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La demande adressée aux industriels français a nettement progressé au quatrième trimestre mais les perspectives pour le premier trimestre 2011 se sont légèrement détériorées, tout en restant supérieures à leur moyenne de long terme, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée ce lundi par l'Insee. Le solde d'opinion sur la demande passée, à 28, s'établit "largement au-dessus de ses niveaux d'avant la crise", note l'institut de statistique.
"Pour le premier trimestre 2011, les perspectives d'évolution de la demande, notamment globale, baissent légèrement mais demeurent supérieures à leur moyenne de longue période", qui est de 1, poursuit-il. Le solde d'opinion sur la demande prévue ressort à 7 contre 10 en octobre et une moyenne de long terme également de 1. Le taux d'utilisation des capacités de production est resté stable sur le trimestre octobre-décembre, à un niveau toujours très inférieur à sa moyenne de longue période. Les effectifs se sont stabilisés et le solde d'opinions correspondant a atteint son plus haut niveau depuis le début de la crise. "Les effectifs industriels resteraient stables au premier trimestre 2011", commente l'Insee.
Selon les chefs d'entreprise interrogés, les salaires ont augmenté de 0,4% au quatrième trimestre 2010, soit un peu plus qu'au cours des trois mois précédents. Parallèlement, la durée du travail a augmenté au même rythme qu'au troisième trimestre.
Les entrepreneurs ayant pris part à l'enquête estiment que la compétitivité des industries françaises s'est dégradée au quatrième trimestre, explique aussi l'Insee, ajoutant néanmoins que "les perspectives générales d'exportation progressent et demeurent supérieures à leur moyenne de longue période".
Par ailleurs, la croissance de l'activité du secteur privé s'est accélérée en janvier pour atteindre son meilleur niveau en quatre mois, montrent ce lundi les résultats préliminaires de l'enquête mensuelle Markit Economics auprès des directeurs d'achats. L'indice PMI composite, qui regroupe services et industrie, est remonté à 56,9 en version "flash" (préliminaire) après 56,3 en décembre.
Cette hausse recouvre des évolutions divergentes selon les secteurs: une nette amélioration de l'activité dans les services, dont l'indice l'indice PMI est monté à 57,1 (contre 55,2 attendu et 54,9 en décembre), et une légère dégradation dans l'industrie manufacturière, où le PMI "flash" a reculé à 54,3 (contre 56,9 attendu et 57,2 en décembre). La croissance des nouveaux contrats a atteint son plus haut niveau en cinq mois dans les services alors qu'elle retombait au plus bas depuis août 2009 dans l'industrie.
Parallèlement, la hausse des prix des matières premières a porté la composante des coûts d'approvisionnement au plus haut depuis vingt-neuf mois, note Markit.
halley a écrit le 25/01/2011 à 12:51 :
Au delà des problèmes conjoncturels, il faut aussi reconnaître que si la France a toujours tiré son épingle du jeu avec une industrie d'un niveau honorable, elle n'a jamais eu une pure culture industrielle comme la Grande Bretagne (à l'époque...) ou l'Allemagne. Sans délaisser l'industrie, il y a peut-être des secteurs comme l'agriculture et l'agroalimentaire par exemple, sur lesquels nous devrions investir un peu plus (je ne parle pas de subventions et d'assistanat) car c'est là l'un de nos points forts. Même sur ce point, nous sommes en train de nous faire damer le pion par l'Allemagne. Cela n'est absolument pas normal et je trouve cela encore plus inquiétant car nous devrions être à la pointe de ce secteur qui nécessite de plus en plus de recherche et de connaissances scientifiques. Il y a là un potentiel stratégique très important pour les années à venir. La France ne doit pas rater le coche. Mieux vaudrait valoriser nos qualités et nos atouts plutôt que de baver devant la réussite de son voisin.
Rescapés a écrit le 24/01/2011 à 11:17 :
En ne comptant que les rescapés de la crise... ca va !! mais si on comparait par rapport aux années 2000... entre les délocalisations et les fermetures, l'industrie en France devient de plus en plus "marginale"... Merci Bercy
VdM-invest a répondu le 24/01/2011 à 12:33 :
Le déclin de notre industrie est une constatation facile à faire. Plus difficile : trouver les causes. Beaucoup parle du coût du travail, des 35 heures, de l'esprit fonctionnaire plutôt qu'entrepreneur des français. Les causes trouvées, il faut encore mettre en place les réformes nécessaires. Quand on connait l'allergie foncière des français pour le changement (le voisin est toujours plus privilégié qu'eux-mêmes), la partie n'est pas gagnée d'avance.
Lasciure a répondu le 24/01/2011 à 14:50 :
J'ai failli répondre, mais la ré actualisation de la page a annulé mon commentaire. Pas terrible!
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Au delà des problèmes conjoncturels, il faut aussi reconnaître que si la France a toujours tiré son épingle du jeu avec une industrie d'un niveau honorable, elle n'a jamais eu une pure culture industrielle comme la Grande Bretagne (à...
par halley le 25/01/2011 à 12:51
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