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La Tribune.fr - 09/02/2009 à 10:15 - 605 mots

Le départ, dimanche, d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, qui s'était installé en Guadeloupe il y a une semaine pour trouver des solutions à une grève générale entamée le 20 janvier, a créé l'émoi et l'incompréhension dans l'île.
Officiellement, le secrétaire d'Etat a quitté la Guadeloupe pour des consultations à Paris, auprès de Matignon et de sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie. Après une rencontre avec François Fillon ce lundi après-midi, Yves Jégo a annoncé qu'une réunion de ministres aurait lieu ce mardi sur la crise en Guadeloupe. Il s'agit, a-t-il déclaré, de "faire le point de la mise en oeuvre de ces mesures [négociées depuis huit jours, Ndlr] qui vont changer la vie des Guadeloupéens", mais aussi d'examiner le "point de blocage, c'est-à-dire le conflit de travail entre les salariés et les employeurs, puisque le dernier point qui bloque ne concerne pas l'Etat, c'est un conflit entre salariés et employeurs".
Le départ du secrétaire d'Etat est intervenu alors qu'un préaccord a été signé dimanche matin par le patronat guadeloupéen et le collectif "Liyannaj Kont Pwofitasyon" ("collectif contre l'exploitation outrancière"), actant une augmentation des bas salaires de 200 euros net. Or, pour financer cette augmentation, les représentants du patronat ont demandé à l'Etat des exonérations de charges à hauteur de 108 millions d'euros, sur l'impôt sur les sociétés et la taxe professionnelle.
"Il faut que nous fassions des montages techniques, que je fasse travailler les techniciens de mon ministère, que je fasse la liaison entre Bercy, mon ministère et le Premier ministre", avait expliqué lundi Yves Jégo sur Europe 1. "Nous allons accélérer la mise en place des zones franches d'activité. Ça va dégager des marges de manoeuvre pour l'économie, les entreprises se porteront mieux et elles pourront apporter une réponse sociale", avait-il dit. Le secrétaire d'Etat est resté imprécis sur les délais : il a parlé d'élaborer une solution "en cinq ou six jours" avant de promettre un retour en Guadeloupe "dans les heures qui viennent".
L'émoi est très vif en Guadeloupe. Ce départ "a été un grand choc pour nous", a expliqué dimanche soir Jacques Gillot, président du conseil général et sénateur (apparenté socialiste) de la Guadeloupe, qui a réitéré lundi matin l'appel à une "journée île morte", lancé la veille au soir, au nom de "tous les élus guadeloupéens", par le président de l'Association des maires, Jean-Claude Malo. Ce dernier avait appelé maires et présidents de collectivités territoriales "à fermer leurs mairies et services" pour protester contre "le mépris" que constitue, selon lui, le départ soudain d'Yves Jégo.
La députée de Guyane Christiane Taubira (PRG) a affirmé lundi que "les conditions dans lesquelles le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer" a quitté" dimanche la Guadeloupe "sont vécues comme une humiliation". "Il s'en va sans préavis après avoir dit qu'il se délocalisait en Guadeloupe le temps qu'il faudrait, ça ressemble à un pied de nez aux dizaines de milliers de Guadeloupéens qui manifestent ", a déclaré la député sur France Info.
Tout juste sorti de l'avion, Yves Jégo avait déclaré qu'il était revenu en métropole "comme ambassadeur des souffrances de la Guadeloupe" et "pour voir comment soutenir [son] économie pour qu'elle puisse faire face à ses difficultés".
Depuis son installation en Guadeloupe la semaine dernière, Yves Jego a obtenu le gel des loyers des logements sociaux en 2009, une baisse de 10% des prix de 100 produits dans la grande distribution et des baisses de neuf centimes du prix du litre de sans plomb et de 11 centimes pour le gazole. Le conseil général, le conseil régional et l'association des maires ont déjà annoncé 56 millions d'euros de baisses de taxes et de redéploiement de crédits au bénéfice des consommateurs guadeloupéens.
latribune.fr
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lila a écrit le 15/02/2009 à 17:13 :
pourquoi donc Mr jego a proposé dans un courrier écrit au préfet qui l'a lu devant les médias et des milliers de personnes des allegements sociales afin qu'ils augmentent les salaires. Or maintenant il crie a tue tête qu'il n'a pas dit ça. Il n'a aucune parole. Le LKP a demandé aux patrons des augmentations c'est JEGO qui a proposé ces allegements d'alleurs il a fait rédigé un préaccord le 08 février au matin et maintenant ben il semble frappé d'amnésique comme son patron d'ailleurs qui disait qu'il était le président du pouvoir d'achat, on voit le bien!!!
L'Etat n'y peut rien a écrit le 10/02/2009 à 20:38 :
Seuls les consomateurs pourrons faire baisser les prix, en Guadeloupe, ils l'ont compris en bloquant l'accès aux grandes surface, le bras de fer sera entre les consomateurs - grandes surfaces. A quand la propagation du phénomène en métropole ???
