La Tribune

La TVA sociale, un coût par emploi créé exorbitant

Bercy a estimé que cette réforme, consistant à augmenter la TVA de 1,6 point pour financer la suppression des cotisations familiale payées par les employeurs jusqu'à 2,1 fois le smic, aurait un impact positif sur l'emploi. Photo : Reuters
Bercy a estimé que cette réforme, consistant à augmenter la TVA de 1,6 point pour financer la suppression des cotisations familiale payées par les employeurs jusqu'à 2,1 fois le smic, aurait un impact positif sur l'emploi. Photo : Reuters
Ivan Best  |   -  554  mots
Bercy estime à 100.000 le nombre d'emplois que pourrait créer la TVA sociale. Financé par une hausse de TVA, l' allègement de cotisations sociales serait de 13 milliards d'euros. Le coût de chaque emploi créé atteindrait donc un niveau particulièrement élevé, 130.000 euros, contre 150.000 euros pour la baisse de TVA dans la restauration.

Quel serait l'impact  de l'opération TVA sociale, qu'on votée récemment les députés, et qui sera mise en oeuvre en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle? Bercy a estimé récemment que cette réforme, consistant à augmenter la TVA de 1,6 point pour financer la suppression des cotisations familiale payées par les employeurs jusqu'à 2,1 fois le smic, aurait un impact positif sur l'emploi. 100.000 emplois pourraient être créés par ce transfert, grâce à l'allègement du coût du travail qu'il autorise. 100.000 postes, ce n'est pas négligeable... mais ramené au montant des cotisations allégées, c'est relativement peu. Les employeurs paieraient, en effet, 13 milliard d'euros de moins de cotisations. Soit, le calcul est simple, un coût par emploi de 130.000 euros. Un coût très élevé, proche de celui de la baisse de la TVA accordée à la restauration: cette mesure aurait créé 20.000 emplois, pour près de 3 milliards d'euros investis, soit presque 150.000 euros par poste.
 

L'estimation de Bercy contestée

Surtout, il n'est pas certain que les 100.000 emplois existent réellement, estime Eric Heyer directeur adjoint du département analyse et prévision à l'Obervatoire français des conjonctures économiques (OFCE): "même si l'on se situe dans un scénario que l'on peut qualifier de rose, à savoir que les entreprises répercutent entièrement dans leurs prix les baisses de charges, et que nos voisins européens ne réagissent pas à ce qui s'apparente à une dévaluation, alors, on peut s'attendre à environ 40.000 créations d'emplois". Si ces conditions ne sont pas remplies, "il faut craindre au contraire des destructions de postes" affirme l'économiste. 
 

Les baisses de charges sur les très bas salaires plus efficaces

Dans une étude publiée récemment, le ministère de l'Economie et la Dares (ministère du travail) ont évalué le coût d'une politique globalement plus onéreuse ( 22 milliards d'euros!), mais plus créatrice d'emplois: la baisse de charges sur très les bas salaires, entre le niveau du smic et 1,6 fois le salaire minimum. Les experts estiment entre 20.000 et 40.000 euros le coût brut de cette politique, par emploi créé. Mais il y a encore "moins cher": les emplois aidés. Ainsi, les contrats aidés -à temps partiel-, des contrats de huit mois signés souvent par des collectivités locales "coûtent seulement 7.000 euros aux finances publiques", souligne Eric Heyer . Comment expliquer un tel écart ? Avec les allègements de charges, "les effets d'aubaine sont très importants". Autrement dit, des entreprises qui auraient de toutes façons embauché (malgré la crise, 20 millions de contrats de travail sont signés chaque année) bénéficient des allègements. Alors que les contrats aidés sortent du chômage des personnes qui, sans cela, y seraient restées à coup sûr.

S'agissant de l'opération TVA voulue par Nicolas Sarkozy, elle ne vise pas seulement à renforcer la compétitivité de l'économie, estime Eric Heyer. "Il s'agit aussi, ce qui apparaît défendable, de ne pas faire reposer sur les seuls salaires le financement de prestations à caractère universel, comme les allocations familiales. Le problème, c'est que la TVA n'était pas nécessairement le bon impôt de substitution aux cotisations. La CSG aurait été beaucoup plus adaptée...". 

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Commentaires

BENOIT84  a écrit le 08/03/2012 à 17:06 :

Il est vraiment malheureux de constater que des articles comme celui-ci ait leur place sur ce site.

Ce dernier occulte la quasi-totalité des autres aspects bénéfiques de la mesure :

- retour à la compétitivité de nos entreprises ;
- rétablissement de notre balance commercial ;
- maintien de nombreux emplois...
- protection de nos frontières avec une augmentation de taxe sur les produits importés.

De plus, à force de ne réserver les allègements de cotisations sociales aux salariés qui ne gagne que le SMIC et de décroitre cet avantage avec l'augmentation des salaires, vous allez fabriquer une population de SMICAR...

Et qui va consommer ???

Lorsqu'on fait une analyse, on ne se contente pas d'un rapport simpliste cout/emploi créé...

ourston  a écrit le 21/02/2012 à 13:38 :

C'est ahurissant un tel article où l'on évalue le coût d'un emploi créé sans évaluer les recettes!

Arthur  a écrit le 20/02/2012 à 14:14 :

Voila l'aberration du système défendu par le candidat des riches : le libéral préfère payer 150000 euros pour un seul emploi (et en plus rémunéré au smic!!!), alors que le pragmatique préfère pour le même prix redonner un peu de dignité à 20 personnes en créant des emplois subventionnés. Entre les deux, lequel utilise au mieu l'argent public ? : celui qui enrichit la minorité des déja plus que nantis en exploitant les plus faibles, ou celui qui redonne de l'espoir aux plus démunis ? Le bien-être dans la société ne se mesure pas uniquement en terme de pouvoir d'achat, mais aussi en terme de dignité, de solidarité, de fierté d'être utile, d'aide aux plus faibles, etc. des valeurs que veulent faire passer pour ringardes tous les assoifés de fric qui ont oublié le sens du vivre ensemble.

Photo73  a écrit le 20/02/2012 à 10:48 :

Les 100 000, c'est une estimation, pas une certitude. Ensuite, c'est au bout de trois ans, effet décalé, le système est "visqueux". Et à condition que la croissance soit là, sinon, pas de besoin de production supérieure (sauf si exportent).
Ça rendra au moins les entreprises plus rentables, et les actionnaires heureux.
Bercy ne pouvait annoncer que ça ne créera pas d'emplois, ça serait impubliable !
La TVA restauration n'a pas trop permis d'embaucher, juste de ne pas débaucher. Des entreprises ont été maintenues en survie. Chère la survie pour généralement du réchauffé.

pmxr  a écrit le 19/02/2012 à 10:56 :

peut être aussi un scénario de baisse de la consommation ... ce qui risque de mettre à mal ces créations hypothétiques d'emplois !

Pierre Moulineux  a écrit le 19/02/2012 à 10:24 :

La TVA sociale est clairement tout, sauf sociale. Sarkozy veut faire payer les allocations familliales non pas à l'entreprise mais aux employés. Oui mais il y a quelque chose qui cloche dans l'histoire.
En effet, là où aux USA, un employé coûte aussi cher (grosso modo) à l'entreprise qu'ici, les salaires y sont de 2 fois plus élevés. La raison ? C'est simple. Les charges que "les entreprises" paient en France, aux USA, ce sont les employés qui les paient (chômage, retraites, secu, mutuelle, etc.) directement sans prélèvement à la source.
En somme, ces charges d'entreprise, comme on les appelle si bien en France, font partie intégrante du salaire des employés. De ce fait, si on retire les charges d'allocation familiale, les salaires devraient augmenter du même montant (et encore, un peu plus probalement vu que la CSG/CRDS va augmenter en fonction et les impôts également derrière).
Prenons un exemple. Pour 110? de charges d'allocation sur la fiche de paie et 1500? de salaire. Dans un monde "parfait", si l'on retire les 110? de cotisation pour les allocations, on le répercute sur le salaire. Mais là, non seulement ce n'est pas répercuté, mais en plus on doit les payer une seconde fois via la nouvelle TVA.
On se fout de nous, c'est évident. On déprécie la valeur d'un salarié et du travail en France. Il ne nous reste plus qu'à demander des "augmentations" à nos patrons pour compenser les charges d'allocations familiales. Notre pouvoir d'achat est en berne, ne vous y trompez pas, Sarkozy veut pomper les petites et moyennes classes plutôt que de prendre de l'argent où il y en a, chez ses copains de la haute.
A bon entendeur...

Bouga  a répondu le 19/02/2012 à 12:59:

Ses copains ce sont ceux qui emploient des milliers de salariés ? Il faut arrêter de faire passer tous les patrons pour de riches nantis ... Essayez de créer votre boîte,de prendre les risques et surtout celui d'employer des salariés ! De plus pourquoi sans cesse attaquer celui qui gagne correctement sa vie ? Le pacte existe bien en France et ce sont bien les impôts "des riches" qui payent bien le fonctionnement de notre pays ! Alors au lieu de vouloir tirer vers le bas la France il faudrait peut être faire le contraire et décider les français a travailler pour gagner mieux leur vie ... C'est sur que se reposer sur le " système" c'est plus facile. De plus votre analyse de USA me partait bien superficielle quand on voit qu'ils sont pour certains obligé davoir 3 emplois ... Je n'avais jamais entendu parler du système social américain comme une référence !

Pierre Moulineux  a répondu le 19/02/2012 à 15:20:

Tout d'abord, si vous pouviez penser à autre chose que vous -même, ce serait déjà bien plus pertinent.
Après, je ne prends les US comme un exemple social, relisez bien avec le doigt. Je ne fait que les prendre en exemple pour expliquer le fonctionnement des charges. Celle-ci appartiennent au salarié, pas à l'entreprises. C'est présenté de la sorte sur un bulletin de paie mais c'est totalement absurde.
J'ai ma boîte de 5 salariés, et quand j'empbauche quelqu'un, je sais combien il va me coûter (salaire + charges vu qu'on aime bien les dissocier). Je reste donc sur mes positions, retirer les alloc des "charges" c'est diminuer non seulement le salaire des Français mais surtout la valeur du travailleur. Et diminuer le salaire tout en taxant encore plus derrière, c'est clairement contre productif pour le pouvoir d'achat.

lyon69  a répondu le 19/02/2012 à 17:56:

Que l'on parle de charges patronales ou de charges salariales, dans tous les cas, ce sont des charges sur l'emploi !!!
Or, le seul moyen d'encourager l'emploi, c'est de diminuer la charge qui est mis sur le travail, et mettre les prestations sociales qui ne concernent pas QUE les salariés, sur d'autres revenus que le travail : imports, consos, CSG ou autres...

Pierre Moulineux  a répondu le 22/02/2012 à 2:26:

Donc, vous considérez un salaire comme une charge pour l'entreprise...? Bha dis-donc...je comprends mieux la délocalisation chez les chinois... :-/
Ne venez pas pleurer quand vous serez au chômage ou que vous irez essayer de gratter des aides à la CAF, ça n'existera bientôt plus avec ces réformes à la noix...mais je rigolerai bien en vous regardant regretter tout ça. ;-)

arkooo  a écrit le 19/02/2012 à 10:17 :

Reveillez vous !

Le cout du travail n'est pas le probleme , ou alors allons jusqu au bout et alignons nous sur les salaires et droits chinois . Voulons nous devenir un pays low cost avec 80 de pauvres pour etre heureux de vivre dans un pays qui fait 5 % de croissance ?
C'est notre politique industrielle qui est en cause . Il faut produire mieux , produire dans les bons secteurs , les niches haut de gamme , car tout le reste fout le camp dans les pays ateliers du monde . Il faut investir plus dans la R et D et enfin donner d avantage de soutien financier aux PME .
C'est soit ça , soit le retour du protectionnisme , qui sera de toute façon une solution qui s imposera à nous le temps de transformer notre economie .
Sinon l equation est simple : deficit commercial entre 50 et 100 milliards par an + remboursement de la dette ( ou au minimum non augmentation de la dette ) = appauvrissement d autant chaque année , car il n y a plus non plus de croissance .

C'est mathematique! maintenant que l endettement n'est plus possible pour maintenir illusoirement notre niveau de vie , nous allons vers un scenario à la grecque , en un peu mpins tragique mais tout aussi douloureux car nous tomberons de plus haut . Il faut renegocier les traités europeens ou sortir de l Europe . Sinon dans moins de 10 ans , on est morts .

zebre233  a écrit le 19/02/2012 à 8:29 :

100.000 emplois crées pour une augmentation de la TVA de combien ? Petite opération de niveau cm2 : Nombre de chômeurs divisé par 100.000, multiplié l'augmentation du taux de la TVA. On obtiendra l'augmentation du taux nécessaire pour résorber entièrement le chômage dans notre pays. ça fait combien ?

Dominique_Estérez  a écrit le 18/02/2012 à 20:12 :

Très intéressant ce débat. Le sujet est brûlant. Pour ceux que ça intéresse, il y a des alternatives à la TVA sociale qui sont proposées, comme notamment l'institution d'un taux de contribution sociale maximum (TCSM), qui permettrait plus d'activité en France en proportionnant les contributions aux capacités contributives de chaque entreprise. Je présente cette piste sur le site du TCSM : http://tcsm-fr.tumblr.com

Jean-Christophe Destailleur  a écrit le 18/02/2012 à 17:11 :

Je suis sidéré qu'un journal de qualité, tel que la Tribune, puisse commettre un tel sophisme économique :

Votre calcul est en effet totalement faux, car vous intégrez les 13 milliards de cotisations en moins... tout en omettant les 11 milliards de recettes supplémentaires découlant de ce dispositif ( 9 milliards sous forme de TVA et 2 milliards de CSG supplémentaires) !

Le coût réel de ce dispositif est donc de 13 milliards - 11 milliards = 2 milliards.
Soit 20.000 euros par emploi créé ( et non pas 130.000 !)

Par ailleurs, la TVA sociale n'a pas que pour seul avantage la création d'emploi : Équivalente à une dévaluation compétitive, elle contribuera, si elle est mise en place, à un redressement de notre balance commerciale.

CQFD

Barfon  a répondu le 18/02/2012 à 17:46:

Bien sûr ils n'ont pas parlé des recettes. Il n'en demeure pas moins que d'un point de vue du strict coût du travail, seules les charges sociales peuvent être mises en balance avec les emplois créés; le coût est donc bien celui indiqué, les recettes iront dans le budget de l'Etat et seront affectés à la branche famille de la Sécu qui sera peut être transférée ainsi de la Sécu vers le budget général.

De ce point de vue on peut reprocher à l'article d'indiquer un chiffre pour le coût des emplois résultant de la baisse de TVA dans la restauration puisque la TVA n'a bien sûr rien à voir avec le coût du travail.
Mais il faut reconnaître aussi que ce mélange des genres est allégrement opéré par tous les organismes, en particulier la Cour des Comptes quand elle a évalué le coût des niches fiscales.

OBJECTIF  a répondu le 18/02/2012 à 17:57:

Réponse à Jean-Christophe Destailleur.
La présentation baisse des cotisations sociales contre hausse de la tva est une présentation habile car il est inéluctable que la TVA augmentera après les élections.Elle augmentera seulement un peu moins.

JIP  a répondu le 18/02/2012 à 20:21:

11 milliards de recettes supplémentaires dite vous? mais de où sortent' ils?
le clown qui nous gouverne vous l'as surement soufflé mais je ne vois pas où il les trouve.Quant a la dévaluation compétitive encore faudrait'il que l'Europe l'accepte!
CQFD!

Bitouille  a répondu le 19/02/2012 à 15:08:

A tous.
La tva sociale sera comme pour la restauration un coup d'épée dans l'eau;car les employeurs,embauche du précaire,de l'intérim,surtout de l'immigré pour une saison,voyez les cuisines des restos et hôtelss en sport d'hiver.
Le comble en resto,ce sont des plats surgelés qui sont servis,bonjour le bien manger made in France.
alors les cotisations fumisteries,et de plus notre balance commerciale vacille ,car l'immigré rend l'argent au pays d(origine
et les palts prepa sont etrangers!!!!!

dudur  a écrit le 18/02/2012 à 16:36 :

la formation des chômeurs coûte 35 milliards par an, je n'entends pas grand monde se révolter contre cela . la formation ne donne pas un boulot .Que représente cette TVA de 1,6 % en regard des 35 milliards formation, des 25 milliards par an pour les 35 heures, des 25 milliards pour la niche Copé ? etc...etc... si on veut parler chiffres, mettons tout sur la table et "causons".... mais causons vraiment ! sans se cacher derrière son petit doigt.

Resto du coeur  a écrit le 18/02/2012 à 16:19 :

Alors que les restos bénéficient d'une TVA avantageuse et que ca ne concerne qu'une partie de la population qui a les moyens d'y aller ... L'Etat va alourdir la TVA qui touche tout le monde et conserver intact cet avantage à une petite partie des abonnés aux restos ..... Je ne pige rien.. NS a des potes dans la restauration ????

lyon69  a répondu le 18/02/2012 à 19:45:

les restos achètent la bouffe à 7% de TVA.. c'est normal qu'il revendent à 7 % et pas a 19.6%... c'était le seul secteur d'activité qui subissait cette différence...

calimero  a répondu le 19/02/2012 à 6:34:

en aucun cas le secteur "subit" la tva, le differentiel collectée-deductible c est le consomateur final qui le paie ...cqfd

tribunata  a écrit le 18/02/2012 à 12:42 :

la TVA n'a rien de sociale ! elle rabotera davantage le pouvoir d'achat des ménages qui consommeront encore moins et fera chuter la consommation , c'est déjà le cas depuis 2002 les revenus s'affaiblissent consécutivement aux inflations et le pouvoir d'achat se réduit en peau de chagrin : hausses des factures excessives des factures contraintes , la multiplications des franchises , taxes et surtaxes sur les taxes , prélèvements déremboursements sur les congés maladie , actes médicaux , accidents de travail , sur les médicaments ... les charges pèsent sur le pouvoir d'achat , plombe la consommation qui est le pilier central de la croissance econonique et qui alimente l'activité du pays << l'entreprise , l'emploi et génère les recettes publiques >> nos dirigeants font des choix qui conduisent inévitablement à la récession ( ils tournent en rond et se mordent la queue << c'est la spirale s'en fin >> Il nous conduisent au fond du gouffre et à la mise sous tutelle financière dans un proche avenir . Messieurs ou Mesdames les économistes réagissaient s'il vous plait trop de nos concitoyens souffrent et sont au chômage subissent les fins en droits aux allocations chômage et les radiations de masse ils sont sans ressource et sont sortis des statistiques . La taxe sociale est antisociale elle plombera l'activité , l'emploi , et elle coûtera cher .

churchill  a écrit le 18/02/2012 à 12:20 :

la france fracasse tt ce qui ressemble a un entrepreneur, un investisseur, etc... ( ce qui cree de la richesse pour peanuts);... pour creer des emplois non qualifies a 130 000 euros! heureusement que c'est de l'argent public, comme on dit chez les syndicalistes...

nimportequoi  a écrit le 18/02/2012 à 10:59 :

qu'on cesse par pitié de comparer l'allemagne à la france... d'accord, ils ont moins de charge, ça fonctionne mieux, les gens acceptent de travailler pour un salaire moins élevé... oui, forcément... munich, ville la plus chère d'allemagne : 10 euros le mètre carré... paris, 5ème arrondissement 30 euro... et c'est pas un exemple hors de toute considération proportionnelle, c'est ainsi dans toutes les villes d'allemagne à taille équivalente... 1.5 fois plus cher de se loger en france... et ça n'a rien à voir avec les charges patronnales ou le coup du travail... en revanche ça se répercute forcément sur le pouvoir d'achant et l'exigence des salariés à gagner un peu plus... 350 euro contre 500 euro de loyer ça fait 150 euro de plus... donc forcément, même en réduisant de 10 pourcent les salaires, les français s'en retrouverait gagnant... et notre pays serait plus compétitif... en allemagne ils ont une politique de minimisation des loyers...

NN  a répondu le 19/02/2012 à 8:53:

enfin un commentaire pertinent ! Merci :)

lucifer  a répondu le 19/02/2012 à 10:16:

A n'importe quoi - En Allemagne, au premier défaut de paiement du locataire, l'expulsion est possible (15 à 18 mois en France). Beaucoup de petits propriétaires hésitent donc à louer leur bien (300 000 logements vacants). Si cette façon de faire était retenue en France, de nombreux petits épargnants n'hésiteraient pas à investir dans l'immobilier locatif à titre individuel plutôt que de placer leur épargne dans de l'assurance-vie ou des produits peu risqués.

Bravo  a répondu le 19/02/2012 à 11:58:

Exact.. Le prix des loyers intègre la part de risque de se faire squatter son bien. Plus les locataires sont protégés plus les loyers sont rares ET chers !!!

longcours  a répondu le 19/02/2012 à 15:55:

Comparer les loyers de villes moyennes à des capitales n'a pas de sens.
Munich n'est pas à comparer à Paris, mais à Lyon, Berlin sera peut-être un jour comparable à Paris, les deux l'étant avec Londres. Cessons, effectivement, de raconter n'importe quoi...
Pour la protection excessive des locataires indélicats, c'est un vrai problème... qui s'y attaquera ? Cela suppose aussi de vrais systèmes d'aide à ceux qui ne peuvent à un moment donné assumer leur loyer ou leurs charges - les vrais indélicats ne doivent pas être aidés, les familles malchanceuses doivent pouvoir l'être... dans la plupart des pays, ces aides sont locales - chez nous, l'administration garde des couches nombreuses d'agents plus ou moins occupés (régions, départements, arrondissements, cantons, communautés de communes, communes)...

non  a répondu le 20/02/2012 à 6:50:

plus il y a d'aides pour le logement plus les prix augmentent. il faut arrêter de dire qu'il faut encore aider le secteur.

lyon69  a écrit le 18/02/2012 à 10:44 :

quant à la restauration, il ne faut pas oublier les (certes petites) augmentation de salaire, la création d'une mutuelle santé obligatoire financée par les employeurs, la (petite) baisse des prix suivi d'une stabilisation (en 5 ans, hausse toujours inférieure à l'inflation générale); et aussi, combien d'entreprises et d'emplois sauvés...

OBJECTIF  a répondu le 18/02/2012 à 13:12:

Réponse à lyon69.
Et combien d'entreprises et d'emplois fragilisées par 10 ans de politique UMP/centre?

Barfon  a répondu le 18/02/2012 à 17:01:

La mutuelle santé est financée à 50% par les employeurs seulement, les autres 50% sont à la charge des salariés.

bouchy  a répondu le 19/02/2012 à 7:37:

Une mutuelle santé ? où avez vous vu qu'elle était obligatoire ? Plus de 50% des salariés de la restauration n'en ont toujours pas... Les restaurateurs n'ont évidemment pas joué le jeu..... Cette mutuelle santé tant promise en échange de la baisse de la TVA n'est toujours pas existante et même "oubliée."...

lyon69  a écrit le 18/02/2012 à 10:40 :

les emplois aidés couteraient moins cher que les allègements de charges sociales, dites-vous... sauf que les allègements de charges bénéficient à la création ou au maintien d'emplois productifs, donc créateurs de valeur pour le pays, alors que les emplois ne font que rajouter des emplois payés in fine.. par nos impôts !! non ?

Gilles  a écrit le 18/02/2012 à 10:39 :

Pour créer des emplois il faut des employeurs. Et comme l'industrie française est a bout de souffle.

douceur  a écrit le 18/02/2012 à 10:07 :

et bercy explique comment les allemands qui ont considérablement augmenté la tva , ont un chômage faible qui continue de régresser. il faut arrêter de dire des choses qui ne sont actuellement pas vérifiables. la lecture tendancieuse dans le marc de café devient très pénible.

Nettoyage  a écrit le 18/02/2012 à 9:46 :

En virant assez de fonctionnaires (ceux qui sont invisibles) on réaliserait aussi une sacrée économie ...

OBJECTIF  a répondu le 18/02/2012 à 10:32:

En tout état de causes on doit compenser la baisse des charges des entreprises par une baisse des dépenses publiques.Moins de recettes moins de dépenses.Ce transfert sur la TVA n'est pas judicieux en période de récession ou de stagnation.

bancopasillico  a écrit le 18/02/2012 à 9:13 :

vaut mieux radier 10000 chomeur definitivement et leur donner les 150000 euros, eux, ils en feront bon usage.
de toute façon, ce genre de mesure est inefficace, la restauration nous l'a prouvé

monsieur burns  a écrit le 18/02/2012 à 9:12 :

ca va rien creer du tout oui

PRESTIDIGITATEUR  a écrit le 18/02/2012 à 8:52 :

Du vent et encore du vent comme les millions d'emplois promis avec l'europe!!!Ces gesticulations verbales sont uniquement destinées à piéger les faibles d'esprit afin de récupérer des voix!!!!

sauros  a écrit le 18/02/2012 à 8:31 :

Que cela crée 100000 emplois ou pas ,peu importe ,ce qui compte c'est la compétitivité des entreprises ,la valeur ajoutée Lorsque l'on est dans un secteur très concurrentiel avec l'import ce transfert de charges et totalement nécessaire ,de plus en plus a l'avenir le travail ne pourra plus supporter le paiement des charges sociales. Je ne nie pas qu'il peut y avoir un effet d'aubaine pour certains ,peu ou pas soumis à concurrence. Vous dites que la baisse de la tva en restauration n'a permis que de créer 20000 emplois ,mais il faut ajouter les emplois sauver ,ce qui n'est pas rien .Comparer des emplois aidés financés par les collectivités ,ne faisant pas partie du secteur marchand ,à temps partiel avec du plein temps n'a pas de sens ,que le budget de l'Etat devra payer les retraites. La création d'emplois appartient aux entrepreneurs ,que l'Etat leur facilite les choses est de très bonne augure

boss  a répondu le 18/02/2012 à 12:14:

Dites nous comment on peut chiffrer des "emplois sauves" ?
Vous allez questionner les restaurateurs et tous vous repondent que grace à la baisse de la T.VA. ils ont sauver des emplois. Vous les croyez assez con pour affirmer le contraire.
Doit on vous rappeler qu'avant la mesure nos amis restaurateurs "s'engagaient" à embaucher.
Comme le patronnat et mme Parisot "s'engagaient" avant la reforme des retraites à garder et à embaucher les seniors.
Il faut etre d'une naivete affligeante pour croire à ces fadaises.

calimero  a répondu le 19/02/2012 à 6:40:

emploi sauvés ??? chaque secteur d activité à l heure actuelle pourrait se targuer de cet argument , pourtant seul la restauration est concerné secteur strategique s il en est (enfin de manière electoraliste) ...

Britannicus  a écrit le 18/02/2012 à 7:56 :

De quel "coût" parlez-vous ? Il y a un transfert d'une base d'imposition vers une autre, sans augmentation des prélèvements globaux. Sauf qu'avec la TVA sociale on crée 100 000 emplois en plus, alors qu'avant on n'en créait pas. C'est donc tout bénéfice pour l'emploi (pas pour le revenu individuel, on est d'accord). Arrêtez de vouloir critiquer Sarkozy pour le critiquer, vous finissez par le rendre sympathique.

Adieu BCE  a répondu le 19/02/2012 à 11:15:

En effet ils n'en savent rien. Un coût devient un trasfert quand ça les arrange et vice-versa. L'idiotie de nos concitoyens est comique.
La France consomme beaucoup et produit peu(deficit commercial). Le transfert de la base d'imposition du travail à la consommation est donc une evidence.
Pour corriger les effets inegalitaires on porrait augmenter l'impot sur le revenu des très hauts salaires ou revoir l'ISF. Il faudra bcp de sens de l'humour pour tolerer les socialistes au pouvoir. Il est vrai que après tant d'années d'agitation inconsequente au pouvoir, ils ont le droit de reclamer leur part du gateau et de donner leur notable contribution à la ruine du pays.

xavier-marc  a écrit le 18/02/2012 à 7:23 :

On pourrait aussi basculer toute la tva vers le social.
Les impôts directs servant au régalien.
Les cotisations chômage servant au rsa et la formation des chômeurs.
Les dépenses d'éducation étant régionalisées et au cas par cas selon l'établissement( un département informatique ça coute très cher, on en a pas forcément besoin à l'école vu que presque chacun a un ordi chez lui et apprends sur son temps libre).
A terme, la fiscalité régionale va prendre le pas sur la fiscalité étatique.

ouf  a écrit le 18/02/2012 à 6:57 :

il est tres grand temps que la bande de guignols actuellement au pouvoir dégage pour arreter de mettre en place des lois et des mesures non reflechies ,non calculées faites de mensonges et d'approximations qui demolissent la france et ses habitants

bouchy  a répondu le 19/02/2012 à 7:39:

Et on les remplace par d'autres guignols formattés selon le même moule......

jip  a écrit le 18/02/2012 à 6:19 :

Décidément les amateurs de l'ump nous font bien rire,ils n' arrêtent pas de lancer des idées ou des réformes sans avoir rien étudié et ils veulent en plus continuer pendant 5 ans encore, je crois bien qu'ils rêvent, les français veulent autre chose que ces guignols!

bouchy  a répondu le 19/02/2012 à 7:40:

Il n'y a pas que l'UMP ! Voyez le programme socialiste !

henry  a écrit le 17/02/2012 à 20:33 :

Laissons les entreprises maitresses de la création d'emploi; nos têtes pensantes fonctionnaires ne savent qu'en créer par l'impôt.

leducmichael  a écrit le 17/02/2012 à 20:25 :

+1.6% produit 100 000 emplois
je propose d augmenter de 16% et c'est 1 000 000 emplois
32% et c'est 2 000 000
et HOP baisse de 30% du chomage
petit bras! OK
+64% et "y-a-pu" de chomage facile la politique à moins de 100 jours!!
Et dire que cela fait 5 ans soit 1750 jours de perdu
Il faut des élections tous les semestres du coup!!!!

Argumentaire idéologique  a écrit le 17/02/2012 à 19:56 :

Blabla stérile, allant jusqu'à convoquer les idéologues marxistes de l'OFCE ! La vérité sur le chômage est ici : http://www.express.be/business/fr/economy/pourquoi-je-ne-vous-donne-pas-de-travail/160243.htm. Si la TVA sociale est un premier pas positif, elle ne changera rien à l'impérieuse nécessité de baisser massivement les charges sociales et les impôts qui étranglent les entreprises.

jc  a répondu le 18/02/2012 à 7:39:

Ils avaient qu'a pas casser les emplois qualifiés par des aubaines.
Je suis sur qu'a Bercy ils s'en "rappellent" encore.
Mais si ils faisaient laver leur vitres par des pros, tous le monde y verrait plus claire.......

jc  a répondu le 18/02/2012 à 7:40:

Ils avaient qu'a pas casser les emplois qualifiés par des aubaines.
Je suis sur qu'a Bercy ils s'en "rappellent" encore.
Mais si ils faisaient laver leur vitres par des pros, tous le monde y verrait plus claire.......

nimportequoi  a répondu le 18/02/2012 à 10:49:

Bien évidemment, le travail est supporté et vécu comme une charge, notre système actif actuel et la continuité directe du système économique esclavagiste prévalant juste avant l'industrialisation massive de la fin du XIXème et les barons alors à la tête des premières entreprises ont juste modifié leur masque... les entrepreneurs sont tous des gens plein de bon sens avec une suite interrompue de schémas et de statistiques en guise de problématique. vous oubliez juste un détail, le système économique fondé sur l'esclavagisme usait d'un moteur à deux vitesses : appétence et coércicition. il était plu éfficace et plus intelligent. aujourd'hui il n'y a plus que coércition par la diminution toujours plus grande du pouvoir d'achat (ce qui est un fait, par pitié par d'attermoiement sur ce sujet, toute personne gagnant moins de 4000 euro par mois s'en est rendu compte).