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latribune.fr | 03/10/2012, 08:27 - 281 mots
Après un passage dans le creux de la vague depuis le début de la crise, le taux d'emploi des jeunes diplômés du supérieur s'améliore. 71% de la promotion 2011 était en situation d'emploi en 2012 selon une enquête publiée mercredi par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec).
Les ingénieurs sont mieux lotis que les autres
Comme l'année précédente, ce sont les jeunes ingénieurs qui enregistrent les taux d'emploi les plus élevés. En avril 2012, 80% étaient en emploi, contre 69% des universitaires et 72% des diplômés d'écoles de commerce et de gestion. L'insertion de ces jeunes diplômés a été plus facile dans les secteurs techniques et technologiques. Ainsi, les filières "informatique, télécommunications, multimédia", "métallurgie, mécanique, aéronautique" et les secteurs médicaux affichent des taux d'emploi supérieurs à 80%. En revanche, les diplômés de "Physique, chimie, biologie, géologie" et "économie" ont plus de difficultés, avec un taux inférieur de 20 points.
La situation s'améliore mais une dégradation est à attendre
Cette proportion de diplômés (Bac + 4 et plus) insérés est identique à celle de la promotion 2010, supérieure à celle de 2009 (64%) mais encore largement en dessous du niveau d'avant crise (77%), souligne l'Apec dans un communiqué. La durée moyenne de recherche est stable, à deux mois. Le salaire médian annuel augmente de 1.000 euros: la moitié des diplômés ont été recrutés en dessous de 28.600 euros et l'autre moitié au-dessus. Il baisse seulement pour les diplômés d'écoles de commerce. Mais pour le directeur général de l'Apec Jean-Marie Marx, la situation des diplômés est néanmoins "fragile". Une "dégradation sensible" est à craindre dans les prochains mois, souligne-t-il, car "le marché de l'emploi des cadres s'est fragilisé et les entreprises ont l'intention de recruter moins de débutants qu'auparavant".
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Pierre a écrit le 03/10/2012 à 15:24 :
On note que l'on laisse sur le carreau 20% des ingénieurs. Ainsi la question à poser est celle de notre faible croissance, de notre faiblesse en terme d'innovation, de notre perte d'industries, combien d'usines ont fermé cette année? Enfin, la compensation d'une économie qui ne tourne pas et ne crée pas d'emplois, par une dette à crédit... bref on tourne sur la tête et on sacrifie des millions de jeunes comme l'Espagne le fait si bien. Cette Europe est un véritable pandémonium!
Premier employeur a écrit le 03/10/2012 à 15:22 :
Pas la peine de rêver, à moins de quitter la France, le premier employeur des jeunes diplômés sera Paul Emploi, suivi de près par l'administration, ce qui revient au même.
Ben a répondu le 03/10/2012 à 16:29:
LOL
Farnçais in ausland a écrit le 03/10/2012 à 13:24 :
Il ya cote, et cote !!! Celle que le marin distingue de l'horizon, et celle que le bouchie present dans son presentoire a la boucherie. À vous de choisire Messieurs
jeannot a écrit le 03/10/2012 à 10:01 :
Et à quel salaire médian sont embauchés les jeunes diplômés d'écoles de commerce et de gestion ?
Cavaliere a écrit le 03/10/2012 à 09:20 :
Je rigole, ces jeunes ingénieurs ont le même pouvoir d'achat aujourd'hui qu'un titulaire d'un CAP en 1980.
Loic a répondu le 03/10/2012 à 10:22:
N'exagérons rien :-) mais c'est si loin effectivement.
