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Romaric Godin | 23/08/2012, 17:19 - 1093 mots
Qu'il était doux, le temps où François Hollande pouvait faire croire qu'il avait « arraché » à Berlin ce fameux « volet de croissance », pendant nécessaire du pacte budgétaire européen ! C'était voici moins de deux mois, lors du conseil européen de Bruxelles de la fin juin. La croissance étant relancée grâce aux 120 milliards d'euros annoncés par le conseil européen, rien ne pouvait plus empêcher la France d'approuver le pacte budgétaire européen et donc la règle d'or. C'était là un signe de cohérence : puisque l'on soutient la croissance, on est en mesure de réduire les déficits. Rien de plus logique ni de plus sain, en effet.
Pas de croissance
Seulement, il ne s'agissait là que de mots. Ces 120 milliards sont en réalité une goutte d'eau dans l'économie européenne et ils sont eux-mêmes si dilués entre les pays membres et les instruments utilisés que l'on peut être assuré que leur effet sera nul sur la croissance du vieux continent. La vérité, c'est qu'il va falloir faire sans croissance. Du reste, n'est-ce pas la raison pour laquelle le gouvernement français s'apprête à réviser à la baisse ses prévisions de croissance ?
Faire passer la pilule du « pacte budgétaire »
Le « volet croissance » n'était donc qu'un leurre politique. Sa fonction était de simplement faire passer la pilule d'une défaite politique lourde de sens de François Hollande face à Angela Merkel. Face au nouvel exécutif français, Berlin est resté ferme : la chancelière a exigé le vote du pacte budgétaire - son grand œuvre européen - sans aucune modification. Elle a accordé, comme à son habitude, des concessions de forme. Ce leurre politique a évidemment fait long feu. Les députés de gauche qui, voici deux mois, on fait campagne contre « l'austérité à la Merkel » et pour « un équilibre entre croissance et réduction des déficits », se retrouvent contraints d'apporter leur vote à un texte signé par Nicolas Sarkozy le 2 mars 2012. Tel quel.
Alignement sur Berlin
Evidemment, on comprend leurs réticences. La réponse du gouvernement sera, a prévenu Jean-Marc Ayrault, celui de la fermeté et du rappel à l'ordre. La majorité devra adopter ce texte sans broncher. Car le nouvel exécutif français a clairement décidé de suivre la voie ouverte par son prédécesseur : placer ses pas dans ceux de l'Allemagne afin que le reflet de la confiance accordée à Berlin par les marchés continue de profiter à la France.
Pour s'en convaincre, il suffit d'observer le silence du gouvernement français durant le mois d'août. Pas un mot d'appui à la colère début août de Mario Monti. Rien sur l'intervention de la BCE. Paris a laissé la main à Angela Merkel qui a donné la semaine passée son feu vert à Mario Draghi. La France a été moins présente en août dans le débat européen que la Finlande ou les Pays-Bas. Aucun pays européen ne semble désormais mieux respecter l'hégémonie allemande en Europe. Voilà pourquoi les députés socialistes devront absolument adopter le texte du pacte budgétaire sans réticence.
Un pacte à 63,5 milliards d'euros ?
Ce pacte, que prévoit-il ? Essentiellement, la mise en place d'une limite au « déficit structurel » à 0,5 % du PIB en 2018. Fin 2011, selon les (généreuses) estimations de Bercy, le déficit structurel français s'élevait à 3,7 % du PIB. Si l'on estime (et là aussi on peut nous accuser d'un optimisme délirant) que la croissance moyenne sur cette période sera de 1 %, l'effort budgétaire total sur six ans sera de 63,5 milliard d'euros, soit 10,6 milliards d'euros de réduction du déficit structurel chaque année. Mais on sait que le « déficit structurel » n'est pas entièrement indépendant des évolutions conjoncturelles. Ainsi, en 2011, il a retrouvé son niveau de 2007, effaçant les années de crise. Les calculs d'économies à réaliser sont donc très incertains.
Second leurre
Evidemment, on peut répondre à cette contrainte supplémentaire par un autre leurre, celui du retour à 3 % des déficits publics en 2013, objectif toujours officiellement affiché par le gouvernement Ayrault. Dans ce cas, sans doute, le respect de la nouvelle règle d'or sera plus simple. Mais alors, il faudra bien que l'Elysée, Matignon et Bercy se décident à expliquer aux Français comment ils espèrent parvenir à ce niveau de déficit qui, dans le meilleur des cas, c'est-à-dire sans dégradation de la croissance, nécessite de trouver 40 milliards d'euros, soit en une année et pour un seul pays, un tiers du fameux « volet croissance » accordé à l'ensemble de l'économie européenne par le conseil européen. Il faudra sortir enfin du flou consistant un jour - comme mercredi matin Jean-Marc Ayrault - à « ne pas exclure» une hausse de la CSG, un autre - comme en juillet Pierre Moscovici - à l'exclure absolument. Et à être enfin capable de préciser ce que sera cette hausse et qui elle concernera.
Gagner du temps, mais pour quoi faire ?
Tout se passe donc comme si le gouvernement français cherchait surtout à gagner du temps. C'est pourquoi il a choisi de se rapprocher de Berlin. Et de repousser à plus tard les décisions importantes et celles qui fâchent. On tente de détourner l'attention du public par des hochets comme le plafond du livret A ou le prix des carburants. Sans doute une stratégie de temporisation sur le plan budgétaire pourrait être crédible si elle s'accompagnait d'une vraie réflexion sur la croissance française et les moyens de relancer ses moteurs qui sont tous à plat.
Mais les déclarations de Jean-Marc Ayrault mercredi matin, annonçant sa volonté de réduire le déficit commercial du pays par « l'accompagnement des PME » montre combien le chef du gouvernement est loin du but. C'est la nature de la production française qui est en cause, sa capacité à créer de la valeur ajoutée et à compenser par la qualité et l'innovation les handicaps des coûts de production.
La peur, mère de tous les risques
Pris entre deux feux, la croissance nulle et les déficits publics, et malgré ses promesses de "calendrier", le gouvernement français semble timoré et incapable d'agir réellement. Il préfère faire durer la situation, mais ne prend aucune mesure pour contenir les incendies. L'épilogue de cette triste affaire risque d'être une réaction de panique lorsque, dos au mur, Paris devra rendre des comptes sur ses engagements insensés de réduction des déficits. Alors, le gouvernement se lancera dans une austérité tous azimuts qui risque d'entraîner le pays dans une spirale récessionniste. L'exemple européen devrait pourtant lui être une leçon utile : à force de vouloir gagner du temps, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont mené l'Europe en deux ans au bord du gouffre.
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domingo51 a écrit le 27/08/2012 à 12:19 :
Notre Gouvernement se complaît actuellement dans la facilité : distribuer un peu aux moins-favorisés, prendre plus aux très favorisés. Il oublie cependant que la maison France est en mauvais état et que faute de gros "travaux", elle pourrait vaciller demain. Qu' il s'attaque aux vrais problèmes ardus à résoudre mais qui préserveront l'avenir !
Squer a écrit le 27/08/2012 à 11:36 :
Très bon article. Je vais vous dire ce qui va se passer. La France va s'effondrer en recession dure pendant des annees jusqu'a ce qu'il se produise une revolution du corp social. Explication : la France est une fonctionarocratie, ils vivent sur le dos du peuple (inconsciement pour la plupart) les gouvernement successifs les maintiennent dans l'irrealite d'un monde qui n'existe pas, il en fait de meme avec le peuple en designant des minorité qu'im convient de persecuter, les riches en particulier. Malheureusement pour cette oligarchie la france evolue dans un monde ouvert et elle est sur le point d'exploser en vol a force d'endettement, de clientelisme et de sous poudrge d'aides au non effort (rsa, 35h, retaite a 60ans..). L'explosion c'est maintenant et cete dictature de fonctionnaires va devoir expliquer a tout le corp social nourie a l'oisivete que maintenant il va devoir faire des efforts. Dans le meme temps les createurs de valeur, d'emplois (que l on appelle riches) sont en train de quiter le pays par miliers. Le desastre est au bout du chemin et ce couple de fonctionnaires sans courage qui dirigne notre pays n'aura jamais les epaule pour en adoucir les effets... Attachez votre ceinture cela arrive.
JB38 a écrit le 26/08/2012 à 16:38 :
On tourne en rond, l'article et les commentaires sont d'un autre âge. Je ne suis surtout pas économiste, et je ne lis pas dans la boule de cristal, (les deux métiers sont pourtant similaires), mais ce que je peux dire, c'est que le système est moribond, il vivra encore un peu avec quelques soins palliatifs, mais il va finir par mourir, rongé par le cancer du profit, de l'avidité. A force de replâtrage, les murs sont fragilisés, ils vont s'effondrer, emportés dans un maelström politico-financier. Le pire n'est jamais sûr, et la nature a horreur du vide...avec l'espérance que le futur soit un peu meilleur.
