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28 % des polytechniciens font une thèse de doctorat.
Mondialisation, désaffection des jeunes pour les filières scientifiques et techniques, désindustrialisation... Autant de défis auxquels doivent répondre aujourd'hui les écoles d'ingénieurs françaises. Si le modèle spécifiquement français de ces dernières s'exporte bien, la question se pose de leur apport à l'innovation industrielle nationale alors que les ingénieurs chinois sont de plus en plus nombreux. C'était d'ailleurs le thème abordé ce jeudi à Paris par la 3e convention des doyens européens des formations en ingénierie.
"Si nous n'anticipons pas assez l'avenir, alors l'ingénierie ne sera plus à même de créer de l'innovation", a ainsi alerté Francesco Profumo, vice-président de l'association européenne des formations d'ingénieurs Caesar. Récemment,le président de l'université Pierre et Marie Curie (Paris 6), Jean-Charles Pomerol, s'inquiétait du fait que « la France manque d'ingénieurs pour assurer la bonne marche de sa production industrielle et de services technologiques".
"La France ne manque pas d'ingénieurs, nuance Julien Roitman, président du Conseil national des Ingénieurs et des scientifiques de France (CNISF). Les 213 écoles accréditées diplôment chaque année 31.500 ingénieurs dont 26.000 restent sur le marché du travail français. Ce qui correspond au nombre d'offres d'emplois." On compte environ 700.000 diplômés sur le marché du travail dont 500.000 exercent une activité d'ingénierie auxquels s'ajoutent autant occupant un métier d'ingénieur ou de cadre technique sans diplôme spécifique.
Innovation décentralisée et multiforme
Mais un récent rapport de l'Institut Montaigne rédigé par trois jeunes polytechniciens (issus de la promotion entrée en 2006) se veut plus alarmiste. Face au défi de la désindustrialisation, "comment former aujourd'hui les jeunes ingénieurs qui seront demain les acteurs des succès de la France ?" se demandent les auteurs, estimant qu'il "s'agit désormais de faire face à une innovation décentralisée et multiforme qui n'est plus le monopoles des grands programmes".
Pointant le faible taux d'ingénieurs titulaires d'un doctorat (4 %) et surtout de créations d'entreprises (5 %), le think tank libéral formule dix propositions "pour avoir les meilleurs ingénieurs de demain", parmi lesquelles la mise en place de modules "création d'entreprise", d'ateliers incubateurs de créativité dans les écoles ainsi que le développement de la présence physique des entreprises sur les campus.
Plan d'action
"Attention, modère Paul Jacquet, président de la conférence des directeurs d'écoles d'ingénieurs (CDEFI), 10 % des ingénieurs créent des entreprises aux Etats-Unis, mais la moyenne européenne est de 2 % à 3 %. La France n'est donc pas si mal placée." Selon lui, le soutien à l'innovation passe aussi par des liens plus étroits entre ingénieurs et PME via par exemple, la mise à disposition d'élèves ingénieurs pendant 6 mois autour de projets de fin d'études. De son côté, le CNISF a décidé de mettre en place avec Oséo un plan d'action pour promouvoir l'entreprenariat. "Il faudrait aussi se pencher sur la transmission d'entreprise", suggère Julien Roitman.
Quant à la recherche, certaines écoles affichent des taux honorables de thésards (25 % pour l'ensemble des grandes écoles du pôle ParisTech, 18 % à l'INP de Grenoble) même si les proportions sont bien plus élevées outre-Atlantique (31 % au MIT, 35 % à Stanford, 36 % à l'Imperial College...). Surtout, insiste Paul Jacquet, "s'il s'agit seulement de monter dans le classement de Shanghai, fondé sur le nombre de publications, cela n'a pas d'intérêt. Ce qui compte c'est la richesse du pays."
GERARDC27 a écrit le 02/03/2011 à 17:33 :
Nos ingénieurs sont très prisés par les sociétés étrangères; notamment les sociétés allemandes . On les retrouve souvent dans les CA des multinationales à des postes clés. Tous ne se piquent pas de finances, dieu merci.
mieux1 a écrit le 26/02/2011 à 22:04 :
NOUS FORMONS DES INGENIEURS CHINOIS DANS NOS GRANDES ECOLES FRANCAISES......EN CONTRE PARTIE, LA CHINE NOUS REMERCIE EN RUINANT NOTRE ECONOMIE !!!!!!!!!!
ingé? a écrit le 25/02/2011 à 21:22 :
Je vais sortir cette année d'une école d'ingénieurs prestigieuse. On me propose un poste dans un grand groupe industriel français avec peu de possibilités de montée en grade ou un poste payé 10% de plus dans une boite de conseil avec perspective de travailler aux 4 coins du monde et de doubler mon salaire au bout de 5 ans. Je devrais choisir laquelle selon vous?
sauros a écrit le 25/02/2011 à 17:39 :
les socialistes ont laissé la recherche a l'abandon ,préférant la culture (110% d'augmentation en 1an sous Lang). C'est un choix pour l'avenir!
