.
Une Lycéenne a écrit le 06/02/2009 à 06:54 :
Il y a vraiment des gens qui n'ont rien compris ici...Alors les profs ce seraient des glandeurs qui ne foutent rien de leurs vies et se payent la tête de vos gosses? Mort de rire.....Un enseignant ne touche aucun "treizieme mois (voir plus dans certains secteurs -_-' [banque 15 mois]...) Ils ont leur vacances scolaires et ils se plaignent? 0_o nan? Sur 15 jours, nos profs passent une semaine à corriger jusqu'à 0h00 les copies bourrées de fautes d'orthogrpahes d'élèves qui se foutent complétement de leurs avenirs. Mais les enseignants sont les personnes les plus respectables et les plus intègrent qui restent dans ce vieux pays gouverné par Donald,Plutôt et j'en passe. Ils font tous pour nous! Ils organisent des putains de voyages qui nous assurent une culture générale non néligeable! Ils sortent tous ces mômes des cités et les envoient voir des choses qu'ils ne verront jamais autrement! Ce sont aujourd'hui nos bienfaiseurs, et notre gouvernement veut supprimer des postes et inventer des réformes pourris au lieu de justement investir un maximum dans l'éducation? Le monde ne tourne pas rond, mais a la limite, je peux comprendre le gouvernement qui au final, n'a comme but que de créer une usine à cretin et evoyer tous vos gosses en BEP CAP ou les foutre dans des BAC S pour programmer une series de gentils petits ouvriers et ingénieurs qui ne réfléchissent pas trop et ne viendront pas marcher sur les plates bandes de notre cher président...Nan, le pire dans cette histoire ce sont tous les polchtrons qui se plaignent de ne pas pouvoir aller au travail parceque les manifestations défilent devant leur beaux apart des quartiers chic de Paris -_-' ...C'est risible. L'avenir de notre éducation dépend de la pluralité des voies qui seront proposés aux jeunes....BAC S,ES,L et une multitude d'options qui pourront enrichir culturellement nos enfants (Cinema audiovisuel, Théatre, Art plastique, Musique,...).La diversité des métiers et des gens dépend de ça. Ce n'est pas en nous forcant à poursuivre des études scientifiques si nous n'avons aucun gout pour ces matières et en nous supprimant nos options, nos profs, que nous nous inclinerons devant le gouvernement. JAMAIS! Les FAC scientifiques recoivent enormement d'investissement de la part des entrprises, qui prévoient deja de venir y chercher leur futures employés, ce qui fait que ces fac S sont très bien équipées, modernes, elles ont de l'argent et le GARDE! Les Fac Litteraire quant à elles n'ont pas une tune! elles sont moins attractives, se délabrent et n'attirent plus d'étudiants car personne n'investie....Alors ce serait cela notre future état? Les pauvres voués a être formaté par l'état et les riches près a payer 7000 euros des écoles de commerces à leur mômes (écoles qui viennent achetées les diplômes (masters,...) aux FAC L qui fauchées sont obligées d'accéptées ces transactions pour survivre ....) Quelle misère..... Ou va le monde.... Moi j'ai 17 ans, je suis élève en cinéma audiovisuel, et vous savez quoi? j'aime les cours, les profs et ce que j'apprend dans mon lycée. Les lycéens ne seraient pas capables de juger ce qui est bon pour eux? Aujourd'hui en tout cas nous savons ce qui n'est pas bons pour nous et c'est déja un bon début.