Jean a écrit le 25/08/2012 à 15:03 :
Nous avons un régime clientéliste, un Etat arbitraire, un niveau de vie qui fout le camp, une liberté du travail abolie, rien de positif... une vie démocratique réduite à néant et une fonction publique toute puissante qui réduit les salariés en esclavage. C'est un système d'ignobles prébendes. Les salariés n'ont aucune compensation pour l'insécurité de l'emploi et de leurs revenus, pire pour leur retraite. Régime de justice, on est morts de rire, les politiques s'affranchissent de l'isf qu'ils font payer aux autres et mettent les classes moyennes sur la paille!
jeannot 2 a répondu le 27/08/2012 à 10:44:
D'accord avec vous. Le régime des prébendes et clientéliste institué par Mitterrand a marqué tous les partis politique qui s'en sont inspirés pour faire élire leurs adhérents par le peuple. le régime actuel est encore plus mauvais que le précédent car il a été élus sur des mensonges...Il va faire amplifier encore plus rapidement le déclin de la France surtout au niveau européen. On voit bien qu' Hollande est complétement soumis à Merckel malgré toutes ses rodomontades électoralistes . De plus, certains petits pays de la CEE deviennent des acteurs forts de l'Europe à notre détriment.. La France s?affaiblit car elle ne décide pas.... surtout sur des sujet majeurs aussi internes qu'externes. Nous sommes gouvernés comme au temps de la Royauté par une minorité de " privilégiés" s'accrochant à leur privilèges exorbitants, ce sont les nouveaux aristocrates de la fonction publique et de ses annexes...les autres catégories de Français notamment les créateurs de richesses travaillent pour le paiement de leurs privilèges. On se demande à quoi à servi la Révolution....la république actuelle est pire que du temps de la Royauté Bien cordialement
Squer a répondu le 27/08/2012 à 11:42:
+10 cela me reconforte de me dire que je ne suis pas le seul a m'en rendre compte. Que peut on faire contre cela?
Gael a écrit le 25/08/2012 à 11:31 :
Du déclin au désastre... c'est un régime dépassé et un régime du passé. Voyez en face le rayonnement de l'Allemagne. Laissez tomber l'ump et cette république immorale.
Paul a répondu le 25/08/2012 à 12:40:
+10 cette Europe de la nullité doit être abolie... les responsabilités sont bien politiques dans cette Europe qui n'a que mépris pour le travail. Il faut défendre les sociétés civiles contre les agressions politiques. C'est aujourd'hui vital pour notre civilisation. Qu'on fasse donc des bataillons!
Fin du socialisme a répondu le 27/08/2012 à 11:47:
+100 l ideologie de gauche qui domine en france depuis mitterand et la mise en place d'une dictature de la fonction publique aura totalement ruiner notre pays. Pour l'instant seule l'europe bouc emissaire de nos gouvernnts fonctionnaires nous sauve
Ventiler a écrit le 25/08/2012 à 10:39 :
Tout à fait d'accord, c'est bien l'économie de la dette qu'il nous faut changer. Ce sont des politiques à contrario du développement et du bien-être pour la société. On fait dans la néantisation.... Nous avons un ver qui ronge le fruit, le travail des français est parfaitement méprisé par le parasitisme politique. Qui croît encore que leur travail est positif pour la société? qu'on ne se trompe pas la moitié des citoyens ne se déplacent pas aux législatives... alors à quand la révolution?
enfaitpourquoi a écrit le 25/08/2012 à 10:24 :
Remarquable La Tribune lorsqu'elle édite des articles tels que celui-ci. Et remarquables aussi les commentaires, souvent plein de bon sens et de pistes à suivre pour que les choses s'améliorent rapidement et efficacement. Mais regardez pourquoi le frein est surtout politique en France, en une image on comprend l'incroyable rigidité de notre structure politique - qui pourtant devrait être pointue d'innovation: la photo de l'article où notre 1er ministre se fait tenir son parapluie... en Allemagne, Merkel le tient elle-même... tout est dit!
