La Tribune

Ces métiers qui n'intéressent personne...

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Paul Laubacher  |   -  222  mots
Beaucoup de métiers peinent à trouver des candidats. C'est le cas des technico-commerciaux, des développeurs, des chefs de projet informatique ou encore des ingénieurs de bureaux d'étude, selon le baromètre "Jobintree".

C'est la crise. Le chômage augmente. Les plans sociaux se multiplient. Et pourtant, certains métiers peinent à trouver des candidats. D'autres, au contraire, sont submergés par l'afflux de Curriculum vitae et lettres de motivation. C'est ce que tend à montrer le baromètre "Jobintree" de juillet 2012. Le site de recherche d'emploi "Jobintree" a étudié près de 100.000 offres d'emploi et plus de 300.000 actes de candidatures effectuées sur son site depuis le début de l'année.

Les postes qui recueillent le moins de candidatures sont : les technico-commerciaux, les développeurs, les dessinateurs projeteurs, les chefs de projet informatique, les ingénieurs pour bureaux d'étude, les techniciens de maintenance. Ces métiers ont du mal à recruter ou à intéresser les candidats pour plusieurs raisons. Soit ils sont peu rémunérateur, soit considérés comme trop techniques ou encore trop "pénible et difficile". Autre métier symbolique qui intéresse peu : les peintres/carreleurs/maçons/plombiers trouvent trop peu de candidatures par offre déposée.

Du côté des métiers qui ont la côte, on trouve : les hôtesses d'accueil, les assistant(e)s médical(e)s, les agents d'escale, les agents de réservation et les serveurs. Pour ces métiers, plutôt précaires, les opportunités de recrutement sont faibles.

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Commentaires

Larbin  a écrit le 18/07/2012 à 9:15 :

Il ne faut pas oublier que l?intérêt que l'on porte à son métier vient aussi du plaisir que l'on a à l'exercer. Hors quand la SSII nous fait comprendre que la mission doit durer le plus longtemps possible pour facturer le client, le personnel compétent qui résout les problème devient un frein au business juteux. Une SSII n'a aucun intérêt a écourter les délais. J'ai résolu un jour un problème informatique d'un client. Mon chef m'a fait remarqué que je n'avais pas à le faire, parce que sa société vendait aussi des prestations de diagnostique. Que l'on m'explique comment un salarié peut trouver de l?intérêt dans son métier avec ce genre de pratiques...

Pistol  a répondu le 18/07/2012 à 18:25:

C'est tellement vrai ! Heureusement, ce n'est pas toujours le cas mais c'est malheureusement la tendance et pas seulement dans les SSII.

samarinda  a écrit le 17/07/2012 à 21:49 :

Les technico commerciaux sont à la peine et pour cause:
1° les sdirections imposent des objectifs ou des produits en adéquation avec le marché;
2 les directions imposent des augmentations de prix pour maintenir le részultat souvent sans informer le client et rentre la régle des quatres vingt vingt la pire règle du commerce;
3 les commerciaux ont des fixes souvent très bas ou pas du tout et des primes sur résultta souvent difficle à atteindre et vous montre le bon élève celui qui a bien sur un bon secteur c'st à dire facile
4 les commerciaux sont corvéables à merci avec des heures plus prche de 60 par semaine que 35
5 enfin le scandale des offres dans le système pyramide, commen dans un pays comme la France on peut encore faire d'un homme ou d'une femme un exclave à 200 ou 300 net par mois pour plus de 60 heures semaines??????
Le monde du travil est deveniu dans certains mètiers pourris avec des politiques incompétents à légiférer sur ce type de contrat mais peut(-on demander à un politique de parler travail car une grand nombre sont de la fonction publique un monde en dehors du système économique et opire incoùmpétent adns le acdre de métrier concurrentiel.
Les escrocs du porte à porte ou des pyramides ont encore de beaux jours devant eux ils sont à l'abri de l'intelligence d'un politique qui lui même est à l'abri grâce à l'argent du "bon" contribuable pris pour un "con"

Sam  a écrit le 17/07/2012 à 21:37 :

On parlait autrefois de sécurisation des parcours, ça a bien évidemment été passé à la trappe... les salariés sont livrés à eux même. On est loin des avantages du public...

