Henri Guaino : "Un nouveau monde est inéluctable"

 |   |  1662  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Dans notre série d'été Visions de l'après-crise, "La Tribune" a interrogé Henri Guaino. Pour lui "c'est maintenant que tout se joue". Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy est optimiste sur l'émergence d'un nouveau modèle de croissance endogène.

A voir le redémarrage de la finance, la crise semble n'avoir été qu'un accident, un peu plus grave que les autres. Va-t-on vers le retour du "monde d'avant" ?

La crise n'est pas un accident conjoncturel, mais le point de passage d'un des grands cycles du capitalisme à un autre. Nous avons atteint les limites d'un capitalisme financier où l'on ne payait plus ni le vrai prix du risque, ni le vrai prix de la rareté, où les valeurs et les représentations collectives étaient devenues contradictoires avec les principes mêmes du capitalisme entrepreneurial et de la croissance durable. On ne construit pas un système économique et a fortiori un projet de société ou de civilisation dans le repliement sur l'appât du gain et l'obsession du court terme.

Comment reconnaît-on ces crises qui scandent l'histoire du capitalisme ?

Sans l'intervention massive des États tout le système financier et bancaire mondial se serait écroulé à l'automne dernier après la faillite de Lehman Brothers. Un tel écroulement aurait engendré la plus grave crise économique et sociale que le monde ait jamais connue. Ce n'est pas une crise liée au cycle des affaires ou à un choc externe. C'est une crise endogène dont l'origine est à rechercher dans une financiarisation excessive de l'économie. En permettant de spéculer massivement avec l'argent des autres, en occultant les risques, en diluant à l'excès la propriété, en autorisant des effets de levier démesurés, la financiarisation a créé les conditions d'une crise systémique. Ce type de crise débouche toujours sur des changements profonds.

On voit pourtant les banques recommencer : salaires et bonus exorbitants, effet de levier...

Ceux qui croient que cette crise n'est qu'une parenthèse et que tout va recommencer comme avant se trompent. Les responsables financiers qui font comme si rien ne s'était passé mènent un jeu dangereux. Les passifs sont loin d'avoir été apurés, les actifs de mauvaise qualité menacent toujours la stabilité du système bancaire mondial, bref tout est encore très fragile. Il faut bien comprendre aussi que désormais les opinions publiques ne supporteront plus l'indécence de certains comportements et que pas plus dans l'économie que dans n'importe quelle autre activité humaine on ne peut éluder la question morale. Voir des banques dont les comportements sont à l'origine des difficultés de dizaines de millions de chômeurs distribuer des bonus effarants sape les fondements éthiques du capitalisme.

Pourquoi les laisse-t-on faire, alors ?

Il faut à la fois faire évoluer les mentalités et changer les règles du jeu. C'est un combat contre des habitudes de comportement et de pensée bien ancrées, contre des intérêts.

Les dirigeants du monde entier doivent assumer une immense responsabilité intellectuelle, morale, politique pour accoucher d'un monde nouveau, pour accompagner, pour organiser l'émergence d'une nouvelle mondialisation, d'un nouveau modèle de croissance, d'un nouveau mode de vie, d'un autre système de valeurs. Si ce combat échoue, si l'on ne parvient pas à mettre en œuvre une régulation mondiale, si ceux qui veulent que tout recommence comme avant l'emportent alors il faut craindre qu'après avoir écrit tous les chapitres d'un manuel d'économie sur les crises financières nous n'écrivions aussi les pires chapitres d'un manuel d'histoire. Souvenons-nous que les passions humaines sont toujours plus fortes que les marchés.

Un nouveau monde est inéluctable. Le problème est de savoir si le passage de l'ancien au nouveau se fera sous l'empire de la raison ou sous celui de la déraison, si nous ferons un détour par des catastrophes écologiques, sociales, politiques ou si nous saurons en faire l'économie. C'est une responsabilité collective.

La finance se prévaut de l'efficacité économique : pour une croissance forte, il faut une finance forte, disent-ils.

C'est un argument idiot. Nul ne conteste l'utilité d'une la finance au service de l'économie. Mais quand la finance devient folle, quand elle impose à toute l'économie, à toute la société des normes, des rythmes, des logiques insoutenables, quand elle fausse tous les calculs économiques, alors il faut la réformer, la réguler ou l'on court à la catastrophe. Le danger c'est que certains groupes de pression extrêmement puissants freinent les changements nécessaires.

