Nationalisation de Florange : pourquoi l'idée de Montebourg n'est pas absurde ?

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La proposition du ministre du Redressement productif agite. Le caractère hautement stratégique de la filière métallurgique est en débat. Arnaud Montebourg veut réussir à Florange là où Nicolas Sarkozy a échoué, à Gandrange.

L'idée fait progressivement son chemin. Jeudi dernier, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif n'exclut pas de nationaliser le site sidérurgique lorrain de Florange qui appartient au groupe indien Mittal. "Une prise de contrôle public temporaire est une option parfaitement raisonnable, qui est en train de s'imposer, parce qu'elle est à coût nul pour le contribuable, qu'elle est respectueuse de l'Etat de droit français et européen", a expliqué le ministre lundi en marge d'une visite de l'usine Duralex à La Chapelle Saint-Mesmin, près d'Orléans.

Le soutien de Thierry Breton

Non officiellement soutenu par Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, et Michel Sapin, le ministre du Travail, Arnaud Montebourg a reçu aujourd'hui le soutien de Thierry Breton, l'ancien ministre de l'Economie du gouvernement dirigé par Dominique de Villepin ente 2005 et 2007 dans un entretien accordé aux Echos.

Cette idée est-elle si absurde sachant que cette nationalisation ne serait que temporaire, le temps qu'un éventuel actionnaire privé initialement minoritaire, augmente progressivement sa participation dans le capital de l'entreprise ?Une chose est certaine, le ministre du Redressement productif veut à tout prix réussir là où Nicolas Sarkozy a échoué. Malgré ses promesses, l'ancien président de la République qui avait fait du sauvetage de Gandrange - un autre site lorrain de production sidérurgique appartenant à Mittal, distant d'une dizaine de kilomètres de Florange - n'avait pu éviter la fermeture de l'usine.

Autre certitude, les experts du secteur trouvent du sens à cette initiative, en raison de son caractère hautement stratégique. Un rapport rédigé en 2011 par l'Académie des sciences et l'Académie des technologies intitulé « La Métallurgie, science et ingénierie » estime en effet indispensable de préserver et de développer sur le territoire française une filière métallurgique solide et en particulier sa branche sidérurgique en particulier.

Recourir aux émergents : une idée dangereuse et fausse

« La position de la métallurgie française s'est ainsi affaiblie et risque de devenir catastrophique si rien n'est fait rapidement. Croire qu'on pourra s'approvisionner auprès des pays émergents qui développent actuellement fortement leur industrie métallurgique est une idée dangereuse et fausse dans de nombreux cas, y compris dans les domaines technologiques qui, à première vue, paraissent les plus simples sur le plan technique, comme l'industrie automobile, sans parler de l'industrie électronucléaire ou de l'industrie aéronautique », explique le rapport.

Dans ce contexte, ses deux auteurs, André Pineau, de l'Académie des technologies et professeur à l'École des Mines ParisTech, et Yves Quéré de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'École polytechnique estiment « indispensable, économiquement et stratégiquement, de maintenir en France une métallurgie forte et excellente ».

Une industrie « vitale » « Elle est en effet vitale pour des secteurs capitaux tels que transports (automobile, ferroviaire, aéronautique...), énergies (nucléaire, énergies durables...), construction navale, armement, bâtiment... Il s'agit de dynamiser l'ensemble de ces secteurs et, au minimum, de préserver nos compétences et notre savoir-faire », avancent-ils.

Au regard de la situation actuelle, le rapport propose la création d'une « mission interministérielle » ou « Comité d'Orientation Stratégique de la Filière Métallurgie » pour faire un diagnostic de la situation française dans un certain nombre de secteurs industriels et analyser leurs places dans le contexte européen et mondial.

Recruter des enseignants-chercheurs

D'autres propositions, dans le domaine de l'Enseignement et la recherche sont également formulées. « Il est urgent de réinstaller, dans les Écoles et les Universités, des formations de métallurgie en tant que discipline constitutive de la formation d'un ingénieur. Une fois le besoin affiché, et la presse peut nous y aider, il faudra se donner les moyens d'y répondre, en recrutant des enseignants-chercheurs, et en mettant en place un système de formation des formateurs, par des écoles d'été permettant de les conduire à enseigner la métallurgie au meilleur niveau. L'enseignement devra aussi s'appuyer sur des contacts étroits avec le monde industriel : mise en place de chaires industrielles témoignant de l'intérêt des partenaires privés, et accueil à temps partiel des chercheurs de l'industrie... Seul un effort volontariste permettra de former à la métallurgie des ingénieurs et des techniciens de haut niveau ».

Enfin, André Pineau et Yves Quéré suggèrent d'identifier quelques "pôles d'excellence" pour reconstruire la métallurgie (recherche et formation), associant le monde académique, les grands instituts et le monde industriel, les actions faisant l'objet d'appels d'offre identifiés dans les organismes financeurs de la recherche. "Il est essentiel que la discipline continue à recruter des chercheurs de bon niveau (CNRS et Enseignement supérieur), au besoin en formant à la métallurgie des jeunes d'autres domaines de science des matériaux. Il est urgent de recréer un vivier où la recherche publique aussi bien que la recherche privée puissent recruter la génération de chercheurs à venir", estiment-ils.
 

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Commentaires
a écrit le 26/11/2012 à 19:26 :
On me dit parfois : "mais comment pouvez-vous donc, vous le 0,01% d'ultra riches continuer à concentrer autant les richesses sans que l'immense majorité, les 99,99%, s'en émeuvent ?" La question est amusante pour nous les ultra riches et je la repose différemment à mes interlocuteurs : " si vous étiez à ma place, un ultra riche, sur quelle caractéristique de l'être humain compteriez-vous le plus : l'absence de lucidité face à la complexité croissante du monde ? la cupidité qui sommeille en chacun de nous ? l'agressivité qui gouverne les rapports à peine sociaux entre les individus ?". Je laisse un petit temps d'arrêt à la personne qui est généralement abasourdie puis je réponds à sa place : "les trois bien sûr". Nous les ultra riches, réunissons de manière paroxystiques les 3 caractéristiques : nous ne comprenons rien au monde si ce n'est que l'être humain est cupide et agressif. Nous sommes plus cupides et plus agressifs que la moyenne des individus sur cette planète, donc nous la dominons. Mais contrairement à la majorité, nous assumons toutes nos caractéristiques, sans états d'âme. Alors oui, nous amassons des fortunes de manière croissante, oui nous savons que le monde court à la guerre mais l'avantage est notre temps d'avance sur tous, qui je le crois, nous assurera toujours la domination après la grande perdition...
a écrit le 26/11/2012 à 19:19 :
d'un coté le soviet suprême au pouvoir ... de l'autre l' UMP avec Larry Hagman, alias J.F.COPÉ (son remplaçant) ! .... Bref vaste programme !

Et le boby de la Sarthe !
a écrit le 26/11/2012 à 19:04 :
Payer les salariés à 100% au chômage coûterait moins cher ... voilà tout !... plutôt qu'une nouvelle nationalisation !... avec les 35H .... ça ne marchera pas !!
a écrit le 26/11/2012 à 18:53 :
Les Libyens viennent de démentir tout projet de rachat de Pétroplus, annoncé à grand renfort de publicité par notre Ministre de la destruction industrielle ... va -t-il nationaliser Pétroplus ? et Fralib ? et Peugeot ? et Doux ? et ... la liste est longue, Mr le ministre !!!
a écrit le 26/11/2012 à 18:25 :
Qu'il est amusant de voir les pro et anti nationalisation, les pro et anti libéraux s'écharper. Nous les ultra riches, nous nous accommodons de tous les régimes politiques, de toutes les idéologies, de toutes les obédiences. Peu nous chaut le capitalisme, le communisme, l'islamisme ... Partout notre ultra-richesse et notre ultra pouvoir croissent. Comme dit mon ami Warren, la lutte des classes est terminée et nous l'avons gagné ! De tous temps, mais encore plus depuis la dérégulation générale, nous savons capter les richesses produites par le vulgus pecum. Mais l'histoire, si tant est qu'elle existe, s'accélère ! Nul ne s'étonne qu'un agriculteur occidental de 2012 vit moins bien avec 1.000 hectares que son père il y a 40 ans avec 50 hectares. Personne ne comprend, ou ne veut comprendre dans les soit disant "sphères décisionnelles" que nous les ultra riches avons construit les dispositifs financiers et favorisé l'endettement généralisé pour tirer profit des gains de productivité permis par le progrès technique. Oh, bien sûr, nous avons redistribué les miettes pour ne pas susciter trop de soupçons... Nous avons toujours tiré les ficelles du pouvoir, mais ce qui est tragique pour la démocratie, c'est que les politiques élus s'en remettent désormais totalement à nous car ils sont perdus, désespérément démunis face à la grande crise que nous avons provoquée (non par complotisme, mais tout simplement par notre goût immodéré pour l'Argent Roi).
Lorsque nous avons eu besoin d'une caution "scientifique", nous sommes même capables "d'inventer la réalité". Qui croyez-vous se cache derrière la théorie économique ? Qui finance les "recherches" ? Qu'il est donc amusant de voir tout ce monde s'écharper. Pendant ce temps, nous continuons à concentrer les richesses...
a écrit le 26/11/2012 à 18:15 :
mr montebourg a eu une idée , il y a quelque chose de louche derriere tout cela , qui va la payer cette nationalisation , ben c'est nous , encore un impot de plus à l'horizon 2013
a écrit le 26/11/2012 à 16:47 :
donc, si je comprend bien, tous els sidérugistes du monde souffrent de la conjoncture, et nous allons payer pour nationaliser une usine non rentable pour des raisons de politique et de faire plaisir aux syndicats ? ce pays est foutu ...
a écrit le 26/11/2012 à 16:21 :
Un autre sujet qui divise la gauche comme la droite... Et ici encore, un "vrai" sujet : d'un coté, une vision colbertiste, et -quoi qu'en dise les socialistes- purement nationale (pas du tout européenne) ; de l'autre, une vision libérale, euro-compatible, et libre-échangiste.
Ici encore, les "extrèmes" sont d'accord, et plutôt sur la ligne anti-libérale...
Il est plus que temps que la gauche comme la droite se séparent en 2, non pas pour sur des querelles de personnes, mais sur une vision nationale/colbertiste d'un coté, ou européenne/libérale de l'autre.
Les sensibilités (de gauche ou de droite) pourraient se faire sentir au sein de chacune de ces grandes visions. Et on pourra enfin y voir plus clair, quand chacune de ces 2 grandes forces pourra compter les siens...
Réponse de le 26/11/2012 à 17:01 :
comment voulez vous que des socialistes de droite revendiquent une ligne libérale ???? sur les 10 candidats à la présidentielles, ils avaient tous un point commun, ils étaient anti libéraux. Et après, on parle de pensée unique ultra libérale au commande de la France depuis 40 ans ... on traite de libéral la réalité et les faits qui s'imposent à nous ... le constructivisme est une utopie (dangereuse)
a écrit le 26/11/2012 à 15:42 :
Nationaliser ? Comme au temps de l'URSS ? Mais qui va gérer ? Un fonctionnaire coupé des réalités ? Ce sera bien pire !!
Réponse de le 26/11/2012 à 16:28 :
Pourquoi toujours ces rengaines sur les fonctionnaires ???
Travaillant dans le privé, je suis bien placé pour me rendre compte que les états majors des grands groupes sont à des années lumières des réalités des entreprises qu'ils possèdent, sans doute bien plus que les fonctionnaires.
Mais en plus, eux, ne cherchent même pas à jouer l'intérêt national.

Après, je vais pas contester une inefficience hallucinante de certaines administrations, mais il faut se garder de généraliser, et ne pas oublier que les grands groupes du privés sont loins d'être épargnés par les gabegies (cf. le livre "travailler moins pour gagner plus ; ou l'auteur décrit une réalité que vivent des dizaines de milliers de personnes...)
Réponse de le 26/11/2012 à 16:50 :
@ vmo : si vous travaillez réellement dans le privé, vous savez qu'il y a une différence fondamentale sur les états majors des grands groupes (quand ils ensont pas nommés par l'état, cad des fonctionnaires eux aussi) : ils doivent rendre des comptes aux actionnaires, ce qui n'est pas le cas des fonctionnaires pour leur gestino (calamiteuse tout le temps). Sur l'intérêt national, il faudra m'expliquer où se trouve-t-il dans l'usine de florange ? L'état est un monstre froid au service d'intérêts égoïstes (nietzhe)
a écrit le 26/11/2012 à 15:12 :
Il vaudrait mieux "privatiser" Montebourg et le vendre en solde au meilleur prix. Ce type est une véritable catastrophe comme ministre de l' industrie.
Réponse de le 26/11/2012 à 15:17 :
Quelle catastrophe pour le moment? Citez moi un exemple?
Réponse de le 26/11/2012 à 16:51 :
@ jo : le groupe Doux, le groupe peugeot, bientôt florange, etc etc etc ... vous attendrez combien de victimes pour réagir ?
Réponse de le 26/11/2012 à 16:55 :
Il nous a couté déja très cher pour peu de résultat !! Citez nous "jo"" ce qu'à reussi ce ministre à part se faire remarquer sans arrêt ?? Un beau parleur c'est tout !! Ce n'est pas de çà dont le pays à besoin !!
Réponse de le 26/11/2012 à 17:18 :
Les Doux, PSA Aulnay ne sont pas du fait du nouveau gouvernement, ne tirez pas sur le pianiste avant qu'il ai commencé à jouer...
Réponse de le 26/11/2012 à 18:16 :
flo socialo oui ou non
Réponse de le 26/11/2012 à 18:56 :
c'est bien là le problème : Le ministre de la déstruction industrielle ne cherche qu'à nous endormir avec sa petite musique et ses discours ubuesques), ... mais il n'agit pas : et pour cause, Jospin l'avait dit avant lui : il ne peut RIEN faire !!!
a écrit le 26/11/2012 à 14:49 :
Ce n'est pas qu'une question de business ni d'emploi. Avec ce discours, on peut lapider toute notre industrie et le savoir faire qui va avec, selon les pratiques et la conjoncture du moment. Nous sommes dans un monde très incertain à la carte géopolitique mouvante. Les alliances du moment n'ont pas du tout la même physionomie en fonction du sujet que l'on considère. Bref, se rendre dépendant des autres au nom de tel ou tel argument aboutit inévitablement à une perte de liberté et des compromis, ces derniers possibles jusqu'à un certain point. L'industrie lourde est nécessaire pour construire des bateaux, des avions, des véhicules et bien d'autres choses encore, toutes vitales à notre activité, en particulier en cas de conflit. Cela fait appelle à des compétences fortes, à du savoir faire, cela peut effectivement entraîner la reconstruction de toute une filière scientifique et technique. Pour toutes ces raisons, malgré le fait que je ne sois pas de gauche et au delà des objectifs personnels du ministre concerné, je pense que l'idée d'une nationalisation temporaire est une bonne idée si elle est bien gérée. Cela envoi aussi un signal fort à l'extérieur, montrant que l'on ne peut pas jouer impunément et sans limite au monopoly avec les ressources d'un pays.
Réponse de le 26/11/2012 à 17:02 :
entrainement d'accord. a un bémol pres : aujourd?hui, Arcelor produit déjà des aciers techniques sans faire tourner Florange . donc le savoir faire "technique " existe sans ce site. la capacité de production également , puisque Arcelor possède 12 millions de tonne en capacité en France , sur Dunkerque et Fos... Cette histoire de "maintien des capacités, c?est un mensonge, rien de plus ! puisque Florange ne produit déjà plus depuis 2ans (mais transforme ) . Son non redémarrage signifie donc la perte de sa production actuelle . soit ..rien.0.
a écrit le 26/11/2012 à 14:49 :
les socialistes feraient mieux d'augmenter le salaire des enseignants-chercheurs plutot que d'augmenter les effectifs! Il y a trop de chercheurs en France, lesquels touche 5 à 8 fois moins qu'en Allemagne, USA ou Angleterre: c'est une honte: comment voulez vous que les meileurs restent en France? On gagne moins qu'un plombier, donc a quoi ca sert a de faire d'aussi longues études?
Réponse de le 26/11/2012 à 15:41 :
dans les autre pays, les chercheurs sont gérés et surveillés. En France, 90% des "chercheurs" ne font rien de leurs journées, sont en vacances officielles 5 mois par an...Chercheur universitaire en France est une des meilleures "planques" qui existe... une publication bidon tous les 2 ans (et pour ne pas se fatiguer, on peut traduire le travail d'un vrai chercheur d'un pays exotique...), et le tour est joué ! Tout le monde profite d'un système vicié (oui mais bon, on peut caser sa femme, son fils, sa nièce, alors ça arrange tout le monde)
Réponse de le 26/11/2012 à 16:52 :
"les chercheurs, on en trouve, des trouveurs, on en cherche" De Gaulle ...
Réponse de le 26/11/2012 à 17:07 :
Disons qu'il faudrait aussi clarifier ce qu'est un chercheur et justifier l?intérêt de la recherche, quitte à alléger les budget des universités de sciences humaine, qui représentent peu d'enjeu en temps de crise(excepté l'enseignement des langues qui peut aider la France à vendre ses PME et grands groupes). Regardez les recherches en sociologie par exemple, et vous verrez que la question de la rémunération et de l'imposture intellectuelle est très présente.
a écrit le 26/11/2012 à 14:39 :
Drôle d'article oul'on a une dithyrambique journalistique d'un métier et un marché qu'ils ne connaissent pas. S'en référer à des vieux chercheurs pour sauver une industrie perdu il y a 30 ans ça fait 'drôle' ... Les réactions de lecteurs sont 'au niveau' comme d'habitude 80% de rêveurs et le reste qui connait un peu. Aucun ne parle du marché, à qui je vais vendre a quel prix et comment. Les produits sidérurgiques de cette régions sont obsolètes. La sidérurgie doit sortir de l'assisrana sociale. J'aurai préféré lire de la part des journalistes pourquoi les constructeurs automobiles nous proposent t'ils comme bognoles électriques les mêmes tombreaux que par le passé. C'est là que les chercheurs ( plutôt les trouveurs de De Gaulle ) devraient se rappeler à notre bon souvenir et non pas pour refondre une industrie sidérurgique pour laquelle nous n'avons aucun atout.
Réponse de le 26/11/2012 à 14:57 :
Pas interdit d'essayer de se les reconstruire ces atouts. On a très peu de ressources énergétiques naturelles dans ce pays. Notre survie est donc basée sur le "manufacturing", le "service" et l'agriculture. Sans défense ou reconquête de ces positions, on ne sera que le pantin d'un certain nombre. Je ne veux pas de cette France là pour nos gosses. Vos questions techniques sont certainement les bonnes, on peut se reconstruire comme l'ont faits nos voisins après guerre. Nous avons des gens compétents, sachons les mettre à profit.
Réponse de le 26/11/2012 à 15:02 :
Florange est rentable (Haut fourneaux + filière froide)! Alors Quel est votre problème? D'autre part cela fait 6 ans que Mittal se fou de la gueule du monde; La demande baisse et pour continuer a faire du fric Mittal veux simplement créer de la demande en détruisant certain outil de production (même rentable). Dites nous quelle est votre profession et on vous dira si vos produits sont obsolètes comme vous le dites pour la sidérurgie.
Réponse de le 26/11/2012 à 15:43 :
@ Jpdf: 1) "produits obsolètes": les aciers plats qui sortent de Florange fournissent les constructeurs automobiles allemands et PSA. 2) "aucun atout": pourquoi la France aurait moins d'atouts dans la sidérurgie que les autres pays européens ?
Réponse de le 26/11/2012 à 16:53 :
Florange est rentable, voilà pourquoi Mittal veut vendre, mais bien sûr ...
Réponse de le 26/11/2012 à 17:11 :
aucun acier ne sort de Florange depuis2011. L'acier sort d'autres site, Dunkerque notamment. Ce qui sort de Florange, ce sont des produits transformés, a partir de cette acier " de base " produit ailleurs. Florange peut surement être rentable pour un industriel "isolé pour un industriel comme Mitla, qui possède d'autres aciéries auxquelles il doit trouver des débouchés, le calcul st forcement différence Question : aujourd'hui, c?est Dunkerque qui fourni l?acier transformé à Florange. Si on retire Florange de la boucle, qui devient la production- et les emplois - de Dunkerque ?
Réponse de le 26/11/2012 à 17:15 :
@ Bubu : "pourquoi la france aurait moins d'atouts dans la sidérurgie que les autres pays européens" ? Pas que dans la sidérurgie. Pour continental, les moins rentables de ses 11 usines européennes sont les françaises. Pour Total, ses raffineries les moins rentables sont les françaises, pour Peugeot et Renault pareil. La vraie question n'est pas si on a moins d'atouts, c'est une évidence, mais pourquoi nous avons moins d'atouts ??????
Réponse de le 26/11/2012 à 17:16 :
tout dépend quelle rentabilité on cherche.... En temps de crise on les actionnaires sont frileux et veulent une croissance de leur bénéfices à 2 chiffres... Cherchez l'erreur...
Réponse de le 15/09/2014 à 17:43 :
tout ceci a cause de schémas d'analyse de la situation et de la manière d'en sortir totalement archaïques de tous les côtés
...
où la cavalerie financière et les illusions qui vont avec ont toujours une large place
a écrit le 26/11/2012 à 14:30 :
Bon article. Il faut sortir des guerres de religion. Le oui ou non a la nationalisation ne doit pas etre une finalite mais un moyen.
a écrit le 26/11/2012 à 14:10 :
Pas si absurde ? Vous croyez, peut etre , que les Capitaux etrangers vont affluer vers la France avec de telles mesures. Pourquoi, faut-il, que l'on fasse toujours le contraire des autres? En attendant, 2 agences de notations nous ont degrade et c'est tres grave quoiqu'en disent les inconscients.
Réponse de le 26/11/2012 à 15:09 :
L'idée d'Obama de sauver GM en le nationalisant était à contre courant et regardez GM aujourd'hui.
Les USA étaient le premier producteur de terres rares avant de tout abandonner face à la Chine et aujourd'hui ils sont complètement dépendants d'elle.
Que croyez vous que la Chine qui réussie si bien en ce moment fait, elle est présente dans toutes ses grandes entreprises stratégiques, et ne laisse les étrangers rentrer qu'avec parcimonie avec des co-entreprises à 50/50. Si Airbus, un fleuron français et européen est ce qu'il est, c'est grâce aux états Français et Allemands qui ont pensé différemment pour ne pas laisser la voie royale à Boeing.
Les USA sont aujourd'hui très endettés, dégradés par une agence, et que dit Tim Geithner? Il Faut lever le plafond de la dette américaine, pour pouvoir encore plus s'endetter. Donc qui fait le contraire des autres?
Réponse de le 26/11/2012 à 16:54 :
@ jo : nationaliser GM a couté 50 milliards aux contribuables américains. airbus ne gagne pas d'argent depuis 30 ans (hors subvention) Si la chine se développe, c'est parce qu'elle dénationalise. Une nationalisation est voulue par la majorité en France car elle croit qu'elle n'en assumera pas le cout, vu qu'elle croit ne pas payer d'impot ...
a écrit le 26/11/2012 à 13:50 :
Ben oui, il faut nationaliser toutes les entreprises en dépôt de bilan, ce serait la suite logique, non? trop forte la nouvelle équipe ...
Réponse de le 26/11/2012 à 14:37 :
tout comme aux usa: article 11. ce qui permet de repartir du bon pied (us airways, GM...)
Réponse de le 26/11/2012 à 15:16 :
+1
Il n'y a que l'Europe qui n'a pas compris qu'elle perdait son industrie en appliquant sans contrepartie les échanges commerciaux. Les USA appliquent depuis longtemps des barrières douanières pour protéger ses intérêts, tout comme la Chine qui restreint l'accès à son marché pour les investisseurs étrangers.
Réponse de le 26/11/2012 à 17:04 :
@@jmlp : des banières douanières, tjrs le même cliché ... vous connaissez les rounds de l'OMC ?
a écrit le 26/11/2012 à 13:49 :
Dépassionons un peu le débat. Le but du jeu, c'est de réinvestir dans de la haute technologie, sur des produits haut de gamme. C'est typiquement ce que fait un petit pays depuis des décennnies, contraint et forcé par som manque de ressources naturelles, j'ai nommé la Suisse, qui s'en sort plutôt bien.

Dire que nous devrons peut-être aux socialistes une réindustrialisation du pays! Comique, quand on pense que la droite a laissé partir des pans entiers de notre industrie... Je pense, entre autres, à Péchiney... Ceux qui connaissent un peu le dossier me comprendrons.
a écrit le 26/11/2012 à 13:41 :
Que fera Mittal de cette industrie ? Il est déjà réputé mauvais gestionnaire, mais là, c'est pire, il n'y a même pas de projet !...
Réponse de le 26/11/2012 à 16:58 :
@ Ives : c'est l'état français qui est mauvais gestionnaire, pas Mittal. Pour devenir le numéro 1 mondial de l'acier en moins de 30 ans, il faut certaines capacités il me semble ...
a écrit le 26/11/2012 à 13:40 :
une fois de plus, le titre de l'article n'est pas cohérent avec le texte... C'est bien beau de nationaliser une entreprise (avec quel argent?) et de placer des étudiants, mais comment la gérer? Qui va acheter du minerai et de l'énergie? Peut on le faire d'une manière aussi efficace pour une unique aciérie qu'un puissant groupe présent mondialement?
a écrit le 26/11/2012 à 13:37 :
Les 2 éminents savants auteurs de ce rapport ont 71 ans et 82 ans respectivement! Certes l'industrie métallurgique est stratégique, mais 1. La France n'a plus de mines de fer et de charbon, et ne peut donc fabriquer d'acier de façon isolée. 2. La mondialisation est passée par là. Le savoir-faire n'a pas besoin d'être physiquement en France pour être disponible.
Réponse de le 26/11/2012 à 15:51 :
Vous avez raison, laissons tout le savoir-faire aux indiens, chinois et autres coréens comme les matériaux composites pour l'industrie aéronautique et les voitures de demain !
a écrit le 26/11/2012 à 13:14 :
Que fera l'Etat de cette industrie ? Il est déjà réputé mauvais gestionnaire, mais là, c'est pire, il n'y a même pas de projet !...
Réponse de le 26/11/2012 à 15:25 :
L'etat n'est pas toujours mauvais gestionnaire, les champions français d'aujourd'hui ont éé créés par l'état après la 2nd guerre mondiale et ils ne s'en sortent pas si mal dans la mondialisation (même chose pour Renault). Nombre de groupes privés ne sont pas necessairement mieux gérés ou visionnaires: Kodak, PSA....
Réponse de le 26/11/2012 à 16:57 :
@ jo : pouvez vous me citer ces champions français créés par l'état ?????? Vous voulez parlez sûrement de Bull, qui a dépassé Apple depuis longtemps, ou alors du plan informatiqeu, qui a affrayé microsoft ? ou des moteurs de recherche dont j'ai oublié le nom, mais qui ont fait disparaitre google ? Kodak a vécu 60 ans, il est normal q'une entreprise qui ne se renouvelle pas disparaisse, mais d'autres apparaissent ... sauf en France ... sortez de votre socialisme ambiant ...
a écrit le 26/11/2012 à 13:07 :
toutes ce filieres propices a un syndicalisme de lutte des classes ( ou le jeu consiste a casser une filiere en expliquant que c'est la faute a sarkozy et aux chinois) n'ont plus aucun avenir, vu que plus personne de cense ne va y investir
Réponse de le 26/11/2012 à 13:37 :
@ churchill: regardez de plus près les pays européens producteurs d'acier, la France est au niveau de l'Espagne, l'Italie produit 2 fois plus, l'Allemagne 3 fois plus. Le Royaume Uni, que l'on pense à tord sans industrie a aussi une production conséquente ainsi que des "petits" pays tels que le Benelux et les pays de l'Est. On pourrais en conclure que cette filière de l'acier a un avenir ...
Réponse de le 26/11/2012 à 17:06 :
@Bubu : ce n'est pas en contradiction avec ce que dit churchill.