Thibaut  a écrit le 17/07/2012 à 21:29 :

Merci de signaler les problèmes de santé dus au stress que rencontrent nombre de salariés. Ainsi on voit l'obésité se développer. C'est une société bien malade qui a un sérieux problème de niveau d'activité. C'est aussi révélateur avec les suicides d'entreprises. Il faudrait revoir les conditions de travail: vivre pour souffrir d'un stress permanent est absoluement inhumain.

Ronald  a écrit le 17/07/2012 à 11:47 :

Il faut aussi rappeler que le marché de l'informatique est totalement verrouillé par la sous-traitance, les SSII. Un bon candidat sera vendu trop cher au client pour faire de la marge ou rendre attractif le profil d'un jeune inexpérimenté bien moins cher, mais sur lequel on fait plus de marge. Ce système nivelle les compétences par le bas et le personnel expérimenté est obligé de se reconvertir dans une autre branche professionnelle. De plus, avec les SSII, il faut être totalement disponible et mobile, ce qui est incompatible avec une vie de famille. C'est pour cela que le taux de célibat est un des plus élevé dans le secteur informatique et que le métier n'a plus aucune attractivité pour les étudiants : célibat, mobilité, salaire indécents et remboursement de frais aléatoires, responsabilités et stress, adaptation continue aux évolution technologiques rapides, conditions de travail souvent pénibles, contrat de travail précaire et convention collective ultra-libérale, horaires élastiques... J'ai suivi un stage de plomberie et je suis maintenant à mon compte pour mon plus grand bonheur. Mon expérience en informatique est perdu pour des entreprises qui en auraient besoin, mais qui ont reçu des consignes pour ne pas faire de recrutements direct. Le recours aux SSII comporte un coût indirecte exorbitant.

jp1941d  a répondu le 17/07/2012 à 14:41:

Un aspect de l'économie que j'ignorais; (comme beaucoup d'hommes politiques probablement) . Merci

Bourin  a répondu le 17/07/2012 à 17:00:

C'est vrai que les SSII finissent par coûter cher : pertes progressive de compétences (turn-over élevé), coûts en perpétuels augmentation, captif d'un fournisseur, service dégradé... D'ailleurs, une grosse entreprise américaine, pour ne pas dire mondiale, a décidé de réinternaliser sont informatique - voir le lien suivant : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lmi/lire-l-ancien-dsi-de-hp-reinternalise-l-it-de-general-motors-49758.html
C'est dire qu'il y a comme un problème...

toccata  a répondu le 18/07/2012 à 18:22:

Ronald a raison sur beaucoup de points: la structuration du marché de l'emploi autour des SSII, le nivellement par le bas, les contraintes de mobilité et leurs conséquences sur la vie sociale (surtout en Province), l'indécence des salaires (parmi les plus bas des populations diplômées), le manque de respect des conventions collectives, le manque de respect de la législation du travail en général, etc. En revanche, les conditions de travail n'ont rien de pénibles, on n'est pas à l'usine, on est confortablement assis dans des bureaux climatisés. Si c'est pénible, il faut se reconvertir en prof de golf!

dw  a répondu le 22/01/2013 à 17:16:

Le commentaire de Ronald reflète parfaitement la réalité et traduit complètement le dégoût que j'éprouve pour mon travail (ingénieur d'étude en informatique).

quadra  a écrit le 17/07/2012 à 11:32 :

L'article fait l'impasse sur tous les métiers manuels de proximité (boucher, boulanger, plombier, électricien, menuisier...) qui recruteraient bien davantage s'il y avait des candidats volontaires correctement formés.
C'est tout un pan de l'économie qui s'éteint à petit feu, faute de trouver les bonnes compétences

CKC  a écrit le 17/07/2012 à 11:28 :

Il y a des tas d'informaticiens au chômage. On dit seulement qu'ils ne sont pas qualifiés sur certaines technologies alors qu'il suffirait d'un petit temps d'adaptation ou d'une petite formation pour être opérationnel. C'est comme si on disait à un garagiste qu'il ne peut entretenir une Citroën car il travaillait avant pour un concessionnaire Renault. On ne laisse plus au salarié le temps de s'adapter car la doctrine actuelle est le "Turn-over", donc des emplois précaires à qui on ne laisse pas de temps d'adaptation. C'est plus facile de dire qu'ils sont incompétents et de jouer du violon au gouvernement pour importer de la main-d'oeuvre bon marché.