Où cela, dans quels états ?

Partout où il y a de grandes places financières dont les acteurs n'ont pas encore compris que la prospérité de demain ne pourrait pas avoir les mêmes fondements que celle d'hier. Hier la France prospérait sur la libération de toutes les forces spéculatives et sur l'opacité. Je suis convaincu que demain les places financières les plus prospères seront celles qui seront les plus transparentes, les mieux régulées, et qui inspireront le plus confiance. Le combat pour restaurer l'ordre ancien fondé sur l'argent facile et l'appât du gain est un dangereux combat d'arrière garde. Vaincre cet aveuglement, c'est le grand défi que le G20 va avoir à relever.

L'administration Obama semble avoir cédé devant les intérêts de Wall Street, renonçant à réglementer les salaires.

Il faut se garder des solutions simplistes qui consisteraient à faire fixer par l'administration les salaires des dirigeants d'entreprise. Ce serait absurde. Il faut éviter les deux écueils de la démagogie populiste et de l'indécence. Entre les deux, tout est à réinventer mais il est difficile pour tous les responsables d'imaginer un autre monde que celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sont formés, ont acquis leur expertise.

Vous pensez à Tim Geithner, le secrétaire au Trésor ?

Je pense à tous ceux auxquels revient la rude tâche de repenser le monde.

Ce monde nouveau, de quoi sera t-il fait ?

L'histoire économique est celle d'un éternel balancier. Il est probable que les ressorts du modèle de croissance de demain ressembleront plus à ceux des Trente Glorieuses, avec la révolution numérique et la croissance verte en plus, qu'à ceux des vingt dernières années.

L'éclatement de la bulle d'endettement devrait conduire à un rééquilibrage en faveur de la production, du travail, du long terme, de la croissance endogène. Il y aura une demande plus forte de régulation, de protection, de solidarité de qualité, de vision à long terme qui appellera un retour de l'État. La crise a déjà beaucoup déplacé les lignes. Elle va continuer de le faire. Il est clair désormais que pour quelques décennies au moins plus personne ne pourra croire que les marchés peuvent régler à eux seuls tous les problèmes de la société et de l'économie.

C'est la fin d'un cycle libéral ?

C'est la fin d'un cycle de laisser-faire. La crise a fait prendre conscience que le développement durable, l'innovation étaient conditionnés par l'interaction réussie entre le temps court des marchés et le temps long des institutions, entre l'individuel et le collectif. Les ressorts du progrès, ce sont l'accumulation du capital matériel et humain dans la longue durée, des institutions stables, des droits de propriétés bien définis, des valeurs éthiques de responsabilité et de liberté, l'esprit d'entreprise, la récompense du mérite...

L'économie, c'est toujours un mélange de marché, d'organisation et de culture. L'idée que seul le marché compte est une idée fausse qui ne résiste ni à l'analyse ni au temps. La crise l'a fait voler en éclat comme la chute du Mur de Berlin avait fait voler en éclat le mythe collectiviste.

Cela veut dire moins de mondialisation ?

Non, dans le meilleur des cas on peut espérer déboucher sur une mondialisation plus coopérative et moins conflictuelle où chacun en cherchant à se développer par une croissance endogène contribuerait au développement de tous au lieu de chercher à prendre les marchés et les emplois des autres à coup de dumpings monétaires, sociaux ou environnementaux.

Vous décrivez le monde idéal...

Ce fut le modèle de croissance des Trente Glorieuses. Encore faut-il bien gérer la transition sinon on aura le protectionnisme et la balkanisation du monde. Au fond la question est de savoir si nous allons être capables collectivement d'accomplir quelque chose de comparable à ce qu'ont accompli les générations d'après guerre avec Bretton Woods, le GATT et le plan Marshall.

De tels basculements, c'est long, c'est l'affaire d'une génération.

C'est d'abord notre affaire. C'est maintenant que tout se joue, maintenant que nous prenons le bon ou le mauvais chemin, que nous choisissons d'entrer dans un cycle de coopération ou de confrontation.

Quel est votre pronostic ?

Certes, tout peut basculer du mauvais côté. Mais l'émergence du G20 a de quoi rendre optimiste. Pour la première fois depuis des décennies le politique a proclamé qu'il n'acceptait plus la dictature des marchés. C'est déjà un formidable pas en avant. Nous assistons au retour de la politique, pour le meilleur ou pour le pire. A nous de faire en sorte que ce soit pour le meilleur.

