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Interview Actualités / France
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Source : La Tribune.fr - 25/04/2010 | 17:14 - 254 mots  | 

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Les mises en garde du nouveau patron de l'intelligence économique



Dans un grand entretien qui paraît ce lundi dans La Tribune, Olivier Buquen, nommé il y a 6 mois à la tête de la délégation interministérielle à l'intelligence économique met en garde les PME. Leurs secrets ne sont pas assez bien gardés. Extraits de cette interview exclusive.

Olivier Buquen

La Tribune : A quel type d’entreprises vous intéressez-vous ?

Olivier Buquen : On s’intéresse aux entreprises de toute taille, même si le choix d’un dispositif resserré a été fait : nous sommes une équipe de douze personnes…

Le cas Heuliez, par exemple ?

On participe à ce genre de dossier. Par exemple, sur l’investisseur turc nous avions recueilli des signaux faibles selon lesquels l’affaire risquait de se terminer comme ça.

Vous êtes là pour alerter, en quelque sorte…

Oui. Mais attention, nous vivons dans une économie ouverte. Les investissements étrangers sont une bonne chose pour l’économie. Notre rôle est de tenter de faire le tri entre investissements de croissance et investissements de spoliation, ceux exclusivement faits pour s’emparer de brevets, de savoir-faire et de machines.

Les entreprises françaises se protègent-elles mal ?

Certains secrets comme les brevets sont bien protégés, mais d’autres, comme le plan stratégique de l’entreprise, le sont très mal. Nous devons aider les chefs d’entreprises à identifier les informations clés, et à les gérer. Cela va du tampon « confidentiel » à des listes de personnes habilitées à recevoir telle ou telle info. Il nous faut pour cela mieux définir juridiquement le secret d’entreprise, afin de pouvoir sanctionner son vol. Et lancer une réflexion sur les informations que les différentes réglementations obligent à rendre publiques. La moindre PME voit toute sa situation financière offerte en quelques clics aux quatre coins du monde. Nous devons nous inspirer de ce qui se fait à l’étranger, notamment pour les PME. L’objectif est de limiter la vulnérabilité de nos entreprises.

propos recueillis par Odile Esposito, Pierre-Angel Gay et Jean-Baptiste Jacquin.

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  • La CDC peut être mauvaise élève a écrit le 25/04/2010 à 18:22 :

    • Monsieur Olivier Buquen a raison, mais alors comment comprendre que la CDC trouve normal que les fonds d'amorçage refusent de signer les clauses de confidentialité ?

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