La Tribune

Perte du Triple A : le contre-choc viendra de la zone euro

Copyright Reuters
Copyright Reuters
Robert Jules et Sara Sampaio  |   -  636  mots
Après le choc de la dégradation, Paris relativise les conséquences, réelles, de cette décision pour son ­propre compte. Mais cette nouvelle donne va compliquer la résolution d'une crise de la zone euro dont pâtit de plus en plus... la France.

Après le cauchemardesque vendredi qui a vu la dégradation du triple A de la France par l'agence Standard & Poor's (S&P), le gouvernement français avait de quoi retrouver des couleurs lundi. Moody's et Fitch n'ont pas suivi leur consoeur, conservant la meilleure note au pays et l'emprunt, certes à court terme, de quelque 8,6 milliards d'euros effectué par l'Agence France Trésor s'est bien passé, à des taux modérés. Mais l'embellie risque d'être de courte durée.

L'emprunt pénalisé

En effet, la nouvelle donne imposée de facto par S&P va compliquer non seulement l'assainissement des finances publiques en France, ce qui n'est pas nouveau puisque le taux pratiqué sur le 10 ans s'est installé au-dessus des 3% depuis plusieurs semaines, mais aussi le fonctionnement de sa machine économique. En effet, au-delà de la capacité d'emprunt de la France, c'est aussi celle des collectivités locales et des PME qui va se tendre. On aura sur ce point une bonne indication du sentiment des investisseurs privés, avec une autre émission d'obligations à long terme, jeudi, par le Trésor français portant sur un montant compris entre 7,5 et 9,5 milliards d'euros.

Quant au plan de la zone euro, cette dégradation qui s'est également appliquée à l'Autriche s'est soldée lundi par la perte du triple A du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Selon S&P, le potentiel de prêts du FESF noté AAA, qui s'établissait à 440 milliards d'euros, va être amputé de 180 milliards d'euros. "Il semble donc probable que les membres de la zone euro devront prendre rapidement une décision sur le FESF, soit demander aux quatre pays encore notés AAA (Allemagne, Pays-Bas, Finlande et Luxembourg) d'augmenter leur contribution, soit réduire la capacité de financement du fonds européen. Ce problème devrait influencer le marché, même si les investisseurs ont clairement l'impression que ce mécanisme d'aide ne permettra probablement pas de sauver la zone euro", explique Steven Barrow, chez Standard Bank.

En effet, au-delà du FESF, l'une des clés de voûte de l'accord du sommet européen de décembre qui portait sur une deuxième aide à la Grèce de 130 milliards d'euros était la participation du secteur privé à la restructuration de la dette grecque. Or ce volet visant à effacer 100 milliards d'euros est loin d'être acquis. Après la suspension vendredi des négociations entre le lobby bancaire et le gouvernement grec, une nouvelle rencontre est prévue mercredi. Le Premier ministre grec, Lucas Papademos, s'est dit "confiant" sur un accord, mais du côté des investisseurs, le doute prédomine. "Aussi bien les règles juridiques que le bon sens disent que tous les créanciers doivent être traités de la même façon. On espérait cependant que les créanciers privés - banques, "hedge funds" - accepteraient un abandon de créances important et que les créanciers publics - Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, États européens - garderaient leurs créances entières. Cela ne marche pas", constate Maurice de Boisséson, chez Octo Finances.

Enfin, et surtout, les doutes grandissent sur la gestion de cette crise depuis ses débuts en 2009. "La dette grecque est passée de 115% du PIB à 160% en deux ans parce que la recette imposée était fausse. Grâce à la Grèce, la zone euro apprend ce qu'il ne faut pas faire !", indiquait, lundi, Nicolas A. Vernicos, président de la Chambre de commerce international de Grèce, au colloque annuel de la Coface. A cette réunion, le ministre français de l'Economie, François Baroin, lui, a martelé que la dette de la France était "un investissement qui ne comporte aucun risque", évitant d'évoquer la zone euro.

Réagir

Commentaires

Lo  a écrit le 18/01/2012 à 13:17 :

Rappelons que les agences de notations sont anglo-saxonnes?Et que pour masquer l'étendue des problèmes US et anglais, quoi de mieux que de dégrader ces fameuses notes?Nous sommes manipulés?et ça marche très bien. Nous maintenir dans l'illusion que la seule solution est de rester dans le monde d'avant la crise est aberrant. Réveillez vous et construisons le monde d'après !

lucifer  a écrit le 17/01/2012 à 17:49 :

La BCE a une attitude très conciliante avec les banques qui devrait se poursuivre en février 2012. De plus, l'abandon par les banques de leur activité de banque d'investissement devrait limiter leur appel au marché. En conséquence, les investisseurs risquent d'avoir des difficultés poour caser leurs liquidités et une stabilisation des taux, voire une diminution peut être envisagée.

jpd  a écrit le 17/01/2012 à 14:50 :

les dettes souveraines n'étaient pas l'activité prmière des agences de rating, les sociétés privées leur suffisaient. Les Etats restaient maîtres de leur dette et la géraient selon leurs volontés et contraintes, d'aboord géopolitiques. Or l'euroland n'a rien pour cette dette (ces dettes) et les Allemands (je ne dis pas Merkel) doivent focer pour ce rôle historique et ainsi sortir des traités d'après-guerre

hledem  a écrit le 17/01/2012 à 14:50 :

Trop facile de critiquer les hommes d'état qui nous gouvernent. Nous sommes dans une démocratie ; soyons responsables et courageux et ne rejetons pas nos responsabilités sur les autres. Nos gouvernants ont été élus par les citoyens donc les électeurs sont les seuls responsables de la situation . D'autant plus responsables qu'ils forment l'opinion et que sans le soutien de la majorité de l'opinion les dirigeants ne peuvent rien décider. Souvenons-nous des réactions de cette opinion aux réformes pendant ce quinquenat...!!!!! Ce n'est pas la perte du AAA qui est grave. Ce qui est excessivement grave c'est que la France dépense trop. Ce qui est excessivement grave c'est l'incapacité de la majorité des français à le comprendre et a l'accepter. Ce qui est excessivement grave c'est que les français n'ont pas compris que leur pays est strictement sur la même route politique que la Grèce il y a trois ans. Analyser et comparer--- Il faut à la France un président Courageux; un président Volontaire; un président Tenace. Sinon un jour de notre histoire des auteurs pourrons écrire la fable " Le mur et Culbuto" . Ca va souffrir et la majorité l'aura voulu. Ainsi va la démocratie.....Et pourtant éviter quelques gaspillages (en tous genres) devrait être facile..AH!!! Il y a les acquis sociaux!!! AH!!! il y a les privilèges!!! A bon entendeur......

Ben voilà  a répondu le 17/01/2012 à 16:15:

Sur la même longueur d'onde. Problème : la lucidité n'est pas une vertu partagée, et le courage n'étouffe pas la majorité d'entre nous... Le pire, c'est que l'exemple ne soit jamais venu d'en haut... C'est pourtant le capitaine et son équipage qui doit donner l'exemple, et redimensionner le mammouth à la taille nécéssaire et suffisante. Je n'ai pas encore entendu grand chose de significatif sur ce sujet alors que l'échéance arrive à grand pas.

celthic  a répondu le 17/01/2012 à 16:16:

vous avez tout à fait raison. Chacun d'entre nous a sa part de responsabilité. Les français dans leur majorité, par ignorance, égoisme peut être n'ont pas voulu regarder ce qui se passait ailleurs, installés qu'ils étaient dans leur confort pour certain ou l'illusion de l'être pour d'autres, grâce à l'emprunt généreusement octroyé.Pour autant, la responsabilité des politiques demeure pleine et entière car eux savaient, et pour satisfaire leur goût du pouvoir , se sont contentés de carresser dans le sens du poil, pour être trivial, les électeurs. Le réveil est à présent difficile, et je vous rejoins égakement sur le fait qu'il faut à présent quelqu'un de sérieux et qui ne raconte pas de sornettes. La récréation est à présent terminée.

Déjà trop taxés  a répondu le 17/01/2012 à 17:45:

Intéressante remarque de hledem. Cependant, que reste-t-il de la démocratie à partir du moment où les politiciens peuvent acheter des votes avec des promesses financières à crédit ? Que vaut une "opinion" qu'on peut acheter avec des subventions ? L'absence manifeste de choix, malgré la pléthore de candidats à gauche comme à droite, devrait vous faire réfléchir : tous sans exception proposent d'augmenter encore plus les dépenses de l'Etat obèse, alors que nous sommes déjà trop taxés. Quel que soit l'heureux élu, il sera confronté à la limite inéluctable des collectivismes : l'argent des autres finit toujours par manquer.

Havoc  a répondu le 18/01/2012 à 8:25:

Pendant qu'on se bourre le mou avec la France qui vit au-dessus de ses moyens, on évite de se poser la question de la France qui ne gagne pas assez, c'est à dire qu'on ne trouve aucune solution au marasme industriel et des services, au déficit de la balance commerciale, au manque de dynamisme économique de notre pays. On veut soigner le malade, mais on se focalise sur la partie la moins grave de son mal.

Pierre  a écrit le 17/01/2012 à 14:14 :

a deja trop taxés: il ne faut pas avoir peur de dire qui sont ces "CEUX" qui ont mis notre pays dans cet état!!!Comme vous le dites si bien cette dette n'est pas la note, mais bien celle de "CEUX" qui nous ont gouverné depuis 40 ans maintenant. Quand je pense que demain, beaucoup veulent remettrent les mêmes au pouvoir, Ils seront demain eux aussi les COMPLICES de la misère que l'on veut nous imposer!!!!LES COMPLICES DE CEUX QUI VENDENT LA FRANCE AUX POUVOIRS FINANCIERS

Déjà trop taxés  a répondu le 17/01/2012 à 16:44:

Avec 56% du PIB spolié chaque année et une bonne part du reste de la richesse restante contrôlée indirectement, l'essentiel de la menace ne vient pas du pouvoir financier mais bien du pouvoir de l'Etat et de ses annexes collectivistes (sécu, syndicats, entreprises monopolistiques publiques ou oligopoles privés). Nous sommes déjà trop taxés.

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 19:46:

Déjà niche fiscale. Il vous reste une solution simple qui est de partir au pays du dream. Ou du gruyère des comptes numérotés, me direz-vous. Il est en tout clair que c'est votre mentalité qui a donné la crise actuelle. Désolé de constater les faits.

Déjà trop taxés  a répondu le 17/01/2012 à 20:23:

Les richesses n'appartiennent pas à l'Etat mais aux individus qui les créent : une niche fiscale n'est pas une "dépense" mais une "économie". Cependant, vous avez raison : il ne sert à rien de prendre pour redonner ensuite. La réduction des taxes doit accompagner la suppression des niches fiscales. En ce qui concerne l'IS et l'IR, il s'agit d'instaurer la FLAT TAX à faible taux, seule façon socialement juste et économiquement efficace de lever les impôts. Quant à la solution simple que vous évoquez, elle réside évidemment dans la baisse des dépenses inutiles et le retour de la liberté, pas dans l'élimination de la population à qui ce pays appartient légitimement. Nous sommes déjà trop taxés par ce régime collectiviste spoliateur.

caprépublic  a répondu le 17/01/2012 à 20:23:

La part financiere de la dette de 100 milliards est de 1000 milliards
http://detteeurofinance.perso.sfr.fr/blog/2011/11/part-des-frais-financiers-dans-la-dette-publique/
Calcul simple comme votre compte en banque.
Cela mérite un tribunal populaire pour les "gestionnaires"

régions aussi  a écrit le 17/01/2012 à 14:00 :

Les régions (majoritairement à gauche) sont aussi surendettées, voyez vos d?impôts locaux. A Grenoble (PS) on a échappé de peu à un projet pharaonique de tunnel autoroutier (une commission d?enquête publique a conclu à son inutilité) ainsi qu?aux jeux olympiques de 2014 dont personne ne voulait (projets promus par des campagnes publicitaires payées par les contribuables grenoblois). Si les agences de notation peuvent faire baisser les impôts locaux, je les en remercie d?avance.