Pourquoi pensez-vous que nous éviterons les travers dans lesquels sont tombés les générations précédentes ?

Parce que nous connaissons les leçons tragiques du passé.

 

Bio express : Henri Guaino est à l'Élysée dans la crise comme un poisson dans l'eau. À 52 ans, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy veut être acteur de l'histoire en train de s'écrire et rêve, par le retour d'un État fort face au marché, d'un monde meilleur. Il a plaidé auprès du chef de l'État pour un grand emprunt national destiné à financer les priorités de l'avenir. Il est l'auteur de "L'étrange renoncement" (Albin Michel, 2000).

Lundi, suite de notre série avec l'interview de Alain Lipietz

 

- Retrouvez notre série d'été "Visions de l'après crise"


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les deux problèmes de demain c'est d'abord le manque d'eau qui va générer de nouvelles guerres et dans une moindre mesure le manque de pétrole ; le reste s'arrangera toujours, mais personne ou presque n'en parle !!!!! Pauvres politiques...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
dans les électeurs de l'UMP, il y a 80% de DECUS qui ne comprennent pas PLUSIEURS CHOSES : a) le CHARABIA de Monsieur GAINO, b) le VERBIAGE de Monsieur GAINO, 3) l'UTILITE de Monsieur GAINO, 4) la ROUBLARDISE et la MAUVAISE FOI
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
IL DIT : "Sans l'intervention massive des États tout le système financier et bancaire mondial se serait écroulé à l'automne dernier" - MAIS NOUS CITOYENS, NOUS CONSTATONS : grace à l'intervention des Etats ET le laissé faire pour les intérets des amis des politicards, LES VOYOUS en BANDES ORGANISEES de la FINANCE ne sont pas EN PRISON POUR 20 ANS"
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voila un article interessant.
Mais pourquoi le milieu bancaire " rechigne " toujours a accorder les credits aux PME qui, eux, developpent de vraies valeurs ? faut il que l'Etat intervienne plus ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mauvaise analyse qui confond ses desirs et la réalité.Le g20 n'est en rien une institution internationnale capable d'imposer au monde des regles communes surtout contreignantes.Vous voyez les usa,l'angleterre se faire imposer des modes de conduites financiers qu'ils ne veulent pas?l'angleterre à deja mis le frein à main ,quand aux usa,ils ne prendront et n'accepteront que des mesurettes à minima,le poids de la finance dans leurs pib est trop important,ces pays ont un besoin crucial d'argent.Alors à la marge oui, des fonds propres plus importants pour les banques,une meilleure transparence voire une future traçabilité à inventer pour les produits à risques(soit dit en passant,ces produits à risque ne deviennent toxiques uniquement en retournement de tendance mais sont tres rétributifs en periode de croissance),reformer les agences de notations, tout ça oui,mais pas touche aux lbo,à l'ingenierie financiere.Vous savez bien tout cela m.guaino,les premiers contacts internationnaux vont dans ce sens,par contre le soucis de proteger les investisseurs (dont le metier est de placer l'argent des autres suivant leurs indications)pour que ceux- çis aient la meilleure transparence possible sur le risque pris,cela est tres largement partagé au niveau mondial.Quand au leurre considerant que l'homme est bon et que se sont les systemes qui sont mauvais qu'il faut les changer c'est de la naiveté.C'est l'homme qui a fait les systemes à son image et son avidité parmis ceux qui ont de l'argent,jusqu'aux plus humbles est tres majoritaire.Les choses étant ce qu'elles sont ,lorsque la petite musique des taux allechants va repartir les capitaux quels qu'ils soient irront se positionner sur les places boursieres ou elle est la meilleure.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
certains d'entre nous vont se dire que les problématiques dénoncées avant la crise, et qui ont fait sourrire de nombreux dirigeants d entreprises , sont maintenant bien réels et pourrait bien leur couter trés cher.
Il n'est pas étonnant que le naturel reviennent au galop pour ce qui est des bonnus puisque ce sont les mêmes personnes avides qui sont en poste.
Ce qui m'inquiète le plus c'est que si la moitié des francais gagne moins de 1500 euros ils ne pourront pas survivre assez de temps pour que le G20 et les dirigeants réglent tous les maux de notre économie
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
dans les faits, les élus de l'UMP n'aiment pas leurs électeurs, les parlementaires se moquent pas de la situation des petits patrons, des cadres, et des professionnels qualifiés
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bon ben, si ils ne payent plus la véritable valeur du risque et de la rareté , peut etre que je vais enfin etre augmenté? Chouette.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis ravi par ce qu'écrit M. Henri Guaino. Il faut soutenir les idées de cet homme qui sont à mon avis très éclairées sur la crise, la sortie de crise, la gouvernance mondiale. BRAVO !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
