La Tribune

Zones périurbaines : 15 millions de Français délaissés

Angerville, à 70 km au sud-ouest de Paris, un exemple du rêve périurbain de « ville à la campagne », mais sans doute un peu trop bien rangé. / Marie d'Angerville
Angerville, à 70 km au sud-ouest de Paris, un exemple du rêve périurbain de « ville à la campagne », mais sans doute un peu trop bien rangé. / Marie d'Angerville
Jean-Pierre Gonguet  |   -  1534  mots
Un Français sur quatre vit dans un espace périurbain. Mal pensés, souvent mal gouvernés, ces territoires ont été oubliés par la réforme de décentralisation. Urbanistes, géographes et politologues tentent de trouver les voies d'une nouvelle gouvernance pour une meilleure solidarité locale.

Le périurbain, c'est moche et ça vote mal. Le périurbain ? Les 23 % à 24 % de Français habitant les communes à la périphérie des centres urbains. Ils ne peuvent ou ne veulent vivre dans le centre où ils travaillent : banlieusards, rurbains, exfiltrés de la ville, en tout cas des classes moyennes où à peine moyennes qui ne peuvent rien faire sans leur voiture ou sans TER.

C'est d'ailleurs la définition de l'Insee de la périurbanité : « Des communes sous influence urbaine du fait des déplacements domicile-travail. » Et ils sont plus de 15 millions à les habiter. Moche ? C'est la fameuse une de Télérama sur « La France moche », en 2010. C'est la France des lotissements, des échangeurs routiers, des zones commerciales et des ronds-points. Celle du rêve pavillonnaire, en friches ou pas. Ça vote mal ?

Le Front national y a fait un tabac en 2012 ! ; les chercheurs en sciences politiques se penchent depuis sur toutes ces zones périphériques de plus de 200 000 habitants qui ont assuré le score de Marine Le Pen à l'élection présidentielle et se préparent à perturber encore plus les prochaines municipales.

Si elle était le sujet de réflexion de la 34e rencontre de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (qui s'est tenue à Amiens les 11, 12 et 13 septembre), cette périurbanité n'a jamais été vraiment pensée.

Quelques élus commencent à se poser la question de savoir comment gouverner et développer ces territoires dont ils ne se sont guère occupés depuis les années 1960. Et, le débat parlementaire actuel sur la réforme territoriale l'a montré à l'envi, ils vont avoir beaucoup de mal.

« Il faut comprendre que ces territoires n'ont jamais été voulus par les pouvoirs publics. Ils n'auraient pas dû exister et ne sont que la conséquence d'un étalement urbain mal géré depuis le début des années 1960, explique le géographe Martin Vanier. Pis, les politiques et les pouvoirs publics n'aiment pas ces territoires alors que les Français les désirent, car ils ont toujours autant envie de campagne urbaine et de pavillon. Des territoires mal aimés des pouvoirs et aimés des Français. »

Cette attitude schizophrénique s'explique d'abord par le fait que ces territoires périurbains sont ressentis comme des territoires littéralement « contre nature ». Dans la nomenclature fleurie de l'Insee, on les dit « territoires artificialisés », depuis que le bâti et les parkings y ont remplacé la nature.

Des collectivités dans le désamour de soi

Autre défaut rédhibitoire, ce sont des territoires de passage, de mobilité, de flux. Ils sont en transformation permanente et se moquent des frontières cadastrales ou politiques.

« La croissance de la population y est constante, continue Martin Vanier. Entre 2 et 6 ou 7 % par an. Cela veut dire que, souvent, la population y double en dix ans ! ; les maires doivent donc affronter des électeurs qui changent constamment et dont les attentes ne sont plus forcément les mêmes d'un mandat à l'autre. »

C'est totalement perturbant pour des élus qui cherchent à être « propriétaires » de leur territoire à vie pour assurer leur carrière. Leur réaction la plus courante est fréquemment l'inaction ou la seule préservation de ce qui doit être préservé.

« Le maire devient alors un syndic de propriété gérant au mieux les intérêts des citoyens propriétaires, dont la principale préoccupation est le maintien de la valeur de leur propriété », explique un autre géographe, Philippe Estèbe.

C'est le fameux NIMBY (« Not In My Backyard », « Pas dans mon jardin », des zones résidentielles américaines) : l'élu n'a qu'une mission, faire que rien ne soit construit qui trouble ses administrés. Chacun veut vivre comme dans la mythique Wisteria Lane de Desperate Housewives.

Alain Juppé, chaque fois qu'il explique la rénovation urbaine de Bordeaux, Bordeaux 2030, raconte à quel point le NIMBY est pesant : il a fallu dix-huit ans, selon lui, pour que les habitants de la Bastide, sur la rive droite de la Garonne, acceptent d'avoir des voisins et comprennent enfin, avec la création du pont Jacques-Chaban-Delmas, que cela pouvait être bon pour eux et qu'ils faisaient partie d'une métropole !

Jean Marc Offner, le directeur de l'Agence d'urbanisme bordelaise, prend l'exemple du bassin d'Arcachon-Val de Leyre : « Les habitants et les élus de ce bassin n'aiment pas qu'il soit considéré comme la banlieue de Bordeaux. Or, c'est un déni de réalité : les Arcachonnais travaillent à Bordeaux durant la semaine et les Bordelais passent, eux, le week-end à Arcachon. »

Le souci est que des territoires dans le déni, qui ne s'acceptent pas, sont quasi impossibles à gouverner et à organiser. Le périurbain est une mosaïque de territoires dans le déni. La Gironde a ainsi une ville centre, Bordeaux, qui a du mal à se faire accepter, avec les petites communes du Medoc transformées en villages gaulois rêvant leur développement de manière autonome ; la communauté de communes autour d'Arcachon, elle, ne s'accepte pas comme territoire résidentiel ; la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) a du mal à parler à ses voisins - « c'est l'introversion congénitale de ces collectivités qui n'ont pas été fabriquées pour le dialogue », sourit Jean Marc Offner - ou a des difficultés dans sa concertation interne : « La CUB, c'est l'addition de 27 égoïsmes municipaux », a ironisé un jour Noël Mamère, le maire de Bègles.

Et avec des communes qui, s'estimant autonomes, vont régler directement leurs problèmes à Paris, la concertation et la décision sur l'aménagement et le développement n'est clairement pas facile.

Vincent Feltesse, président de la CUB, estime qu'« il est urgent de trouver les voies de cette nouvelle gouvernance et d'une nouvelle solidarité territoriale locale ».

La Gironde, qui est un département totalement périurbain et qui n'est pas, de loin, celui qui a la périurbanité la plus conflictuelle, a innové en mettant en place un nouvel outil : l'InterScot (une idée du gouvernement), une structure souple qui fédère au niveau départemental l'organisation territoriale (les Scot, schémas de cohérence territoriale), et qui essaie de mieux organiser l'étalement urbain. Il y a encore des réticences, mais les Girondins avancent.

Assumer l'inégalité des territoires

« L'élu local ne sait généralement pas travailler sur des flux. Il travaille sur stock, développe Philippe Estèbe. Son stock c'est le foncier. Il gère sa commune comme un mini-État alors qu'il devrait la gérer comme une auberge. »

Alain Faure, professeur à l'IEP de Grenoble et blogueur sur « Les énigmes de l'action politique locale », cite, lui, la récente proposition de Paul Giaccobi, le président du conseil exécutif de Corse, de réserver le foncier aux Corses : « C'est l'illustration parfaite de l'illusion dans laquelle vivent les élus. Ils s'imaginent qu'en tenant le foncier, qu'en restant seuls, ils ont plus de chances de s'en tirer.

Pourtant, c'est exactement l'inverse. Toutes les enquêtes montrent que c'est dans l'intercommunalité, dans la métropole que les petits sont les plus forts pour résister aux constructions anarchiques et au désordre urbain. Mais ils refusent de le comprendre. »

Alain Faure travaille sur cet imaginaire qui empêche de penser l'aménagement urbain : « Cette coupure mentale entre l'urbain et la campagne n'existe qu'en France, ce blocage culturel nous est propre et l'hyperviolence des maires lorsque l'on touche à leurs compétences n'existe pas ailleurs.

Du coup, le sujet est tellement sensible qu'il n'y a pas, à droite comme à gauche, de véritable réflexion sur l'organisation du territoire. Rien n'est vraiment dit. Le texte de loi actuel, c'est une métropolisation honteuse ; la métropole reste encore indicible, elle fait peur aux élus. »

Et Alain Faure lâche ce que beaucoup des urbanistes, géographes et politistes réunis à Amiens pensent : « L'égalité des territoires, c'est un contresens absolu ! » Tant que les territoires n'auront pas accepté leur inégalité, leurs différences, leurs spécificités, rien ne progressera et le périurbain continuera à croître plus ou moins anarchiquement.

« La question c'est d'assumer l'inégalité des territoires, dit Philippe Estèbe, la penser, créer des mécanismes de développement fondés sur cette inégalité. Il faut avoir le courage, lorsqu'on est élu, de reconnaître là où l'on peut être efficace et ce que l'on doit abandonner. »

Martin Vanier, qui travaille sur de nouvelles formes de gouvernance territoriale, estime lui que chaque territoire est un cas spécifique et peut presque avoir sa propre gouvernance, son propre processus de décision : « On n'est pas obligé de tout bouleverser par la loi tous les trois ans, il faut être souple et, surtout dans le périurbain, déconstruire le discours politique. Il faut dire aux Français qu'ils ont raison de préférer et de plébisciter les "campagnes urbaines", mais leur faire comprendre qu'il y a un destin collectif dans le périurbain. »

Urbanistes, géographes et économistes essaient de faire comprendre aux politiques que les territoires, ceux de la périurbanité en premier, n'ont plus besoin de Grand soir institutionnel, mais d'être acceptés.

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Commentaires

Hapshot  a écrit le 03/10/2013 à 14:31 :

Les personnes qui justifient leur installation « à la campagne » pour se rapprocher de la nature me fait gentiment sourire : Elle est où la nature dans certaines campagnes (Beauce, ...). Combien se façonne un potager ? Ou abandonner l'idée au bout d'un an de contrainte ! Oui, c'est du temps de cultiver son jardin ! Une contrainte ? Pour ceux qui pensent pouvoir encore profiter du cinéma, des supermarchés « de la ville », qui doivent courir à droite à gauche pour conduire les enfants au stade, à la gym, à la musique, au médecin, ? Du temps, de l?argent ! ET qui sais encore le faire ? Le grand-père d?à côté ! demandez lui !
De plus, on a perdu le lien avec cette « nature », cette sérénité tant rêvée : on veut s?en rapprocher ! Alors on se rapproche des champs, des agriculteurs qui gèrent leurs cultures de manière intensive, qui s?accrochent avec leurs voisins « rurbains », « qui dorment ici mais travaillent en ville », car le tracteur fait du bruit et l?épandage dans le champ d?à côté, « ça pue ! ». Proposition : On peut participer et construire une nature « urbaine » voire collective : en changeant la pelouse par de la prairie, en gestion différenciée, avec des balcons fleuris d?essences locales et mellifères, des jardins partagés !
Enfin? je m?emballe. Il y a tant de choses à débattre sur le périurbain, l?étalement urbain, la « crise des territoires » !!!! C?est une culture à part entière : la ville, sa fonction, la mutation des campagnes, les habitants, les évolutions sociologiques, le paysage, l?architecture, les déplacements, la gestion du territoire ? Et ça, ce n?est pas à l?école que l?on nous apprend à se façonner un avis, à s?ouvrir à tous les points de vue sur : « le bon vivre », le bien vivre, en osmose avec son voisinage et son environnement, notamment naturel. Et les élus ne sont pas plus ouverts et formés, que nous, à comprendre !
J?ai appris car je suis une enfant du périurbain : dans mon lotissement, j?ai grandi. Et ce n?est pas parce que j?ai grandi là dedans que j?ai pris les traits tant critiqués des « périurbains » : je vis maintenant dans une petite ville des Landes, je prends le bus (oui, dans les Landes !), pour aller travailler, ET j?ai mon petit vélo qui me permet d?aller au boulot, faire les courses en centre-ville ! Je dirai bien chacun sa vie ! Moi, j?ai choisi celui de l?économie, de l?écologie, de la forme aussi !!! avec le bémol d?être toujours dans l?insécurité : vous roulez mal les automobilistes ! Comme si vous étiez seuls ! Seuls sur la route, seuls dans votre propriété, seuls dans votre pavillon périurbain ! ?.

Hop  a écrit le 03/10/2013 à 13:15 :


Quand on voit les conditions de travail, on parle de moutons à 5 pattes, c est plutôt de l héroisme alors que les institutions délaissent les chômeurs. Et pas de revenus avant 25 ans, c est pas délaisser les gens ?

VERITE  a écrit le 01/10/2013 à 12:03 :

le reve des francais est davoir sa petite villa a la canpagne ;le probleme c est que cela a un GOUT plus inportant qu il ne l imagine au depart prix de la voiture, du petrole, de l assurance, des reparations; mais le prix le plus important c est que la terre cultivable devient rare est que limobilier caloppe est que la ville finie par les ratrapper tous cela est un gachie enorme ecologiquement et financierement ,,,???

euphemisme  a écrit le 01/10/2013 à 6:55 :

"mal penses souvent mal gouvernes" croyez vous que ces assertions ne soient valables que dans les zones peri urbaines ????

euphemisme  a écrit le 01/10/2013 à 6:55 :

"mal penses souvent mal gouvernes" croyez vous que ces assertions ne soient valables que dans les zones peri urbaines ????

euphemisme  a écrit le 01/10/2013 à 6:55 :

"mal penses souvent mal gouvernes" croyez vous que ces assertions ne soient valables que dans les zones peri urbaines ????

pour une meilleure solidarité sociale?  a écrit le 01/10/2013 à 4:13 :

Autant dire que ces classes moyennes (en réalité pauvres) qui ont voulu échapper aux ghettos constructivistes des grandes villes et trop pauvres (en relations ou argent) pour habiter les beaux quartiers sont sous les regards attentifs de nos amis socialistes pour savoir comment les faire rentrer dans le rang... Le premier édifice de la mixité sociale (on rigole) obligatoire par HLM interposés n'ayant pas porté assez vigoureusement ses fruits...

C'est à repenser  a écrit le 30/09/2013 à 22:30 :

Le péri-urbain s'est développé car les personnes voulaient de l'espace et ne pas subir les nuisances des voisins (entre incivilités, bâtiments mal conçus et normes trop faibles).

Les communes ont souvent développé les zones commerciales en périphérie faisant parfois complètement dépérir les centres des villes. Zones commerciales bloquant les principaux accès des villes. La gestion du trafic et de la vitesse sur les routes est vraiment hallucinante!

Il est plus que temps de repenser la ville. Une ville comme Portland aux USA est très agréable.

Il y a du travail, mais comme les français n'ont pas d'argent et qu'une augmentation des normes d'isolation phonique dans les copropriétés va renchérir le coût de construction (déjà qu'il faut payer l'isolation thermique!) ...

Didier  a écrit le 30/09/2013 à 20:37 :

"Le péri-urbain, c'est moche"... ça dépend des goûts, les fameuses ZUS ne sont pas très esthétiques... Et même les vieux centres sont de plus en plus sales et mal entretenus, sans parler des horreurs en béton qu'imposent les élus au mépris du patrimoine. C'est toute la France qui s'enlaidit.

Cap2006  a écrit le 30/09/2013 à 18:57 :

La plus grande erreur aura été de céder la gestion du foncier aux communes....

Les maires ne sont pas de taillent pour résister à l'appétit des petits malins de l'immobilier...

Faut dire...  a écrit le 30/09/2013 à 17:20 :

Qu'on a 36000 communes en France... 36000 sources d'égoisme potentiel ! Si on en avait dix fois moins, on aurait dix moins de problème, les maires ayant à leur disposition des superficies plus importantes pour mailler leurs territoires. C'est ce qui a été tenté avec les intercommunalités, districts et autres mégapoles... Bien, sauf qu'on n'a pas supprimé des communes, juste rajouté un maillon décisionnel !

pemmore  a écrit le 30/09/2013 à 15:28 :

Nous sommes pour la plus grande majorité issus de l'éxode rural à la 3 ème génération et la vie en hlm ne nous convient pas, le besoin de se raccrocher à la terre, l'herbe, les légumes qui poussent, les fruits qui tombent, même maintenant les petits animaux domestiques.
Enfermés en ville, nous sommes aussi malheureux que les Africains (du nord et du sud) sans leur désert et leur savane, que les Roms sans un espace libre devant eux.
Mais nous ne demandons rien, sauf le droit de ne pas avoir de visites incongrues chez-nous, d'ou la tentation de voter FN.
Faites votre boulot, enfermez les bandits de la ville une fois pour toute.
Est-ce trop demander?

Mat la menace  a répondu le 30/09/2013 à 17:11:

Vous avez oublié le Chinois sans sa rizière et son chapeau pointu. C'est bien connu, il est tout triste le Chinois sans sa rizière.
Sinon, l'herbe, les fruits qui poussent, c'est mignon tout plein : ça inclue aussi la voiture pour aller chercher le pain, aller au travail et congestionner les routes?

mtaville  a répondu le 04/10/2013 à 0:43:

@pemmore : Ne sous-estimez pas l'importance du programme que vous pensez pouvoir confier au FN: empêcher les visites incongrues et enfermer les bandits de la ville Ad vitam! Avec le périurbain, les bandits de la ville vont devenir des bandits de grands chemins.
Plus serieusement : N'oublions pas Platon qui, en grand sage, avait dit ''la ville est le produit de deux facteurs : la rencontre et la sécurité. Ce slogan reste d'actualite : Aucune ville, quelque soit sa taille ne peut faire société sans ces deux conditions.
Vous questionnez la sécurité, je vous réponds rencontre. Question de préférence.

MTaVille  a répondu le 04/10/2013 à 8:30:

J'aime aussi cette phrase : ''Il faut aller chercher les qualités que les gens vont chercher à la campagne et les ramener en ville". Alors on reparlera de : Nature en ville, d'agriculture urbaine, de ville calme et de ville apaisée, de respect du piéton..... Toutes choses mises à mal dans nos villes, mais aussi - soyons lucide- dans le periurbain proche ou lointain.

a l'heure du pétrole cher,  a écrit le 30/09/2013 à 15:20 :

pétrole que nous importons d'ailleurs à grand frais, encourager les zones pavillonaires périurbaines ou pour vivre il est indispensable le seul achat d'une baguette nécessite une voiture est une hérésie.

Nous devons repenser l'urbanisme pour le densifier.

Thargor  a répondu le 30/09/2013 à 18:58:

Ouais, on va bâtir des clapiers de 8m² pour tout le monde. Ils nous saoulent ces individus qui veulent faire grandir leurs enfants dans un environnement moins nocif. D'ailleurs, l'idéal pour gagner de la place, serait de supprimer les logements et que les salariés dorment à leur bureau/usine. Le modèle Chinois me paraît totalement approprié et visionnaire.

Mat la menace.  a répondu le 30/09/2013 à 21:48:

Ouai, appartement = clapier de 8m².
C'est avec ce genre de raisonnement que certains de mes collègues sont prêts à passer 20% de leur vie dans une bagnole. Mais effectivement, le dimanche après-midi, ils ont leur gazon pour décompresser de la semaine.

japo  a répondu le 30/09/2013 à 21:58:

il faut repartir les usines sur l'ensemble du territoire et il n'y aura plus de probléme de logement et de circulation- il faudrait interdire l'agrandissement des grandes villes- actuellement les campagnes et les vallées crévent en silence- et ce n'est pas le tourisme qui va sauver les meubles-( boulot de 6 mois au smic)-desenclaver les vallées alpines par un reseau de tunnels routier-et arretons de gaspiller l'argent du contribuable averc le projet utopique du lyon turin -