DAISY3 a écrit le 10/02/2009 à 20:35 :
Pourquoi le Président SARKOZY, Président de tous les Français y compris ceux d'outre-mer, ne se sent pas directement concerné par l'appel des Guadeloupéens ? il doit se rendre en Guadeloupe avec le ministre pour prendre en mains les revendications et trouver des solutions le plus vite
N'import'Naw@k a écrit le 10/02/2009 à 20:28 :
Gandrange = Boulons Les Antilles = des noix de coco ? et pour les autres = des pavés ?
hlp a écrit le 10/02/2009 à 18:34 :
Il faut trés certainement rétablir une vraie concurrence dans les départements d'outre mer. Mais demander encore un régime dérogatoire me semble injuste. Il me semble qu'il existe déjà beaucoup de régimes dérogatoires pour les départements d'Outre Mer : TVA, impôt sur le revenu. L'état français tant décrié aujourd'hui doit reprendre la main pour rétablir une vraie concurrence mais n'est pas là pour financer les salaires.
joss_antil a écrit le 10/02/2009 à 06:57 :
Jego est un menteur,la presse nationale est manipulée, rien n'est signé, aucun accord, pourquoi, il refuse la présence de la presse locale. Jego=Béké
papy mougeot a écrit le 10/02/2009 à 06:56 :
il est etonnant et peut etre contradictoire que MR DO MOTTA ET LES INDEPENDANTISTES qui conduisent ce mouvement crient au scandale fet àl'humiliation quand ils voient le représentant de"l'etat français colonial" quitter la Guadeloupe! Pourquoi ne souhaitent ils pas ouvertement un retrait définitif?
xav a écrit le 10/02/2009 à 06:55 :
Suis amusé de voir que Mr Jego parte comme ca de guadeloupe....le telephone ca existe, la visioconference etc....donc a d'autres.Le probleme en Guadeloupe c'est qu'ils se sont trop longtemps laissez faire.les produits là bas sont des fois 4 fois plus cher qu'en metropole...Mieux vaut tard que jamais.Et pour ceuix que le conflit laisse sans avis allez regarder ce reportage de canal+ sur google tapez "les derniers maitres des antilles" et vous comprendrez pourquoi on se revolte là bas....car beaucoup de domiens aimeraient rester travailler au pays mais sont obligé de partir en metropole car on leur pique leur boulot dans leur propre pays.
LALA a écrit le 10/02/2009 à 06:54 :
l'etat est complice des vouleurs sur le dos des antillais depuis plus de 20ans sur l'essence etsans compter des monopoles des grandes surface, si SARKO à dit que la dignité du peuple qui vie dans la pauvreté ne pas un problème d'état pourquoi ont est français???
paulytique a écrit le 09/02/2009 à 19:27 :
Étonnant ce déplacement du ministre Jego. Normalement, dans les situations difficiles c'est notre représentant national qui se déplace... Le conflit des marins, les banlieues qui s'enflamment, la Corse, Gandrange ou les laborieux ont déclaré qu'il serait reçu avec des boulons... Nicolas ne se déplace plus sans une cohorte de services d'ordre en paralysant le secteur de déplacement dans un rayon démesuré. Le climat devient insurrectionnel et il est difficile, lorsque l'on a, par des déclarations provocatrices suscité ce résultat, de calmer le jeu. Pour Sarkosy, même si seul les écrits restent, son oral est maintenant gravé dans les livres d'histoires. Les enseignants chercheurs et divers linguistes sans chargent et sans chargeront. Le coté positif est le réajustement du fonctionnement démocratique qui permet au Premier Ministre et Ministres de reprendre le Pas...
thierry a écrit le 09/02/2009 à 18:50 :
C'est quand meme incroyable avec les moyens de communications actuels que mr jego soit obligé de rentrer en métropole pour prendre ses ordres ( bonjour les économies).
dacho a écrit le 09/02/2009 à 18:13 :
Après avoir fermer les yeux sur des pratiques commericiales illicites en matières de la concurrence, l'etat va devoir payer de sa poche des dérives qui ont enrichies une portion marginale de la population antillaises, les descendants d'esclavagistes, et dire que l'on pensait l'esclavage aboli.
moumoune a écrit le 09/02/2009 à 18:13 :
départ precipité j'y crois pas fanfaronnade plutot comme son president
miska a écrit le 09/02/2009 à 18:12 :
La Guadeloupe est un département de la France ou un pays partenaire de la France?
Metro Paul a écrit le 09/02/2009 à 18:11 :
peuple de France de métropole, prenez exemple sur nos concitoyens guadeloupéens,martiniquais et guyannais,cessez de vous faire mépriser par le gouvernement français.Il faut obliger Sarkosy a relancer la consommation en donnant de l'argent frais au peuple et non pas pas aux banquiers et constructeurs auto.......
moumoune a écrit le 09/02/2009 à 18:05 :
départ precipité j'y crois pas fanfaronnade plutot comme son president
Fremen a écrit le 09/02/2009 à 18:00 :
Encore un procès d'intention.Laissez-le travailler et s'organiser pour la négociation qu'il mène
Vieil ours a écrit le 09/02/2009 à 17:57 :
Eh oui,le père Noël s'en est allé.On ne peut plus continuer avec ces méthodes d'une autre époque ou l'on achète la paix sociale à coups de millions d'euros!
lamaf a écrit le 09/02/2009 à 12:48 :
drole de départ il avait peur qu on le bloque a la pré fecture le jengo .
emmanuel a écrit le 09/02/2009 à 12:48 :
YVES JEGO nous ramène d'outre-mer la bonne recette pour que les gens descendent dans la rue !
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