La Tribune

Niveau de vie, logement, patrimoine... le portrait des Français en sept points

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Jean-Christophe Chanut  |   -  541  mots
Comme chaque année, l'Insee dresse le "Portait social" de la France. L'institut passe au crible tout ce qui concerne les Français: patrimoine, logement, revenus, consommation, santé, etc... Ainsi, le niveau de vie médian s'élevait à 1.610 euros par mois en 2011.

Chaque année, l'Institut de la statistique  (Insee) dresse un portrait social de la France qui fourmille de données intéressantes sur la société française et ses évolutions. Tout y passe, qu'il s'agisse des revenus, du patrimoine, de la protection sociale, de l'emploi, des habitudes de vie, de la démographie, etc. La Tribune a sélectionné quelques données puisées dans cette somme.*

? Pouvoir d'achat

Le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages ralentit en 2011 (+0,5% après +0,9% en 2010). Cette modération s'explique notamment par l'accélération des prix, principalement ceux de l'énergie. S'agissant du niveau de vie, la moitié des personnes ont un niveau de vie inférieur à 19.270 euros annuels en France métropolitaine, soit 1.610 euros pars mois (niveau de vie médian). Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.430 euros. Alors que les 10% les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 36.270 euros, soit 3,5 fois plus.

? Pauvreté

En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire fixé à 60% du niveau de vie médian. Ce seuil atteignait 964 euros par mois. Le taux de pauvreté s'élève ainsi à 14,1%, en augmentation de 0,6 point. Et la moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 781 euros mensuels. A noter que parmi les actifs, 10,2% sont en situation de pauvreté monétaire.

? Protection sociale

En 2010, les dépenses de l'ensemble des régimes de protection sociale s'élèvent à 654,2 milliards d'euros, dont 620 milliards consacrés aux prestations de protection sociale. Ces dernières représentent 32,1% du PIB et progressent de 3,2% en valeur par rapport à 2010.

? Consommation et épargne des ménages

En 2011, la dépense de consommation des ménages ralentit à +0,3% en volume, après +1,4% en 2010. Elle a contribué pour seulement 0,1 point à la croissance du PIB (+1,7%). Le taux d'épargne des ménages, lui, progresse de 0,2 point pour atteindre 16,1%. En revanche, leur taux d'épargne financière (placements financiers) diminue de 0,2 point pour s'établir à 6,8%.

? Logement

Au 1er janvier 2012, on compte 34 millions de logements en France, soit 1% de plus qu'en 2011. Le parc de logements est essentiellement composé de résidences principales (83,4%). De plus en plus de ménages sont propriétaires de leur logement (58,1% contre 55,6% en 2000). La surface moyenne d'un logement est de 91 m2, contre 77 m2 en 1978. Et ce, essentiellement en raison de l'augmentation de la surface des maisons individuelles, alors que celle des appartements reste quasi identique. En 2010, les dépenses de logement ont représenté 22,3% du PIB.

? Santé

L'état de santé est globalement bon en France. L'espérance de vie à la naissance est particulièrement élevée pour les femmes (84,8 ans en 2011) et dans la moyenne européenne pour les hommes (78,2 ans). Mais à 35 ans, l'espérance de vie d'un cadre est de 6,3 années supérieure à celle d'un ouvrier. En 2011, la consommation de soin et de biens médicaux atteint 180 milliards d'euros, soit une consommation par habitant de 2.762 euros sur un an.

? Vos paupières sont lourdes...

En 2010, les personnes dormaient en moyenne 7 heures et 47 minutes par nuit. Et l'on dort moins la nuit qu'il y a 25 ans: la baisse est de 18 minutes chez les 15 ans ou plus.

 

* France Portrait Social, Edition 2012, Collection Insee Références (272 pages; prix: 18,80 euros).

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Commentaires

Arnault  a écrit le 28/11/2012 à 18:50 :