Déjà trop taxés  a écrit le 17/01/2012 à 13:40 :

Selon le titre de l'article, la France pâtirait de la crise de la zone euro. Mais la réalité est exactement l'inverse : c'est la zone euro qui, dans son ensemble, pâtit de la crise d'obésité de l'Etat-providence français et de ses succursales communistes, qui n'ont fait aucun effort significatif de baisse de leurs dépenses, contrairement à tous nos voisins. Sur les 1100 milliards actuellement dépensés, au moins 300 milliards d'euros de baisse sont indispensables, ce qui laisse quand même 800 milliards pour satisfaire l'appétit dévorant du Léviathan. Pire, l'Etat-subprime français s'entête dans la multiplication des taxes, la hausse des impôts, l'accroissement sans fin des charges sociales, l'anarchie légale et réglementaire, l'injustice de l'égalitarisme, et surtout dans sa guerre aveugle et obstinée contre le capital, les entreprises, la vraie concurrence, les marchés et, d'une façon générale, contre l'emploi et la liberté économique. La dette de l'Etat français n'est pas la dette de la France ni des Français, mais la dette de ceux qui ont mis notre pays à leur botte collectiviste. L'investissement dans la dette de l'Etat-subprime français est celui qui comporte actuellement le plus de risques, parce qu'il est le plus collectiviste de la zone. Sans aucun doute possible, la petite URSS française est le maillon faible de l'euro ! Nous sommes déjà trop taxés.

celthic  a répondu le 17/01/2012 à 14:19:

il est de notoriété publique que le Royaume Uni, l'Irlande, les USA, dont les économies sont également dans un piteux état, sont des régimes communistes, il est par conséquent évident que leur sort soit comparable au nôtre !!!

ZORO  a répondu le 17/01/2012 à 15:37:

JE dirais ou je penserais pauvre ...........devinez je ne veux pas etre censuré

ZORO  a répondu le 17/01/2012 à 15:38:

je ne m'adressais pas a CELTHIC

Déjà trop taxés  a répondu le 17/01/2012 à 17:22:

Le chômage de masse structurel et la dette de l'Etat français existaient bien avant la crise actuelle. Contrairement aux 3 pays cités, la France collectiviste est en crise depuis presque 40 ans, sacrifiant sans répit sa jeunesse, son dynamisme et son potentiel économique. Ceci dit, la crise mondiale des Etats providentiels, y compris dans les pays anglo-saxons, survient à cause des mêmes erreurs qui ont engendré puis approfondi la Grande Dépression des années 1930 : illusion collectiviste, accroissement de l'interventionnisme étatique, hyper-endettement, monétisation débridée commandée par l'Etat. Maintenant que la fête des cigales est finie, c'est par le recul massif des dépenses publiques, pour équilibrer les comptes, tout en baissant les impôts et en remboursant les dettes publiques, que nous sortirons de cette crise. Il n'y pas d'autre alternative. Nous sommes déjà trop taxés.

Francesco Schettino  a écrit le 17/01/2012 à 13:37 :

la situation est sous contrôle, retournez dans vos cabines

le guignon  a écrit le 17/01/2012 à 13:26 :

quel credit peut on apporter a sarko et son equipe? AUCUN ily a deux mois si on perdait notre triple a il etait mort et maintenant c'est de la bricole,le patron et ses subordonnes nous bourrent du mou comme pas possible cela ressemble fort a un recent naufrage!! :il n'y a pas de danger tout va bien simple petit incident on a la situation en main, tu parles!!!!l' un patron et une equipe qui n'a plus aucune credibiliteet qui va bientot se faire debarquer

Olivier  a écrit le 17/01/2012 à 12:05 :

Si la solution pour le maintien de la capacité d?intervention du FESF, c?est que les quatre derniers pays encore triple A augmentent leurs contributions, au risque de perdre leurs bonnes notes à leur tour, c?est que vraiment les tentatives de sauvetage de l?euro ne sont qu?une vaine et funeste fuite en avant.

Gilles  a écrit le 17/01/2012 à 11:50 :

Sarkozy avait toutes les cartes en main en 2007 pour mettre en place de vraies réformes de fond. Le train ne s'arrête pas une seconde fois !

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 13:31:

Ce qui serait amusant, Gilles, serait que vous me citiez ce qu'il n'a pas réformé... Car même la finance est maintenant impunissable.

DOUDOU  a répondu le 17/01/2012 à 13:46:

On ne peut pas lui reprocher les réformes qu il a faites et de lui mettre tout sur son dos car ces devanciers se sont bien gardés de mettre les mains dans le cambouis et qu ils sont partis avec les honneurs et que lui doit faire encore des réformes car je vois mal HOLLANDE faire quoi que ce soit pour la FRANCEvu qu il n a jamais été d un gouvernement alors messieurs les socialistes ne lui mettez pas des batons dans les roues.

Alexandre  a écrit le 17/01/2012 à 11:10 :

En France depuis les années 75 les institutions publiques ont gardé la tête dans le sable, les partenaires sociaux aussi, les banques ont couru après des profits inimaginables bien loin d'une gestion équilibrée....et en Europe les résultats ne sont pas très différents avec la vision court termiste que nous connaissons. Mais cessons de regarder dans le rétroviseur et essayons de travailler ensemble (et pas les uns contre les autres) pour trouver de vrais solutions.

question  a répondu le 17/01/2012 à 11:45:

pourquoi 75 précisément ?

henri  a répondu le 17/01/2012 à 11:57:

Idée louable si il en est !
Mais hélas, les uns ne veulent pas payer pour les autres !
et les autres ne peuvent plus équilibre leur budget sans des
réformes anti sociales et anti electorales !
Alors c'est le mur au prochain virage !

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 12:47:

Il y a deux dates précises qui expliquent tout, et pas seulement pour notre pays. Soit, 73, avec la loi Pompidou qui privatise la dette du pays, en y ajoutant un intérêt, et 93, où Mr Balladur fait voter l'AGCS (accord GATT, voir OMC), qui privatise l'ensemble des services publics. Avec le recul, nous pouvons constater que la privatisation de la dette est purement inutile car chaque dirigeant sait, depuis les années trente avec l'Allemagne, que s'il imprime trop de billets, l'inflation devient destructrice et met au pouvoir l'extrême-droite. La privatisation des services publics montre de même qu'elle est une erreur grave lorsque l'on constate l'état de la santé ainsi que de l'éducation dans les pays anglo-saxons. Pour ne citer que ces deux secteurs. Sinon, ayons une pensée pour la Recherche et le Transport défunts... Il est donc maintenant logique que la finance ait tout pouvoir et en ait abusé au point de trouver ses limites. Rien de plus courant, en somme. Marx n'a pas inventé la poudre. Sinon, il aurait décerné des nobels. ;-)

Pierre  a répondu le 17/01/2012 à 13:32:

a question: écoutez le discour de MARINE dimanche à ROUEN et vous aurez toutes vos réponses..Elle n'est si conne que le pretend RUKIER!!!!!!

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 18:54:

En effet, Pierre. Elle a surtout l'intelligence de ne surtout pas dire ce qu'elle pense vraiment. Son discours, éventuel "programme", est donc complètement creux. Mais populiste. Donc, ça doit vous plaire. Car s'est fait pour.

Pierre  a répondu le 18/01/2012 à 7:45:

a Yvan: il y a un dicton qui dit: si tu ne peux rien dire de bien: ne dis rien du tout! Cela vaut nettement mieux que de dire des mensonges!!!!!Et en politique beaucoup sont très forts a ce sujet!!!!!

Pierre  a répondu le 18/01/2012 à 7:49:

j'ai entendu il y a 5 ans le mot "karcher" aujourd'hui j'entends plus 15% DE CAMBRIOLAGE......C'est simple, valait mieux ne rien dire, que de pareilles conneries. Nous n'avons jamais demandé de "karcher" seulement un travail PROPRE!!!!!!

ZAPY  a écrit le 17/01/2012 à 10:44 :

le BON SENS A DE L'AVENIR
quelle belle pub?

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 12:54:

Non, Zapy. La phrase exacte du candidat présidentiel en 2007 était : "S'endetter est avoir confiance en l'avenir."

gc54  a écrit le 17/01/2012 à 10:27 :

La réponse à cette affaire de la dette n'est pas qu'économique, elle est également politique car il n'existe pas de gouvernement européen. Dépasser les cadres nationaux pour construire les EU d'Europe pourrait être une piste intéressante.

GABUZO  a écrit le 17/01/2012 à 9:57 :

ce qui est surtout "amusant" c'est que les libéraux vont en profiter pour demander l'accélération des réformes comme en Grèce et on peut constater le résultat. La pensée unique nous emmene droit dans le mur et l'Europe applaudit!

halley  a répondu le 17/01/2012 à 10:27:

..peut être la pensée unique dans les autres pays ! Mais à ce jour, en France, la pensée unique a été de croire que la solution à nos problèmes résidait dans plus de fonctionnaires et plus de budget aux administrations. Il y a d'un côté une crise internationale, et de l'autre une crise bien française qui perdure depuis 40 ans ! Tant que nous n'aurons pas réussi à retrouver de bonnes pratiques de gestion du secteur publique nous n'aurons aucune chance de nous en sortir.

Gilles  a répondu le 17/01/2012 à 11:53:

Les Canadiens et les Suédois l'ont bien compris en son temps. Pendant ce temps la cigale française continuait de chanter.

Costa Finances  a écrit le 17/01/2012 à 9:30 :

il faut attendre les secours

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 12:03:

Cool. Mais chaloupes souvent...

euro  a écrit le 17/01/2012 à 8:52 :

Il y a trois agences de notations. Toutes les trois ont des intérêts directs ou indirects avec des sociétés financières, banques, média. Peut-on m'expliquer comment un des trois peut mettre "en crise" un pays quand les deux autres maintiennent leur notation?
Ces société privées ne devraient pas exister sauf si la spéculation sert aux sociétés de leurs groupes. Pourquoi une décision de leurs parts peut mettre en difficultés des gouvernements...donc l?économie de tous leur citoyens . Je pourrait comprendre que les trois soient d'accord au même moment pour sanctionner ou faire bénéficier de leur notation. Mais leurs intérêts "cachés" ne sont pas les mêmes. J'aimerais comprendre dans un monde de "planche à billet" à quoi on joue.

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 9:42:

Bonne idée, Euro. Et pourquoi pas la réglementation du shadow banking et la suppression du secret bancaire et des paradis fiscaux...? ;-)

Pierre  a répondu le 17/01/2012 à 11:01:

a euro: ces agences ne font que regarder ce qui se passe. Et il se passe quoi? La France a 1700 milliards de dette et elle n'arrive même pas à équilibrer ses comptes seulement pour les intérêts. Alors arrive ce qui doit arriver!!!! J'ai fais une erreur, j'ai dis la France, non ce n'est pas la France, MAIS L'ETAT!!!!!!!

@Pierre  a répondu le 17/01/2012 à 11:23:

Faux cher Mr par exemple l actionnaire majoritaire de Fitch est l un des plus gros contributeur de l UMP, SetP a la majorite des ses actionnaires aux USA; donc soutenant la politique "planche a billet" de la FED et voulant preserver la supprematie du roi Dollars..... Des lors que ces agences ont des appointances avec tel ou tel etat, tel ou tel parti la notation est biaisée, donc inexactes et c est la tout le probleme, comme celui de la bourse on en reste à une economie coup de poker, virtuelle! Le seul moyen de nous sortir de ce merdier c est de revenir a l economie reelle, retour de l etalon or et retour du Steelglass act point!

Mordrakheen  a répondu le 17/01/2012 à 11:46:

la remarque précedente (@pierre) résume toute la situation ubuesque des agences de notations c est tout à fait ça !! Ou etaient ces gens si clairvoyants en 2008?? Qui n ont rien vu venir ni subprime , ni crise financiére , ni l'effondrement de lehman brothers (qui a servit de disjoncteur en fait a la finance américaine parce que elle n aurait pas du couler seule et ce n etait pas la plus fautive) ces banques étaient toutes cotées AAA deus semaines avant le crash !!!! Et que dire de la note américaine ?? ce n est pas AA+ que devraient avoir les USA mais BBB+ à cause de leur dette bien sur mais aussi parce que leur systeme bancaire est toujours hors de controle et que leur économie va toujours trés mal et enfin parce que leur pratique de la planche à billet les font s assoir sur une véritable bombe inflationiste ...wait and see

Alox  a écrit le 17/01/2012 à 8:43 :

En 5 ans nous avons 520 milliards de dettes de plus !! Notre homme, en parfait gestionnaire, avait vendu en 2004 alors qu'il était Ministre des finances de Raffarin, 500 tonnes d'or de la banque de France à 400 $ l'once. Or qui vaut aujourd'hui 1600 $ l'once. On comprend mieux pourquoi la France est complètement ruinée avec des pieds-nickelés pareil.

Fin de règne  a écrit le 17/01/2012 à 8:03 :

Nous récoltons les conséquences de 5 ans de sarkozysme : rodomontades, discours dignes de la quatrième république, concertos de m'a-tu-vuvuzela, députés obnubilés par des lois d'une haute tenue intellectuelle telle la taxe soda, gouvernement haineux, harcèlement de la population. Bilan : dette, chômage, mécontentement généralisé et élection de Le Pen aux prochaines présidentielles. Merci l'ump. C'est la seule chose que vous faite de bien.

Nimp  a répondu le 17/01/2012 à 8:32:

Ce qu'il ne faut pas entendre... C'est peut-être la faute à Sarko s'il y a eu une crise mondiale? Il est vraiment super mal tombé... Il a eu la pire période.
Si la gauche n'avait pas accordé à tout vas des aides à ce qui restent tranquillement à la maison glandouillés... la France aurait plus d'argent.
Simple exemple à la con mais il y en a tellement d'autres...

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 9:39:

Nimp : et tous les cadeaux fiscaux faits AVANT la chute de Lehman..??

Rutabaga  a répondu le 17/01/2012 à 9:56:

Yvan et Fin de règne ont raison: Je n'ai jamais vu un état qui fait un budget où il y a plus d'argent emprunté que d'argent issu des ressources propres. Si c'était un ménage on crierait "au fou", là c'était juste l'état Français en 2009...
De toute façon même Fillon a dit à plusieurs reprises qu'on était virtuellement en faillite!

Pfff  a répondu le 17/01/2012 à 10:26:

Le dernier budget adopté en excédant date de la dernière année du mandat Giscard. Faut vraiment commencer à se renseigner et regarder les choses de manière impartiale....
Comme si seuls les "cadeaux fiscaux" (vous ne croyez quand même pas que les ménages les plus aisés vont tout payer à tout le monde ? Les 500 000 ménages les plus riches payent déjà 43% de l'IR total soit environ 22 milliards) étaient responsables de ce marasme.

halley  a répondu le 17/01/2012 à 10:38:

Les cadeaux fiscaux de Sarkozy ne représentent que quelques dizaines de milliards. Même s'il aurait été effectivement préférable d'économiser cette somme, la plus grande part de l'endettement de la France vient de mauvaises pratiques de gestion de l'Etat et des collectivités locales depuis plus de 40 ans. La gestion de la fonction publique est déplorable dans ce pays et les français ont toujours eu pour culture de tirer un maximum sur la ficelle de l'Etat providence. La crise de 2008 a renforcé ce phénomène d'endettement dans tous les pays d'Europe... même ceux qui étaient bien gérés ! L'utilisation de cet argument politique contre Sarkozy est facile mais de très mauvaise foi. Le vrai reproche à lui faire c'est finalement d'avoir été trop dans la lignée des présidents précédents et de faire uniquement les réformes à minima et seulement une fois au pied du mur.

Rutabaga  a répondu le 17/01/2012 à 11:39:

Hummm... Voilà la droite Sarkozienne, contre la droite tout court ainsi que contre le reste du monde. Ca ne risque pas de peser lourd lors des prochaines élections. Peut-être serait-il temps pour l'UMP de chercher un meilleur candidat?

Pfff  a répondu le 17/01/2012 à 11:55:

Et allez nullité n°2, pas mal en une matinée. A titre d info j ai 29 ans et ai voté blanc aux 2 premiers tours des Présidentielles précédentes. Raté...dommage pas vrai ?

Quand vous comprendrez les choses dans leur globalité, c'est à dire en articulant finance, économie, social et Politique dans un cadre global (j insiste sur ce" dernier point) alors les choses deviendront aussi limpides et implacables que des mathématiques. Rêve bien d ici là

Pfff  a répondu le 17/01/2012 à 11:57:

Pi je parie que tu aurais trouvé scandaleux que quelqu un parmi nous te désigne comme "gauchiste" "coco" "cgtiste" ou encore "imbécile archaique" !

Quel est celui qui méprise l autre ici ? Bref, ces sujets dépassent le cadre de tes compétences, nous le savons tous les deux

Mordrakheen  a répondu le 17/01/2012 à 15:27:

vous pensez que ca aurait été mieux avec Mme Royal comme présidente??? Franchement j ai de gros doutes J avoue ne toujours pas savoir comment voter en avril

Kipcoul  a écrit le 17/01/2012 à 7:45 :

On stresse pour rien car on sait bien que personne ne pourra rembourser de telles dettes.

Jacques  a répondu le 17/01/2012 à 8:34:

Amusant et malheureusement (ou heureusement) vrai... Il faudra maintenant anticiper les effets de cette impossibilité d'honorer sa dette. En gros soit on coule, soit on émet des billets (si on peut), soit c'est la guerre (civile ou internationale). J'ai oublié une issue possible ?

Rutabaga  a répondu le 17/01/2012 à 9:33:

Je propose celle ci:
Jusqu'à maintenant on pensait que la Grèce sortirait de la zone Euro, maintenant c'est l'Allemagne qui va en sortir. Elle va le faire par orgueil et bêtise alors que ce n'est pas du tout son intérêt, mais elle va le faire. On aura donc une zone Euro qui marchera pas trop mal finalement, une Allemagne qui va s'appauvrir rapidement et qui va s'allier de façon improbable à la Russie (la Prusse regarde toujours vers la Russie) et des pays Scandinaves qui penseront qu'ils ont bien eu raison de se méfier de l'Europe et de l'Allemagne en particulier.

mig  a écrit le 17/01/2012 à 7:21 :

Une brèche ! Où est l'Euro ?

Bob  a écrit le 17/01/2012 à 7:10 :

Curieux titre pour un journal financier:la perte du 3A n'est que le fait d'une agence sur trois et donc minoritaire
Si vous savez compter 2 sur 3 conservent le 3 à
Mais vous faites comme si cela n'existait pas.vous aussi ou perdez votre 3 À de crédibilité economique

Rutabaga  a répondu le 17/01/2012 à 9:29:

L'une des deux autres agences est filiale d'une société Française...

yvan  a répondu le 17/01/2012 à 12:58:

C'est amusant, Bob. Car il me souvient que les US ont fait un véritable scandale en perdant, auprès d'une agence..., leur triple "A". Un procès est d'ailleurs en cours sur leurs méthodes au pays de l'oncle sam...