CAPITALISME ET ETHIQUE
Il y a pas d'éthique dans le capitalisme. Le capitalisme tend naturellement vers l'anarchie: une lutte acharnée pour faire tomber les lois et règlementations qui encadrent l'enrichissement personnel, au dépens de l'intérêt général. La seule loi qui compte et non-écrite: c'est la loi du plus fort, c'est la recherche du pouvoir par la richesse. C'est n'importe quoi "proner une éthique du capitalisme". On essaye d'étouffer la colère légitime du peuple par des grands discours vides
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ledit conseiller est un simulacre qui nage dans le marigot politique comme un poisson dans l'eau ; il prêche er résout la quadrature du cercle comme une toupie qui se prétend prédire quand elle ne fait que suivre le vent . Il amuse la galerie de sa philosophie inverse du pragmatisme prétendu des dirigeants.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Monsieur Henri Guaino exprime une opinion d'un profane qui ne comprend pas le fonctionnement de la finance moderne. Et comme tout profane qui se respecte il propose des explications métaphysiques et des réformes révolutionnaires et utopiques. Avec ses compétences économiques modestes il ne peut que provoquer des problèmes supplémentaires.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Franchement comment croire cet homme ??????????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Paroles, paroles....Celles que l'on veut entendre d'ailleurs, enfin presque... mais pas toutes...
Une crise profonde, le passage d'un cycle capitaliste à un autre, oui, mais les financiers et les banques comme boucs émissaires...
Rien sur les inégalités et la crise de la demande qui en résulte.
Rien sur le type de mondialisation souhaitable, et sur la façon d'empêcher les concitoyens (et éventuellement électeurs) de MMGuaino et Sarkozy d'en être les victimes
Le protectionnisme à nouveau agité comme un épouvantail, au mépris de l'histoire économique, qui montre bien dans une vision cyclique, que celui-ci peut avoir son utilité.
Le tout saupoudré de croissance verte et de développement durable.
Et surtout, alors que M.Guaino est aux premières loges d'un lieu de décision, rien de concret, par exemple sur les changements juridiques et réglementairesnécessaires (pourtant bien plus efficaces que les appels à la morale) sur les moyens, les échéances...
Mais peut-être ont-ils un plan secret ?...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le nouveau monde se sont les Chinois qui vont le dessiner, et il faudra qu'on s'y adapte sous peine de décrocher.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on n'est pas gatés en France, avec Henri Guaino et Jacques ATTALI pour reflechir sur l'avenir de la France. MAIS QUE SE PASSE T-IL, à l'UMP il n'y a vraimant personne POUR RELEVER LE NIVEAU et revenir a DU CONCRET et FAIRE DANS l'EFFICACE ? incroyable cette PENURIE et cette PAUVRETé !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cher Monsieur Guaino,
Je ne lirai pas les commentaires que les autres auront fait de cette interview avant de vous faire part de mon ressenti personnel à sa lecture !
Eh bien, j'ai le plaisir de vous dire que, pour une fois, j'ai aimé ce que vous venez d'exprimer !
Merci à vous !
Antoine GED
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
" on ne peut éluder la question morale" : bien sûr mais le pb est que le pouvoir est entre les mains de ceux qui n'ont pas une vision très kantienne de la morale. Qui combat à mort Obama dans sa réforme du système ultra-libéral US? avec quelles armes et quels arguments? et ici également l'UMP n'est pas précisémment bâtie sur les mêmes valeurs morales que le PS, et quand il faut garder le pouvoir à quels arguments fait-on appel à Droite? Et on parle de "populisme"!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout système appliqué avec éthique est viable: le communisme s'est suicidé, le capitalisme se gangrène....Pour qu'un système soit viable, il faut le protéger de la cupidité naturelle de l'Homme et seuls les Etats FORTS peuvent assurer ce rôle....malheureusement!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je rejoins Coralie dans son avis : M. Guaino reste tres vague et peu pragmatique. Un beau record de mots-cles a la mode par phrase.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le CV, que vous appelez Bio, de ce Monsieur, est bien court. D'où vient la légitimité de ce conseiller de l'Elysée?