senseo45  a répondu le 17/07/2012 à 22:29:

Bravo CKC, belle analyse réaliste de ce que recherche les entreprises...Le candidat qui sait avant d'apprendre ..Plus le temps de laisser au candidat juste qqjours pour s'adapter...et aprés on nous dit qu'elles (les entreprises) trouvent personnes...MDR...c''est plutôt que les personnes qu'elles trouvent ne leurs conviennent pas pour toutes ces raisons...

MUNCI  a écrit le 17/07/2012 à 11:15 :

Il faut quand-même se rappeler que dans l'informatique un grand nombre d'offres d'emploi sont "fictives" et ne débouchent pas sur un recrutement immédiat...
CF. http://munci.org/Informatique-de-l-illusion-des-offres-d-emploi-non-pourvues-a-l-illegalite-des-recrutements-bidons

Par ailleurs, la profusion des jobboards IT en tous genres et la diffusion multicanaux par les SSII entrainent une forte dispersion des offres... et donc logiquement un nombre de candidatures par offres dans l'informatique plus bas que la moyenne.
http://munci.org/Sites-d-emploi-et-de-missions-en-informatique-la-foire-aux-bestiaux-n-en-finit-plus-de-s-agrandir

Et puis tout dépend aussi de la popularité des jobboards : à titre de comparaison, selon la dernière note de conjoncture trimestrielle de l'APEC, il y a en moyenne 19 candidatures par offre dans l'informatique sur le site de l'APEC !
(moyenne générale : 36 candidatures par offre).
Soit très loin des 2,6 candidatures par offre recensées par Jobintree pour le métier de développeur, ou même des 3,5 candidatures par offre pour le métier d'Ingénieur systèmes & réseaux (ce jobboard recevant en moyenne 8,15 candidatures / offre)...

F  a écrit le 17/07/2012 à 9:55 :

Il me semble plutôt qu?au contraire les ingénieurs en bureau d?étude, les profils technico commercial et autres ne passent justement pas (dans une très grande proportion) par la case ANPE pour trouver un emploi contrairement à des profils demandant moins de compétences comme hotesse d?acceuil, assistant etc où vu la concurence l?inscription à l?ANPE est nécessaire. Dire que les carrières d? ingénieur, de technicommercial n?intéressent personne me semble un raccourci vraiment rapide au regard du nombre d?ingénieurs diplomés chaque année !

senior45  a écrit le 17/07/2012 à 8:18 :

..Sauf que les entreprises recherchent toujours le mouton a cinq voir 6 pattes, excluent d'office les seniors expérimentés (même au SMIC), et ne répondent jamais aux candidatures...de sénior.
Malheureusement, j'en sais qqchoses...malgré mes années d'experiences dans la maintenance, et toujours prés a m'investir.
Quel gâchis!

EIFFEL  a répondu le 17/07/2012 à 8:43:

Tu as raison senior 45 mais les entreprises sont échaudées par les candidatures des seniors français qui malheureusement pour 90% d'entre eux, arrivent dès l'âge de 40 ans dans un état sanitaire alarmant et ce, pour plusieurs raisons. La première est l'abus d'alcool et de la cigarette. La deuxième est la consommation de viandes rouges. La troisème enfin, est la consommation est le manque d'exercices physiques. Ajoutons à cela, la perte de moral et le manque de dynamisme directement lié à ces mauvaises conditions de vie. Un buveur d'alcool a des problèmes de santé physiologiques comme le vertige du fumeur par exemple, mais également des problèmes psychologiques dûs à l'abêtissement alcoolique et à la dégradation de son physique qui se lit sur son visage avec des signes d'abrutissement, de déformations du visage avec des rougeurs. Inembauchable car irrécupérable !

jp1941d  a répondu le 17/07/2012 à 9:55:

Peux-tu nous faire une description de ceux qui, par miracle, parviennent à l'âge de la retraite ?
En matière d'abêtissement, tu sembles effectivement très qualifié .

