Contenu :
Copyright Reuters
Ils sont quarante, cinquante, pas plus, plutôt jeunes, assis en tailleur au pied de la Grande Arche. Depuis vendredi soir, ils ont choisi le quartier d'affaires de La Défense pour tenter de "réveiller les consciences de tous ces gens affairés". Sur le parvis, ils ont collé au sol des grands cartons sur lesquels ils ont inscrit leur intention de "construire ensemble autre chose", leur "intime conviction qu'un mode meilleur est possible", et recueillis quelques témoignages de badauds autour de la question "Et vous qu'est-ce qui fait battre votre coeur ?". Le coeur des Français ne bat apparemment pas pour une grande cause. "Mes enfants", "ma famille", "mes amis" mes amours", lit-on en grande majorité sur ces bouts de cartons. Isabelle, 52 ans, a répondu : "je sais pas on est désabusé". Quentin, 25 ans, "la liberté d'agir". Mais pour Thibault, 32 ans, ce sont "ses prochaines vacances".
Si le collectif des Indignés tente de rallier à sa cause le plus grand nombre, il reconnaît que le mouvement né en mai dernier pour soutenir "los Indignados" espagnols n'a pas trouvé ses marques dans l'Hexagone. "On s'y est mal pris avoue Gregory, au chômage malgré son BEP comptable/informatique. Nous avons démarrés à la Bastille mais nous étions mal organisés et le lieu était trop connoté. Le choix de La Défense est plus symbolique de l'époque et mieux perçu par les médias et l'opinion publique". Ces jeunes Français se sentent désormais plus proches des 99% américains regroupés au sein de "Occupy Wall Street" que de leurs cousins espagnols.
En se rebaptisant "Occupons La Défense", ils espèrent mobiliser le plus grand nombre. Et lancent pour vendredi 11 novembre, un appel national à la mobilisation. Mais en ce début de semaine, alors qu'un froid humide recouvre la régions parisienne, on sent déjà poindre le découragement : "ici tout le monde rentre chez soi le soir", se désole Christophe 26 ans. "On ne ressemble pas aux Indignés espagnols qui sont pour l'essentiel des jeunes en colère de leur situation. Nous sommes plus des porte-paroles des plus démunis, des mal logés et des SDF. Nous sommes d'abord un espace d'expression", conclut Gregory.
Leur slogan du jour, "les Indignés ne sont pas une légende", cache mal leur désarroi devant le peu d'intérêt populaire suscité par leur mouvement.
Qu’arrive-t-il donc au peuple français ? Historiquement toujours prêt à se soulever contre ses dirigeants, les Hexagonaux semblent indifférents à la vague de contestation qui secoue l’ensemble du monde occidental depuis plusieurs mois. Parti de Madrid au printemps, le mouvement des "Indignés" ne s’est pas depuis essoufflé. Son arrivée et son succès aux Etats-Unis, où il est devenu celui des "99%", lui a même redonné un second souffle. Même dans les pays traditionnellement peu touchés par le mouvement social, comme en Israël ou en Allemagne, les Indignés sont dans la rue. Mais en France ? Malgré cette nouvelle tentative, le pays se distingue par son calme. La rigueur annoncée en début de semaine par le gouvernement suffira-t-elle à déclencher l'indignation du plus grand nombre ? Rien n'est moins sûr, si l'on en croit les observateurs de la société interrogés à ce sujet par La Tribune.
Pourquoi il n'y a pas d'automne français : philosophes, psychosociologues et politologues expliquent les raisons de cette exception française
La vie plus douce ici qu’ailleurs
S’il y a un archétype français encore bien ancré, c’est celui de la "douce France". "La France n’a pas le sens du tragique, estime le psychiatre Davor Komplita. Son fort narcissisme la plonge dans un déni collectif protecteur. Il n’est pas question de lui imposer un calendrier de la révolte et, dans ce cas précis, elle ne souhaite pas jouer les suiveurs". Ce que Marie Naudet, juriste, qui signe ce mois-ci un livre avec Bruno Gaccio, "Blanc c’est pas nul", chez Descartes&Cie, traduit d’une formule lapidaire : "le peuple f rançais n’a pas encore assez faim". De fait, avec ces amortisseurs anti-crise que sont les minima sociaux, les aides sociales, ou encore les conditions de l’allocation d’aide de retour à l’emploi, la France prend d’une certaine manière en charge le désespoir des gens. Dit autrement l’Etat et le service public sont restés jusqu’ici suffisamment fort pour résister à la vague du néolibéralisme.
"Tant que ce système n’est pas remis en cause dans son fonctionnement et ses avantages, il temporise les effets induits par la crise économique", estime Luc Balleroy, directeur général d’OpinionWay. Le fait aussi que le plan de réduction des déficits budgétaires n’arrive pas brutalement mais s’inscrive dans une politique de rigueur entreprise et expliquée par le gouvernement depuis des années, calme les réactions épidermiques. Pour Louis Maurin, directeur du Centre d’observation de la Société, "les gens se mobilisent rarement lors de crises profondes, mais plutôt lorsqu’il y a un trop fort décalage entre leurs aspirations et ce qu’ils vivent. Comme dans les pays arabes où le sentiment d’injustice et le manque de respect ont nourri la révolte".
La France, contrairement à l’image de rebelle qu’elle cultive au travers des pages glorieuses de ses révolutions, serait donc de l’avis du sociologue François Dupuy, un pays qui n’a pas de véritable tradition d’action collective sur les sujets généraux qui ne concernent pas directement et immédiatement ses habitants. Ce ne serait donc pas l’injustice en soi qui blesse les Français mais d’en être éventuellement l’objet. Ce sentiment n’en est pas encore à son paroxysme. Malgré leur colère, ils restent soucieux de protéger leurs intérêts et ne souhaitent pas encore brûler le navire. Dès qu’ils la raccorderont à un aspect concret de leur situation, il y a gros à parier, dit François Dupuy, "qu’ils seront les plus indignés des indignés".
Un modèle qui se cherche encore
Sous la bannière des Indignés, tirée du best seller du résistant Stéphane Hessel, manifestent des mouvements aux origines diverses. Les Indignés d’Espagne n’ont pas les mêmes contours sociaux que ceux d’Italie ou de Wall Street. "Leur seul point commun est une posture morale et psychologique contre les dégâts humains provoqués par le capitalisme financier et la crise économique, souligne le psychanalyste Roland Gori, auteur de "La dignité de penser" (Ed. Les Liens qui libèrent). Un trait d’union lié au sens kantien de la dignité, c’est-à-dire le moment où l’on ne fait plus la différence entre l’homme et la chose". Si l’indignation se traduit donc par un "non"collectif à la marchandisation des êtres humains et se manifeste par une objection morale au cynisme du capitalisme financier, la complexité de la crise économique accroît la difficulté à se mobiliser.
"Mais méfions nous d’une lecture trop rapide", prévient Louis Maurin. Car si le courant des Indignés peine à s’organiser autour du collectif "Occupons La Défense", le pays garde toute sa vivacité intellectuelle et regorge de courants d’idées très critiques. Ainsi de "Sauvons les riches", où Julien Bayou interpelle "les riches, accros à un mode de vie destructeur". Ou encore de "l’appel des appels" qui entend "résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social". "Les forces traditionnelles de mobilisations ne voient probablement pas d’un bon œil cette concurrence dans la revendication. Ils jugent ces mouvements plus comme une menace pour leur pouvoir que comme un levier d’engagement. Du coup les relais naturels font défaut", relève Luc Balleroy. A noter également l’absence de véritable leader. Mais aussi d’idée forte selon le philosophe Bernard Stiegler : "en France, on bouge sur des idées neuves. Celles portées par Stéphane Hessel ou Edgard Morin ont soixante ans de retard. Habituellement affûtée dans son esprit critique, la France apparaît déboussolée et décervelée. Elle n’a pas de modèle théorique et ne sait pas faire sans. La jeune génération est en réalité démunie face à une démobilisation de la pensée économique qui a fait valoir le "no alternative" et mis en doute les concepts des lumières sans établir de nouvelles propositions".
De quoi nourrir un pessimisme un brin désespéré et impropre à alimenter une saine révolte. La croyance en l’efficacité des manifestations et des grèves a d’ailleurs drastiquement chuté après l’échec de la mobilisation sur la réforme des retraites. A l’inverse le crédit des élections a progressé d’après le baromètre du Cevipof, les Français estimant que voter est la meilleure façon d’influer sur les décisions.
Ambivalence de l’avant-2012
Le débat sur la présidentielle pourrait dans ce contexte jouer les détonateurs. "Le "Sarkozy bashing" focalise, depuis de nombreux mois, le mécontentement des français et joue un rôle de paratonnerre pour une opinion publique qui a besoin d’un bouc émissaire face à la succession de plus en plus rapide des crises. Dès lors, la proximité des élections présidentielles ouvre sur la possibilité d’une alternance que notre pays n’a pas connue depuis 1995. La contestation va pouvoir s’exprimer dans les urnes", analyse le psychanalyste Jacques-Antoine Malarewicz. Comme souvent, on votera "contre" bien plus que "pour".
D’aucuns imaginent qu’en mai prochain, le taux d’abstention pourrait aussi faire valoir ses droits. Pour l’heure, le débat des présidentielles canalise en partie l’élan des Indignés au travers de certains de ses représentants officiels les plus extrémistes, de Jean-Luc Melenchon à son opposée Marine Le Pen. Tous deux sont porteurs d’une logique transgressive et insurrectionnelle vis-à-vis du capitalisme financier. Mais paradoxalement, les sondages continuent de souligner le désenchantement dont font l’objet les politiques et les élites en général. Rares sont ceux qui croient aux miracles et aux "potions magiques" que les socialistes pourraient administrer à la France, notamment depuis le tournant de la rigueur de mars 1983.
L’anesthésie hexagonale cache donc peut-être plus une marmite sous tension prête à imploser à tout moment qu’une profonde léthargie. "Rappelons-nous qu’en 1967 c’était très tendu sur le plan social et qu’en février 68 Le Monde titrait "La France s’ennuie"", alerte Bernard Stiegler. Le parallèle avec Mai 68 paraît incontournable : à l’origine, celui-ci n’avait aucun caractère idéologique et culturel uniforme. "Ce printemps était tout au contraire celui de la contradiction généralisée", rappelle Jean-Claude Michéa. Dans "La double pensée" (Flammarion), le philosophe souligne le télescopage entre un mouvement étudiant (partie visible de l’Iceberg) et un Mai 68 populaire d’une puissance supérieure, mais dont le premier l’a emporté médiatiquement sur le second, pour se noyer ensuite dans la nouvelle culture du capitalisme de consommation.
Si donc l’on considère que le véritable questionnement de 68 autour du mythe de la croissance a été progressivement refoulé de la mémoire collective, il se pourrait qu’il ressurgisse intact sous la figure des Indignés de l’automne 2011. Ce qui est sûr, comme l’écrit Michéa, c’est qu’un tel mouvement ne partira jamais d’en haut : "l’histoire offre trop peu d’exemples d’une classe privilégiée renonçant d’elle-même à l’ensemble de ses privilèges. Et ce n’est certainement pas du désintéressement de nos riches ou de la probité de nos intellectuels que l’on peut raisonnablement attendre une nouvelle nuit du 4 août".