samarinda a écrit le 25/08/2012 à 09:37 :
la question peut-on gouverner un pays en crise avec une classe politiqyue de médiocrité NON bien sur. Il est d'ailleurs hallucinant de voir M. Copé de parler des élections de 2014, ou écouter le Hugo Chavez français tratiner à l'ex URSS LE TRISTE m, Mélenchon nous faire des cours de politique à 2 balles comme si la France était sur un ilôt. Ne parlons pas des Verts qui ont gagné des postes de députés et ministres non pas pour leur poids mais pour avoir bien négocié avec la trcicheuse Mme Aubry. Enfin un prof d'allemand et un énarque pour gouverner ce n'est pas mieux qu'un avocat et un autre énarque dont les compétences de formation!!!!!!!sont d'avoir mis la France pour une durée indeterminée sur la pente du déclin avec un % qui est de plus en plus inquitétant. Nous avons besoin de mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière politique qui n'est pas à la hauteur des enjeux économiques de notre pays. La France est malade de ses artistes mauvais joueurs très cher payés et inutiles autant à droite qu'à gauche.
JB38 a écrit le 24/08/2012 à 20:52 :
Les cartes sont dans les mains de l'Allemagne de Merkel, c'est à elle de prendre des initiatives. Comme on ne peut rien faire sans elle, il est inutile de s'agiter à la manière $arkozy de Nagy Bocsa. L'Allemagne devra à un moment prendre des positions volontaires ou sous la pression. De nos jours, il faut tout faire vite, dans l'urgence, résultat tout est mal fait, rien ne dure et il faut sans cesse refaire, reprendre, ça coûte des fortunes et à la fin on a toujours une me...de. Dans la situation où nous sommes, il vaut mieux attendre et voir venir.
Xav a écrit le 24/08/2012 à 20:02 :
Les français sont forts, ils ont toujours une guerre de retard. En 40, on était malins, on a fait Maginot... les allemands qui sont moins bêtes, sont passés à côté. Maintenant on fait dans le peugeotinot. Mais le socialisme comme on le voit en Europe du Sud, c'est la mort des sociétés.
action du gouvernement Ayrault a répondu le 25/08/2012 à 16:37:
le socialisme c/est la ruine des pays,voir la Grèce et l/espagne ! ************************************************************************ La république hollandaise suivra sous peu grâce a l/incompétence du /normal /et de son clan ! **********************************************************************************************************
Florent a écrit le 24/08/2012 à 19:55 :
On a construit un chateau de cartes: dettes et baisses d'impôts, c'est une oxymore. L'hiver rigoureux est là, 30 ans de dette, qu'on paye... Les chinois avec une classe moyenne de la taille des Etats-Unis font à la fois de la croissance et des excédents budgétaires... comme les allemands. Demain peut-être?
006jazzbond a écrit le 24/08/2012 à 19:51 :
Excellent edito. Le dernier paragraphe de "gagner du temps pourquoi faire" sous entendant parfaitement les dispositions dragstiques à prendre. Aucun gouvernement ne se suicidera et encore moins la gauche.
JB38 a répondu le 24/08/2012 à 20:54:
Malgré la conclusion, un edito à la gloire $arkozy de NagyBocsa.
deguiseduc a écrit le 24/08/2012 à 16:56 :
En somme, que de promesses tenues, l'usurpation de la fonction présidentielle par les promesses et la démago !!!
Yves a répondu le 25/08/2012 à 10:49:
La logique des promesses non tenues, souvenez-vous des 30% d'impôts de moins de chirac et de la sécurisation des parcours des salariés, du vent. Les chômeurs sont des laissés pour compte par les administrations. C'est un système de dictature, on n'a que mépris pour l'électeur. Enfin l'Europe qu'on construit conduit à la misère générale... c'est l'oeuvre du diable! Et si nous parlions contrôle de la comptabilité publique?
Florent a répondu le 25/08/2012 à 11:14:
Donc on peut appeler la république française: la démocratie-des-promesses-non-tenues ou encore une vraie fausse démocratie. Mais alors Moubarak qui n'en faisait qu'à sa tête, c'est du même acabit... Une démocratie qui désinstruit en faisant des jeunes des illétrés ou des exclus, bref un régime esclavagiste.
burnouf a écrit le 24/08/2012 à 16:43 :
Dans un premier temps, hausse de la TVA et de la CSG, baisse de certaines retraites et allocations chomage (retaites et alloc. chomage plafonnées à 4000 Euros mensuels) suppression des allocations familliales pour les ménages aisés.Ensuite ,on refléchit à la nouvelle société du futur qui tient en compte de paramètres incontournables: formation, apprentissage, allongement de la duree de vie, sécurité des biens et des personnes, immigration, écologie, cout de l'énergie, alimentation, système bancaire, éducation...etc Notre façon de vivre à crédit est devenue intenable.La France et ses Grands Hommes ont été au cours de l'Histoire de grands inspirateurs...alors ...inspirons
turlutu a écrit le 24/08/2012 à 16:33 :
Qu'attend le gouvernement pour réduire le nombre de députés et surtout les sénateurs qui ne servent à rien.Quand aux départements il faut les supprimer....Mais comme les socialistes sont nombreux dans les conseils départementaux....
@turlutu a répondu le 27/08/2012 à 11:38:
Hollande c'est pas prise de pouvoir des fonctionnaires, vous pensez vraiment qu'ils vont se faire mal a eux memes?
domingo551 a écrit le 24/08/2012 à 12:41 :
Avons-nous réellement un Gouvernement ?
pathinder a répondu le 24/08/2012 à 17:21:
domingo551 à croire que non ?
sylla a écrit le 24/08/2012 à 12:27 :
sans vision long terme, pratiquant une politique fiscale qui fera fuir ou démotivera les agents économiques les plus actifs pour la France, perdant rapidement toute crédibilité diplomatique en Europe en même temps que tout poids sur le plan international le nouveau gouvernement enfonce chaque jour un peu plus notre pays dans un marasme gravissime qui touchera tous les français dans leur vie quotidienne. Bientôt on ne pourra même plus espérer redresser les comptes publiques et garantir la pérénité du système de santé
Bof a écrit le 24/08/2012 à 10:25 :
Si on parle de résorber le déficit, c'est qu'il faut faire un chèque de 110 milliards au gouvernement. En effet, en Juin, le déficit était de 56 milliards... Confiscation des profits et doublement d'impôts. Nous ne sommes pas l'Allemagne qui n'a pas de déficits et une industrie en voie de disparition. On joue à la grenouille qui se voulait plus grosse que le boeuf. On est dans un médiocreland qui rejette le progrès...
annees 60 a écrit le 24/08/2012 à 09:29 :
suprimer,les departements ,2 communes sur 3,les pays ,les communautees de communes,22 pour cent des elus, gain 48 mds par an,lire "debordee" de zoe shepart sur le fonctionnement des region ,et les gachis financier des presidents de region.
Jochris a répondu le 24/08/2012 à 16:45:
C'est vrai, mais pourquoi faire bien quand on peut faire bête !
scal a écrit le 23/08/2012 à 14:31 :
Belles critiques pour les oiseaux de mauvaise augure de l'ex pouvoir. Mais on est de plus en plus nombreux à penser que F. Hollande a eu tord de ne pas pratiquer la chasse aux sorcières même dans les recoins les plus glauques du journalisme
coco a répondu le 23/08/2012 à 16:41:
La liberté d'expression n'est apparemment plus permise. La critique déplaît. Je propose de prendre tout de suite un décret pour rééduquer les journalistes subversifs et vendus au capital. Quant aux citoyens qui tiendraient sur ce site des propos qui ne glorifieraient pas la politique de François notre grand Leader, Scal va s'occuper d'eux dans le goulag qui est en construction dans les monts d'Auvergne. ET dire que "ça" critiquait Sarkozy....
Albatros a répondu le 23/08/2012 à 20:12:
Complaisant avec François Hollande dans mes commentaires, je ne peux que critiquer les propos de scal qui sont de nature stalinienne. Et puis, cela ferait trop de boulot car les citoyens critiques sont très majoritaires sur ce site. Je pense que scal appartient à la mouvance "gauche dure" qui a été écartée par les français lors de la primaire socialiste.
coco a répondu le 23/08/2012 à 21:37:
Chapeau bas Albatros ! comme quoi il y a des gens biens à gauche...
JB38 a répondu le 24/08/2012 à 21:03:
@Albatros Je suis sur la même ligne que vous. Scal aurait pu se contenter de faire remarquer qu'une bonne partie de la presse est dans les mains de groupe de médias dont les intérêts portent plutôt à droite. Ce qui n'a pas empêché Hollande, "plutôt quand même" à gauche d'être élu. Liberté de la presse, pluralisme, même imparfaite cette France me va, c'est toujours mieux que dans la Russie de Poutine.
YAKA a écrit le 23/08/2012 à 11:50 :
Très bon article avec le dernier paragraphe criant de vérité "la peur mère de tous les risques" comment ne pas avoir peur et douter de la situation car en pensant bassement "budget de ménage" : je dépense trop, je suis sur-endetté, que faire ? eh bien, en principe, réduire mes dépenses -même pour un temps- c'est certainement ce qu'une majorité de français attendaient du gouvernement car nous connaissons TOUS des cas de véritables jets d'argent par les fenêtres auxquels nos gouvernants (droite ou gauche)n'ont pas VOULU prêter attention trop occupés à préserver leurs prérogatives et celles de leurs amis Un geste dans ce sens aurait sans doute donner un signal autre que celui de "j'ai décidé de réduire mon déficit... Mesdames Messieurs à vos porte-monnaie"
RPR a écrit le 23/08/2012 à 10:23 :
dans tous ces commentaires les amis de la droite critiquent vertement la gauche, les amis de la gauche critique vertement la droite, mais personne ne s'interroge sur la responsabilité des citoyen. quelles ont été les performances électorales des trops rare hommes politiques qui ont proposé depuis des années de la rigueur et du sérieux dans la gestion du pays ?? nulle absolument nulle. à gauche tous le monde a préféré un Miterrand, à droite un chirac, un sarkozy. le résultat est aujourd'hui à la hauteur du courage des citoyens : lamentable et catastrophique. nous avons les hommes politques et les résultats que nous méritons.
pathinder a répondu le 24/08/2012 à 22:53:
RPR je suis d'accord avec vous cela fait + 60 que ça dure il y à une citation qui est vrai quand on allume une cigarette par les 2 bouts on finit par se brûler.
bernard henry botul a écrit le 23/08/2012 à 09:07 :
On en sortira pas sans sortir du liberalisme : le propbleme ce n est pas la croissance ,c est la redistribution !!
provocateur a répondu le 23/08/2012 à 11:49:
le pb c'est qu'il n'y a plus rien à redistribuer
RPR a répondu le 23/08/2012 à 11:56:
si si il reste encore à redistribuer.... des dettes.
liselottes a écrit le 23/08/2012 à 09:06 :
La messe est dite.
pathinder a répondu le 24/08/2012 à 22:57:
liselottes : Amen partez en paix, et on se retrouve tous au bistrot.
Jethro a écrit le 23/08/2012 à 07:39 depuis un Iphone :
La Droite, le retour. Même chez les journalistes. Et l'on croit qu'ils sont tous de gauche...
@jerthron a répondu le 27/08/2012 à 11:53:
Non heureusement ils ne sont pas tous stupides, 10 ou 12 % d'entre eux comprennent le monde tel qu'il est.
coco a écrit le 23/08/2012 à 05:36 :
et si simplement nous etions devenus trop faibles pour garder notre pouvoir de décision?peut etre est ce l'allemagne qui donne le tempo tout simplement.la raison:affaiblissement de l'economie et poids de la dette trop lourd.les taux bas ne sont qu'une illusion:les étrangers considèrent que les français sont encore assez riches et l'administration fiscale assez puissante pour rembourser une grande part de la dette
Tony Meuter a écrit le 23/08/2012 à 00:39 :
Comment la France peut-elle revendiquer un rôle de leader en Europe, combien pèse-t-elle encore en termes industriels ? La plupart de ses grands groupes réquisitionnés dans la mouvance de la guerre d'Irak et des accords de Lancaster sont passés sous le contrôle de Washington et de Londres. Des transformations d'une telle ampleur sont traumatisantes pour ces grands groupes et pénalisent leur efficacité. Résultat, l'industrie française s'est isolée de ses voisins, allemands, belges, etc. Il est bien loin le temps de la coopération industrielle et du moteur franco-allemand.
genlegall a écrit le 22/08/2012 à 23:34 :
Enfin un article claivoyant. A méditer par chacun
Bastien a écrit le 22/08/2012 à 22:17 :
Tiens, un vrai article de fond. C'est bien, continuez !
Polonium a écrit le 22/08/2012 à 21:58 depuis un Iphone :
Excelent article. La messe est dite car le gouvernement ne veux pas tailler dans les depenses. De fait, tout le monde va payer a commencer par les classes moyennes et les pauvres, et bien sur les entreprises. Hausse de la CSG et de la TVA obligatoire. Un cercle vicieux ?
aka a écrit le 22/08/2012 à 20:26 :
Bonne analyse de la situation, espérons que les mesures d'économies nécessaire vienne suffisamment tôt. La création de 150 000 logements via une augmentation du livret A me parait aller dans le bon sens. Cette bonne "trouvaille" ne devra pas être la seule vu la situation. Que les Allemands mènent la danse ça ne me dérange pas (au contraire) pour peut qu'ils lâche un peut la bride à la BCE. Une gestion plus rigoureuse et plus de monétisation feront sans doute plus que le gouvernement (de gauche comme de droite).
pathinder a écrit le 22/08/2012 à 20:14 :
acembia vous auriez encore voulut Sarkozy voir Madame Le PEN, ou le grincheux MELANCHON de toute les façons je ne voit pas de candidat sérieux pour cette présidentielle, bon on à voulu du changement eh bien on s'est encore trompé, si je n'étais pas handicapé il y à bien longtemps que j'aurais quitté la France oui mais pour allez OU ? c'est le bordel dans tout les pays.
darkswip a répondu le 23/08/2012 à 12:53:
et fais gaffe, Flamby va te piquer tes roues, s'il ne te reste que ça.
aecmbia a écrit le 22/08/2012 à 19:44 :
héhhé hé , c'est vous qui avez choisi mister HOLLANDE, c'est vous êts ses complices non ; hé hé hé hé; un candidat incompétent , des électeur incompétents = un président super incompétent ;; héhé héhé , la france là , pire que l'éthiopie ô mon Dieu !!!
aqw a répondu le 23/08/2012 à 14:07:
c'est sur que le bilan de chirac et sarkozy est absolument éblouissant : plus de dettes, le chomage éradiqué, pas de pauvre, le france phare de l'humanité... MDR
jazzbond a répondu le 24/08/2012 à 19:29:
Oui mais lui il a fait 5 ans. On vous donne rdv à la fin de la même période..enfin si vous y tenez
charlib a écrit le 22/08/2012 à 19:33 :
Les grecs ont aussi temporisé. L'un d'eux a même voulu organiser un referendum. Le dernier, Samaras, revient à Paris et Berlin pour demander du temps. Et pendant ce temps la population se démerde, fait du commerce au noir, gagne sa vie tant bien que mal, retire l'argent des banques en quasi faillite, ne paie plus ses impôts. S'il y a croissance, elle n'a rien d'officiel.
Moi président, je... a écrit le 22/08/2012 à 18:29 :
Critiquais Sarkozy, maintenant je suis aux commandes et que voit-on, des cadeaux démagogiques pour entretenir les électeurs mais aucunes décisions concernant les mesures drastiques à prendre pour mettre ce pays dans la bonne direction, comme la réduction des dépenses d'un état pléthorique de fonctionnaires et assimilés qui ne servent à rien. La critique est aisée quand on est dans l'opposition.
arf a répondu le 22/08/2012 à 18:54:
bientôt, faudra 30 milliards d'économies pour boucler le budget 2013, mais comment font-ils faire? encore plus de taxes?
c-loss a répondu le 22/08/2012 à 19:02:
Cela est bien vrai et ce n'est que le début de "Moi Président je.......ne sais rien faire que d'attendre"
Jojo a répondu le 23/08/2012 à 11:07 depuis un Iphone :
Pour faires des économies c est pas si compliqué simplement faut avoir du courage.... 1/ suppression d'un échelon, mairie, communauté d'aglomeration, département, région.... Ça fait beaucoup !! 2/ il faut rationnaliser certaines implantations d'ecoles, hôpitaux, tribunaux... Ça va faire hurler, mais on plus les moyens. 3/ Arrêter d'augmenter de l'inflation toutes les retraites !! Continuer pour les petites retraites mais pour certaines c'est trop !! 4/ Supprimer l'abattement de 10 % sur l'IR, pour les retraites... Que je sache le matin ils ne prennent pas la voiture pour aller bosser... 5/ mettre 1 ou 2 points de TVA EN PLUS. 6/ stop et fin de de régimes spéciaux. > et la ça ira mieux !! Mais bon il faut avoir des corones...
Arthorg a répondu le 24/08/2012 à 12:53:
+1. Resterait à chiffrer pour voir ce que cela représente comme économies, mais c'est un bon début.
