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latribune.fr | 25/08/2012, 15:28 - 381 mots
La flambée des prix des céréales inquiètent politiques et professionnels. Samedi, c'était au tour du ministre de l'Agriculture Français Stéphane Le Foll de monter au créneau. Lors d'un déplacement dans la Sarthe, il a assuré que face à l'augmentation du prix des céréales « chacun devra faire des efforts » et qu'il allait en discuter la semaine prochaine avec la grande distribution. « Chacun devra faire des efforts dans cette situation exceptionnelle », a-t-il déclaré en marge de l'inauguration du comice agricole à Chemiré-en-Charnie. Le ministre a rappelé que la hausse du prix des céréales « a des conséquences pour l'élevage ». Mais pour éviter aussi que cette hausse ne se répercute de trop sur le consommateur « on va discuter avec la grande distribution la semaine prochaine des répercussions et de la manière dont on peut assurer au niveau des prix aussi une partie de l'augmentation des coûts ».
L'objectif est « d'assurer le maintien de la viabilité des élevages et en même temps d'éviter dans un moment où la consommation et le pouvoir d'achat sont dans une situation difficile de tout répercuter » sur le consommateur, a-t-il ajouté. Pour ce faire, M.Le Foll va élaborer un plan en ce sens, plan qu'il espère « pourvoir proposer d'ici deux semaines ». Il souhaite enfin que, dans le cadre de la réforme de la Politique agricole européenne, les difficultés actuelles de l'élevage seront prises en compte.
FranceAgriMer, qui dépend du ministère de l'Agriculture, a tiré d'alarme sur les conséquences d'une année 2012 qui, « pour la troisième fois en cinq ans, va être marquée par des prix exceptionnellement élevés des céréales ». « L'ajustement des bilans mondiaux se fera par l'intermédiaire d'un rationnement de la demande. Il pourrait en résulter, particulièrement au Proche et au Moyen-Orient, de nouvelles tensions alimentaires comme en 2007-2008 », année des émeutes de la faim dans les pays pauvres, a précisé FranceAgriMer. Dans les pays développés, faute de pouvoir trouver des débouchés qui couvrent les coûts de production, les éleveurs de bétail pourraient être contraints d'abattre du cheptel de façon prématurée. Cette option déjà à l'oeuvre dans certaines régions françaises où, faute de fourrage suffisant pour les nourrir à court terme, les éleveurs envoient vaches et veaux (forcément moins gras et donc moins rentables) à l'abattoir avec un mois d'avance.
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Dédé35 a écrit le 28/08/2012 à 16:26 :
Il ne faut pas se priver de recettes à l'export! Tout au plus Monsieur Le Foll peut tenter de taxer les super-profits de nos céréaliers exportateurs
Jacques Collin a écrit le 27/08/2012 à 11:15 :
La solution est très simple, il suffit d'arrêter d'utiliser les céréales pour faire de l'éthanol et tout rentre dans l'ordre. Il reste juste à convaincre les Etats Unis.
aka a écrit le 26/08/2012 à 17:58 :
Il faudrait déjà que seul soit habilité a traiter de ses matières premières les professionnels du secteur : minotier, céréaliers, coop, etc. Je ne vois pas bien se que font des banquiers et des assureurs (80% des transactions) avec ses matières 1ères essentielles a part spéculer. Sont-ils vraiment nécessaire dans ces transactions? n'y a t-il pas mieux a faire pour eux?
lemondestfou a répondu le 26/08/2012 à 22:09:
complètement d'accord dire que des gens spéculent et font des bénéfices indécents pendant que des gosses crèvent de faim dans le monde !!!
Photoscope a répondu le 27/08/2012 à 13:30:
Je me souviens d'un reportage, il y a 2 ou 3 ans sur la 2nde plus grande minoterie de France. Les reporters n'ont eu aucun mal à faire la visite des bâtiments techniques. Par contre, les portes des bureaux du 1ier étage ont été beaucoup plus difficiles à ouvrir : derrière il y avait une salle de marché avec 200 traders !!
Jachere a écrit le 26/08/2012 à 15:48 :
combien d hectares de terre agricole disparaissent en France chaque annee ??? silence des (verts) proportionnel aux nombre d exploitants qui disparaissent
jc06 a écrit le 26/08/2012 à 12:46 :
Le Foll monte au créneau ! ..... Rassurez vous, il va vite redescendre. Même gesticulation que son pote Montebourg qui avait juré de bloquer les licenciements et d'interdire les délocalisations. La mondialisation n'était pas abordée dans leur cursus de formation il y a 30 ans et visiblement ils n'ont pas été tenus informés de l'évolution.