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Henri Guaino est un théoricien qui n a jamais créé un emploi. On a besoin de theoricien mais le probleme est que Monsieur Guaino est aux "manettes" et que ces recommanadations au Chef de l Etat influencent le pays et le monde. Tout le monde mettait en avant que le plan de sauvetage des banques payé par les contribuables risquait d encourager les banques a ne pas changer .... et c est ce qui arrive. On a ignoré les entreprises, les travailleurs et ce qui devait arriver arrive! ... les banques ont utilisé notre argent pour poursuivre leur spéculation "privatiser les profits et socialiser les pertes". Monsieur Guaino vous etes conseiller special, votre politique est un échec, vous devez demissionner. C'est aussi cela le sens de l honneur ... rappelez vous vos discours sur De Gaulle, Malraux ... et oui!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Henri Guaino fait globalement une excellente analyse, mais seulement une analyse partielle de la Crise. L'humanité est entrée progressivement à partie de 1821 dans la Société Industrielle. Cette Société s'est construite essentiellement sur la consommation des énergies fossiles. Une grande partie de ces énergies fossiles connaissent aujourd'hui un déclin rapide et irréversible, pendant que l'humanité ne cesse de croitre en terme démographique, et alors que nous sommes tous impliqués dans un rapide changement de climat. H. Vedrine a eu cette phrase prophétique : "Ce n'est pas la première fois que nous connaissons un changement de climat, mais c'est la première fois que cela se produit alors que la Terre est surpeuplée et que l'humanité s'est sédentarisée". Cette Crise financière est l'arbre qui cache la forêt. Oui, nous allons vers un Nouveau Monde, mais un Monde incertain et improbable,et ce n'est pas seulement le système financier qui est en cause. La vérité apparaitra dans toute sa cruauté dans quelques années. Le pire n'est jamais certain, heureusement, et je suis persuadé que l'humanité saura s'adapter à de nouvelles conditions de vie de la même façon qu'elle a su s'adapter depuis des dizaines de milliers d'années.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nous faire croire que les grandes puissances capitalistes peuvent se passer d'une finance agressive et prolifique , c'est nous prendre pour des demeurés.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bon, ben il a compris la moitié du problème
par contre il n'a pas compris que le G20 n'est plus qu'une macarade et que le plus dur de la crise arrivera dans quelques mois.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est temps d'éliminer tous ces cadres supérieurs qui se disent "banquiers" et qui ne sont qu'appâter par l'esprit du lucre rapide.
Il faut revoir les règles de constitution des conseils d'administration, redéfinir la juste redistribution des bénéfices entre l'entreprise pour son développement, les actionnaires pour leurs prises de risque et les salariés créateur de richesse.
Il faut en finir de ces personnes qui s'attribue par défaut les droits de la multitude de petits actionnaires.
Enfin, il faut rendre responsable des dettes les entreprises représentées au conseil d'administration quand celle-ci fait faillite.
Pour la finance, il faut supprimer les outils financiers qui permettent avec le seul risque d'une mise minime de faire des gains faramineux par effet de levier.
Sinon tout recommencera et arrêtons de croire que ce sont les Etats-Unis qui donne le la.
L'Europe, la Chine et l'Inde sans oublier le Brésil ne vont pas tarder à faire entendre leurs voix
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Guaino est un type intelligent et cultivé.Je pense que cela agace ceux qui osent écrire ici des critiques stupides avec en plus des fautes d'ortographe.Ce qui est intéressant c'est la comparaison entre le discours de Dakar (c'est lui qui la écrit) et celui d'Obama.Ils sont identiques .On a insulté Sarkozy et encensé Obama ! La bêtise est la chose la mieux partagée en France.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cet entretien avec M. Guaino est intéressant mais le problème est que ce monsieur très influent n'a aucun mandat d'aucune sorte et joue un rôle d'éminence grise auprès du Président avec des opinions et des idées qui ne sont pas celles sur lesquelles le Président a été élu. Notamment ses idées sur le retour de l'Etat relève du non-sens alors que nous mourrons à petit feu du trop d'Etat, du fait que 50% de la production nationale passe entre ses mains. Les seuls créateurs de valeur sont les entreprises et c'est sur elles que repose tout le potentiel de croissance. L'Etat ne peut être qu'un facilitateur. Si nous souhaitons 3% de croissance, c'est très simple il faut que les entreprises puissent croître de 6%, 50% de la production étant pris par l'Etat.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
monsieur de la palisse a une descendance abondante : ente a minc, jm6, guaino etc : les medecins sont la mais le malade n est pas imaginaire . en devisant elegament ils font de la medecine palliative : DRAMATIQUE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En fait c'est tout le syteme capitaliste qu'il faut revoir.
