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Fabien Piliu | 17/09/2012, 15:37 - 573 mots
Les ministres et les secrétaires d'Etat chargés du Commerce extérieur se suivent et se ressemblent. En clair, ils cherchent la formule magique qui leur permettra de ne pas adopter un profil bas lors des Conseil des ministres. Car le poste est ingrat. Depuis 2003, l'économie française déplore une hausse continue du déficit commercial. Pour espérer limiter les dégâts et atteindre l'objectif du gouvernement de rééquilibrer la balance commerciale hors énergie d'ici cinq ans, Nicole Bricq, la ministre charge du Commerce extérieur souhaite qu'Ubifrance ne se contente plus d'accompagner - à moindre coût - et d'informer les entreprises qui ont des velléités à l'export.
Qualité et quantité
Concrètement, à l'instar de Pierre Lellouche, son prédécesseur à Bercy, Nicole Bricq souhaite que l'agence privilégie le qualitatif, sans ignorer le quantitatif. Pour redresser la balance commerciale - en déficit de 70 milliards en 2011, un record - la ministre a adressé ce lundi à l'organisme sa nouvelle feuille de route. " Il vous faut identifier à l'étranger les potentiels clients de nos entreprises, en précisant ses besoins et en lui proposant de rencontrer des entreprises sélectionnées que vous aurez préparées à cette rencontre", a expliqué ce lundi Nicole Bricq, lors des journées d'Ubifrance.
Dans les territoires, le rôle d'Ubifrance doit aussi évoluer. "Je souhaite que vous accompagniez la future BPI dans ce qui constituera le volet conseil de sa mission. Sur le modèle de vos ingénieurs d'affaires, des agents d'Ubifrance pourraient prendre leur place aux côtés des collaborateurs de la BPI en charge des financements, des fonds propres, des prêts et de l'innovation, dans ce qui constituerait la porte d'entrée pour l'international. Ces nouveaux développeurs à l'international d'Ubifrance seraient ainsi en mesure d'accompagner les ETI et de jeunes entreprises innovantes en conseil à l'export dans la durée", a-t-elle poursuivi, précisant que l'agence ne sera pas tout de suite intégrée à la BPI.
Des plans régionaux à élaborer
En outre, Nicole Bricq désire que les Régions élaborent des "plans régionaux pour l'internationalisation des entreprises". L'agence pourra être impliquée dans leur mise en œuvre et dans l'identification et l'accompagnement des entreprises. " Vous avez déjà des conventions avec certaines régions. Vous aurez à répondre, dans ce cadre ou un autre et si les régions le décident, aux besoins spécifiques identifiés dans les plans régionaux. L'agence, en partenariat avec d'autres acteurs le cas échéant, doit être le partenaire opérationnel des régions. J'entends d'ailleurs qu'elles trouvent rapidement une plus juste place dans la gouvernance d'Ubifrance", a détaillé la ministre. C'est une petite révolution. Concrètement, l'agence devra soit organiser le travail de détection des pépites potentielles à l'export, soit le contrôler. Pourquoi cette tutelle de l'agence ? Dans les couloirs de Bercy, depuis de nombreuses années, on regrette à mots couverts la faible implication sur ce sujet, malgré la création récente des guichets uniques "Export" dans certains territoires (Auvergne, Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Centre...).
Un nouveau Contrat d'Objectifs et de Performances avant la fin du premier trimestre 2013
Au regard de ces changements, le cadre stratégique de l'agence évoluera. Avant la fin du premier trimestre 2013, le Contrat d'Objectifs et de Performances (COP), qui lie l'agence à l'Etat, "fixera à l'agence des objectifs qui porteront sur l'accompagnement dans la durée des entreprises et leur réussite à l'international, ainsi que sur la démarche client. Il proposera des actions définies en fonction de la taille et des besoins des entreprises et devra dire, avec clarté, ce que sont nos priorités en termes de types d'entreprises, de filières et de marchés".
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Impossible de gagner des parts de marches à l'étranger avec une structure de fonctionnariat d'UBI France! a écrit le 08/01/2013 à 13:03 :
Impossible de gagner des parts de marches à l'étranger avec une structure de fonctionnariat d'UBI France! Ce sont des paroles en privé d'un ex vice - président d'ubi France!!
derdom a écrit le 08/01/2013 à 11:28 :
chambre de commerce à l'étranger, services commerciaux à l'étranger, .... où sont-ils que font-ils. Taper : services commm..... apparaitront les services quebecquois, les services belges voir même les services chinois avec une page en francais, etc. etc. ....fermer la page, il n'y a plus rien à dire
CR a écrit le 19/09/2012 à 18:11 :
Je confirme en effet que les Bureaux Ubifrance sont recentrés depuis maintenant 2008 sur une mission d'accompagnement aux entreprises françaises avec des agents bien souvent locaux maitrisant langue et culture des pays où ils sont établis. Le coeur de métier d'Ubifrance a l'heure actuelle est la prospection de marché pour le compte d'entreprises françaises dans le but de trouver un partenaire local. Les Chambres de Commerce à l'Etranger s'occupent des entreprises françaises souhaitant s'implanter sur place et rédigent également des études de marché.
PMI a écrit le 17/09/2012 à 20:54 :
Il ne faut pas généraliser. Les servicescomme les Missions Economiques peuvent être très eficaces. Depuis Nicolas Sarkozy ils se sont re-centrés d'une activité quasi-régalienne à une mission d'aide aux entreprises. J'en ais fait l'expérience (ME de Chicago) et n'ai que des éloges à faire du personnel en place. Par contre il faudra m'expliquer en quoi les doublons ME et Chambres de commerce à l'étranger sont complémentaires? C'est pour moi un simple doublon...
From the USA a répondu le 08/01/2013 à 11:48:
Petit rappel: les chambres de commerce a l'etranger ne sont pas subventionnees par l'etat et doivent souvent se limiter a des activites evenementielles pour assurer leur survie. A quand un reel rapprochement Ubifrance/ Chambre de commerce a l'etranger/ Conseillers du Commerce Exterieur: Time Fly!
PME a répondu le 08/01/2013 à 14:53:
A quoi servent tous ces Machins,puisse que par exemple ,le Vald'Oise avec son Conseil Général,fait cavalier seul,en installant directement des Permanences au Japon,qu'il d'empresse de contrôler sur place!!!! Aquoi sert la CCI,UBI,Coface? et autres comités de fonctionnaires??
kiberal a écrit le 17/09/2012 à 20:53 :
Les coûts sont ccertains et les résultats très incertains! Mais en France on dépense pour faire comme si on agissait efficacement! Encore une agence qui va augmenter la facture de 50 milliards! Sans compétitivité, pas d'exportation!
Far East a écrit le 17/09/2012 à 19:48 :
Des directeurs d'antenne d'Ubifrance qui vivent a l'etranger et qui ne maitrise pas la langue du pays, qui ne connaissent rien au pays car ils savent qu'ils ne sont la que pour quelques années ... C'est la France, aucune meritocratie, tout est dans le pedigree de la famille ...
dédé a répondu le 19/09/2012 à 05:52:
c'est faux:les étrangers peuvent aussi faire des efforts et apprendre le français
rosa a répondu le 08/01/2013 à 14:11:
vous êtes vraiment drôle, lorsque vous allez à l'étranger ils parlent plusieurs langues : anglais , allemand et le français !!! bien sûr nous .......
Flamand a répondu le 08/01/2013 à 14:56:
En Benelux,comme il se doit 3 langues sont lues,écrites,parlées. sur la place du village,pour avoir une secretaire bilingue,vous obtenez,un personnel avec 5 Langues. allez courage la France
Coluche a répondu le 09/01/2013 à 18:06:
C'est le problème avec l?Étranger : ils ne parlent pas le même étranger partout !! je suis allé en mission à Casablanca avec un plan de Paris, il n'y avait rien qui correspondait !! Comment veux tu t'en sortir ?
Villeroy a écrit le 17/09/2012 à 18:25 :
Dans le commerce international, c'est la parité acheteur / vendeur qui assure les succès durables. Comme ces acteurs sont pour, la plupart, "privés" (ni tombés de la dernière pluie et plutot expérimentés), les ingénieurs d'affaires de la BPI et les agents d'Ubifrance détachés pour booster l'export français devront, vite, oublier leurs mauvaises habitudes et idéologies d'employés publics et se mettre au commerce (au risque, à défaut, de recevoir des cours de commerce douloureux).