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Les syndicats de Pôle Emploi appellent les salariés à la grève

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Sept syndicats de Pôle Emploi ont appelé ce mardi les salariés à une grève de 24 heures. Ils dénoncent "une situation de plus en plus difficile et intolérable" et des "services dégradés pour les usagers", liés notamment à la fusion des Assedic et de l'ANPE et à l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi.

Sept syndicats de Pôle Emploi (CFDT, CFE-CGC, CGT, Snpa, SNU, Unsa, Sud emploi) ont appelé ce mardi les salariés à une grève de 24 heures, pour dénoncer "une situation de plus en plus difficile et intolérable" et des "services dégradés pour les usagers". Sud appelle à poursuivre la grève mercredi.

La fusion ANPE-Assedic réalisée au 1er janvier est au premier rang des accusés. "On a vendu la fusion à l'opinion comme un plus pour les demandeurs d'emploi, mais pour les ex-ANPE comme moi, deux jours de formation ne suffisent pas pour savoir traiter des questions plus en plus pointues de gens précaires qui enchaînent des périodes de travail atypiques", a témoigné Aïssa Djehiche, délégué FO, deuxième syndicat.

Flux massif de chômeurs

Alors que les 46.000 salariés sont confrontés à un flux massif de nouveaux inscrits au chômage depuis l'été 2008, l'intersyndicale déplore "des convocations systématiques des demandeurs d'emploi profondément inadaptées à leurs besoins réels et qui leur nient toute possibilité d'être reçus à leur demande".

Elle critique aussi "le management par objectif" prévalant à Pôle emploi, la quantité "insupportable" de demandeurs d'emploi suivis par conseiller, le recours accru à la sous-traitance d'organismes privés.

Le MNCP (chômeurs) s'est déclaré solidaire de la grève, affirmant que "le service public de l'emploi est débordé, ses agents insuffisamment formés sont perdus, et le public concerné est désorienté".

Cet appel à la grève intervient alors que direction et syndicats négocient la convention collective, "à marche forcée" selon ces derniers, et que les premières élections professionnelles ont lieu à partir du 9 novembre, périodes "toujours plus agitées" selon la direction.

Montée du stress et agressions physiques

Christian Charpy a récemment souhaité "être plus à l'écoute des préoccupations des conseillers", notamment sur "leur sécurité et leurs conditions de travail". La montée du stress s'est traduite par 63 agressions physiques et 2.093 verbales en huit mois selon la direction, chiffre "incomplet" pour le SNU.

"A Pôle emploi, je ne veux pas attendre qu'il y ait des accidents ou des drames comme ce qui a été vécu à France Télécom pour qu'on bouge", a assuré le secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez, qui a annoncé sur France Inter ce mardi qu'un questionnaires serait envoyé aux agents de Pôle emploi à partir de novembre

Sur l'atmosphère au sein de Pôle emploi, "je ne suis pas inquiet mais je suis vigilant", a précisé laurent Wauquiez. "J'ai demandé à Christian Charpy des initiatives tout de suite. On a mis en place depuis longtemps une ligne d'écoute pour que quelqu'un qui a besoin de s'exprimer de façon confidentielle puisse le faire. On a demandé à mobiliser tous les managers pour qu'ils soient sensibilisés aux risques psychosociaux" et "mis en place un réseau d'assistantes sociales", a-t-il ajouté.

La réforme engagée il y a "un an et demi, pas trois mois" n'a pas été faite "sabre au clair", a-t-il assuré, évoquant des mesures adoptées pour "corriger le tir" sur le 39 49 ou "l'embauche de 3.000 personnes supplémentaires". Le secrétaire d'Etat a également déclaré qu'il cherchait "pas à nier les surcharges de portefeuille" de chômeurs pour chaque conseiller et qu'il fallait "continuer à avancer sur les agences uniques, en prenant le temps".

 

latribune.fr

Vos réactions

  • Jo a écrit le 20/10/2009 à 08:04 :

    • Je déplore les réactions malsaines. Dans tous les secteurs qu'il soit public ou privé, on demande toujours plus au salarié. La fusion ANPE et ASSEDIC n'a rien apporté de plus au demandeur d'emploi mais des suppressions de postes.. Dans une économie ou le chomage s'emballe et rien ne s'arrange à l'horizon avec des mesures non efficace,il n'y a rien d'étonnant à ce que les revendications actuelles soit la "santé" des personnes pour ceux qui "travaille". France Télécom est l'image actuelle des conditions de travail. N'oublions pas non plus que le Pôle emploi ne crée pas d'emploi alors, il est inutile de reprocher aux salariés du Pôle emploi qu'il n'y a pas de travail?.

  • henry a écrit le 19/10/2009 à 23:14 :

    • Où allons nous si font grève ceux qui sont censés trouver des jobs à ceux qui en cherchent?

  • bizare a écrit le 19/10/2009 à 21:53 :

    • il n ya que les fonctionnires a etre malheureux dans ce pays

  • CARMEN a écrit le 19/10/2009 à 18:43 :

    • FAIRE GREVE EN PERIODE DE CRISE ECONOIQUE ET SOCIALE, ILS ONT DE LA CHANCE D' AVOIR UN EMPLOI GARANTI

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