Nous ne pouvons plus laisser tout le pouvoir aux actionnaires.
L'Etat doit s'imposer et forcer le reforme pour cote le cote social soit une obligation pour les patrons comme payer les impots.
Un systeme de notation devrait naitre qui notera les entreprises en fonction de leurs ation social.
Il est urgent que l'Etat impose cela
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
POUR RESUMER...
PUTAIN ENCORE 3ANS...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
D'un côté on attise la nostalgie de l'après guerre comme dans une mauvaise pub, tandis que de l'autre on livre l'éducation, la poste, la santé, l'énergie et le social à toujours plus de concurrence marchande sauvage. Plus d'état en théorie et moins de service public en pratique. Faut faire gaffe avec le grand écart M. Guaino, car quand c'est trop, ça fait très mal.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les pdg du haut de leurs pyramides n'ont que faire de la base qui croasse, c'est pas demain la veille que leur systeme de hauts revenus serra remis en cause,dans ces metiers comme ailleurs,il y a l'elite ,les moyens ,et les toccards, les salaires sont pas les meme ,comme en foot par exemple,et personne, ni l'etat ni aucun regime politique ne pourra empecher un conseil d'administration de recruter le pdg qu'il lui faut au prix du marché, qui est mondial ,meme pour une entreprise publique.Je rappelle que les banques ne "jouent pas " l'argent des particuliers (sauf si ils sont d'accord) mais leurs fonds propres,ceux des actionnaires.Mais au fait,les etats qui ont empruntés de l'argent sur le marché international ou aux institutionnels (nous en faisons partie) ne sont -ils pas en trein de faire un grand LBO?L'argent prété serra remboursé capital et interets, l'état remboursant ses propres créanciers, en france ,qui n'a pas voulue entrer ou capital des banques,cela aurait était un facheu precedent pour la droite française et du miel pour l'opposition;mais pour les pays anglos-saxons ,qui faisant fie de leur idéologie, alors la oui en achetant trés bas des actions pourries puis en redressent les banques pour les revendre au plus haut ,oui c'est du superbe LBO . Donc si les pdg ont des telles rétributions,c'est bien aux conseils d'administration à qui il faut le demander.Qui en parle dans les tribunes editos ou bloogs des conseils d'administrations,qui les compose,comment cela fonctionne,qui representent-ils?Mais si les drames sociaux sont inadmissibles,en entendre certains pleurnicher sur leurs pertes alors qu'il y a à peine 2/3 ans ils sablaient le champagne sur des resultats à deux chiffres c'est scandaleux.Le capitalisme commence par la possession de capitaux sans definir leurs niveaux,et est-on sur que nos petites économies placées ici ou là,en assurances- vie ,ou pea ,ou fcpe, ou sicav ext.. ne contribuent-elles pas un peu à la crise actuelle?Etes- vous sur ,amis bloogueurs que vous n'etes dans aucunes de ces catégories?Les élections dans notre doux pays semble demontrer le contraire, ou il y a toujours une majorité à voter à droite dont l'essentiel du soutient ont de l'argent placé,meme si la gauche ne remet pas en cause le systeme (pour aller vers ou?) mais est plus redistributive de la richesse crée les avancées sociales historiques sont là pour le démontrer.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les propos de M.Guaino revèle que le monde fait face à des mutations profondes qu'il faut accompagner par des politiques viables . Mais M. Guaino est -ce qu'il est sur que les pays tels que les USA et l'Angleterre le suivront dans son raisonnement . C'est un voeu pîeu ,sachant que certains pays refusent de faire dans le consensus car ils se voient toujours puissants .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les propos de M.Guaino revèle que le monde fait face à des mutations profondes qu'il faut accompagner par des politiques viables . Mais M. Guaino est -ce qu'il est sur que les pays tels que les USA et l'Angleterre le suivront dans son raisonnement . C'est un voeu pîeu ,sachant que certains pays refusent de faire dans le consensus car ils se voient toujours puissants .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les "Trente glorieuses" comme solution à la crise ! Comme si le gaullo-communisme était la voie de l'avenir... Ce "modèle" correspond à une période très particulière, l'après-guerre, quand on est dans la reconstruction, encore dans l'économie de guerre, quand tous les systèmes font des miracles (miracle allemand, miracle japonais, miracle italien, trente glorieuses, et même triomphe des plans quinquennaux soviétiques).
La nostalgie de 1945-75, c'est la nostagie de 1940-45... En sommes-nous encore capables ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ce monsieur évite vraiment bien les points sensibles évoqués. Un beau-parleur. dominique de Villepin, le charisme en moins.

