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http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100304trib000483973/deces-de-jacques-marseille-economiste-atypique.html

Jacques Marseille s'est éteint ce jeudi à son domicile. Né le 15 octobre 1945 à Abbeville, ce spécialiste de l'histoire de l'économie enseignait jusqu'en 2009 à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il était membre du Comité pour l'histoire économique et financière auprès du ministère de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi.
Passionné par le journalisme - il a enseigné dans les années 80 au CFJ, le centre de formation des journalistes -, Jacques Marseille écrivait régulièrement pour Le Point. Après avoir milité au Parti communiste, il s'est converti aux thèses du libéralisme économique. Dès 1983, il se fait remarquer par un livre au titre provocateur : "Vive la crise et l'inflation" (Hachette). En 1989, il publie, dans la même veine, "La France travaille trop" (Albin Michel) puis, en 1992, "Lette ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en dormant" (Albin Michel).
En 2002, il s'attaque à la gestion de l'argent public dans "Le grand gaspillage, les vrais comptes de l'Etat" (Plon). Deux ans plus tard, sa critique s'étend aux syndicats et à l'Education nationale qu'il pourfend dans un pamphlet intitulé: "La guerre des deux France, celle qui avance et celle qui freine" (Plon). Après cet ouvrage couronné en 2005 par le prestigieux prix Jean Fourastié, Jacques Marseille s'était attaqué à un autre thème sujet à polémique : le pouvoir d'achat. Paru début 2009, "L'argent des Français : Les chiffres et les mythes" (Perrin) commençait ainsi : "La crise financière a agi comme une piqûre de rappel sur une hantise séculaire des Français : leur pouvoir d'achat baisserait, la pauvreté exploserait et les inégalités s'accroîtraient de manière telle qu'elles annuleraient presque un demi-siècle de croissance." En près de 400 pages, Jacques Marseille s'attachait à démontrer le contraire. Non sans susciter, à nouveau, la polémique. Mais telle était justement la marque de fabrique de ce fils de cheminot., provocateur dans l'âme.
Pierre Kupferman
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Eco a écrit le 14/03/2010 à 16:46 :
Je trouve l'ensemble de ces commentaires très peu représentatifs. Du point de vue de la personne, on doit bien sur toujours déplorer le décès de M.Marseille. Ceci dit, si la profession des pamplétaires peut se trouver orpheline, celle des économistes ne l'est pas. Sa visibilité médiatique n'est pas en accord avec la faiblesse de ses contributions concretes à l'analyse économique (pour ainsi dire inexistantes) qui était l'objet majoritaire de ses écrits. En tant qu'économiste, on trouvera un large consensus pour affirmer que M.Marseille a davantage pollué le débat économique en France qu'il ne l'a enrichi, à force de simplifications et d'erreurs d'analyse ! NB: cela n'est un message de nature politique : même si globalement je ne partage pas ses thèses libérales, je sais parfaitement entendre ce type d'argument lorsque bien contrsuits/formulés.
APO a écrit le 07/03/2010 à 10:47 :
Sinceres condoleances a sa famille.un ecrivain de grande valeur vient de disparaitre .Ses ouvrages si pertinents vont nous manquer.
bernadette a écrit le 07/03/2010 à 09:42 :
très triste de la mort de Jacqus Marseille! qui va tellement nous manquer dans C dans l'air !! avec son sourire et sa clairrvoyance ! une grande perte pour tous! Bernadette
D.MOINIER a écrit le 06/03/2010 à 19:39 :
Très grande perte pour la France et ses réformes que la disparition de Jacques MARSEILLE, si jeune. Je ne connaissais pas tout son parcours, mais j'adorai ses théories, ses chiffres, ses analyses, ses déductions, ses perspectives qui allaient en grande partie dans le sens de mes livres. Dommage que je n'ai pu le rencontrer, partir si jeune! Il va manquer pour faire avancer la France vers le changement. Il est parti du "travaille trop" au "pas assez" Il est vrai que nous sommes les seuls à avoir une base à 35h et 60 ans de départ en retraite. Ce qui nous pénalise de plus de 100Mds par année. Une grande pensée attristée à sa famille et ses proches. Daniel MOINIER livres-dmc-ed-moinier.com
bonnemamie a écrit le 05/03/2010 à 19:15 :
Sa grande péda gogie, son intelligence incisive, ses connaissances multiples, le tout servi par une modestie spécifique aux grands hommes, il nous a appris l'économie dans toutes ses arcannes. Nous devions le recevoir à L'AG du CDER , le 4 février, dans la Marne , j'aurais telllement aimé ! je suis si triste de cette disparition, il aurait pu apporter encore beaucoup à la société , en manque de personalités de cette envergure , comme s'il faisait partie de ma culture générale, je ne manquais aucune intervention ,dans aucun média. Profondes condoléances à tous ceux qu'il aimait. A.L.(conseillère régionale)
ny.again a écrit le 05/03/2010 à 11:33 :
Un grand hommage à ce Monsieur rencontré par hasard. Avec une vision réaliste et étayée des problèmes de ce pays, il proposait des solutions fondées renvoyant souvent nos dirigeants à leurs études...Mais il ne souhaitait pas faire de politique m' avait il dit... Sincères condoléances à ses proches. JMR
toinon a écrit le 05/03/2010 à 10:51 :
j'ai appris sa mort ce matin, je suis très peinée, c'était un homme sympahique et très ouvert, mes sincères condoléances à sa famille, il va nous manquer dans l'émission C dans l'air.