Nicolas a répondu le 03/10/2012 à 11:23:
Il y a plus de 200 écoles d'ingénieur en France. Le salaire à l'embauche varie entre 25K?/brut/an et 45K?/brut/an. Certes la moitié est en dessous de 28.600?/brut/an mais ce n'est pas la valeur moyenne, qui elle est plus élevée. Etant moi même jeune ingénieur diplômé se trouvant dans la moitié supérieure, je peux vous assurer que nous n'avons vraiment pas à nous plaindre de notre pouvoir d'achat. Nous n'avons pas un train de vie de ministre, mais tout de même à 23 ans nous pouvons nous offrir des loisirs, partir en vacances et épargner pour un bien immobilier (sauf ceux vivant en région parisienne). Et si nous avions effectivement le même qu'un titulaire d'un CAP en 1980 je ne vois pas ce qu'il y a d'amusant. En conclusion, je pense que nous sommes tout de même des privilégiés dans en ces temps difficiles.
@Nicolas a répondu le 03/10/2012 à 14:41:
Vous n'êtes pas des privilégiés, vous êtes méritants.
akhi a répondu le 03/10/2012 à 14:46:
Sauf ceux vivants en RP ? Pas de chance, tout l'emploi est là bas =)
cdg a répondu le 03/10/2012 à 16:28:
il y a un peu d exageration dans la comparaison avec un CAP, mais il y a 20 ans, inge sortie d ecole, je payais un loyer qui etait meme pas le quart de mon salaire (3000 FF contre plus de 13 000 FF, primes non comprises. en fait j etais plus vers 14-15 kF) Maintenant meme avec un salaire des plus haut (45 kE soit 2900?/mois), un jeun devrait consacrer au moins 1/3 de son salaire a se loger a Courbevoie ou j habitais Le rapport cout de la vie/salaire en france n est absolument pas bon. c est pas pour rien qu on a plein d ejeuens francais qui vont a l etranger
toccata a répondu le 03/10/2012 à 17:08:
C'est une vaste blague. A part évoluer dans des fonctions managériales, il n'y a aucun espoir d'évolution en tant qu'ingénieur ou informaticien. Ce sont en France les métiers parmi les plus faiblement rémunérés de ceux nécessitant des études. La cause est très simple: comment comment valoriser son expérience et son savoir-faire auprès d'un personnel incompétent jusqu'à l'autisme? Avec le protectionnisme le marché de l'emploi est sclérosé, et le personnel RH a pris des responsabilités qui surpassent ses capacités. En SSII, tout dépend des négociations commerciales, et quand un marché est pris il faut trouver la "viande" pour remplir les missions. Et là on laisse les informaticiens sous la coupe réglée des chargées de recrutement et de "staffing" qui derrière de beaux discours cherchent le personnel le moins cher possible et le plus malléable pour entretenir les marges commerciales. Cela fera toujours l'affaire puisque le niveau technique des missions est souvent faible. Pour trouver de l'épanouissement dans une SSII, il faut être un raté.
toccata a répondu le 03/10/2012 à 17:14:
Dans les années 90, en sortie d'étude un ingénieur touchait entre 180 000 et 200 000 Francs/an. C'est la fourchette actuelle exprimée en euros (27 000 à 30 000), mais avec des disparités entre Paris et la Province. En province les salaires ont chuté (22 000 à 25 000 en première embauche). A Paris le prix de l'immobilier a flambé. Alors, en 20 ans, quelle a été l'évolution en France du niveau de vie des bac+5?
Loic a répondu le 05/10/2012 à 10:36:
C'est vrai que le prix de l'immobilier fait que les jeunes diplomés ont un pouvoir d'achat correct mais sans plus. Etant moi-meme jeune diplomé mais travaillant a Londres, la problématique du logement est la meme qu'a Paris et en effet, meme si on peut vivre convenablement, il est difficile voire impossible d'épargner. Je le pourrais si j'avais accepté des offres en province en France. Mais comme vous le disez, on nous propose quasiment que du travail dans les SSII a la sortie, et la aussi le salaire est insuffisant car il augmente relativement peu en comparaison avec un embauché en CDI. Donc il est vrai qu'en France, le niveau de vie des bac+5, au moins dans le domaine scientifique, a régressé...
pathinder a répondu le 05/10/2012 à 22:43:
Cavalière, serait vous une fanes des années 80, car moi aussi la vie était moins compliqué.