Tomeu Giro a écrit le 11/11/2011 à 14:08 :
(Désolé des fautes et des incorrections) S?il y a 5 mois l?opinion main-stream était qu?en France il n?avait pas de raisons pour la mobilisation, avec le succès des mobilisations dans le monde la question se pose : la société française ne bouge pas parce que ses membres sont les plus cons entre les économies industrialisées ? C?est l?impression que le pays donne aujourd?hui. D?où cette manque de prévision, cette volonté de nier la réalité ? Si on regarde les précédents historiques, ce qui a tardé trois ans en Espagne, tardera trois mois en France? Provocations à côté, le manque de succès des mobilisations a mis en évidence quelques grands déficits de l?éducation, de la formation et de l?information en France : a) L?incapacité de suivre les informations provenant des autres pays en raison de le manque de connaissance de langues étrangers (et d?intérêt en). En général, et même entre les indignés franciliens, très peu de gens suivent les informations dans une autre langue que le français. Les français, pour la grand plupart, n?ont pas une minime idée de ce qui est passé en Espagne, en US, en Grèce, etc. du fait qu?ils ont jamais cherché les informations en origine. Ce qui a passé en Espagne ou en US ne peut pas être un exemple pour les français, car ceux-ci ne l?ont jamais compris. b) Le manque de familiarité avec le numérique et une ingénuité total avec les sources d?information. Si les mobilisations ont pris en Espagne, ça a été grâce à une substitution des moyens de communication traditionnels par les nouvelles technologies de l?information et, en conséquence, par des nouvelles formes de s?informer. En France par contre, la plupart des gens s?informent seulement par les grands journaux et les grandes chaines de TV, et ça fait la différence. Même entre les gens que cherchent des informations sur la toile, on peut constater un grand déficit de discernement entre les mauvaises et les bonnes informations, entre les informations « officielles » et les informations de n?importe quel blog qui met le nom « indignés ». C?est très significatif que les « facebooks » avec plus de « likes » sont indépendants des mobilisations sur la rue, sont des facebooks personnels qui ont un grand succès seulement parce qu?ils ont été les premiers à prendre le nom? même entre les personnes qui participent aux assemblées, beaucoup sont incapables de différencier entre les uns et les autres. c) Le manque de spirit critique avec des informations partielles (parfois fausses) des médias, qui dirigent toute l?attention vers les présidentielles (et les législatives) et ont une tendance vers le localisme le plus insignifiant. Il faut aussi ajouter qu?aucun média français a fait une bonne couverture de ce qui est passé et est en train de passer (soit en France ou dans le monde). Les événements dans les pays arabes ont été beaucoup plus suivis que ceux des pays de l?UE ou des US. Pour légitimer les interventions de l?état français ? Pour ne donner pas des idées ? Aujourd?hui on peut assurer que les « indignées » se trouvent, entre la vie et la mort, dans la situation exacte que l?establishment voulait les tenir. La propre dénomination majoritaire des « indignés » est une manipulation des médias français (donner importance à S. Hessel, un retour au localisme), des partis et de autres groups de la gauche institutionnalisée (Hessel représente la gauche traditionnel, voir le PS). En US la dénomination est inexistante. En Espagne, les médias ont essayé de la faire passer, mais elle a été secondaire devant la clarté communicative de Democracia Real YA! et la préférence pour utiliser « le mouvement 15M ». En effet, le livret de Hessel a été vendu et lu en Espagne, mais il n?a pas motivé la prise des places par la jeunesse (d?abord). Il peut amuser les gens de 50 ans ou plus, mais il est insignifiant pour la jeunesse, car, à côté des bonnes intentions, il est absolument « out of time ». (You don?t know what?s going on?). Ce qui motive les jeunes espagnols est beaucoup plus dangereux pour l?establishment que le livret de Hessel ou une répétition du mai du ?68 (il y a plain de manifestations de « je/nous ne voulons pas faire un mai du ?68, ce n?est pas ça qui nous motive »). La gauche française a vu les implications et a décidé qu?elle ne peut pas permettre, devant les présidentielles, un mouvement populaire critique avec la gauche. Et, avec le soutien de la droite, elle a déployé tous les moyes pour ne pas éliminer mais contrôler les mobilisations, qui peuvent devenir éventuellement une force de frappe avant les élections. Ce qui aimerait la gauche française est un mouvement « unitaire de gauche » pour confronter l?imaginaire tout-puissant mauvais du film : Sarkozy. Ils sont tous impliqués : partis, syndicats, associations, etc. Après les élections, ils vont partager le grand gâteau qu?ils espèrent ramasser. Avec ça et le Sénat il y aura pour tout le monde ; aussi pour les différentes associations qui parasitent les différents facteurs de malaise social : le logement, l?immigration, les sans-papiers, le sexisme, les marches financiers, le nucléaire, le système de l?euro, etc. Et la gauche française est derrière les indignés aujourd?hui. La mobilisation n?est plus pour changer le système de gouvernance du local au global (en passant par la UE) : la (r)évolution. La mobilisation en France est pour réclamer les 4 points de leur agenda. Il est évident que cette stratégie de soutien au PS va être désastreuse pour les présidentielles (manipulation évidente et programme grossier) et elle va entrainer des grandes souffrances pour la majorité des français. Mais ils ne veulent que se remplir les poches. Alors, les indignés ont échoué ? Oui. C?est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle? vous la verrez. Ceux qui viendront ne seront pas indignés. Expect us. Merci à la Tribune de me publier ce post. Merci aux lecteurs de supporter la torture soufferte par sa langue.
CJ a écrit le 11/11/2011 à 10:40 :
Il est impératif que ce mouvement progresse en France, pour ralentir toutes les injustices cachées de ce pays soit disant respectant les Droits de l'Homme, avec sur les frontons des mairies des inscriptions louches "Libertés, Egalité, Fraternité" La Liberté, que pour les personnes riches, l'Egalité suivant votre statut social, la Fraternité on s'en aperçoit avec les déficits de la Sécurité Sociale et des Caisses de retraite, quand des Artisans Commerçants et petites Entreprises payent entre 39% à plus de 50% de charges, et que des grosses sociétés françaises ne payent que 18% ou est la Solidarité, quand vous avez les agents de l'EDF qui ont leur retraite à 55 ans voir 52 ans et que vous au chômage à 59 ans avec une maladie prise en charge à 100% par la Sécu vous ne pouvez même pas avoir l'allocation transitoire de solidarité encore une affabulation, les conditions sont tellement draconiennes que pratiquement personnes ne touchera cette allocation. Les banques qui se sucrent sur le dos des pauvres "prélevement de 52.90 ?, 1 jour de retard, commission de 30 ?" EDF qui augment de plus en plus ses tarifs motif les réparations et interventions coûtent chers, mais ils payent leur personnel en astreinte chez eux, au lieu de faire comme dans les Entreprises privées, sur les lieux de travail à faire de la prévention. Combien de personnes en France n'ont pas étaient remboursés par les assurances, ou autres, même après un jugement positif en faveur de ces personnes, ces assurances ou autres ne risquent rien en France, un Citoyen qui ne payent pas ces dettes, il sera sévèrement sanctionné, que font les élus sur ce sujet? Rien. Il y aurai beaucoup à dire, c'est pourquoi nous soutenons les Indignés, et ce mouvement en France ne doit pas disparaître, à noter concernant l'article que nous le jugeons plutôt inquiétant car dans le passé les grands moments de contestation populaire ont toujours étaient précédés de grandes périodes de calme!
La Bourse, c'est la vie ! a écrit le 10/11/2011 à 20:26 :
La Place de la Bourse aurait été mieux choisie pour remettre la bourse à sa juste place dans la société. Et puis, elle est moins isolée, plus facile d'accès, et les flics auraient eu plus de difficultés à man?uvrer que sur cette esplanade ... Enfin moi, je passe les voir ce week-end. Pas vous ?
CROMAGNON a écrit le 10/11/2011 à 14:02 :
Moi je m'indigne aussi sur les 46 milliards d'euros que nous payons chaque année d'intérêts sur la dette à 3%, 6 pour les italiens et 25% pour les grecs en 30 à 40 ans nous aurons payé autant d'intér^ets que de capital qui s'engraisse sur la pauvreté il y a là de quoi d'indigner !
un_digné a écrit le 10/11/2011 à 13:45 :
"Ils sont quarante, cinquante, pas plus". Dès la 1ère phrase une imprécision, car depuis une semaine nous avons été : - entre une bonne centaine et un millier SIMULTANEMENT la journée (j'entends par là que plusieurs milliers de personnes sont passées sur place), - entre 20 et 100 à rester DORMIR la nuit dans des conditions difficiles étant donné que la police arrache tentes et bâches systématiquement. Ensuite d'autres erreurs graves : - non, on ne se sent pas PLUS proches des américains que des espagnols (ou d'autres pays) mais TOUT AUSSI proches ! - non, les gens ne sont pas indifférents : on reçoit pleins de visites, de témoignages et de soutien local (des choses peu spectaculaires d'un point de vue "journalistique" ?) - non, le mouvement n'est pas tiré mais JUSTE inspiré NOTAMMENT par Stéphane Hessel mais pas seulement loin s'en faut ! - non, il n'y a pas "absence de leader" mais refus d'en produire pour des besoins dépassés (les vôtres notamment), le mouvement étant HORIZONTAL ! Bref, c'est dommage car votre analyse -pourtant poussée sur la forme- passe à côté d'éléments centraux pour la compréhension du mouvement, tant la vôtre que celle de vos internautes.
arch a écrit le 10/11/2011 à 11:50 :
Je le trouve un peu "gonflé" le baromètre du Cevipof qui indique que " les Français estiment que voter est la meilleure façon d?influer sur les décisions." surtout quand on mesure la désaffection significative (et en progression constante) de ces mêmes Français pour toutes les sortes d'élections depuis le début de la cinquième république. Alors bien sûr, il y a des exceptions, le vote "contre" sarkozy en est une... Mais tout de même avouons que l'on fait dire aux sondages ce qu'on veut. Surtout lorsque, suprême contradiction, on indique également quelques lignes plus bas que rares sont les français à croire à une alternative à gauche. L'abstention (c'est-à-dire l'indifférence) est devenu, malgré nous, la seule réponse "digne" à opposer au mépris caractérisé de toute la classe politique envers le peuple. N'y voyez pas seulement le signe d'une résignation. Le vote blanc est devenu inutile, comme s'il était une preuve de notre confiance envers la survie de la (cinquième) république telle qu'elle est "utilisée" actuellement. Le vote blanc compromet déjà l'idée qui a fait son chemin (et qui continue à le faire) selon laquelle la République française et son esprit démocratique dit des Lumières est à l'agonie, un modèle est à réinventer ou un nouveau modèle est à inventer et n'espérez pas un changement provenant des gardiens du statu quo et des assoiffés de pouvoir, la démagogie est mère du mensonge
gerardc27 a écrit le 10/11/2011 à 11:17 :
La révolte ne se décrète pas. Le degré d'insatisfaction qui mène à l'insurrection non plus.Il suffit toutefois d'une étincelle.
Révolution Sieste a écrit le 09/11/2011 à 17:52 :
Vu leur degré d'indignation, ils devraient aller s'indigner dans le Larzac.
Mordrakheen a écrit le 09/11/2011 à 16:58 :
un article qui sent bon le "1968 revival" nostalgique ...du grand n'importe quoi indignés les américains et les espagnols et les anglais peuvent l être en France la situation n est pas si dramatique , dure oui certes dramatique non il suffit de voir ce qui se passe dans d autres pays ...alors oui il y en a qui reve de révolution voir de guerre civile 1968 n a rien apporté a notre pays et encore moins aux classes laborieuses c etait une revolte de gosses gatés qui se sont gavés sur des années fastes et nous on laissé que leur ruine et leur reste se lavant les mains de leur irresponsabilité ! Et puis peut être que les Français se sont rendus compte qu il n y a qu en bossant qu arriverait a sumonter cette crise et que chouiner dans son coin ne sert à rien à moins de rever que le monde entier change d un coup d un seul
Patrickb a répondu le 09/11/2011 à 22:39 :
@Mordrakhen: commentaire habituel des dégonflés ! bien sûr que les mouvements ne servent à rien, mais pourquoi tu bénéficies des résultats. Tu devrais demander à ne pas en bénéficier, voire d'envoyer tes enfants travailler dans les mines à partir de 5 ou 6 ans comme au 19e siècle. Grâce à toi, le monde progresserait plus vite, n'est-ce pas :-)
dede a répondu le 09/11/2011 à 23:29 :
tt a fait d'accord changeons ce monde
anonymous a répondu le 10/11/2011 à 00:05 :
Commentaire à vomir. Il ne connait sûrement rien des indignés, et se permet de commenter. Sache que ce n'est pas seulement pour notre pays que nous manifestons, mais pour tous les pays touchés par ces gros cons qui s'engraissent sur notre dos. Si tu n'as pas envie d'essayer d'améliorer les choses c'est ton problème, mais ne vient pas dire que l'on cherche une guerre civile, pas besoin de violence pour faire changer les choses...