Démosthène a écrit le 05/03/2010 à 10:26 :
Un homme remarquable disparait. C'est une grande perte pour la critique économique. Il était de plus très sympathique et simple. Sa vision optimiste réconfortait en cette période de crise.
Photoscope a écrit le 05/03/2010 à 08:24 :
Sympathique et de bonne humeur, clair et intelligent, mais contradicteur, les débats à thèmes économiques vont nous sembler bien ternes désormais.
jedi64 a écrit le 04/03/2010 à 19:29 :
Oui c'est triste, il était pertinent, sympathique et pondéré. On perd un bon intervenant . Et encore jeune , condoléances à sa famille.
galunto a écrit le 04/03/2010 à 19:17 :
Un voile noir s'abat sur notre pays. Un phare vient de s'éteindre et c'est toute notre compréhension des enjeux de notre temps qui se trouve compromise. L'immensité de la pensée de M. Marseille n'avait d'égal que la clarté de son discours. Son acuité, sa capacité à transgresser les tabous qui gangrènent la pensée économique nous manqueront. Professeur Marseille, vos faisiez partie des grands, nous sommes aujourd'hui orphelins...
Filipe a écrit le 04/03/2010 à 18:57 :
Merci à Jacques Marsseille qui, personnellement, va beaucoup me manquer de part la pertinence de ces analyses. Merci à ce pourfendeur de la pensée unique française. Les hommes de cette qualité seront trop rares. Vraiment très triste...
Phil a écrit le 04/03/2010 à 17:46 :
C'est bien triste. J'aurais aimé l'avoir comme interlocuteur contradicteur car il fait encore partie de ces "GENS" stimulants qui empêchent la rigidité neuronale des insuffisants pensants. Au revoir.
subaru a écrit le 04/03/2010 à 17:20 :
C dans l'air sera moins regardé mais j'aimai ce "professor" car il remuait la vase de l'économie.Maintenant on ne peut plus causé sans se retrouver au Tribunal.
lionnepistache a écrit le 04/03/2010 à 17:10 :
Je n'aurais pas aimé l'avoir comme parent, car les gens qui veulent avoir raison sur tout sont fatiguant, mais c'était un passionné, érudit qui ouvrait le débat. Il manquera.
odette a écrit le 04/03/2010 à 17:02 :
Merci à Pierre Kupferman et à la Tribune de cette annonce nécrologique. Il y a des personnages qui nous marquent et que l'on estime qui deviennent des amis par " C'dans l'Air ". Jacques Marseille était de ceux-là, un ami avec qui j'aurais aimé discuter. Merci Jacques Marseille.
bill a écrit le 04/03/2010 à 15:23 :
Excellent dans ses interventions dans les médias, il l'était tout autant dans son rôle de professeur. Le meilleur que j'ai jamais eu durant mes huit années d'études d'histoire. Merci à ce grand homme.
franck a écrit le 04/03/2010 à 15:05 :
ses commentaires: écrits et oraux ( C dans l'air sur France 5)étaient clairs, traduction d'une pensée réfléchie et logique. Pour autant, le Monde , notamment le Monde économique et financier est déstructuré aujourd'hui par l'action des échanges commerciaux multiformes et l'absence de cohérence entre les acteurs économiques privés et publics. aussi les thèses libérales au sens anglo-saxon, qu'il défendait avec brio et talent paraissaient en total décalage avec la réalité. il manquera, cependant, au débat public.
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