Nous les ultra riches, nous amusons du fait que les bourgeois imaginent faire partie de la même "classe" que nous. Entre nous et eux, ces patrons de PME, ces professions libérales, ces notables bien mis... il y a non seulement une différence de degré mais aussi de nature, et ça ils ne le comprennent pas. Pourquoi une différence de nature ? Pour deux raisons : primo nous les ultra riches, prenons le contrôle des vraies richesses : les ressources, l?information, l'énergie, partout dans le monde. Secundo parce que nous maitrisons les armes fatales du siècle et pas eux : La finance dérégulée et la corruption généralisée. Notre fortune croit et circule en permanence, nous faisons et défaisons les indices boursiers, nous équilibrons ou déstabilisons les ratings des pays, des entreprises et des banques. Nous pouvons nous replier à la vitesse du clic informatique sur un paradis fiscal et nul besoin de déménager en Belgique ! Nous profitons aussi de la guerre que se livrent depuis la globalisation, les nations, les peuples, pour gagner des sommes énormes. J'ai expliqué en quoi nous avions poussé au surendettement généralisé : états, entreprises, système bancaire et ménages, pour rendre le système économique dit "productif" parfaitement dépendant et interconnecté avec le système financier de captation de la richesse ! Imaginez-vous qu'il pourrait y avoir des débiteurs sans créanciers en face ? Devinez qui sont les vrais créanciers ? La veuve de Carpentras ? Laissez moi rire ! La veuve de Carpentras pense que les produits dérivés sont des Tee Shirts de ses chanteurs préférés ! Le plus comique dans cette histoire est qu'il n'y a pas de complot, cette théorie est d'ailleurs grotesque : si nos contempteurs avaient du bon sens, ils constateraient que nous sommes plus opportunistes et cupides, plus agressifs et invasifs que la moyenne et que nous avons profité des faiblesses humaines et de la technologie informatique, tout simplement ... Pourquoi la bourgeoisie va-t-elle perdre ? La bourgeoisie date d'une autre ère et cette ère industrielle touche à sa fin, tout comme la civilisation agraire européenne est définitivement morte dans les tranchées de la 14-18. Depuis la révolution industrielle, la bourgeoisie tirait partie de son patrimoine ou de son statut de naissance, de rentes de situation ou acquises. C?étaient ses forces face au prolétariat, à l'aristocratie et à la paysannerie. Que valent les rentes, le statut de naissance ou le patrimoine national, à l'ère financière globalisée, Rien ! Voila pourquoi la bourgeoisie va tout perdre et voici pourquoi il est amusant que les bourgeois nous soutiennent, nous les ultra riches qui allons prendre leur place au sommet...

mimosa  a répondu le 28/11/2012 à 21:47:

prenez donc du bon temps plutôt que de vous torturer l'esprit avec "vos richesses" voyagez , vivez au lieu d'entasser ! la vie est courte pour tout le monde , la votre l'est aussi ( la mort nous attend tous...)

français  a écrit le 28/11/2012 à 17:55 :

Français ça ne veut rien dire. Un parisien aura un loyer immense, mais une paye moyenne, un toulousain un loyer bas, un marseillais un loyer moyen etc.
Il faut que l'étude se fasse par région et non par pays, car un Rennais n'a vraiment rien à voir avec un Bordelais.

Pierre  a écrit le 28/11/2012 à 17:52 :

On nous sert du Brejnev en puissance 10: c'est tout pour MOI!

Mathieu  a écrit le 28/11/2012 à 17:44 :

Pour la protection sociale, il y a 1000 milliards sur la table et seulement 400 milliards au bout, tout ça parce que ça s'étiole dans la machine infernale paperassière à paupériser. Nous faisons dans le pseudo anti social et le contre performant!

Jules  a écrit le 28/11/2012 à 17:06 :

Simple remarque: le revenu d'accord parlons des faibles salaires, seulement si c'est pas après impôts et prestations, ça veut rien dire. La pauvreté monte et le chômage aussi, c'est un échec. Sur le logement c'est un échec depuis 95 on a fait de l'IMMOBILIOMANIA qui menace à tout instant de faire sauter le pays comme on le voit en Espagne, avec une jolie petite BULLE. On s'est amusé à faire monter les prix, on peut plus se loger et on compte 1 million de logement en pénurie. La santé on nous parle de 15 milliards de gaspillages et on dérembourse. Nous sommes doublement administrés. Le pouvoir d'achat, comme on parle compétitivité, on oublie, donc ça va baisser. Quand aux déficits de l'Etat ça va taper sec dans les revenus, mais de qui? Alors que les riches essayent de quitter le pays ils se font courser par les socialistes: voila les factures qu'on essaye de refiler à l'ensemble des classes moyennes. Solution: parlons croissance. 3 composantes: l'investissement, seulement comme on n'a plus d'épargne, comme des livrets qui ne rapportent pas, on se vend aux étrangers. Comme on veut augmenter les prélèvements sur l'activité, ça risque de s'agraver dans l'autre sens. La balance elle est à 1,9 point en négatif en 2011 et la consommation jusque là on l'alimentait par la dette... On roule dans une veille deuche au moteur perçé qu'on va devoir pousser!