cqfd a écrit le 06/02/2009 à 06:54 :
A ceux qui font la démonstration de leur ignorance, de quoi vous instuire : http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/02/modulation-de-service.html
une vraie solution? a écrit le 06/02/2009 à 06:53 :
Tout d'abord, ce qui m'exaspère le plus se sont tous ces gens qui se permettent d'émettre des avis et des jugements incendiaires sur des personnes et un corps de métier qu'ils ne connaissent pas. Parler sans savoir...voila qui est éloquent, séduisant, attractif...mais derrière, quelle bassesse! Je suis enseignant-chercheurs et issu de milieu modeste (agricole si vous voulez tout savoir). Je sais ce qu'est un "bas salaire" et je ne prétends pas que le mien en est un. J'ai par contre beaucoup de respect pour le mot "travail" et je m'attache de l'honorer au quotidien en remplissant mes fonctions avec le plus de sérieux et de conscience professionnelle possible. Comme nombreux de mes collègues, mes journées sont de 9-10 heures de travail et mes congés payés de 5-6 semaines par an. Certes, d'autre ont moins et d'autres travaillent plus par jours, mais je ne pense pas être dans un "abus de sytème". Par ailleurs je ne dénigre pas sans m'informer quiconque se retrouve en position de difficulté et essaie de le faire savoir. Si je ne sais rien, je ne dis rien. Ah, au fait, les enseignants chercheurs ne font pas souvent grève que je sache! Concernant mon point de vue sur la réforme des enseignants chercheurs: je suis comme beaucoup de mes collègues, d'accord pour que notre système universitaire soit réformé car le système tel qu'il existait est obsolète et souffre en effet de dérives (dérives qui font mal à ceux qui comme moi exercent dignement et sans compter leur travail: à cause d'eux on se fait traiter de fainéants, de rigolos et j'en passe). Donc réformer pour remettre des pendules à l'heure, limiter les injustices et redorer notre blasons...bien sur que oui! Mais Sarco et Pecresse ont-ils fait les choses comme il le fallait? Ce n'est pas facile de s'attaquer à une réforme comme celle-ci et pour leur mérite, je dirais qu'ils ont "osé" le faire....mais je crois que eux aussi ont dérapé. L'idée d'une réforme était juste et justifiée, mais ils ont tout gaché!. Ils avaient un boulevard (une gauche complètement ramassée) devant eux pour "prendre le temps" de faire un super système d'enseignement du supérieur et de recherche et ils n'ont pas profité de ce temps. J'y ai presque cru . Je ne fais pas grève car les contestations relèvent plus souvent d'arguments politiques que de raisons professionnelles défendant l'avenir de notre profession et de l'infrastructure au sein de laquelle nous évoluons. Je ne suis pas pour utiliser les étudiants pour me rendre plus forte dans mes contestations. C'est le problème des enseignants-chercheurs et de leur institution alors c'est entre eux et le gouvernement que doit se faire la discussion. Bien que j'y crois de moins en moins, je garde encore espoir qu'une discussion est encore possible pour ralentir la mise en place de ces décrets en relançant des discussions constructives entre le gouvernement et nous. Parce que oui, il y a soit disant eu consultations...mais quand? Je n'ai rien vu passer. Alors avec qui?...certainement pas des enseignants-chercheurs! Concernant la "masterisation des enseignants", la aussi il y avait des choses à changer...mais la la méthode est brutale. Si on veut se mettre à l'échelle européenne, pourquoi ne pas avoir tout simplement ajouté un alinéa au texte existant du genre: "peuvent aussi être reconnus comme compétants pour enseigner des personnes issues de master étranger et préparant (ces master) au métier de l'enseignement avec une expérience professionnelle reconnue" Car actuellement le système est binaire; t'as l'agreg ou le capes tu est apte - t'as pas (mais un diplome étranger équivalent et de l'expérience), t'es pas apte....Ah si! t'es apte pour un an car il faut bien trouver quelqu'un sur une courte durée vacante, ou pour un remplacement. Dès que ça doit devenir un job assuré (définitif)...ah non, t'es plus valable et on "te jette" comme un malpropre. Il n'y a pas de valorisation des compétences en enseignement, sachons le! Si tu te lances dans ce métier sans les deux fameux concours, tu es et tu resteras un "étranger" avec ton diplôme "étranger", même si tu as la nationalité française. Alors je l'espère haut et fort: "il n'est pas trop tard! reprenons le dialogue collègues et madame la ministre. Mettons tout sur la table (les points fort du système d'avant et ces points faibles, les points fort et faibles du nouveau système, regardons et essayons de comprendre ce qui fait la force de nos homologues étrangers), comparons, discutons, retirons le pire et le mauvais, gardons le meilleur et innovons dans le respect de notre double fonction et pour rendre dans ce pays la juste place à l'enseignement supérieur. Acceptons qu'au départ cela représente un coût, lequel, si les choses sont bien pensées, n'en sera plus un." Les principaux acteurs de la réforme (nous) somme prêt à accepter une réforme...c'est rare non à l'époque ou on vit...alors considérons les comme il se doit! Pourquoi tout vouloir changer en quelques mois seulement un système en déclin depuis 30 ans?
