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http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090628trib000393334/apres-la-fraude-a-la-chaussette-de-l-election-municipale-de-2008-perpignan-retourne-aux-urnes.html
La Tribune.fr - 28/06/2009 Ã 13:05 - 311 mots

Les Perpignanais se rendent aux urnes ce dimanche pour élire leur nouveau conseil municipal après l'annulation du scrutin de 2008 entaché par la "fraude à la chaussette".
Le scrutin oppose dans une triangulaire Jean-Paul Alduy (UMP), 67 ans, sénateur et maire de la ville depuis 1993, à un dissident socialiste allié aux Verts et au Modem, Jean Codognès, et à une candidate socialiste, Jacqueline Amiel-Donat - à la tête d'un large front de gauche rassemblant PS, PCF, MRC (Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement), PRG (Parti radical de gauche) et CDC (Convergence Démocratique de Catalogne).
L'an dernier, lors du dépouillement du second tour, le président d'un bureau de vote, frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, avait été trouvé avec des bulletins de vote et des enveloppes dans ses poches et ses chaussettes, ce qui avait invalidé le scrutin.
Report des voix de droite
Ayant totalisé 40,35% des suffrages au premier tour, devant Jacqueline Amiel-Donat (24,75%) et Jean Codognès 14,19%, Jean-Paul Alduy, qui a même amélioré son score de 2008, fait figure de favori.
Sa liste espère par ailleurs récupérer les voix du candidat du FN Louis Aliot éliminé au 1er tour (9,42 %) et celles du divers droite François Rivière (7,8%).
En 2008, à la tête d'une liste d'union de la gauche et du Modem, Jacqueline Amiel-Donat alliée à Jean Codognès avait échoué de 574 voix face à Jean-Paul Alduy, lors d'une triangulaire avec le Front national (FN).
Jean-Paul Alduy est solidement implanté à Perpignan . Son père, Paul Alduy, a été maire de la ville catalane de 1959 à 1993 et sa mère était maire d'Amélie-les-Bains, une station thermale près de Perpignan .
La ville est actuellement gérée par une administration de transition, qui expédie les affaires courantes depuis l'annulation, fin avril, de l'élection de 2008. Le mandat du maire élu dimanche sera de cinq ans au lieu de six et prendra fin en 2014.
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