Je vous rejoins sur la GB, et j'ajoute qu'elle a multiplié en 5 ans sa production de voitures de 100 % et elle dépasse maintenant la France en nombre de véhicules produits sur son territoire.
a écrit le 26/11/2012 à 12:55 :
Les Anglais ont nationalisé les banques en faillite, Obama a suivi pour GM qui est maintenant en bonne forme, pourquoi pas nous? Serions nous systématiquement les dindons ? Mittal peut aller se faire voir ailleurs s'il le peut! Il sera toujours là pour placer ses filles au bal des débutantes!
Réponse de le 26/11/2012 à 13:40 :
Les anglais et les américaines ont nationalisé temporairement en imposant une restructuration et une réduction d'effectifs sévères. Montebourg veut faire croire qu'une nationalisation règle tous les problèmes et permet de continuer comme avant. Ce n'est pas la même chose.
Réponse de le 26/11/2012 à 16:59 :
@ jb : + 10000 !!!
a écrit le 26/11/2012 à 12:47 :
sauf que...la capacité de Florange , c?est 2.5 millions de tonnes...qui ne fonctionnent pas aujourd'hui .
Pour Arcelor seul, la capacité de Fos, c?est environ 5 million de tonnes. Dunkerque, 7. soit plus de 11 millions, avec des possibilité d?expansion sur chacun des sites...la question reste donc : pour quoi maintenir de haut fourneaux à Florange, alors que sa capacité de production est faible, et qu'ils existe d?autres sites , en France , plus adaptés. je parle bien des hauts fourneaux , pas des transformations, qui fonctionnent toujours à Florange . d?ailleurs, c'est la bas que se trouve le site de R&D du groupe. Moderniser et consolider l'acier en France, oui. maintenir les hauts fourneaux à Florange ? pourquoi faire...
Réponse de le 26/11/2012 à 12:57 :
Si vous étiez membre du personnel de Florange, vous auriez la réponse à votre question! Il faut oser la poser!
Réponse de le 26/11/2012 à 13:35 :
effectivement, je comprend parfaitement le problème des salaries concernés de florange , et des élus locaux. n'en reste pas moins que lucidement, ça ne change rien sur l?intérêt industriel ou stratégique de l'installation, ni au fait qu'affirmer que cette non remise en route entrainerait la disparation de la production d'acier en France (sauf à affirmer aussi que 11 millions de tonnes = zero tonnes.). Aucune entreprise, aucune site n?est éternel, la difficulté est de durer le plus ..Accentuer la R&D sur le site de Flornage par exemple, impose t'il de d'avoir des haut fourneaux sur place ? .l?avenir de la métallurgie passe t'il par plus d?ingénieurs ou d'ouvriers ? je n'en sait rien , mais j?ai l'impression qu'on se trompe de combat, dans cette histoire...la fermeture des fourneaux avait du rets déjà été programmé par Acelor d?avant mittal...
Réponse de le 26/11/2012 à 14:36 :
Je pense que le sort des salariés de Florange ne représente pas grand chose par rapport aux probables 120 millions pour redémarrer. Cela fait plus de 200 000 euros par personne, je préférerai que cela soit utilisé pour d'autres entreprises viables car là on pourrait sauver/aider 10 fois plus de monde. Désolé pour eux, mais il faut aussi tout regarder.
a écrit le 26/11/2012 à 12:34 :
Nationalisation temporaire (à bon prix) et revente = expropriation ... Aucun groupe n'investira en France désormais ... Si on paie le prix fort et que le deal ne se fait pas avec les repreneurs alors cela va nous couter un pont de +/- 120 millions euros pour sauver 600 emplois ???
Réponse de le 26/11/2012 à 12:50 :
120 millions pour conserver une filière stratégique ce n'est pas cher payé.
Réponse de le 26/11/2012 à 12:51 :
De toutes facon foutu pour foutu , faut les mettre les actionnaires dehors
Réponse de le 26/11/2012 à 12:51 :
Les Français patriote, eux ils investirons même leur épargne dans l'industrie pour préparer l'avenir de leurs enfants et de leurs petits enfants. Seuls les mals intentionnés et les traitres refuseront d'investir, et les traitres pétainistes de la crise, c'est plus qu'une nationalisation qu'il leur faut, c'est un passagedevant une Coure Martiale ad hoc pour cette guerre économique.
Réponse de le 26/11/2012 à 13:08 :
he de gaulle, vos patriotes ' a la francaise', on les a bien vu le jour de l'election de hollande a la bastille! votre pays il est pas rendu !
Réponse de le 26/11/2012 à 13:41 :
@ sub
la filière existe indépendamment de ces 2 hauts fourneaux . Tata (un vrai indien, lui. Parce qu'arcelor mittal, c'est une entreprise européenne, qui ne produit pas en Inde, d'ailleurs, ou très peu et depuis peu...) fabrique des rails en lorraine, Arcelor à 11,5 million de tonnes de capacité de production entre Fos et Dunkerque...Ça fait 2 ans que la filière se passe des fourneaux de Flornage,..Qu'on décide de nationaliser tout et n?importe quoi, si on veut. mais en connaissance de cause, et pas orienter parce ce qui s?apparente quand même beaucoup à des mensonges..
Réponse de le 26/11/2012 à 14:32 :
Pour compléter l'info, il faut savoir qu'une fois redémarrés les 2 hauts fournaux ne peuvent plus être arrétés, sinon il faudra de nouveau redépenser une fortune pour les redémarrer. Donc, les reprendre pour ne pas les redémarrer car pas de débouchés ca sert à quoi ? Si on les redémarre et que l'on a pas de débouchés, on va stocker de l'acier et payer les factures de minerai et de charbon pour la cookerie ? Le marché mondial vient juste d'encaisser une baisse de 10% sur les volumes ... Tout ceci n'est que de l'agitation médiatique, car il n'y a aucun élément économique qui tiennent ... Enfin, ArcelorMittal a investi depuis 2003 près de 1 milliards d'euros en Pologne sur 5 sites, avec des ouvriers payés 4 ou 5 fois moins qu'en France. Même si on produit notre propre acier, il sera toujours bien plus cher que celui que l'on peut avoir en Pologne. Qui va accepter de payer la différence ? DONC, au-delà du prix de l'acier, il y a aussi le problème du marché unique européen qui permet aux nouveaux pays de l'Est dans l'UE de nous vendre leur production sans aucune frontière, et donc de faire du dumping. Le problème est par conséquent bien plus complexe que simplement reprendre et redémarrer le site de Florange.
Réponse de le 26/11/2012 à 16:24 :
> DONC, au-delà du prix de l'acier, il y a aussi le problème du marché
> unique européen qui permet aux nouveaux pays de l'Est dans l'UE de
> nous vendre leur production sans aucune frontière

Tout à fait d'accord : il y a 2 logiques qui s'affrontent ici : une libérale et libre-échangiste ; l'autre colbertiste, et nécessairement un peu plus protectionniste... Mais tout le monde veut avoir le "cul entre 2 chaises", sans oser clarifier ses positions... Cf mon commentaire, que je viens de poster...
Réponse de le 26/11/2012 à 18:34 :
Si pas d'actionnaires, pas d'usine, pas d'ouvrier. Avec quoi manger ???

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