On veut faire croire que les paradis fiscaux sont la cause de tout, et à peine quelqu'uns d'entr'eux ont coopéré : européens.

Par contre, Iles de jersey, Macao, Nevada, Delaware... ca on n'en parle pas, de ces foyers d'apparition de la titrisation à vue d'actifs.

Du vent, pour l'électorat. C'est un si beau discours bien joué, que ca en est indécent.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Chers Vous, nos économistes,
Je relis, sur mon écran, le dernier commentaire que je vous ai fait parvenir.
Et me vient une idée sur la façon de procéder qui serait, peut-être, la plus à même de nous permettre d'imaginer et de formaliser cette économie politique nouvelle qu'appellent urgemment nos économies modernes et qui rendrait alors au monde cette prospérité qui semble tant se dérober aujourd'hui sous ses pieds.
Je crois que nous tous, qui avons eu la chance de faire des études, nous avons l'esprit par trop encombré de ces nombreuses théories du passé qui ramènenaient toutes le fonctionnement de nos économies à des principes trop réducteurs pour être légitimes, d'apparence si belle dans l'articulation théorique de leurs principes mais, dans les faits, si simplistes, si fallacieux et si déconnectés de la réalité qu'ils prétendent décrire.
Je crois que, pour avancer, on a le devoir de ne point se montrer si savant et de savoir, au contraire, se montrer ignorant.
Sans être oublieux des idées du passé, on doit, humblement et patiement, s'atteler cette tâche, ingrate mais ô combien exaltante, qui consiste à apporter sa modeste pierre à l'édification de cette théorie économique nouvelle et innovante dont nous avons tant besoin aujourd'hui.
Alors, dans cette perspective, je ne saurais que vous dire à vous, nos économistes : " Mettez-vous à la tâche, bon courage et... bonne chance " !
Antoine GED
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Au lecteur,
Trop de fautes de frappe dans mon commentaire !
Mille excuses !
Cordialement,
Antoine GED
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cher lecteur,
Trop de fautes de frappe dans mon dernier commentaire qui s'affiche.
Veuillez accepter mes excuses !
Antoine GED
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cher lecteur,
Une trop grande précipitation dans la rédaction et la frappe de mon dernier commentaire sur mon clavier d'ordinateur m'a conduit à commettre quelques regrettables erreurs dans la dernière phrase qui en altèrent la compréhension.
Pour plus de commodité je vous la restitue ci-après :
" Sans être oublieux des idées du passé, on doit, humblement et patiemment, s'atteler à cette tâche ingrate mais, ô combien, exaltante, qui consiste à apporter sa modeste pierre à l'édification de cette théorie économique nouvelle et innovante dont nous avons tant besoin aujourd'hui ".
Ce rectificatif n'est pas que de pure forme.
Sachez que je n'aime pas livrer au lecteur le résultat d'une réflexion qui ne serait pas aboutie.
Mes excuses renouvelées,
Antoine GED
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'avenir attend au tournant tous les grands hommes. Les anciens préconisaient la PROBITE dans la cité: écoutons-les. Aucune compromission n'est tolérable. Probité- Absence de compromission, deux concepts intangibles.
J'ai apprécié peu de temps la nomination de Frédéric Mitterand; tant qu'il fut en Italie... Mais un ministre entaché moralement dans le domaine de la pédophilie me choque, m'attriste. Il y a un loup dans la cité: danger, scandale. tout homme, toute femme qui a des enfants, ou simplement aime les enfants, a pour devoir de le's défendre, de les protéger cf la Bible.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :