La Tribune

Aidants familiaux au travail : chronique d'un crash industriel annoncé ?

Thierry Calvat est l'auteur de "Le droit à la vulnérabilité : manager les fragilités en entreprise"
Thierry Calvat est l'auteur de "Le droit à la vulnérabilité : manager les fragilités en entreprise"
Thierry Calvat  |   -  897  mots
4 millions de Français s'impliquent auprès d'une personne dépendante, âgée, malade ou handicapée. Une activité parallèle à leur emploi qui pourrait menacer la santé économique du pays... Sauf si l'on choisit d'en tirer profit. Thierry Calvat, auteur de "Le droit à la vulnérabilité : manager les fragilités en entreprise"

La préparation du projet de Loi sur la Dépendance semble plus que jamais placer les aidants familiaux au coeur des politiques de santé publique. Soutenue par de nombreuses initiatives privées ou associatives - et quotidiennement rappelée par notre Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie -, la reconnaissance progressive des pouvoirs publics constitue assurément une bonne nouvelle pour près de 4 millions de nos concitoyens qui s'impliquent aux côté d'une personne dépendante, âgée, malade ou handicapée.

Plus encore, cette mobilisation de la société toute entière semble aussi peu à peu gagner le terrain de l'entreprise en s'intéressant de façon croissante à tous ceux qui, en parallèle de leur condition d'aidant, exercent une activité professionnelle.

"Contamination" de la société

Et de fait, il y a urgence ! Une urgence pour aujourd'hui, puisque que les aidants représentent actuellement près d'un 1 actif sur 12[1]. Mais aussi et surtout une urgence pour demain, qui s'explique par l'influence conjuguée du vieillissement et de l'explosion des pathologies chroniques, l'entrée plus tardive dans le monde du travail et l'allongement inéluctable de la durée de vie active : à un horizon de 15 ans, on parle d'environ 1 actif sur 6 (voire 5)[2] susceptible d'être concerné, toutes classes d'âges confondues (et pour certaines, il est dès à présent allègrement dépassé).

Si d'ici là rien n'est fait, cet effet de « contamination » rapide, qui touchera près de 20% des effectifs salariés, ne sera évidemment pas sans conséquence sur la santé économique de nombreux acteurs de notre pays : souvent coincé entre le souci constant de celui dont il a la charge et la peur de son propre déclassement, l' aidant est en effet soumis à une pression extrême qui se marie parfois mal avec les impératifs de disponibilité ou d'effectivité que réclame les modes actuels d'organisation du travail.

Pas de statut précis

Dans ces conditions, plusieurs pistes sont d'ores et déjà l'étude, avec bien souvent la tentation naturelle d'aborder la question en y apportant une réponse prioritairement sociale, fondée sur l'acquisition de droits nouveaux et sur des mesures conçues la plupart du temps comme exclusivement à la charge de l'employeur. On ne saurait évidemment critiquer cette explosion de produits ou services - dans l'assurance ou la prévoyance entreprise notamment - ni même la (re)création de nouvelles solidarités internes - comme la fameuse loi de transfert des RTT. On peut en revanche en souligner les limites, touchant principalement à l'absence de statut précis - la définition de l'aidant familial souffre en effet d'un maquis de désignations qui ne concourt pas à la clarification - comme à l'appréhension que peut avoir chacun de sa situation - le terme générique d'aidant recouvre en effet des histoires singulières qui ont parfois beaucoup de mal à se retrouver en un agrégat opérationnel et pertinent.

 Plus encore, il convient surtout de pointer les menaces lourdes et préjudiciables d'une approche trop limitative : en obligeant l'entreprise à investir dans des dispositifs complexes et coûteux, elle peut engendrer une augmentation considérable des charges au sein d'entreprises en recherche constante de gains de compétitivité ; parallèlement, représenter l'aide familiale comme un problème ou un fardeau de plus, peut conduire à une véritable stigmatisation des collaborateurs concernés, et avec elle son cortège de doutes et de suspicion vis à vis.

Des capacités décuplées

Devant la bombe démographique et épidémiologique annoncée, il faut donc en finir avec le cloisonnement classique, entre performance d'un côté et fragilité des ressources de l'autre, pour tirer un parti collectif et positif des bouleversements à venir

Ceci suppose d'abord de se convaincre du caractère productif de l'aidant familial : de nombreuses études internationales semblent ainsi entériner l'idée que celui qui, parce qu'il doit affronter au quotidien une situation inédite l'obligeant à s'organiser et gérer à grande vitesse une multitude de paramètres, déploie de fait des facultés qui sont désormais parmi les plus recherchées chez un collaborateur: créativité, réactivité, capacité de pilotage en mode projet...

Le terreau d'un nouveau modèle français ?

Ceci suppose ensuite d'inventer des dispositifs dont la nature réciproque suscite un cercle vertueux qui pollinise toute l'organisation : de ce point de vue, les expériences pilotes menées auprès de collaborateurs aidants mettent en avant de considérables effets de leviers telle que par exemple l'amélioration du présentéisme ou l'amélioration globale du dialogue social au sein de l'entreprise. Ceci suppose enfin, d'inscrire ce type de démarche dans le cadre de véritables politiques d'engagement RH capables de mobiliser et former l'ensemble de la chaîne des parties-prenantes : collaborateurs, managers, assistants social, médecin du travail...

On le voit, plus qu'un enjeu de société, l'aide familiale peut être aussi être vue comme un formidable terrain de réconciliation entre l'économie et le social. Il peut en émerger, notamment au sein d'un pays aussi sensible à ces questions que le nôtre, une sorte de nouveau modèle français porteur de progrès et de modernité pour demain.


 

 

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[1] Panel National des Aidants Familiaux - BVA/Fondation Novartis - 2010

[2] DREES - 2010
 

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Commentaires

Robert85  a écrit le 08/05/2013 à 19:11 :

Dans le "terreau d'un nouveau modèle français", ce serait bien d'inclure aussi les aides de l'Etat et des entreprises pour aider les aidants qui ont arrêté de travailler pour s'occuper de leur conjoint ou de leur parent, à reprendre le chemin de l'entreprise et du travail quand leur parent ou leur conjoint est mort. Pour des gens de 50 ans ou un peu plus (c'est la tranche d'âge où on trouve le plus d'aidants si je ne me trompe pas), trouver du travail est tellement difficile, et je trouverais bien qu'on aide les aidants au moment où ils ont besoin de se réintégrer dans la société après qu'on a tout donné pour la personne dont on s'est occupé.Ce serait un juste retour des choses, après tout ce qu'on a donné.

Prête à travailler tout en étant AIDANTE  a écrit le 28/04/2013 à 20:40 :

Bonsoir JLB, Bonsoir Soucidelasynthese.
Vos idées sont effectivement très bonnes. =>Suite à cet article "Aidants familiaux au travail : chronique d'un crash industriel annoncé?" rédigé par Monsieur Thierry CALVAT sur La TRIBUNE, cela serait vraiment bien et utile que son auteur ainsi que Monsieur Serge GUERIN puissent nous donner leurs ressentis concernant les commentaires apportés. =>Faut-il que les AIDANTS se rassemblent en COLLECTIF et soient soutenus par un porte-parole d'importance pour que leur problématique puisse être prise en compte dans les hautes instances? =>Que peuvent faire concrètement les AIDANTS pour être RECONNUS AU LIEU DE RESTER INVISIBLES ET EN MARGE DE LA SOCIÉTÉ ?

Didier T.  a répondu le 30/04/2013 à 13:44:

Plus d'argent au gouvernement=que des discours mais plus possible d'actions concrètes. De toute façon, ils ne comprennent rien aux aidants, alors c'est à nous les aidants de faire en sorte de ne pas être "invisibles" comme vous dites.

Prête à travailler tout en étant AIDANTE  a répondu le 30/04/2013 à 17:09:

Bonjour Didier,
Je suis d'accord avec vous, mais?et vous? que proposeriez-vous? ?
Car vous savez très bien qu'un nombre important d'AIDANTS sont "cloués" à leur domicile à s'occuper de leur proche ; donc pas moyen pour eux d'aller manifester? Qui s'occuperait alors de leur malade à la maison?

Didier T.  a répondu le 30/04/2013 à 19:16:

Le moyen "le plus simple" depuis chez soi, c'est d'arroser de questions les sites d'aidants, les sites de malades, c'est d'arroser de questions et de suggestions les associations d'aidants, c'est de proposer des articles aux journaux locaux, aux journaux nationaux. Et de compter quels sites d'aidants répondent, quels sites d'aidants ne répondent pas, quels journaux acceptent, quels journaux n'acceptent pas, puis de commencer à montrer du doigt tous ceux qui ne veulent pas reprendre ce que nous disons.

JLB  a écrit le 27/04/2013 à 18:31 :

Sur la capacité des entreprises à vouloir aider leurs collaborateurs salariés qui sont en même temps aidants, et à utiliser leurs "talents", je vous invite à lire cet article démonstratif sur l'Express:
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/2-euros-annuels-par-salarie-pour-aider-les-aidants-trop-cher-pour-ma-drh_1244022.html
Et j'y invite tout le monde!

Soucidelasynthese  a écrit le 26/04/2013 à 14:41 :

Il y a Madame Delaunay qui est concernée pour les aidants des personnes âgées, il y a Madame Carlotti qui est concernée pour les aidants de personnes handicapées, il y a Madame Touraine qui est concerné pour la santé des aidants, il y a Monsieur Sapin qui est concerné pour le dialogue social, il y a Monsieur Montebourg qui est concerné pour le redressement productif des entreprises françaises, il y a Monsieur Moscovici pour filer un peu de ronds aux aidants, il y a Madame Vallaud Belkacem pour parler au nom du gouvernement et dire des choses valorisantes aux aidants, il y Monsieur Valls pour rajouter la mention "AIDANT" dans la déclaration d'impôt ou dans les formulaires de recensement, et on peut continuer la liste ainsi de suite. Je propose donc que désormais ce soit notre premier ministre, Monsieur Ayrault, qui parle aux Français sur nous les aidants. Nous sommes 9 millions, c'est pas rien électoralement, non?

Renaud  a écrit le 24/04/2013 à 21:24 :

Avez vous proposé des idées à Monsieur SAPIN, notre Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social? Parce qu'il me semble qu'il devrait être partie prenante des bonnes idées! Et en même temps, dites lui qu'il doit inscrire la Journée du 6 octobre prochain sur son agenda: c'est la Journée NATIONALE des aidants (que les membres du gouvernement avaient séché l'année dernière...)

Perplexe  a écrit le 24/04/2013 à 7:52 :

Vous êtes l'un des 5 signataires d'un "Appel pour plus d'équité pour les aidants" il y a quelques mois. Il me semble que "plus d'équité" c'est quelque chose qui doit aller DE la société VERS les aidants. Enfin c'est comme ça que je le comprends. Un rendu de la société VERS les aidants qui ont déjà beaucoup donné... Et puis là, dans cet article, je vois que vous dites qu'il faut surtout pas imposer quoique ce soit aux entreprises, surtout pas de charges, rien qui puisse réduire leurs profits. Mieux, vous dites que les entreprises pourraient tirer profit des qualités de réactivité, de créativité des aidants...Je n'ai pas fait de hautes études, mais ce que vous dites entre l'appel pour plus d'équité et cet article ne me parait pas cohérent. A mon humble avis, en supprimant le poste de directeur des ressources humaines dans une société, cette société fera de VRAIS profits, si vraiment l'objectif est plus d'équité pour les aidants.

Retraitéactif  a répondu le 24/04/2013 à 9:18:

J'ai connu une époque où la mission des DRH était de recruter des talents et de leur permettre de s'épanouir et de se réaliser, pour le plus grand profit à la fois de ces recrutés et de l'entreprise. Mais c'était une époque lointaine où les entreprises n'hésitaient pas à investir dans le développement. Les gens qui ont connu comme moi cette époque sont aujourd'hui pour au moins un sur trois des aidants d'un proche, ou l'ont déjà été. Les entreprises seraient sages si elles voyaient le lien possible!

Paul75  a écrit le 23/04/2013 à 20:27 :

Je crois que vous avez oublié une dimension essentielle de l'aidant: sa capacité à tout supporter: le stress, le nombre de choses à faire, le nombre de choses à décider sur le champ, etc . Et si vous étiez vous-même un aidant, vous sauriez qu'un aidant apprend à ne même pas attendre d'être remercié de ce qu'il fait.
C'est pourquoi, je serais un patron, je me précipiterais vers ces ouvriers modèles, absolument pas pour leur créativité, ou leur réactivité, ou leur je ne sais quoi, NON, pour cette extraordinaire qualité de tout savoir endurer sans jamais ouvrir sa g...
Foi d'aidant!

sarah  a écrit le 23/04/2013 à 18:01 :

Bonjour,
Il est normal de cumuler les mandats....pourquoi n'est-il pas possible de concilier aide à la personne handicapé dans mon cas, c'est une réalité avéré; pour mon fils, après un cancer et ablation d'une vertèbre et c'est pour la vie!!! Et emploi aménagé activité à domicile ou initiative revalorisé en tant que mère responsable de famille je fais avec les réalités qui sont les nôtres,et du coup je n'arrive pas à joindre les deux bouts ! comme dit l'expression!Mais face aux réalités morales physique et matérielle le parcours et tellement un combat que nous devons nous concentrer pour ne pas suffoquer!
Nous devons tout les 6 mois réargumenter sur les réalités physiques,mon fils a 13 ans et je vois dans le regard et les propos des acteurs sociaux plus de peur et de suspicion que de volonté à nous aider! Bien éduquée, pourtant, je ne souhaite pas travailler à l'extérieur étant volontaire d'aider mon fils dans sa rééducation et dans sa scolarité il est en 6éme au cned et avec toute la meilleur volonté du monde entre balneo kiné et kiné séche je fais le choix de n'avoir aucune activité rémunéré et donc je n'aurai que le minimun vieillesse si cela existe encore!Je bénéficie de 680 EUROS considérer pour temps plein,c'est un peu juste j'avoue, mais attention ,je ne me plein pas!!!!
Pourquoi ne pouvons nous pas être reconnu pour ce qui est !?
Une vertebre en moins des vis dans les deux vértèbres entourant la greffe c'est sa réalité pour toute sa vie comment concilier,???Responsabilité /Réalité !!!pour que j'aille retrouver un emploi il aurait fallu que je le laisse aller dans un établissement scolaire normal avec un cartable lourd,et une ambiance sereine dans les couloirs comme chacun sait !nous avons double peine ! Le cancer,maladie de notre siècle ne laisse pas indemne parfois il permet de retrouver une vie dite"normale" et parfois les séquelles sont à prendre en considération, ne pourrions nous pas envisager pour chaque réalité,chaque identité humaine une réalité certaine, .
La réalité d'une société riche qui feint de ne pas voir la réalité aujourd'hui,et celle de demain! quand le centre de cancéro pediatrique est devenu un immeuble à lui tout seul , qu'il y a une augmentation nette de maladie à répercussion physique et mentale comment allons nous faire avec une population amoindri ,quand on continu à promouvoir le mythe des super héros ,des gens beau fort riche le monde que nous léguons à nos enfants à l'odeur du mensonge.
Si vous avez des idées ,des projets j'adorerait participer!
Au plaisir de vous lire

Alain  a répondu le 23/04/2013 à 19:11:

"le monde que nous léguons à nos enfants à l'odeur du mensonge". Merci Sarah pour cette phrase qui est un véritable signal d'alarme collectif. Mais vous, vous ne lèguerez que des belles choses à votre fils, je le sais. Et moi, à mon échelle, j'essaie de faire la même chose pour mes trois enfants. Je vous dis tenez bon, nous sommes beaucoup à réaliser tout ça et à agir dans ce sens!

"prête à travailler tout en étant AIDANTE"  a écrit le 23/04/2013 à 13:58 :

Bonjour Monsieur,

vous écrivez : "Ceci suppose d'abord de se convaincre du caractère productif de l'aidant familial : de nombreuses études internationales semblent ainsi entériner l'idée que celui qui, parce qu'il doit affronter au quotidien une situation inédite l'obligeant à s'organiser et gérer à grande vitesse une multitude de paramètres, déploie de fait des facultés qui sont désormais parmi les plus recherchées chez un collaborateur: créativité, réactivité, capacité de pilotage en mode projet..." ;

...d'autres ici se sont demandés quand et où les entreprises rechercheraient des gens créatifs, réactifs etc... ?

... MAIS il ne faudrait surtout pas oublier qu'il y a énormément d'aidants actuellement au "chômage obligatoire"-et non indemnisé- qui de surcroit sont des femmes, qui cherchent désespérément à retrouver un emploi (ne fut-ce qu'à temps partiel) et qui ne trouvent pas...
...en conséquence elles sont clouées chez elles sans ressources et passent pour des "inactives", donc dans l'impossibilité de cotiser pour leur "future retraite" ...

...finalement elles doivent supporter de MULTIPLES PEINES :
1)la peine d'être une femme qui est toujours moins payée qu'un homme lorsqu'elle travaille (et dois toujours prouver davantage ses compétences) ;
2)la peine de devoir rester au foyer pour s'occuper de son malade après avoir "peut-être" consacré antérieurement du temps pour élever des enfants ;
3)la peine de ne pas être reconnue comme AIDANTE ;
4)la peine d'avoir (un jour peut-être !...) une pension de retraite de misère consécutivement aux peines énoncées précédemment
5)la peine d'avoir plus de 50ans et donc de faire partie des seniors dont peu (ou plutôt PAS) d'employeurs ne veulent, et dont le gouvernement se désintéresse totalement, ainsi que le "Pole Emploi" qui ne fait rien non plus pour les chômeurs expérimentes que nous sommes...

... ALORS OU VOYEZ-VOUS que les employeurs sont très friands des super qualités suivantes...créativité, réactivité, capacité de pilotage en mode projet... chez leurs employés en poste ou chez leurs futurs embauchés ???

Si vous pouvez répondre à ma question, cela m'aidera probablement à retrouver un emploi et je vous remercie d'avance...

JLB  a répondu le 23/04/2013 à 14:42:

Bonjour,
Je suis certain qu'à un moment, ces qualités des aidants seront enfin utilisées par les assureurs ou les caisses de retraite qui finiront pas comprendre que les aidants peuvent être aidés, mais surtout peuvent aider. Je fais partie d'un petit groupe d'aidants, nous communiquons beaucoup ensemble, et c'est évident que ce que nous pouvons apporter est considérable, même depuis chez nous. J'essaie, j'essaie (mais les choses sont si lentes...) d'avoir un assureur mutualiste qui comprenne ça et qui décide d'embaucher des aidants pour non seulement animer un site internet, mais aussi des groupes de paroles, des forums d'échanges, des réunions locales, et ce qui me plairait encore plus, pour formaliser des propositions concrètes en faveur des aidants, et qui ne restent pas lettre morte. Il n'y a qu'un aidant, une fois qu'il a a commencé son parcours du combattant, qui sait ce qu'il faut dire pour qu'une bonne idée puisse devenir quelque chose d'opérationnel. Alors quand est-ce que cet assureur va passer à l'action? aucune idée... mais est-ce que c'est ce qui se passera, grâce à un assureur ou une caisse de retraite? oui, j'en suis certain, dans les 12 ou 18 mois.

Prête à travailler tout en étant AIDANTE  a répondu le 23/04/2013 à 18:59:

Bonsoir JLB,
Vous écrivez : "Alors quand est-ce que cet assureur va passer à l'action? Aucune idée... mais est-ce que c'est ce qui se passera, grâce à un assureur ou une caisse de retraite? Oui, j'en suis certain, dans les 12 ou 18 mois" ...
Ça c'est une bonne nouvelle !!! ...
Pouvez-vous nous indiquer le nom de cet assureur ou caisse de retraite ? ...
Mais auriez-vous aussi une idée de ce qui pourrait être fait pour aider cet assureur ou maison de retraite pour mettre en ?uvre cette initiative ? ...
Si on pouvait pousser tous dans le même sens, le délai de 12 à 18 mois pourrait peut-être être raccourci...
Et puis, qui sait ??? Une fois que la voie sera ouverte, cela motivera d'autres émules ? ... sans oublier que si un assureur ou maison de retraite lance une telle opération, cela ne manquera pas d'engendrer un sentiment de "frustration" chez les autres qui se diront : "mais pourquoi n'y avons nous pas pensé avant ? Nous aussi, nous sommes capables de faire aussi bien (sinon mieux?) et ils emboîteront le pas pour ne pas rester à la traîne?
...Et du coup, il y aurait des aidants qui recherchent un emploi qui pourraient s'impliquer autrement et surtout positivement, d'une part en trouvant un emploi où leurs "super qualités" seraient prises en compte, et d'autre part en se sentant vraiment reconnus quant à leur rôle d'aidant au quotidien... ENFIN, bien sûr, ils seraient de formidables ambassadeurs et porte-paroles pour représenter d'autres aidants qui n'ont malheureusement pas l'opportunité d'envisager un retour à la vie active puisqu'ils s'occupent "quasi non-stop" de leur proche?

JLB  a répondu le 23/04/2013 à 21:22:

Je suis désolé, je viens seulement de découvrir sur mon email que vous aviez répondu.
Non, je ne peux pas dire le nom de cet assureur, mais en revanche, je vous donnerai les pistes sur lesquelles il travaille et qui seraient de toute manière de bonnes pistes pour tous les assureurs et les caisses de retraite qui disent se préoccuper des aidants familiaux. Laissez moi répondre demain. ce soir, c'est trop juste.

JLB  a répondu le 24/04/2013 à 19:32:

Donc voilà les pistes qui seraient utiles pour les assureurs et les caisses de retraite qui ont un site Internet dédié aux aidants et/ou qui réfléchissent comment aider les aidants.
Ces différentes idées ne sont pas que de moi, elles proviennent aussi largement de différents aidants qui échangent beaucoup entre eux sur le forum d'aidants http://www.aidautonomie.fr/Communaute/?secteur=2.
1) Tous ces sites devraient être animés par des aidants, ou avoir une équipe d'aidants expliquant et recommandant les thèmes à aborder
2) Tous ces sites devraient avoir un forum où les aidants peuvent échanger entre eux. Mais pour qu'un forum vive, il faut qu'il y ait en permanence des aidants qui viennent répondre aux autres aidants
3) Tous ces sites devraient avoir une rubrique des meilleurs trucs et des bonnes manières de procéder des meilleurs prestataires d'aides et de services à domicile, ou encore des ehpad
4) Pour les assureurs et les caisses de retraite, ils devraient demander à des aidants qu'ils constitueraient en panel de les conseiller sur les choses à mettre en oeuvre pour les aidants
5) Pour les assureurs et caisses de retraite, ils devraient animer un panel d'aidants pour faire les sondages nécessaires sur les ressentis, les offres de services utiles, les opinions sur les services utilisés
6) Pour les assureurs santé, avec ou sans la sécurité sociale, ils devraient faire une enquête permanente pour suivre la santé des aidants (là il s'agit de réunir et suivre sans doute 5000, peut-être 10000 aidants afin de très bien voir pourquoi la santé des aidants se dégrade, dans quelles circonstances tout particulièrement
7) Pour les assureurs, les caisses de retraite, les journaux Internet et papier, ils devraient payer des articles rédigés par des aidants sur des thèmes qui les intéressent
8) Pour les assureurs et les caisses de retraite qui organisent des réunions de clients sur la dépendance, ils feraient bien d'organiser ces réunions surtout sur le rôle des aidants, et payer des aidants à venir animer ces réunions locales
9) Pour les assureurs, caisses de retraite qui interviennent auprès des entreprises, ils feraient bien de proposer aux DRH de ces entreprises de mettre en place un site interne pour les salariés, avec des aidants qui en assureraient l'animation, et avec des aidants qui viendraient faire des réunions d'information.
10) et enfin, mais sans doute à plus long terme, tous ces assureurs et caisses de retraite feraient bien de faire du "coaching" d'aidants par des aidants formés à ça et qui ont une vraie expérience d'aidants!
Combien d'emplois à la clé? Sans doute 1000 ou 2000 si les différents assureurs et caisses de retraite emboitent le pas!
Il ne faut pas oublier qu'il y a quand même 9 millions d'aidants au total. Tous n'ont pas besoin d'aide, mais ily en a bien 2 ou 3 millions. Tous n'aont pas besoin d'aides au même moment, mais il faut du monde pour répondre à toutes les demandes d'aides quand àa deviendra quelque chose de connu et SURTOUT considéré comme crédible puisque fait par des aidants!
Voilà.
Encore une fois, si vous voulez participer aux réflexions de notre petit groupe d'aidants, vous êtes la bienvenue, notre petit groupe échange sur http://www.aidautonomie.fr/Communaute/?secteur=2
Bonsoir!
Bon ça fait déjà pas mal! Je parle beaucoup des assureurs et des caisses de retraite, parce que contrairement aux mairies, clics et associations diverses, les assureurs et les caisses de retraite ont l'argent pour payer les aidants et elles ont un intérêt direct commercial à avoir des choses faites ces mêmes aidants.

Nadia  a écrit le 23/04/2013 à 13:39 :

J'ai été obligée d'arrêter de travailler parce que ce n'était plus possible de m'occuper à la fois de ma mère et de travailler à plein temps. J'ai démissioné parce que ma boite a refusé de me licencier alors qu'elle aurait pu très bien le faire si elle l'avait voulu pour m'aider. Je ne regrette pas ce que j'ai fait pour ma mère, mais je sais que je le paierai très très cher plus tard au moment de ma retraite. Sauf si ces années passée auprès de ma mère sont prises en compte, mais sa prend pas le chemin sauf erreur. SVP, battez vous sur cette reconnaisance de ce que nous faisons pour nos proches.

Fanny démotivée  a écrit le 22/04/2013 à 16:52 :

Ce que je fais au bureau, je pourrais tout aussi bien le faire de chez moi. ce que je fais ne me demande pas d'être avec mes collègues, j'ai juste besoin d'un ordinateur. J'ai demandé à mon chef de pouvoir travailler depuis chez moi, il m'a dit que si la DRH était d'accord, il verrait comment le faire. La DRH m'a dit que c'était exclu "vous comprenez, si on vous autorise, tout le monde aura une bonne raison pour demander la même chose". Mon chef n'a jamais voulu relancer la demande aurpès de la DRH. Et je continue de venir ici à l'entreprise, à passer mes heures de transports, à passer mon temps au téléphone à vérifier que tout va bien pour ma mère chez moi, Ma "productivité" comme vous dites? Zéro! Mais zéro pour deux raisons: le comportement de mon chef et de la DRH m'écoeure, et il faut bien que je passe mes coups de fil pour vérifier que ça se passe bien.
Ma boite se plantera, c'est pas ma faute ou la faute aux aidants, c'est la faute à ces gens qui ne comprennent rien à rien à la motivation des collaborateurs.

Brice  a répondu le 22/04/2013 à 18:40:

ca se compare a peu pres a quand le representant de la drh vous dit froidement d'aller voir le responsable du rse

Valerie  a écrit le 22/04/2013 à 15:52 :

La maladie fait peur. Mes collègues de bureau s'éloignent de moi, et elles me reprochent de ne plus arriver à l'heure, ou de ne pas être vraiment là. Et pas question que j'en parle à ma chef, elle ratera pas une occasion de m'enfoncer. Alors...
Alors je ferme ma g... et je prie le seigneur que personne ne passe à l'acte à monboulot, me licencier pour absences trop fréquentes et travail insuffisant.

Jean-Pierre G.  a écrit le 22/04/2013 à 13:03 :

Le vrai "crash annoncé", c'est celui de la prise en charge de toutes les personnes qui ont besoin d'aides en raison de leur maladie, de leur handicap, de leur dépendance. Sans nous, la prise en charge de ces millions de personnes serait impossible. En 5 ans Sarkozy n'a rien fait pour les aidants. En 1 an, François Hollande a déjà amplement annoncé et montré qu'il n'en fera pas plus. Je rêve que d'une chose: que les médias se déchainent un peu sur cette volonté d'immobilisme. C'est une honte.

Aude  a écrit le 21/04/2013 à 21:37 :

Je vous remercie sur vos compliments ("créativité, réactivité, capacité de pilotage en mode projet..."), enfin je les prends comme des compliments sans savoir au juste ce que vous voulez dire vraiment avec ca. Mais il y a aucune chance que ma boite en "tire profit", parce que je peux vous dire, quand je suis au boulot, ma tête est ailleurs, elle est avec mon compagnon, sa souffrance, si jamais il tombe, si ses couches de protection sont sales, si.., si... Je ne sais pas combien de temps je pourrai encore tenir dans ma boite, et d'ailleurs la bonne chose ce serait que ma boite me licencie, que j'ai au moins des indemnités de chomage, parce que si je dois démissionner pour m'occuper de mon compagnon, personne ne me versera rien du tout. Non, les entreprises n'ont pas à tirer profit des aidants parmi leurs salariés. Non, il n'y a rien à faire contre notre présentéisme parce que nous n'avons pas le choix comme le dit un autre commentaire. Et oui, il y aura le crash industriel que vous annoncez puisque l'état ne veut rien faire, et que les entreprises ne peuvent rien contre le handicap ou la maladie ou la dépendance des proches de leurs salariés. Moi, je serais patron d'entreprise, je commencerais par parler avec chacun de mes collaborateurs qui est aidant. Et cas par cas, je verrai avec lui comment je peux l'aider. Vous savez, aujourd'hui, je travaille réellement pour mon entreprise que 2 heures, trois grand maxi par jour. Parce que je ne peux pas faire plus, honnêtement. Si mon patron me disait c'est OK avec ça, et que je sois libre d'organiser mon temps, ça couterait pas plus cher à ma boite, mais moi ca me soulagerait d'un poids moral énorme, énorme.
C'est ça, la reconnaissance que je voudrais. rien de plus.
Et pour finir, pour que tout le monde comprenne bien la farce que c'est, ma boite a mis en place le soutien psy pour si jamais j'ai des problèmes avec mon management, les risques psycho-sociaux qu'ils appellent sa. Mais je n'y ai pas droit (j'ai appelé la plateforme de psys et ils m'ont dit non) si je suis aidante de mon compagnon et que j'ai des noeuds dans mon ventre à cause de ça. Pas de harcèlement de mon manager? pas de pression sur mon travail? allez circulez, y'a rien à voir, vous tombez pas dans la catégorie de celles qui ont besoin de soutien psy pour qui nous sommes payés par votre entreprise.
Rien compris...

Julien  a écrit le 21/04/2013 à 20:44 :

Les directeurs du personnel sont à l'image des dirigeants qui les recrutent. Si le dirigeant est un leader d'hommes, pas de pb. Si le dirigeant n'est pas un leader d'hommes, son directeur du personnel ne le sera pas plus. Et il n'y aura rien de fait. C'est con mais c'est comme ça.

On a déja vu le film ...  a écrit le 21/04/2013 à 18:55 :

Gageons que si nous laissons les socialos se lâcher sur ce terrain, nous aurons droit à une nouvelle taxe punitive, à de nouveaux règlements, à l'interdiction d'aider une personne de sa famille au prétexte que cela "mange" un emploi pour un ami du parti (et prive quelques députés et sénateurs d'un complément de revenus). Pour vivre heureux, virons les politiciens !

Troufion sur le front  a écrit le 21/04/2013 à 16:48 :

Vous écrivez:
"Si d'ici là rien n'est fait, cet effet de « contamination » rapide, qui touchera près de 20% des effectifs salariés, ne sera évidemment pas sans conséquence sur la santé économique de nombreux acteurs de notre pays."
Je peux vous dire pour paraphraser que"ca ne sera pas non plus sans conséquence sur la santé physique des aidants de notre pays". Vous avez raison de tirer le signal d'alerte sur la santé et la nécessité d'un bilan santé des aidants. Gratuit, qu'aucun aidant n'hésite à faire le suivi de sa santé. Et que tout le monde, les politiques, la Sécu, la ministre de la santé, arrivent à se rendre compte de l'impact sur notre santé à nous aidants du fait qu'on est aux premiers rangs pour éviter que le système de santé n'explose comme j'ai vu écrit ailleurs.
On est au front, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et on n'a pas le choix. Mais alors qu'on nous y aide, s'il vous plait.

Tania  a écrit le 21/04/2013 à 11:45 :

J'ai vu cet article sur la page facebook de l'Appel en faveur des aidants que vous avez signé avec Serge Guérin, Céline Dupré et deux autres personnes je crois. Pour l'Appel, je dis à tout le monde que c'est quelque chose d'important et qu'il faut aller le signé sur http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_Plus_dequite_pour_les_aidants/?tQZXteb
Concernant l'entreprise où je travaille, je suis une "présentéiste", je le reconnais. Je passe ma journée au besoin pour passer les coups de fil nécessaires, trouver les réponses que les assistantes sociales ne me donnent pas, trouver les aides professionnelles qui ne sont jamais libres quand j'en ai besoin, passer les coups de fil pour les RV médicaux, les examens, etc. Ce n'est ni le soir, ni les WE que nous les aidants nous pouvons passé ces coups de fil, parce que le soir, les WE, tous ces centres d'information ou d'aides sont fermés. Les sites d'informations, ils vont jamais jusqu'au bout des choses, si bien qu'à un moment, il faut bien passé par des gens des services sociaux. Alors, que j'ai développé une capacité de résistance et d'acharnement à obtenir les réponses, oui, c'est vrai. Mais est-ce que j'ai pour autant plus de temps à consacrer à mon entreprise? non... et c'est pas l'entreprise qui est en cause, c'est l'absence d'efficacité des services sociaux et de l'administration, c'est le manque de personnel des associations, et parfois leur manque de compétence, c'est beaucoup de choses qui ne sont pas du fait des entreprises.
Maintenant, mon entreprise mettrait sur notre intranet des informations utiles pour nous les aidants, les téléphones utiles, les liens utiles, sa serait déjà un plus! et on gagnerait en temps!
J'appuie complètement ce que vous faites et la prise de conscience que vous appelez.

Ptroductif même si je ne suis pas aidant familial  a écrit le 21/04/2013 à 10:03 :

Je voudrais bien savoir où vous avez vu que les entreprises recherchaient des gens créatifs, réactifs... mon entreprise n'en a rien à faire, et c'est peu dire! Quant au mode projet, c'est juste des réunions qui suivent des réunions et rien n'est jamais décidé, sauf le fait de convenir qu'il est important d'avoir une nouvelle réunion...

Démotivé complet  a répondu le 21/04/2013 à 18:58:

Tiens, on doit travailler dans la même entreprise !

Liliane M.  a écrit le 20/04/2013 à 16:16 :

Vous dites "la reconnaissance progressive des pouvoirs publics constitue assurément une bonne nouvelle". Je suis curieux de connaitre les exemples concrets qui vous permettent de dire que vous voyez le progrès de cette reconnaissance?
Je ne vois que des discours, ou des idées fantaisistes du genre "crèche où le collaborateur d'une entreprise placerait son proche dépendant en arrivant le matin dans son entreprise", ou refus de reconnaitre les économies annuelles de 164 milliards que les aidants permettent de réaliser à la Sécu.
La première "bonne nouvelle", c'est quand la Sécu prendra en charge les frais de santé des aidants à 100% (ça nous évitera la tentation supplémentaire de remettre à plus tard notre propre suivi de santé si nous devons payer des examens), comme vous l'avez si justement mis dans votre appel du 4 mars pour lequel je dis bravo. La seconde "bonne nouvelle", c'est quand ameli.fr mettra une rubrique "aidants" afin que tous les gens qui viennent sur ameli.fr puissent voir aussi qu'il y a un chapitre destiné aux aidants de proches handicapés ou malades ou dépendants, qu'ils voient les conseils de prévention et qu'en conséquence, les aidants tombent moins malades, ou meurent moins vite. La troisième "bonne nouvelle", c'est quand le ministre de l'emploi enverra une lettre à toutes les entreprises, petites, moyennes ou grandes, pour expliquer le rôle majeur que les aidants rendent à la société et le respect qui leur est dû (je tiens à votre disposition une lettre de ce type que le ministre de l'emploi dans les Etats américains envoient à l'occasion du mois des aidants. Ca dure d'ailleurs 1 mois là-bas, pas une seule journée comme ici en France, la reconnaissance de ce que font les 'aidants).
Comme dit une autre personne dans les commentaires, les aidants ont plein d'idées, il suffit de les leur demander...

F.Daval  a écrit le 20/04/2013 à 14:19 :

C'est un article très intéressant, et nous verrons bien comment les entreprises vont se préparer à ce "crash" des aidants. Il me semble en effet évident que non seulement il y aura de moins en moins d'actifs pour prendre soin de leurs aînés, mais l'allongement de la durée de vie entraine la hausse des aides nécessaires, et le désengagement de l'Etat et des collectivités reportera la charge sur ces mêmes aidants.
Je regrette kuste une chose dans cet article: il n'y a pas de solutions déjà mises en place par les entreprises les plus avancées sur ce thème, ou il n'y a pas de recommandations faites par l'auteur de l'article.

Princesserouge  a écrit le 20/04/2013 à 8:27 :

Cher Monsieur,
Le "crash industriel" dont vous parlez n'a rien à voir avec les aidants, il a tout à voir avec la capacité des entreprises à animer leurs salariés parce qu'elles les comprennent. Si vous manquez d'idées, n'hésitez pas justement à en demander aux aidants, nous en avons plein, le seul problème c'est que les entreprises ne veulent pas nous entendre. La maladie, ça leur fait peur. L'handicap, ça leur fait peur. La dépendance, la démence, ça leur fait peur...
Marrant, parce que nous, ça nous les aidants, ça nous fait pas peur, on a apprivoisé cette peur depuis belle lurette...

Robert S.  a écrit le 19/04/2013 à 12:16 :

Je ne comprends pas bien votre article et ce que vous voulez prouver. Le gouvernement actuel parle beaucoup, mais les faits sont têtus: quand en tout et pour tout une personne dépendante reçoit au maximum 1300 euros par mois parce qu'elle est littéralement clouée au lit et demande une présence de tous les instants, c'est évident que s'il s'agit de mon parent et que je suis en même temps salarié dans une entreprise, je vais passer du temps au boulot pour trouver les arrangements incessants à faire pour mon parent. Quand l'APA est revalorisée par le gouvernement de 1,3% cette année, alors que les prix des services à domicile peuvent augmenter de 3,5% avec la bénédiction de ce même gouvernement, ce sont de nouvelles heures d'aides professionnelles extérieures en moins que les familles ont. Ce ne sont pas les aidants qui menacent l'entreprise et sa "productivité", c'est le gouvernement.

Pastis  a écrit le 18/04/2013 à 22:54 :

Rendez-vous compte! Je menace la santé économique du pays, je suis un fauteur de crash industriel.... Il y a longtemps que le ridicule ne tue plus.

Pastis  a écrit le 18/04/2013 à 22:51 :

J'aide mes parents âgés qui sont dans le besoin. Juste retour des choses pour m'avoir fait ce que je suis. Ce faisant, j'enlève le pain de la bouche de ce pauvre monsieur Calvat qui lorgne sur les maigres économies d'une vie de labeur sous couvert de sa moralité d'entrepreneur gagné par l'appât du gain. On est tombés bien bas.