La Tribune

Pour ses dix ans, le statut de volontaire international en entreprise s'élargit

Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur / Photo Reuters
Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur / Photo Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Fabien Piliu  |   -  494  mots
Lancé en 2002, le dispositif VIE (volontaire international en entreprise) a séduit 1.739 entreprises en 2011. Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, profite de cet anniversaire pour l'élargir aux disciplines techniques avec le VIE Pro. Les volontaires y voient l'occasion de valoriser leur CV et de démarrer une carrière internationale.

On ne change pas une recette qui marche. Souhaitant profiter du succès rencontré par le dispositif du volontariat international en entreprises (VIE), Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, annoncera ce mardi son extension aux formations professionnelles. Intitulé VIE Pro, cette autre version du volontariat sera accessible aux étudiants titulaires d'une licence professionnelle.

Car le succès du VIE ne se dément pas. S'ils n'étaient que 2.085 en 2002, ils furent 7.070 volontaires à passer les frontières l'année dernière pour le compte des entreprises tricolores. Un chiffre en hausse de 8,2% par rapport à 2010. Au total, 1.739 entreprises ont utilisé ce dispositif l'année dernière, essentiellement des PME, dans 66 % des cas. Elles n'étaient que 481 en 2002.

Les grands groupes sont séduits par le dispositif

En revanche, en nombre de VIE, ce sont les grands groupes qui recrutent le plus gros du contingent, 68% exactement. En effet, là où une PME - ou plusieurs TPE puisqu'elles peuvent se partager les services d'un volontaire - dépêche un VIE pour prospecter sur un marché étranger, Total, Renault ou Vinci en envoie au moins une dizaine.

Remplaçant depuis septembre 2001 le service de Coopération du service national à l'étranger (CSNE), le volontariat international en entreprises permet aux entreprises françaises de confier à un jeune, jusqu'à 28 ans, une mission professionnelle à l'étranger durant une période modulable de six à vingt-quatre mois, renouvelable une fois dans cette limite.

Une gestion administrative simplifiée, un coût modéré

Avantage de ce dispositif, les tracasseries administratives sont quasi nulles puisque c'est Ubifrance qui assure la gestion administrative et juridique du VIE, c'est-à-dire les aspects contractuels, le versement des indemnités, la protection sociale du volontaire... Sur le plan financier, le volontariat comporte aussi de nombreux atouts puisqu'il bénéficie d'aides nationales et régionales tels que le crédit import export, le contrat d'assurance-prospection Coface. Concrètement, le coût du VIE reste donc modéré.

Pour les volontaires, ce dispositif a aussi beaucoup d'avantages. "C'est une ligne bien précieuse sur un CV. On sort un peu du lot après avoir fait ses armes à l'étranger, c'est indéniable", explique Damien Guillot qui a été VIE pendant un an pour une filiale française de l'allemand Biehl en Pologne. "Autre atout, le volontaire bénéficie toujours de la couverture de la sécurité sociale française", poursuit-il. Autre "ancienne VIE", Sandra Mirabella reconnait que le VIE fut un véritable tremplin pour sa carrière internationale. Aujourd'hui, après un volontariat de dix huit mois chez Vinci Construction Grands projets au Qatar, elle a été embauchée par QDVC, la joint venture de Qatari Diar et l'entreprise française. A 26 ans, elle est aujourd'hui responsable du projet de construction de la gare de métro de la ville nouvelle de Lusail au Qatar. Celle-ci accueillera le match d'ouverture et la finale de la Coupe du monde de football en 2022.

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