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Grève : l'approvisionnement en carburant s'améliore, promet le gouvernement

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Le gouvernement estime que la situation sur le front des carburants s'améliore jeudi, grâce aux déblocages des dépôts de pétrole par la police. Le nombre de stations-service en rupture de stock reste toutefois alarmant, surtout dans le grand Ouest et, pour l'Ile-de-France, dans le Val-de-Marne.

Le gouvernement annonce tous azimuts ce jeudi que la situation sur le front des carburants s'améliore, grâce aux déblocages des dépots de pétrole immobilisés par les opposants à la réforme des retraites. Les ministres se gardent bien toutefois de s'avancer sur le retour à la normale dans les stations-service.

Intervenant sur RTL, le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo a ainsi affirmé qu'il ne restait "plus que 14 dépôts" de carburants bloqués sur les 219 que compte la France. 

Il a cependant refusé de "dire précisément" quand l'approvisionnement des stations-service reviendrait à la normale. Il a évoqué "une relative amélioration dans le grand Ouest, qui était très impacté" et une "détente absolument réelle sur la façade maritime sud-ouest". Mais, a-t-il ajouté, "il y a encore des difficultés importantes en Ile-de-France, notamment dans le Val-de-Marne".

Son homologue de l'Industrie, Christian Estrosi, a indiqué que la situation allait "progressivement revenir à la normale".

"Pas de problème à court terme" mais... des difficultés tout de même

'Il n'y a pas de problème à échéance courte en terme d'essence", a renchérit le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, sur Europe 1, qui a reconnu les difficultés d'approvisionnement, tout en affirmant que les dépôts renfermaient encore "plusieurs semaines de réserve".

Mercredi, 3.190 stations-service étaient "momentanément vides", sur les 12.311 que compte le pays, et 1.700 étaient "en difficulté sur un des produits", selon le gouvernement. De nombreux dépôts, à Donges (Loire-Atlantique), Caen (Clavados), Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), Ouistreham (Calvados) ont été, certes, débloqués mercredi, mais rebloqués par des manifestants dans les heures qui ont suivi.

Jeudi, les 12 raffineries de l'Hexagone sont toujours en grève.

Par ailleurs, une douzaine de barrages filtrants étaient en place jeudi en début de matinée sur des routes françaises, essentiellement en province, a recensé le Centre national d'informations routières (Cnir). Le nombre de lycées perturbés par le mouvement anti- réforme reste également très élevé.

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