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Copyright Reuters
Par Fabien Piliu
Les températures glaciales entrainent une augmentation de la production d'énergie, stimulant ainsi la croissance. Mais elles provoquent aussi un arrêt des chantiers extérieurs dans le bâtiment et les travaux publics. La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) s'inquiète pour les entreprises du secteur.Qui sera le plus fort ? Conséquence de la vague de froid, la production d'énergie est en très forte fausse. Depuis deux semaines, pas un jour ne se passe sans qu'un nouveau record de production ou de consommation ne soit battu. Le secteur énergétique affichera donc des bonnes performances au premier trimestre et contribuera positivement au PIB.
« À l'image d'autres aléas climatiques, la baisse des températures a des effets significatifs sur l'activité économique (...).La demande d'énergie en hiver est globalement proportionnelle à la température relevée, toutes choses étant égales par ailleurs. En effet, la consommation d'énergie nécessaire pour maintenir une température donnée à l'intérieur d'un bâtiment est proportionnelle à la baisse de la température extérieure (...). Nous estimons qu'une baisse moyenne de 1°C des températures entraînerait une hausse de plus de 2 % de la
consommation en 'eau, gaz et électricité' et une hausse de l'ordre de 1 % de la production de cette branche. L'effet sur l'ensemble des biens énergétiques serait un peu plus faible puisqu'il recouvre également des produits tels que les carburants, dont l'élasticité aux températures est faible voire nulle », expliquait l'Insee dans une note de conjoncture datée de mars 2010, après que la France ait subi trois vagues de froid consécutives.
Déjà fragilisées par la crise, les entreprises du bâtiment souffrent
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si cette vague de froid ne provoquait pas un arrêt des chantiers dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). « Dans les régions les plus touchées par ces températures glaciales, tous les chantiers en extérieur sont stoppés », explique Patrick Liébus à La Tribune, le président de Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB). « Depuis deux semaines, mon entreprise située dans l'Ain n'a plus d'activité. D'une part, les salariés ne peuvent pas travailler en sécurité et, d'autre part, les matériaux ne peuvent être utiliser. Il est actuellement impossible de couler du béton », constate-t-il
« Certes, les entreprises cotisent pour prévenir les conséquences de ces aléas climatiques. Mais les indemnisations versées aux salariés et aux entreprises ne compensent pas totalement les effets de la chute de l'activité. Déjà frappées par la baisse de l'activité constatée ces derniers mois, les entreprises du secteur risquent d'être encore plus fragilisées », poursuit Patrick Liébus.
Alors, qui va gagner ? Selon l'Insee, « l'effet des températures sur le secteur des travaux publics est un peu moins prononcé que sur la branche énergie », sauf si le froid devait perdurer pendant un nombre élevé de semaines.
Pour l'instant donc, on peut s'attendre à une éventuelle bonne surprise lors de la publication des chiffres de la croissance au premier trimestre, prévue à la fin du printemps. Pour mémoire, la Banque de France table sur une stagnation de l'activité entre janvier et mars.
un jeunot a écrit le 10/02/2012 à 16:15 :
Raisonnement bizarre venant d'un économiste. La consommation d'énergie n'est pas de la croissance...mais seulement de la consommation. En me chauffant je ne m'enrichit pas, mais je consomme pour mon confort. Surprenant que la Tribune soit à ce point désorientée.
simple citoyen a écrit le 10/02/2012 à 14:24 :
Hahahahaa!!! Après le réchaufisme qui devait nous permettre de lancer la nouvelle révolution industrialo-économico-pipo, voilà que le froid relancerait, ou non, l'économie. Mais où vivent ces gens? Depuis quel monde fictif viennent-ils nous abreuver de salades indigestes? La force de l'homme est dans sa capacité d'adaptation. L'activité économique ne dépend du temps que si elle est aussi figée que les idéologues qui profèrent de telles âneries.
QUICK a écrit le 10/02/2012 à 11:26 :
Du n'importe quoi; En Afrique quand il fait trop chaud la croissance est dopé par la production d'ice cream oui oui. Guerlain en connaît un rayon sur les parfums.
Facteur4 a écrit le 10/02/2012 à 11:25 :
Est-ce qu'un jour les politiques auront à la bouche autre chose que le mot Croissance ? Qui consiste à aller le plus vite possible dans le mur. Une croissance infinie est impossible dans un monde fini !
Amo 34 a écrit le 09/02/2012 à 16:38 depuis un Iphone :
Je lis la tribune tous les jours Cet article est inutile Tout ds le titre Et aucune consistance dans le texte Bof bof bof
yvan a répondu le 09/02/2012 à 20:01:
Alors évitez de lire. Malgré tout, cet article a ciblé un point précis dont les commentaires commencent à faire le tour. Si les avis des journalistes et des commentateurs vous semblent trop bas pour votre haute personne, restez dans votre sphère et tour d' "ivoire".
Ano a écrit le 09/02/2012 à 15:18 :
Mr Piliu, devrait-on se satisfaire de consommer plus d'énergie?? L'énergie n'est pas illimitée et du fait de la surcharge des centrales, nous importons plus et nous faisons marcher des centrales à charbon qui émettent entre 2 à 3 fois plus de CO2 qu'une centrale à gaz. Je vous invite donc à prendre de la distance par rapport à la notion de croissance qui renvoie souvent à plus de pollution et de déchets... On voit vraiment le décalage entre la théorie économique traditionnelle et la réalité du monde.
Fabien Piliu a répondu le 09/02/2012 à 16:43:
Bonjour, vous avez entièrement raison de signaler ce point. Il est en effet nécessaire et utile de préciser que cette mesure de la croissance n'est en rien une mesure du développement, et encore moins une mesure du bien-être. Malheureusement, en dépit des travaux de la commission Stiglitz Sen-Fitoussi (2009), qui indique bien que la mesure actuelle de la croissance est un peu "déconnectée", la "référence" statistique reste celle du PIB. Avec ses défauts et ses qualités. Savez vous que si j'installe une usine pétrochimique en plein centre de Paris et qu'elle rend l'air de la ville irrespirable, sa contribution à la croissance sera considérée comme positive ? C'est dommage, c'est triste mais c'est comme ça. Je vous remercie en tous cas pour vos commentaires avisés. Bien à vous. Fabien Piliu
Ano a répondu le 09/02/2012 à 17:16:
Merci de me répondre, je suis bien au courant des problèmes que posent la croissance. Je regrette de ne pas trouver l'esprit de votre réponse pleine de bon sens dans l'article. En véhiculant l'idée qu'il faut de la croissance quelque soit le type de production, vous renvoyez le lecteur à une logique admise sans la remettre en question en sachant que celle-ci est délétère...
jpj11 a répondu le 09/02/2012 à 19:23:
tout à fait d'accord avec Ano. Mais j'irai encore plus loin : je doute fortement que la vague de froid accroisse la valeur ajoutée du secteur énergétique ; en effet, le supplément de production énergétique se compose presque uniquement de gaz et de charbon, qui sont des énergies importées ; par conséquent, l'accroissement de la valeur ajoutée est très faible et plus que compensé par la diminution des déplacements, l'arrêt des chantiers, etc ; on a toujours constaté que les périodes de grands froids entrainent une baisse de l'activité économique. Cet article est à mon avis erroné.
OBJECTIF a écrit le 09/02/2012 à 14:39 :
Un peu plus de croissance peut- être et c'est bien mais aussi un peu plus de détresse et un solde de mécontents .
pmxr a écrit le 09/02/2012 à 13:52 :
pas le temps de regarder une flambée virtuelle ... sur une tablette numérique achetée à crédit !
pmxr a écrit le 09/02/2012 à 13:51 :
Le froid n'en déplaise à certains ... donne du boulot ! plombiers, carrossiers, légumes surgelés( comme on arrive pas à sortir les poirots de terre), pneumatiques ... etc ...
yvan a écrit le 09/02/2012 à 13:12 :
Bizarrement, je sens que le "manque" de croissance sera mis sur le dos du bâtiment qui refuse de travailler... Hors, comme chacun refuse de voir, toute construction faite à des températures trop basses peut voir sa durée de vie diminuée de moitié... Soit, nous semblons ne plus être dans une société d'investissement, mais de consommation et de spontanéité. Faire "marcher" le commerce, peut-être...??
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C'est quoi cette désinformation!!!!!!!! Arrêtez de faire croire qu'en consommant on crée de la croissance et implicitement on crée des emploi et de la richesse. La croissance doit être issue de la création de richesse et non de la consommation,...
par endettement le 12/02/2012 à 10:13
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endettement a écrit le 12/02/2012 à 10:13 :
C'est quoi cette désinformation!!!!!!!! Arrêtez de faire croire qu'en consommant on crée de la croissance et implicitement on crée des emploi et de la richesse. La croissance doit être issue de la création de richesse et non de la consommation, lorsque la majorité des produits sont importés....