api 90 a répondu le 24/08/2012 à 13:07:
il faudrait surtout supprimer les inutiles: ministres le double de la norale....senateurs presque totalement inutile..des maire en surnombre a diviser par 2 en lodifiant les communes et en les regoupant pour eviter des villages VIDES avec chacun une salle des fétes un maire et des adjoints et AUCUNE ACTIVITE COMMERCIALE!! c'est absolument debile mais croire que ceux qui font les lois.....LE FERONT EST AUSSI DEBILE.....alors???quiter le bateau qui coule C'EST EN ROUTE;;;PATIENCE les remplcants sont sur place et feront sans doute un mmage FORT DESAGEABLE pour les pauvres restés sur place AMEN
Souvenir a écrit le 22/08/2012 à 18:07 :
Je tiens à rappeler que lors du débat, Monsieur HOLLANDE à dit que comme SARKOZY était président, la crise c'était de sa faute et qu'il aurait dut faire quelquechose. Aujourd'hui qui est président? Qui devrait faire quelque chose? Qui ne fait rien? Qui tergiverse et nous mets dans une situation de plus en plus difficile? Car le prochain pays qui sera attaqué pour sa dette souveraine si de vrais solution ne sont pas mise en place, cela sera le notre. Alors monsieur HOLLANDE, vous avez critiqué monsieur SARKOZY mais pour le moment, vous ne faite pas mieux, je dirai même que vous faites pire.
toutdemême a répondu le 22/08/2012 à 18:27:
cqfd: il faut (selon notre rédacteur) tout attendre de l'Allemagne: curieuse conception des institutions européennes car l'euro et l'Europe existent n'en déplaisent à bcp de sceptiques patentés et qui ne se déguisent même plus avec le recul on aurait bcp à perdre avec eux! les arguments ne manquent pas!
icietla a écrit le 22/08/2012 à 17:50 :
"le gouvernement semble timoré et incapable d?agir réellement. Il préfère faire durer la situation, mais ne prend aucune mesure": c'est malheureusement la définition du socialisme! On ne fait rien comme ça tous le monde est content! Le pire est que la droite s'y est mise aussi! la faute au peuple qui râle au moindre changement sans même savoir ce qui est changé, juste car ce sont des gros moutons qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez. Une chose est sure: la gauche fera pire que la droite qui leur pseudo-convictions les empêchent d'agir.
icietla a écrit le 22/08/2012 à 17:50 :
"le gouvernement semble timoré et incapable d?agir réellement. Il préfère faire durer la situation, mais ne prend aucune mesure": c'est malheureusement la définition du socialisme! On ne fait rien comme ça tous le monde est content! Le pire est que la droite s'y est mise aussi! la faute au peuple qui râle au moindre changement sans même savoir ce qui est changé, juste car ce sont des gros moutons qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez. Une chose est sure: la gauche fera pire que la droite qui leur pseudo-convictions les empêchent d'agir.
Haaaaaa a écrit le 22/08/2012 à 17:44 :
Hé sinon ils bossent quand parce que tout cela s'est avec notre pognon quand même!
Tremo a écrit le 22/08/2012 à 17:18 depuis un Iphone :
Félicitations au rédacteur de cet excellent article .
sevy a répondu le 22/08/2012 à 17:40:
tout a fait ,si ça pouvait inspirer les sociaux libéraux qui nous gouvernent.
Bravo a écrit le 22/08/2012 à 17:08 depuis un Iphone :
Retour à la réalité ! L écran de fumée est tombe mais nos responsables ne semblent pas se mettre au travail prisonniers de leur dogmes obsolètes ! Pauvre France! Pauvre de nous ! La fin du quinquennat sera pire que la fin du précédent !
Gilles1 a écrit le 22/08/2012 à 17:06 :
Fillon vient maintenant donner des recettes pour enrayer la crise. On croit rêver alors qu'il a été au pouvoir pendant 5 ans et qu'il avait même déclaré le pays en faillite dès 2007. Tant que la France ne mettra pas en oeuvre de véritables réformes structurelles (Collectivités, 35 heures, code du travail etc.), tout restera en l'état le reste n'étant que du replâtrage. En fin de compte les Socialistes ne pensaient pas revenir au pouvoir. Ils pensaient encore attendre très bien installés comme roitelets dans les collectivités. Malheureusement c'est maintenant à eux de mettre les mains dans le cambouis. Et cela ne va pas être triste.
icietla a répondu le 22/08/2012 à 17:51:
+1: "en fin de compte les socialistes ne pensaient pas revenir au pouvoir ils pensaient encore attendre très bien installés comme roitelets dans les collectivités": j'aurais pas mieu dit!
@gillee1 a répondu le 22/08/2012 à 21:53:
tre bonne analyse
Bastien a répondu le 22/08/2012 à 22:20:
Bof, UMP ou PS, c'est la même maladie chronique.
S. a écrit le 22/08/2012 à 16:57 :
"Article très intéressant"
john galt a écrit le 22/08/2012 à 16:51 :
très belle analyse, d'accord sur tout, la conclusion étant prémonitoire et sera peu éloignée au final de la réalité ...