AWI1  a écrit le 28/11/2012 à 14:18 :

A l'heure ou l'Insee dresse le "Portait social" de la France en passant au crible tout ce qui concerne les Français: patrimoine, logement, revenus, consommation, santé, la webradio indépendante AWI livre un nouvelle chronique audio intitulée : " La pierre véritable marqueur d'une récession économique"

fabdu22  a répondu le 19/09/2014 à 19:35:

qu'es qu'on a fait pour mériter ça !

fabdu22  a répondu le 19/09/2014 à 19:41:

ouf on est sauvé amène

droit dans mes bottes  a répondu le 21/09/2014 à 10:14:

Marrant à lire commentaires comme les gens ont la trouille du retour de Sarkozy. .Le mur des cons à du boulot pour trouver de nouvelles affaires.

Le mur  a répondu le 21/09/2014 à 14:29:

Pourquoi tant de commentaires hostiles ? Pourtant simple : Si ses affaires de justice vont au bout sa demarche sera inutile .Si celles ce sont font plouf comme la 1 ère alors le PS et la gauche vont prendre leur plus belle raclée de l histoire

QUEL REVENU DISPONIBLE?  a écrit le 28/11/2012 à 12:02 :

La pression fiscale francaie étant telle, on ne précise jamais si ces 1610 euros mensuels de revenu median, est bien "DISPONIBLE" ou si cette somme doit subir une pression fiscale. dans ce cas effectivment (hors TVA) le revenu médian disponible est certainment en deça de 1500 euros mensuels et de ce fait le nombre de "pauvres" dépasse bien 15 % et le revenu disponible median est nettement inférieure.

MDU  a répondu le 28/11/2012 à 13:22:

En économie le revenu disponible est le revenu dont dispose effectivement un ménage afin de consommer ou d'épargner.
Revenu disponible = revenu primaire ? impôts ? cotisations sociales + prestations sociales.
Revenu disponible = salaire + revenus non salariaux (bénéfices, honoraires?) + revenus de
la propriété (loyer?) ? impôts ? cotisations sociales + prestations sociales.
Le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Quatre impôts directs sont généralement pris en compte : l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation et les contributions sociales généralisées (CSG) et contribution à la réduction de la dette sociale
(CRDS)

churchill  a écrit le 28/11/2012 à 10:54 :

le francais est pauvre avec 1000 euros par mois! l'africain moyen vit avec 600 dollars par AN !!! on croit rever! et avec les transferts sociaux en tt genres ca donne quoi?

Cricket  a répondu le 28/11/2012 à 11:35:

Il faut tenir compte du coût de la vie...
De plus une personne seule, locataire, percevant 1 000 ? net de revenus mensuels ne croule pas sous les "transferts sociaux" (pas d'APL, par exemple, alors que les loyers sont si élevés dans les grandes agglomérations).

boss  a répondu le 28/11/2012 à 13:06:

@churchill
C'est une facon de voir les choses. On peut poursuivre ce raisonement jusqu'a l'absurde. Un salarie à 1000 euros est un nanti par rapport à un beneficiaire du RSA qui lui meme est privilegie par rapport à un SDF, et le SDF qui dort dans un squatt est privilegie par rapport à celui qui dort dehors....Churchill, pour info à 1000 euros y a pas de transferts sociaux. Suffit de faire quelques recherches sur le site de la CAF.par exemple pour le savoir.
Bon en meme temps c'est le genre de sujet qui emmene ineluctablement des raisonements types beauf decerebre du cafe du commerce.....

JSF  a répondu le 28/11/2012 à 14:17:

@ Churchill: Votre réaction démontre le manque cruel de compréhension des regles économiques de base qui sevit en France. Vivant a l'etranger je ne peux malheureusement que donner raison a mes collegues (principalement neerlandais) lorsqu'ils se plaignent d'une France qui vit en négation totale des réalités économiques et qui risque de mettre en péril l'euro.

Cricket  a répondu le 28/11/2012 à 14:17:

@Boss : +1 et @Churchill :
Comme "transfert social" bénéficiant aux titulaires de revenus proches du SMIC, il y aurait bien la Prime pour l'emploi (maximum : environ 900 euros/an avec un plafond de revenu autour de 17 000 euros), mais je ne sais pas si elle existe encore... Je ne trouve rien d'autre, peut-être une exonération partielle de la taxe d'habitation...

M92  a écrit le 28/11/2012 à 9:08 :

"les dépenses de l'ensemble des régimes de protection sociale s'élèvent à 654,2 milliards d'euros, dont 620 milliards consacrés aux prestations de protection sociale." Donc, si j'ai bien compris, les depenses pour la santé s'elevent a 34.2MDS?! Quelqu'un peut me confirmer? J'aimerais reagir a cela si c'est bien les bons chiffres...

@M92  a répondu le 28/11/2012 à 10:29:

Vous n'avez pas bien compris. Les dépenses de santé sont d'environ 250 milliards. Les 400 milliards restants sont consacrés aux retraites et aux diverses aides sociales.

kiki 67  a répondu le 28/11/2012 à 16:52:

les dépenses de santé sont de 250 milliards pour 65 millions d'habitants, donc un ratio de 3846 ?/habitant. Je pense que j'ai dû coûter cette somme à la sécu en 10 ans cumulés. Et je n'ai pas de prime de bonne conduite (soupirs ! soupirs ! soupirs !).
Je ne pense pas non plus que tant de Français soient malades. Se pose donc la question à quoi servent les dépenses (je sais qu'une partie va vers les cures des personnes bien portantes (soupirs ! soupirs ! soupirs !).

bertrand  a écrit le 28/11/2012 à 6:57 :

je ne vois rien d'interessant dans cet analyse qui n'apporte rien comme d'habitude !!!
l'INSEE est toujours aussi inutile et nous coûte bien cher pour RIEN !!!!

Alcide  a répondu le 28/11/2012 à 7:24:

L'INSEE n'a pas pour mission d'analyser mais de fournir des statistiques, d'où son nom...

toccata  a répondu le 28/11/2012 à 10:05:

Si, moi j'y vois quelque chose. Il suffit de recouper le prix des logements, la proportion des dépenses de logement dans le PIB et le revenu médian. Pour comparer les niveaux de vie, il ne faut pas seulement regarder les revenus, mais aussi le patrimoine. Il est clair que le patrimoine joue un rôle de plus en plus important dans le niveau de vie. La hausse de l'immobilier a créé un écart croissant entre les générations qui ont profité de la montée des prix d'un côté, et les primo-accédants de l'autre. De là, on peut déduire qu'il y a une différence de plus en plus importante entre les familles qui possèdent un patrimoine important et peuvent aider leurs descendants, et les familles qui possèdent peu de patrimoine. Bien sûr, on ne va surtout pas reprocher à ceux qui ont investi tôt dans l'immobilier de l'avoir fait, et ainsi avoir mieux préparé leur retraite et le soutien financier à leur famille. Par contre le problème va se reformuler différemment pour les jeunes, en terme d'égalité des chances de réussir et de mérite: la part du travail, pour atteindre un certain niveau social, devient plus faible.

a1039  a répondu le 28/11/2012 à 12:56:

@toccata : il faudra m'expliquer en quoi le fait d'avoir eu la valeur de mon logement multipliée par 3 va me permettre de "mieux" aider mes enfants. En louant mon couloir ?

haha  a répondu le 28/11/2012 à 13:16:

Bah non, simplement le jour où comme tout le monde vous disparaitrez, vos enfants hériteront de bien plus que la valeur locative de votre couloir, malgré les prélèvements sur la plus-value réalisée et autres taxes...

Simple  a répondu le 28/11/2012 à 14:21:

Plus la valeur de votre logement est élevée, plus vos enfants paieront de taxes sur la succession (sans pour autant hériter d'un logement plus grand !!!). Donc : plus votre logement coûte cher, plus vos enfants seront pauvres...

Cricket  a répondu le 28/11/2012 à 15:13:

@Simple,

Soyez rassuré, il en restera toujours plus aux enfants héritiers recevant en héritage un logement dont la valeur a augmenté de 140% en 10 ans (soit par exemple 240 000 euros en 2012 au lieu de 100 000 euros en 2002. Et n'oubliez pas les abattements (100 000 euros par enfant).

orpale  a répondu le 28/11/2012 à 15:18:

Est-il pris en compte la propriété immobilière ? 1610/mois selon que l'on a ou pas de loyer à payer si l'on est propriétaire de sa résidence ce n'est pas pareil...

Simple  a répondu le 28/11/2012 à 16:42:

J'ai un ami qui a hérité d'un logement en 1991, a plus haut de la bulle précédente; il a payé les taxes sur la valeur de 1991, et revendu le bien après l'explosion de la bulle, bien moins cher... Il ne restait alors plus grand chose de l'héritage.

a1039  a répondu le 28/11/2012 à 16:59:

Si on en croit un rapport de la cour des comptes il y a quelques années, l'âge du premier héritage est supérieur à 50 ans et de l'ordre de 65 ans pour le 2e : si mes enfants attendent après un héritage pour réussir leur vie, c'est bien triste et réducteur.

Cricket  a répondu le 28/11/2012 à 17:45:

@a1039
Il y a au moins un bon côté -pour vous et pour vos enfants- à cette situation : votre longue vie !
Sinon, oui les héritages arrivent tardivement pour les enfants -c'est un effet (pervers ? !) de l'augmentation de la longévité- surtout quand les parents ont eu des enfants tôt.
Cependant, si on en a les moyens, on peut les aider par des donations (avec abattement Sarkozy à la clé, dans les 30 000 euros par enfant tous les 10 ans, je crois).