Didier a écrit le 25/02/2011 à 11:42 :
De plus en plus, ingénieur, ça craint en France, même si en apparence tout va relativement bien. C'est un boulot où la concurrence à bas prix est féroce, la mécanique des fluides qu'étudie le Chinois fonctionne sur tout le globe ! Et à 50 ans, gare à ne pas être jeté comme un malpropre. Une bonne partie de nos usines vieillissent, elles n'ont pas d'avenir. Si l'on est doué pour les études, chercher ailleurs (finance, gestion, droit...).
annyeong a écrit le 25/02/2011 à 10:53 :
si le métier d'ingénieur était mieux valorisé ca aiderait. aujourd'hui, pour l'essentiel, les ingénieurs sont employés par des SSII, des marchands de viande, qui ne veulent rien d'autres que de l'argent facile, placent les ingénieurs sur des "missions" de qq mois ici et la, sans se soucier du tout de la montée en compétencse de l'ingénieur ou de son épanouissement dans la société cliente; tout ca a un salaire le plus faible possible pour pouvoir dégager une meilleure marge après facturation au client. Je crois au contraire qu'il faudrait plus informer les étudiants ingénieurs sur la réalité du métier d'ingénieur pour ne pas aller bosser comme ingénieur justement !
pechu a écrit le 25/02/2011 à 09:06 :
Après être sorti d'une école d'ingénieurs du "Top 10" et un master de sciences aux USA dans une université technologique de renom, mon fils aîné travaille dans un cabinet d'audit réputé. Meilleur salaire de départ, meilleure perspectives de carrière et de rémunération, etc. Cherchez l'erreur !!!
disle a écrit le 25/02/2011 à 07:34 :
Pour innover dans de nombreux domaines, il faut un support industriel et des capitaux. Un support industriel car l'innovation ce n'est pas simplement exprimer une idée. C'est surtout des prototypes et de la mise au point. Et si vous n'avez pas de support industriel sur place, vous allez faire ces prototypes et cette mise au point ailleurs. Ces phases d'innovation sont longues donc nécessite des capitaux. Exit les PME françaises. Dernier point: les brevets! Ils ne valent que si vous pouvez les défendre en justice et pire que si vous pouvez attaquer les copieurs. Et pour cela il faut avoir quelques centaines de milliers d'euros voire quelques millions à engager. Si ces points ne sont pas pris en compte, on va encore joyeusement "donner" beaucoup d'argent et d'énergie à nos concurrents
Fric a écrit le 25/02/2011 à 01:33 :
Le problème est toujours le même : si l'on veut innover et favoriser la recherche, il faut augmenter la rémunération de ceux qui produisent ces innovations et ces recherches. Tant que l'on continuera à payer grasssement les commerciaux, à donner des bonus indécents à financiers qui ne produisent rien et sont juste bons à créer des crises financières et à pomper l'argent des banques centrales, tant que l'on continuera à payer faiblement les chercheurs et à refuser de donner des royalties aux inventeurs, l'innovation et la recherche seront à la traine et attireront peu les jeunes, attirés par les bonus et l'argent facile de la finance. Je le vois bien avec les jeunes que je forme à bac +3 : tous attirés par la finance et l'assurance, pour le fric facile. Point.
candide a répondu le 25/02/2011 à 10:26 :
Tout à fait. De plus, cela fait vingt ans que j'entends qu'il faut investir dans la recherche, mais rien n'est fait, à part de créer une commission ou un organisme plein de hauts fonctionnaires qui ne servent à rien. En plus, l'innovation ne se décrète pas, il ne suffit pas de mettre de l'argent pour que tout se réalise comme dans un rêve. Il faut des gens compétant (si, si ça existe encore, même s'ils sont de nos jours dans des postes subalternes dans les entreprises où l'on préfère, comme en politique, les beaux parleurs) et innovant. Pour mon cas personnel, j'ai déposé une vingtaines de brevets qui ont rapportés beaucoup aux entreprises pour lesquelles je travaillais, mais je n'ai rien reçu en retour, à part d'en partir pour les raisons invoquées précédemment (règne des petits chefs).
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Nos ingénieurs sont très prisés par les sociétés étrangères; notamment les sociétés allemandes . On les retrouve souvent dans les CA des multinationales à des postes clés. Tous ne se piquent pas de finances, dieu merci.
par GERARDC27 le 02/03/2011 à 17:33
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