Yves a écrit le 26/08/2012 à 08:32 :
Si le citoyen était moins INCULTE en matière économique, on ne pourrait pas chercher à lui faire croire qu'on peut manipuler le cours des céréales ou du pétrole...
cjesus a écrit le 25/08/2012 à 21:12 :
Il y a trois ans, j'ai souscrits des certificats sur commodities léger... Et je ne regrette pas!!! J'espère que ça va continuer!!!
cjesus a écrit le 25/08/2012 à 21:07 :
A force d'aider les assistés du Tier-Monde, ils nous consomment nos céréales...
lyon69 a répondu le 26/08/2012 à 11:52:
ce ne sont pas eux qui consomment les céréales : ce qui déséquilibre le marché, ce sont les biocarburants !!!
mdr a écrit le 25/08/2012 à 20:38 :
Qu'est ce que Le Foll connait de l' agriculture et que vient faire la grande distribution dans la flambée des prix des céréales ...à part ceux de son petit déjeuné ......
simple citoyen a écrit le 25/08/2012 à 20:23 :
En dehors du fait que ce "grand politique" doit bien exister de temps en temps et que notre argent doit bien servir à cela (on n'est guère bégueule en France avec l'argent des autres) il est effarant pour un néophyte comme moi de découvrir ce qu'est l'FranceAgriMer... après ça, on peut toujours nous expliquer que la France est un affreux pays ultra-libéral... On nage en pleine bureaucratie autoreproductrice. Lamentable.
jb a écrit le 25/08/2012 à 19:40 :
Beaucoup d'inepties sont dites à propos de l'impact de la fluctuation des prix des céréales dont l'UE est relativement protégée grâce à la PAC et en France au système des coopératives agricoles. Mais le secteur est aussi le terrain de chasse de nombreux lobbies qui profitent de l'envolée des prix mondiaux pour tirer la couverture et s'en mettre plein les fouilles au détriment des pays du tiers monde qui n'ont pas de marché organisé et sont atteints de plein fouet par l'envolée des prix.
lyon69 a écrit le 25/08/2012 à 18:10 :
Tout se joue du fait des carburant dit Bio qui épuisent les ressources : en France, notre brave ministre ne maitrise pas la production de bio-éthanol argentin (l'argentine importe des céréales sud américain pour exporter du carburant !!!) ou américain, etc ... Il va falloir se rendre compte un jour que ce n'est pas le ministre du redressement qui fixe les cours du Brent, ni celui de l'agriculture qui fixe les cours des céréales !!!
lyon69 a écrit le 25/08/2012 à 18:07 :
Si on empêche les céréaliers français de bénéficier des hausses des cours mondiaux (ce qui techniquement peut se faire, en taxant les exportation de la différence entre cours mondial et cours imposé arbitrairement en france), lorsque les cours mondiaux s'éffondreront, on les subventionnera pour compenser ??? Je préfère qu'ils se gavent maintenant, ... mais qu'ils assument lorsque les cours baisseront : c'est ça le libéralisme économique !
hausse edes céréales a écrit le 25/08/2012 à 17:51 :
pourquoi pas une taxe exceptionnelle sur les ceréaliers qui vont toucher le jack pot quand ils vont vendre leur recolte 2012 ! parce que la grande distribution elle n'est pas vraiment en position pôur baisser ses marges : la preuve avec Carrefour , sinon à faire des plans pour baisser ses effectifs et supprimer ses caissieres par exemple
lyon69 a répondu le 25/08/2012 à 18:12:
Parce que si les céréaliers ne peuvent metre de l'argent de côté quand les cours mondiaux sont hauts, ils auront bien raison de venir vous demander des subventions ensuite quand les cours sont bas, quand la sécheresse ou les inondations sont là , ...
logic a écrit le 25/08/2012 à 17:33 :
Le prix des céréales c'est, à peu près, comme celui du brut, il n'est pas fixé dans l'hexagone...
Hisse a écrit le 25/08/2012 à 17:17 :
UN remede pour le porte monnaie.. . le consommer local
speculation sur les matieres premieres a écrit le 25/08/2012 à 17:09 :
si les assurances de couvertures (futures)sur les risques agricoles existent depuis les années 1980 il n'en demeure pas moins que la speculation à outrance sur les matieres premieres agricoles s'est développée dans les salles de marchés financiers depuis 2006-2007!!! en remplacement des produits derivés actions aux margesde plus en plus faibles. Aujourd'hui c'est le consommateur qui in fine paie la note en achetant son pain et sa viande. Alors avant l'explosion sociale ici ou la dans le monde il serait de bon ton de remettre de l'ordre dans ls circuits de négociations!
Gilles1 a écrit le 25/08/2012 à 16:19 :
Pitié avec cette formule "monter au créneau "qui ne veut absolument rien dire... Qu'est-ce qu'un petit ministre peut faire face à la montée des prix ? Chacun essaye de se profiler dans son secteur et se cantonne dans des effets d'annonce qui n'aboutissent rien. Exemple pour l'industrie : Montebourg.
Mimil a répondu le 25/08/2012 à 17:45 depuis un Iphone :
Effectivement, ce sont les marchés mondiaux qui guident les prix et non un ministre Tout comme montebourg, qu a t il fait de concret depuis son arrivée ???