Chercheur a écrit le 06/02/2009 à 06:52 :
Cet article évite de tomber dans les contresens les plus lourds qu'on a l'habitude de lire ici et là, et qui ecoeurent profondément du journalisme donc petit à petit, il y a du progrès. Ce qu'il faut préciser, c'est que l'évaluation intervient déjà tout au long de la carrière d'un enseignant-chercheur, lors de la soumission d'un article scientifique, lors d'une demande de financement, d'une demande d'avancement (il y a cinq grades différents, MCF, PR2, PR1, PRCE1, PRCE2, sans compter MCF HC, sans passage automatique entre grades),... Par ailleurs, la charge annuelle d'enseignement en France peut sembler légère (192 heures) elle est de 60 à 100% supérieure à ce qu'on trouve à niveau en Recherche équivalent au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, pour un salaire bien inférieur. Un de mes collègues a quitté la France pour l'Allemagne, on ne lui a posé aucune question sur ses capacités à mener recherche et enseignement de front. On m'a proposé un poste au Roy-Uni où j'aurais augmenté mon salaire de 70 % pour 35 heures d'enseignement annuel (en plus de la recherche), avec des crédits de recherche complètement différents. C'est pour cela que la modulation pose problème : on part d'un régime de dingue qui exige 60-80 heures de travail par semaine pour être à un niveau international pour un salaire médiocre. On le fait quand même parce qu'on est passionné, mais la coupe est pleine et la marmite va exploser. Enfin, la modulation existe déjà sous une certaine forme: il y a des délégations CNRS, ou des congés pour reconversion thématique (pas assez) qui permettent d'enseigner moins. Il y a aussi des contrats pédagogiques où on enseigne plus contre une prime. Il s'agit dans tous les cas de modulation positive, demandée par l'enseignant-chercheur, ce qui préserve le principe constitutionnel de l'autonomie de l'Universitaire, qui est dans l'intérêt premier de la Science. Ce sont d'ailleurs les EC en droit et les juristes, peu à gauche, qui combattent le plus fermement le décret, car ils ont bien compris toute l'absurdité de ce projet de loi qui ne tiend pas debout. Aujourd'hui, le gouvernement court un énorme risque qui est celui d'ouvrir la boîte de Pandore et de se retrouver très rapidement face à des revendications beaucoup plus lourdes comme celle de revenir aux 128 heures qui étaient la règle dans le temps. Il ne vaut pas laisser la marmite trop longtemps sous pression.
pépita a écrit le 05/02/2009 à 22:17 :
Je ne suis pas sure que vous ayiez des enfants scolarisés en primaire.... Car si c'était le cas, peut-etre vous soucieriez-vous de les confier aux mains d'enseignant Bac + 5...mais sans formation professionnelle...
Logic a écrit le 05/02/2009 à 20:25 :
En fin de compte, qui est-ce qui travaille en France...ceux qui ne défilent jamais; professions libérales, artisans, commerçants, patronat, globalement les gens du privé qui sont les plus lourdement taxés... pour que les autres puissent défiler et toucher leurs salaires sans soucis.
Un peu de respect a écrit le 05/02/2009 à 20:21 :
Dans absolument toutes les reactions de tous les journaux, on trouve au moins comme ici une reaction denigrant les enseignants-chercheurs, avec des betises comme mettre chercheur entre guillemet, ou ecrire qu'il feraient mieux de trouver plutot que manifester etc. Ce mepris ridicule prouve l'ignorance complete du public de qui sont les enseignant-chercheurs, dans une immense majorite des diplomes des plus grandes ecoles qui ont fait le choix de travailler enormement pour un salaire derisoire parce qu'ils croient a l'importance de leur metier. Un peu de respect serait bienvenu. Sinon, a force, ils vont se lasser et partir a l'etranger ou les enseignants-chercheurs francais sont toujours tres tres bien accueillis.
a voir a écrit le 05/02/2009 à 18:39 :
Combien ces "chercheurs" profs font ils par semaine? Ne serait ce pas une remise en cause des nombreuses heures qu'ils effectuent à coté?
Irnerius a écrit le 05/02/2009 à 18:37 :
Article qui résume bien certains points du conflit en cours. Le blog http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/ attire l'attention sur deux autres points de la réforme du statut et de la modulation souhaitable des services d'ensegnement : oui, il faut avoir peur des présidents (réponse au communiqué de la CPU ; les risques de dérapage de la masse salariale (décharges de services, primes, promotions) sont très importants et vont mener droit dans le mur des universités passées à l'autonomie le 1er janvier dernier
tinaly a écrit le 05/02/2009 à 18:36 :
Ainsi le black-out médiatique sur les mouvements de protestation qui gagnent l'ensemble du monde universitaire depuis plusieurs semaines n'est plus tenable. Tout finit par se savoir malgré le silence des media ... Alors il reste le compte-rendu manipulation ... mais cela ne marche pas mieux!
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