ASTON a répondu le 10/11/2011 à 06:51 :
C LES MEDIAS QUI TRAVAIL A FAIRE TOMBER LE MOUVEMENT EN LAISSANT DES ARTICLES COMME CELUI CI. IL FAUT Y ALLER NE SERAIS CE QUE POUR FAIRE UNE BALADE.
marion508 a répondu le 10/11/2011 à 13:16 :
http://www.youtube.com/watch?v=KoD7L1FCtqE allez regarder ca, sans compter ils ne sont pas qu'une cinquantaine...apres vous allez voir ce que vos media chéris vous cachent, car je pense pas qu'on puisse voir ca aux info...les medias ne font que cacher la verité pour que le mouvement ne prenne pas l'ampleur qu'il a dans les autres pays!!! perso, en voyant cette video, ben moi aussi je me suis indignée! et vous???
louise michele a répondu le 27/11/2011 à 01:57 :
Les indignés (affranchis) sont sur la toile !
> Retour haut de page
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :
jQuery(this).corner('round 4px').parent().css('padding', '1px').corner('round 4px');
JCM132 a écrit le 13/11/2011 à 18:53 :
Chers amis; Un pays cela se gère, comme une entreprise ou une famille. Avant de s'indigner, il faut faire l'exacte bilan de la situation. En 2002 dans un essai littéraire j'avais écrit ceci, c'en était le titre: France = 4 F (Frime, Fric, Fraude, Fourberie). Un éditeur m'a escroqué et cela n'a pas été très loin. Je faisais le bilan de ce territoire de 550000 km² qui est le plus chanceux de la planète Terre; mais peuplé de malades-mentaux et gouverné depuis plusieurs décennies par des minables qui ne pensent qu'à eux. Récemment j'ai récidivé avec une autobiographie très engagée. Pour laquelle, je me suis servi de mon parcours original: d'une enfance déplorable, aux expériences nucléaires d'In-Ekker (Sahara), aux Etats-Unis (employé de son industrie aérospatiale pendant 21 ans) à la Russie que je visite chaque année depuis 1997 (Grâce au sport). J'ai eu le malheur d'appeler ce livre: Le Rescapé de la Bombe (Le 30-04-1962 je prenais l'avion pour Paris et le lendemain matin un essai nucléaire a "foiré"). L'état français a de ce fait quelques milliers de morts sur la conscience,(suite aux radiations). Mais c'est quelque-chose dont il ne faut pas parler. Conséquence: personne n'a voulu éditer mon livre avec ce titre. Je l'ai donc fait moi-même; selon les règles, mais sans distributeurs et avec la réticence des librairies. J'en conclu que je suis un individu dangereux que la Tribune (moins que les autres) censure parfois (ce qui m'amuse!). Le bilan de ce pays, je l'ai fait, envoyé à un certain Jérôme Peyrat (député UMP), à Madame Royale avant l'élection 2007 et à d'autres notoriétés politiques. Personne n'accepte de débattre, parce que, en France, pour qu'il y ait un changement, il faut que ce soit ceux qui profitent le plus du "merdier" actuel qui le demandent. A 72 ans, je ne me fais plus d'illusions et j'ai beaucoup de plaisir à m'intéresser à la géopolitique mondiale et à dialoguer en anglais avec des médias respectables; j'ai plus de 800 commentaires publiés par ABC News et Russia-Today (Pas les fossoyeurs français; exceptées: La Tribune et celle de Genève qui sont assez correctes). Futures Générations; je suis désolé pour vous... Jean-Claude Meslin indigné et écoeuré par la médiocrité ambiante depuis 30 ans