JB 83  a répondu le 17/07/2012 à 12:03:

Eiffel, quelle description fumeuse du travailleur français !!!
L'abus d'alcool ... fait gaffe quanfd même.
Comment les loques décrites ont-ils pu bâtir une tour si haute?!
Allez,
Tu m'as bien fais rire.

Merci j'en avais besoin

EIFFEl  a répondu le 17/07/2012 à 13:24:

Tout d'abord, merci pour vos commentaires. Je précise que je procède souvent comme un observateur de notre temps et je m'intéresse aux gens que je décris toutefois, sans complaisance. Ainsi, j'ai souvent eu affaire à des personnes de 40 ans et plus. Je dois dire qu'ils empestent souvent le tabac ou l'alcool ou les deux ce qui m'oblige à bloquer la respiration quand ils me causent. Souvent aussi , ils montrent des signes d'hébétude et répètent plusieurs fois leurs phrases, ce qui est lassant. De même, dès 40 ans les signes d'obésité sont légions parmi les hommes et atteignent chez les femmes des caractéristiques phénoménales qui me font un peu fantasmer pendant 1 ou 2 secondes, pas plus. L'alcool, le tabac, l'obésité sont de véritables fléaux d'une ampleur incontestable et il n'y a qu'à ouvrir les yeux pour voir que le problème s'amplifie avec l'âge et le laisser-aller qui va avec. J'en suis désolé, mais pas responsable et pas coupable d'en parler et de l'écrire.

GiliGili  a répondu le 17/07/2012 à 15:14:

Moi aussi je m'intéresse beaucoup aux jeunes dans les embauches, et ce qui est rassurant c'est qu'ils suivent vraiment bien l'exemple de leurs ainés, car eux peuvent arriver bourrés dès le matin au boulot après les afters, et sachant qu'ils ne fument peu ou pas de tabac mais plutôt du gazon, (génération écolo) ils ont une forme de joie de vivre au travail très communicative; bon pas les formes non plus comme leurs ainés, mais encore en pointe car le taux en surpoids chez les moins de 25 ans c'est 50%, et l'obésité 12 %...c'est grâce à eux que j'ai décroché un contrat de sponsoring avec Nutella pour la boite, cela nous paye en plus les distributeurs de barres chocolatées et de sodas, la classe non ? Après dans le contenu au boulot, ben c'est sûr l'orthographe c'est pas ça, et les conjugaisons sous tweet sont aléatoires, mais cela nous évite parfois bien des engueulades, on dit juste que le stagiaire n'a pas compris le mail vu le vocabulaire employé..et voilà..c'est pourquoi le taux de chômage des jeunes est le même que celui des seniors en France....

senior45  a répondu le 17/07/2012 à 22:21:

Dommage Eiffel que tu ne vois pas ma photo, car je serais curieux de savoir l'age que tu me donnes...comme beaucoup de sénior de mon age ( et je ne fais pas encore partis des sexa j'en suis loin) qui s'entretiennent, font du sport, bougent, s'intéressent au new tech, s'investissent a 200%, et c'est vrai qu'il y en a plein pole-emploi..
Bref ceci étant dit, penser que tous les séniors sont des alcoolo et des fumeurs c'est raccourcir un peu rapidement le stéréotype même du senior..et comme le dis si bien GiliGili les jeunes peuvent nous montrer l'exemple...
Par contre trouver un jeune ponctuel, qui construit des ébauches de phrases identifiable par les clients, avec une orthographe compréhensible et un vocabulaire au dela du "cool" "chelou" "MDR" "PTDR" etc etc c'est vrai que c'est moins facile...

Désabusé  a répondu le 18/07/2012 à 17:28:

Vous inquietez donc pas tant pour les jeunes, vu le niveau de salaire qu on leur offre en France et le climat social dans la majeur partie des boites...... sans parler des ponctions sur leurs salaires et l avenir sombre.... quant a la retraite.... CONCLUSION ceux qui peuvent partir le font ou l on deja fait, les autres à defaut de devenir proprietaire dans 20/30 ans, ont deja loue leur concession au cimetiere ou deja achete une urne........