Les fonctionnaires vont découvrir le télétravail

 |   |  329  mots
Copyright Reuters
Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, va lancer une mission d'inspection sur le potentiel de développer le télétravail dans la fonction publique.

Il existe un « retard de l'Etat employeur » dans le domaine du télétravail, avance le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron. La fonction publique compte en effet « 1 % de ses effectifs en télétravail », contre « 7 % dans l'ensemble de la population active ».

Afin d'y remédier, une mission d'inspection est lancée cette semaine, conjointement avec le ministre du Budget, François Baroin. Il s'agit de « réaliser un état des lieux qui soit fiable » dans les trois fonctions publiques et d'« identifier les conditions de la réussite du développement du tététravail », a précisé Georges Tron à « La Tribune ». Les organisations syndicales seront ensuite « associées » à sa mise en oeuvre, a-t-il assuré.

Car pour le secrétaire d'Etat, ce mode d'activité permet de « meilleures conditions de travail » et une « valorisation de la prise de responsabilité ». La diminution du nombre des trajets, qui engendre une réduction de la pollution et des économies de temps, se révèle également la bienvenue dans un contexte de regroupement géographique des administrations. A l'occasion de la réforme de la carte judiciaire, certains personnels de greffe des conseils de prud'hommes ont pu adopter le télétravail, cite en exemple Georges Tron.

« Souffrance »

Au ministère des Affaires étrangères et quelques collectivités, « on offre cette possibilité à des personnes handicapées », souligne-t-il aussi. Pour des « salariés à mobilité réduite, le déplacement quotidien peut occasionner une souffrance », approuve Jean-François Caffarelli, directeur du FIPHFP (Fonds pour l'insertion des personnels handicapés dans la Fonction publique). C'est la raison pour laquelle le FIPHFP peut « financer l'aménagement du poste de travail » au domicile. Toutefois, cette aide est soumise à conditions, précise Jean-François Caffarelli, notamment que le télétravail ne coupe pas le salarié du « collectif du travail ». Le télétravail s'effectuera sur la base du volontariat et ne devra pas couper les agents du service, a assuré Georges Tron. Sara Sampaio

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :