Contenu :
| Informations sociétés |
| Top articles : |
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100325trib000491923/proces-vinci-antoine-zacharias-relaxe.html
Le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé ce vendredi Antoine Zacharias, ex-P-DG de Vinci, jugé pour des gains jugés abusifs de plusieurs dizaines de millions d'euros de 2004 à 2006.
Le parquet, à l'origine de la poursuite, avait demandé dans la matinée deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, mais il n'a pas été suivi. Le tribunal juge que l'incrimination d'abus de biens sociaux n'est pas constituée et rappelle qu'il n'est "juge de la gouvernance des entreprises".
C'était la première fois qu'un dirigeant français d'une société cotée était jugé au pénal pour rémunération abusive (entre 2004 et 2006). Il aurait perçu 3,3 millions d'euros de salaire en 2004 contre 2,9 les trois années précédentes, puis 4,2 millions en 2005, selon une enquête policière.
Il a également pris sa retraite en 2006 en touchant un "parachute doré" de 12,8 millions d'euros, avec "retraite-chapeau" - payée par la société - de 2,145 millions d'euros par an. Il s'est aussi vu attribuer environ 2 millions de stock-options entre 2004 et 2006, pour lesquelles la police estime la plus-value potentielle de 2006 à 124 millions d'euros.
Agé de 70 ans, Antoine Zacharias a nié toute malversation lors de son procès. Il a ajouté : "je n'ai pas fait de mal, j'ai consacré ma vie à cette société. Mais je sais ce que je veux dans la vie". Il a souligné que le conseil d'administration et notamment le comité des rémunérations étaient parfaitement au courant de toutes les sommes qui lui ont été versées, au centime près.
Une posture qui a reçu le soutien surprise de... Vinci qui s'était pourtant porté partie civile. Le groupe qu'il a dirigé et dont il a été évincé suite aux critiques émises notamment par son ex-directeur général devenu ensuite président Xavier Huillard, a en effet reconnu que l'argent touché par Antoine Zacharias l'avait été dans le respect des règles de gouvernance du groupe. Peut-être afin de ne pas ouvrir la boîte de Pandore des mécanismes de rémunérations et de leur contrôle au sein de la société comme de toutes les grandes sociétés françaises, surtout celles cotées en Bourse.
L'affaire, susceptible de faire jurisprudence, a été lancée par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, en mai 2007 et abouti à une citation directe de l'ex-patron.
latribune.fr
Publicité| Vos réactions |
> retour haut de page
aiglenoir a écrit le 05/04/2010 à 15:33 :
Pas grand'chose à rajouter aux propos de l"économiste anonyme" . Il nous reste à nous compter, Résistants à la terreur financière ( je n'ai pas dit économique: l'économie n'a rien à voir avec ce noeud de vipères) car ces Fermiers Généraux d'un nouveau genre ne tomberont pas d'eux-mêmes. Il va nous falloir les pousser. Sus à la vermine!
l'économiste anonyme a écrit le 04/04/2010 à 00:08 :
J'ai oublié de vous dire qu'on parle de cet individu sur le blog : http://recitselyseens.blogspot.com à la rubrique: Revenus abusifs des "grands patrons". Bonne information
l'économisteanonyme a écrit le 04/04/2010 à 00:00 :
Le procureur de Nanterre même s'il a fait son métier et s'il apparait évident qu'il y a abus de biens sociaux mérite d'être félicité.Monsieur Philippe Courroye est un honnête homme. Inutile de vous dire les pressions qui ont dû s'exercer sur les dirigeants de Vinci en l'occurence messieurs de Silguy et Huillard de la part des "grands patrons" des autres boites, les z-énarques,inspecteurs des finances, et, les polytechniciens pour que Vinci lui apporte son soutien car si Zacharias avait été condamné, c'en était fini pour ceux ci de se sucrer sur le dos des actionnaires, petits porteurs. On n'entend plus d'ailleurs les autorités et en particulier M. Sarkosy parler de mettre un frein à ces abus en légiférant mis à part sur les primes des traders. Ces dernières ne justifient nullement une intervention de la puissance publique puisqu'elles tournent autour de cent mille euros alors que les revenus annuels des" grands patrons" sont de l'ordre de 6 millions d'euros qu'ils ne méritent d'ailleurs nullement vu leur incompétence et leur aptitude à mettre en difficulté leurs sociétés. L'existence d'un comité de rémunérations n'a pas lieu d'être et ne doit pas exister puisque le pouvoir appartient démocratiquement aux actionnaires. C'est à eux et eux seuls de décider de la rémunération à accorder à leurs employés, PDG et consorts. Pourquoi les"grands patrons" arrivent t-ils à se passer de l'autorisation des actionnaires et s'octroient des revenus mirobolants dont on se demande d'ailleurs ce qu'ils peuvent bien faire de cet argent qu'ils ne méritent nullement et qui même pour un économiste, spécialiste de gestion d'entreprise, ne serait pas justifié. Parce que hormis les actionnaires au nominatif, les autres, les actionnaires au porteur ne sont pas avertis et ne participent donc pas tous aux assemblées générales ce qui explique que le quorum ne soit presque jamais etteint encore que les organismes financiers par le biais des sicav,FCP votent à la place des souscripteurs avec les administrateurs de la société privilégiant leurs intérêts, leur carrière et non ceux des souscripteurs. Afin que la démocratie d'entreprise puisse s'exercer la solution est simple et ne justifie même pas une nouvelle loi. Il suffit d'obliger réglementairement les dirigeants à convoquer et à adresser à tous les actionnaires leurs instrument de vote et à interdire aux investisseurs institutionnels de représenter leurs souscripteurs et enfin de soumettre au vote une motion sur laquelle sont proposées toutes leurs indemnités, salaire fixe, bonus, salaire variable,retraite surcomplémentaire,dotation logement, prime de départ étant précisé que les stocks options sont interdites et les actions gratuites réservées exclusivement aux actionnaires et à tous les salariés mais pour un même montant soumis là aussi à l'approbation des actionnaires. Mais il ne faut pas rêver, cela m'étonnerait beaucoup que M.Sarkozy ou un de ses ministres pondent un tel réglement pénalisant les nomenklaturistes français ce d'autant qu'en fait de réformes ce ne sont même pas des réformettes qui ont été faites ( ne parlons pas des bétises faites et envisagées) et que celles sur la protection sociale, la fiscalité qui sont urgentes, on les attend encore. Comment va finir celle sur la taxe professionnelle qui si le manque à encaisser n'est pas versé va mettre à mal des municipalités comme Martigues dans les Bouches du Rhône qui faisant du clientélisme à tout va ont embauché une pléthore de personnel municipal qu'ils ne pourront plus payer ni donner des subventions à toutes ces association sans utilité sauf électorale.
aiglenoir a écrit le 29/03/2010 à 14:13 :
C'est bien joli de dire que seuls les actionnaires auraient le droit d'expression ainsi que l'indique looloo. Mais quand on voit que les droits de vote de toutes ces grosses boîtes-pompes-à-fric sont, par le biais des fameuses participations croisées, pour plus de 50% entre entre les griffes des potes de promotion X, ENA, etc...on ne peut plus croire ce genre de propos prétendument démocratiques, et on ne peut qu'aller au vomitorium, en quittant l'assemblée générale. Oui, on est clairement dans une chambre d'enregistrement dont la devise est: "je te donne ceci, au nom de mon actionnariat, tu me donne celà au nom du tien" . Est-ce que tout va pour le mieux dans le meilleur de ces mondes?
looloo a écrit le 29/03/2010 à 08:00 :
Les seuls à avoir quelque chose à dire dans cette affaire sont les Actionnaires,ils élisent les membres du C.A qui élisent à leur tour le PDG,voila le principe de Gouvernance.
AZAZEL06 a écrit le 28/03/2010 à 20:59 :
Pourquoi sous l'ère SARKO un patron serait il accusé et condamné ? Les salariés sont mis à la porte ou se suicident dans les entreprises, mais les cadres ont une facheuse habitude à être innocents quoi qu'ils fassent ! Certes, ce monsieur a peut être consacré "sa vie" comme il le dit à son groupe, mais comme des millions de salariés qui travaillent souvent dur mais pour des salaires minables. Je maudis ces grands patrons qui sont éloignés de la réalité et ont déconnectés du monde de l'emploi. Ils sont arrogants, écoeurants et surtout ne subissent jamais la moindre punition suite à leurs agissements ! Je ne suis pas de gauche ! Pourtant l'ère SARKO m'a vraiment dégoûté pour cela : j'ai subi des insultes, des menaces, des comportements de petits ou gros cadres depuis l'avènement de NAPO- SARKO : les patrons et les cadres s'en donnent à coeur joie et lâchent leur haine puisqu'ils se savent protégés.
aiglenoir a écrit le 27/03/2010 à 19:23 :
Bien d'accord avec VeniVidimanonVinci. Et idem pour le racket organisé que sont les parcmètres et autres parkings, souterrains ou non, "concédés" comme disent pudiquement les politiques.
Adam des Halles a écrit le 27/03/2010 à 18:50 :
Circulez, il n'y a rien à voire...
VeniVidimanonVinci a écrit le 27/03/2010 à 15:58 :
n'oublions pas que vinci a mis la main sur les sociétés d'autouroute - collusion politico-économique ??? -(qui ne sont pas par définition soumises à une concurrence pure et parfaite et qui devraient rester dans le giron public) et qui permettaient à l'Etat de récupérer des revenus. Revenus qui tombent maintenant dans des poches privées, on peut se demander où est le mérite de ce patron ? Et voilà comment on favorise l'endettement de l'Etat.
Alzeubig a écrit le 27/03/2010 à 10:55 :
Ce qui me fait sourire (jaune) dans cette affaire, ce sont les informations qui sont données par les médias à la radio ou à la TV:1ère info:" Zacharias relaxé après avoir empoché des sommes considérables"; information suivante:"des handicapés vont manifester car ils sont ,avec ? 700 par mois, sous le seuil de pauvreté" De qui se moque-t-on? Nous sommes tous bien pris pour des cons.
aiglenoir a écrit le 27/03/2010 à 10:14 :
Ne dirait-on pas les Rapetout partageant le butin de leurs forfaits: presque sympathique, pour un peu, cette réunion familiale.
reynard a écrit le 27/03/2010 à 09:58 :
C'est mieux de regarder en avance! C'est très facile de jurer après!
CHRIS a écrit le 27/03/2010 à 04:06 :
Là maintenant, une chose est sûre : en France, la "moralisation du capitalisme" (copyright Sarkozy) est bel et bien à l'oeuvre ! MDR
AGATHE a écrit le 26/03/2010 à 20:02 :
comment peut-on relaxé quelqu'un , que la justice condamnait? pour autant d'argent illégal...! alors ne parlons pas des prochaines affaires sans juges d'instructions...!
FORMIDABLE a écrit le 26/03/2010 à 18:05 :
voila tout ca est extraordinaire, Ne nous étonnons pas de voir les citoyens dans la rue - et pourquoi pas une grève générale d'une semaine entière -
> Retour haut de page
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :