La Tribune

Apocalypse: guide de survie... pour les budgets de 0 à 100 millions d'euros

Une éclipse vue à Ciudad Juarez, au Mexique, au printemps dernier. Copyright Reuters
Une éclipse vue à Ciudad Juarez, au Mexique, au printemps dernier. Copyright Reuters
Pierre Manière  |   -  1168  mots
Quel que soit le niveau de votre bourse, voici une sélection de solutions pour survivre à la fin du monde, programmée vendredi 21 décembre.

Fichu calendrier maya. La fin du monde, c'est pour bientôt. Ce vendredi 21 décembre, il paraît. Même si les scientifiques arguent que jamais les Mayas n'ont prévu la fin du monde (mais plutôt la fin d'un cycle de 5125 ans), d'autres théories existent. Tempête solaire, collision avec une météorite... les catastrophistes ne manquent pas d'arguments. Rappelons aussi que selon un sondage Ipsos réalisé au printemps dernier, une personne sur sept est persuadée qu'ils vivront la fin du monde. Alors que faire? Comment diable se préparer au pire? Même si elles apparaissent vaines en cas de destruction totale de notre univers, voici une sélection des solutions pour survivre à la fin du monde, triées en fonction de votre budget.

? Moins de 15 euros : aller au ciné...

J-1. L'apocalypse pointe le bout de son nez, vous n'avez rien vu venir. Ca tombe mal: c'est la fin du mois, les dépenses de Noël sont passées par là, et votre compte est à sec. Que faire? Pour 15 euros, c'est malheureusement fichu. Mais en attendant l'heure fatidique, vous pouvez toujours tuer le temps en vous divertissant. Et, pour rester dans l'ambiance, vous rendre dans une salle obscure et voir "4h44, dernier jour sur Terre". Le film est sorti mercredi. Sur le chemin, pour ne pas (trop) déprimer, on vous conseille de vous détendre, sans bourse délier, avec ce classique de R.E.M. à glisser dans votre lecteur MP3: "It's the end of the world."

Ou encore "Apocalypse Please" de Muse:

Mais aussi "Seconds" de U2:

? Moins de 50 euros : filer à Bugarach

Même avec moins de 50 euros, tout n'est pas perdu. Pour cela, rendez-vous à Bugarach. Le covoiturage demeure la solution la plus économique. D'après le site covoiturage.fr, un aller le 21 décembre se négocie entre 40 et 50 euros au départ de Paris. Selon la légende, ce village audois de 200 habitants sera le seul endroit de la planète à être épargné. Explications: le pic surplombant le village verra atterrir un vaisseau extraterrestre qui permettra aux "élus" de sauver leur peau. On ignore à ce jour combien de places seront disponibles dans la soucoupe. Tout comme les critères qui feront -ou pas- de vous un "élu". Si les extraterrestres vous boudent l'entrée, chassez les caméras pour dire adieu à vos proches à la télé. D'après le JDD, pas moins de 250 journalistes, venus de 54 pays, ont été accrédités pour l'événement. Maigre consolation, on en convient; mais consolation quand même.

? De 500 à 3.000 euros : acheter un kit de survie

La fourchette est large, mais par souci d'économie, chacun sera libre de composer son kit de survie en fonction de ce dont il dispose déjà. De fait, celui-ci constitue une solution de choix en cas de gros coup dur. Sur la Toile, les sites proposant leurs services pullulent. Survivre.com propose ainsi tout le nécessaire comprenant un large choix de machette, de médicaments, sifflets et autres allume-feu. Une sélection de packs comprenant des rations pour un mois (289 euros) ou encore un kit d'urgence de purification d'eau (285 euros) est également disponible. A vos emplettes.

? 6.666 euros : écrire ses mémoires et les protéger

Pas question de disparaître sans laisser de trace. Les éditions Edilivre propose une alléchante "offre fin du monde". Le principe? On écrit ses mémoires "en toute sécurité" avant le 21 décembre. Un exemplaire physique et un dématérialisé sur clé USB seront ensuite stockés dans un ancien bunker situé au sein de la ligne Maginot en Alsace. Le tout pour 6.666 euros. Toutefois, dans son message de présentation, Edilivre se fend d'un surprenant: "Nous vous souhaitons à tous d'excellentes fêtes de fin d'année." Il faudrait savoir...

? De 122.000 à 610.000 euros : acheter une capsule de survie

Tsunamis, radiations, tremblements de terre, éruptions volcaniques... Cette capsule de survie résistera à tous les cataclysmes. Pour survivre au 21 décembre, Yang Zongfu, un businessman chinois, a consacré toutes ses économies dans la fabrication d'une Arche de Noé maison. Grande boule jaune, "Atlantis" (c'est son nom, on y reviendra) fait près de 16 mètres de haut, et il a fallu deux ans pour la réaliser. Lors de crash tests, Yang Zongfu a dévalé une pente abrupte de 50 mètres, avant d'atterrir dans un petit lac. Malgré l'esquisse d'une grimace à l'arrivée - conséquence de quelques menues contusions -, l'homme s'en est sorti indemne. Le businessman aurait a minima reçu 21 commandes. Les prix vont de 122.000 à 610.000 euros selon les options choisies. Libre aux amateurs de prendre (rapidement) contact avec l'intéressé pour savoir s'il existe encore des "Atlantis" disponibles.

? 260.000 euros : transformer votre domicile en bunker

Le kit de survie, c'est amusant, mais soyons sérieux, c'est quelque peu léger... Une solution existe, même si elle s'avère évidemment bien plus coûteuse. Auteur du très pointu blog Survivre2012.com, l'Australien Robert Bast a déboursé la coquette somme de 350.000 dollars (environ 260.000 euros) pour s'offrir un abri de première classe. Sur un terrain de 4.000 m2 à proximité de Melbourne, il a aménagé un bunker sur mesure, avec tout le nécessaire (nourriture, kitchenette, générateurs d'électricité) pour ne pas être pris au dépourvu. Persuadé d'essuyer prochainement une "catastrophe quelconque", il a détaillé à CNN ses craintes, qui concernent pêle-mêle "une destruction du réseau électrique par le Soleil, une pandémie de grippe qui tue des millions de gens, ou l'écrasement d'une météorite sur Terre". Si vous n'êtes pas aussi bricoleur que Robert Blast, vous pouvez toujours faire appel à la société Vivos, spécialiste des bunkers familiaux ou communautaires. De véritables petits palaces enterrés et tout confort:

? 100 millions d'euros : convaincre la NASA d'affréter une navette

C'est vrai, la NASA ne croît pas à la fin du monde. L'agence spatiale américaine a même consacré une page de son site pour défendre scientifiquement cette position. Certes, sa navette spatiale Atlantis a été mise au rebut en juillet 2011. Mais pour 100 millions d'euros, gageons qu'il serait peut-être possible de la remettre en service pour s'envoler loin de la Terre. Si l'on ne s'appelle pas Warren Buffett ou Lakshmi Mittal - dont les fortunes respectives s'élèvent à 53 et 29 milliards de dollars -, reste une solution : jouer à l'Euro Millions. Après huit tirages sans gagnant depuis le 23 novembre, la cagnotte de la loterie européenne est en effet passée de 15 millions à 100 millions d'euros pour le tirage de vendredi. Celui-ci aura lieu en soirée. Pour ne pas se faire piéger côté timing, La Tribune conseille donc de prendre contact en amont avec la NASA. Si certains trouvent cette solution tirée par les cheveux, rappelons qu'après tout, "l'action est une brève folie" comme disait le poète Paul Valéry

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>>> DIAPORAMA 2012, la fin du monde... Et le business, c'est maintenant !

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Commentaires

fin  a écrit le 21/12/2012 à 10:16 :

au lieu de nous annoncer la fin du monde ils auraient dus nous annoncer la "fin des kons" et les peuples seraient enfin libre

René  a écrit le 20/12/2012 à 21:38 :

On nous vend un monde meilleur, le temps des cerises, on a un monde pire... Qui sont les charlatans qui en ont fait la promotion? Qu'on se méfie parce que certains veulent noyer la population dans l'inflation ou la chute du niveau de vie par la monnaie. De toute façon, on a joué au socialisme donc la population en prend plein la gueule. Les allemands se portent bien: export, chômage, déficit zéro et plus de social que nous...

Gare  a écrit le 20/12/2012 à 21:08 :

Eh ben voila, on fait dans la chute finale et la révolution rouge! Le socialisme on l'a voulu très fort, le chemin vers le communisme. Le ministre a bien dit l'Etat c'est les citoyens... pourtant les citoyens sont plutot prudents. La révolution en cours conduira-t-elle à la désorganisation et à la violence comme on la voit déjà, alors ne faut-il pas stocker, en prévision de la famine? Bienvenu dans le déni de réalité et la fantasmagorie.

hades  a répondu le 22/12/2012 à 9:18:

mais la, aucun rapport. !

Mordrakheen  a écrit le 20/12/2012 à 16:10 :

il est drole de voir qu au 21eme siécle on en soit encore à ce niveau (remarquez ca explique pas mal de choses) Oui on prendra un jour un astéroide sur le coin du nez (le prochain menacant est pour 2014) , le soleil explosera dans 3.5 milliards d années ou l Humanité s exterminera toute seule comme une grande ...De toutes les façons les plus à plaindre seront les survivants ...

j'ai ri  a écrit le 20/12/2012 à 14:57 :

qu'est ce que je me suis marré... c'est pas tous les jours que ça m'arrive en lisant La Tribune !

icietla  a écrit le 20/12/2012 à 14:25 :

Je trouve domage qu'il n'y est pas une rubrique "? Pour 0 euros" : aller dans une église prier car apres tout si c'est la fin du monde (prédie pour la centieme fois...) il serait bon de penser à l'au-dela.

Pff  a écrit le 20/12/2012 à 13:23 :

On dit que la France est le troisième pays communiste au monde après la Corée et Cuba. Voila la fin du monde. La question que nous posons à la population c'est vous en avez pas marre d'être pauvre? Avec le règlement du déficit, ça va dévisser sec! Ne faut-il pas faire des réserves en prévision des prises d'otages, des violences et des déprédations de la piraterie rouge?

pmxr  a écrit le 20/12/2012 à 12:51 :

mon seul regret c'est de ne pas avoir une maison , dans le dit patelin dont j'ai oublié le nom .... pour la vendre un bon prix !

Gerardc27  a écrit le 20/12/2012 à 12:22 :

La stupidité n'a pas de limites ni de frontières . Puisse "Dieu" nous sauver de notre obscurantisme.

RUBIS  a répondu le 20/12/2012 à 13:17:

Ce n'est pas la premiere fois que l'on nous predit "la fin du monde" ne vous rendez donc pas malade et pensez plutot aux prochaines fetes de fin d'annee et de jour de l'an 2013 -