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Jérôme Cahuzac : "Il faut tout faire pour orienter l'épargne vers l'investissement productif"

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le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac - Copyright AFP
le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac - Copyright AFP (Crédits : AFP)
L'argent est au centre des débats dès l'ouverture de la deuxième journée de l'université d'été du Medef. Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, accompagné de l'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand, s'expriment ce matin sur le thème « Avec ou sans argent ».

« Parler d?argent au Medef, c?est parler de corde dans la maison d?un pendu. Mais allez-vous savoir en parler ? », introduit Jean-Luc Placet PDG d?IDRH.
Les premiers intervenants à s?exprimer évoquent d?abord le « sans argent ».

Le père Alain Maillard, docteur en théologie morale et en histoire, se lance le premier : « on ne crève pas de faim à Paris, même chez les SDF, mais est-ce qu?on prend le temps d?un dialogue gratuit ? Ca ne coûte rien, ça coûte du temps. » L?ancien député-maire de Versailles et président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l?exclusion sociale, Etienne Pinte, lui, s?interroge : « l?argent crée-t-il du lien social lorsqu?on en a pas ou peu ? Et constitue-t-il un facteur d?autonomisation lorsqu?on n?en pas ou peu ? L?argent est moins une monnaie d?échange qu?une monnaie de survie. » Une autre partie des participants à cette table ronde met en avant le « côté positif » de l?argent.

Ancien directeur du Budget, Pierre-Mathieu Duhamel du cabinet KPMG, prend le micro et cite Benjamin Franklin : « le seul intérêt de l?argent, c?est son emploi. » Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac intervient à son tour : « Le thème que vous avez choisi est assez amusant. Cette question nous renvoie à ce que furent deux tabous : le sexe et l?argent. Et l?un et l?autre renvoient au besoin de liberté. Il y a un parallèle entre le manque d?argent et l?amputation de la liberté. » Le ministre évoque ensuite l?argent public : « La priorité d?aujourd?hui est défaire qu?aujourd?hui nos comptes retrouvent l?ordre qu?ils ont perdu. Mais c?est un ordre qui in fine, s?il est rétabli, profitera. Autre remarque : il n?y a pas de pactole ou de trésor caché. Le fonds du problème n?est pas de savoir qui paie mais combien on doit payer. Une fois que ce choix aura été fait, il sera temps de savoir qui et comment en assume ce coût : la fiscalité, l?épargne, la TVA, la CSG, la fiscalité? ?»

Interrogé sur les taux de prélèvements, Jérôme Cahuzac répond que « personne n?a contesté que les prélèvements augmenteront. La question est de savoir à qui et de combien ils augmenteront. Il faut tout faire pour orienter l?épargne vers l?investissement productif, il y a pour cela des instruments budgétaires et fiscaux. Rien ne se fera si la confiance ne se rétablit pas. Si le taux d?épargne augmente dans notre pays, c?est la crainte de l?avenir qui transparaît. »

Sommé de s'exprimer sur la baisse de la dépense publique, Jérôme Cahuzac s'exécute : « Sur la mandature, l?engagement pris est qu?il sera à part égale entre l?économie et la recette. La politique c?est l?art du possible. Pour l?Etat, il faut dépenser 10 milliards de moins, et les collectivités locales seront soumises aux même règles que l?Etat : zéro valeur. Et nous continuerons à faire des économies d?une année sur l?autre. Ceux qui ont cru que l?on pouvait y arriver uniquement en faisant des recettes rêvent, ceux qui ont cru que l?on pouvait y arriver uniquement en faisant des économies mentent. »

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Commentaires
a écrit le 06/10/2012 à 23:05 :
Pour orienter l'épargne vers l'activité économique et donc les actions, il aurait mieux value ne pas augmenter le plafond du LIVRET A et baisser son rendement à 1.5 %
Ne pas également supprimer l'abattement fixe de 1525 ? pour un célibataire (3050 pour un couple) sur les dividendes mais le supprimer à compter d'un niveau de rcm supérieur à 5 000 ? et supprimer l'abattement de 40 %
Mais non c'est beaucoup plus facile de toucher les petits épargnants que les gros portefeuilles....décidément le PS a du mal à établir un budget de crise
Par ailleurs la fiscalité sur les bénéfices des sociétés n'est pas revue fondamentalement. Il aurait été judicieux d'augmenter l'IS sur les bénéfices distribués en cash, et diminuer l'IS sur les bénéfices réinvesties ou servant au désendettement ou distribué sous forme d'action et donc d'augmentation de capital
a écrit le 30/08/2012 à 13:18 :
"on ne peut pas considérer cela comme quantité négligeable" tu parles ... on emprunte 10 milliards par mois pour ce jacobinisme gauche/droite. Les fonctionnaires ont augmenté de 35% pendant que la population française n'a augmenté que de 10% depuis 80 et son efficacité n'est même pas là.... Nous sommes l'un, si ce n'est le pays le plus taxé au monde ... L?état pompe 60% des recettes pour nourrir une population de fonctionnaires qui ne représente que 12% de la population totale... Les retraites de fonctionnaires représentent un coût de 60 milliards alors que celles du privé en représentent 170 mais pour 5 fois plus de travailleurs.... Les véhicules de fonctions continuent, les dépensiers de régions s?éclatent, cumulent, on continue la pléthore d'avantages catégoriels et d'oligarques, le budget de Matignon n'a pas bougé d'un centime, pareil pour l?Élysée, les primes de Bercy sont toujours défiscalisées, les migaud, cahuzac, guaino et autre guéant touchent toujours des salaires de l'ordre de 30000 euros, appartements de fonctions pour les hauts fonctionnaires, chauffeurs, préfets fantômes, missionnés, commissions inutiles, organismes inutiles continuent, les cheminots partent en retraite à 50 ans etc etc etc mais c'est non "négligeable" ...
a écrit le 30/08/2012 à 12:45 :
Et sinon, c'est quoi son job à lui? C'est pas au gouvernement de faire en sorte que cela se passe comme ca au lieu de nous dire Moi je moi je, au travail, ca changera
a écrit le 30/08/2012 à 11:39 :
Il est dommage que ce médecin se soit piqué d'économie. Le golf y a beaucoup perdu et l'économie aussi.
a écrit le 30/08/2012 à 10:43 :
L'épargne orientée vers l'investissement productif est une idée "généreuse" de la part d'un Etat (et de ministères et administrations) qui s'emploient d'abord à la spolier puis à mal la dépenser. M. J.Cahuzac ne s'est pas rendu compte (ou aucun des beni oui oui qui l'entourent n'a eu la présence d'esprit de l'en informer) que, sur le sujet de l'épargne, il n'inspire aucune confiance.

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