La Banque de France démonétise le bitcoin

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La quantité de bitcoins est limitée à 21 millions par le programme informatique qui la régit, ce qui induit des fluctuations dans le rythme de création monétaire au cours du temps.
La quantité de bitcoins est limitée à 21 millions par le programme informatique qui la régit, ce qui induit des fluctuations dans le rythme de création monétaire au cours du temps. (Crédits : Reuters)
La Banque de France fustige le "risque financier certain" que représente le Bitcoin dans une note publiée jeudi 5 décembre et met sérieusement en garde contre l'utilisation des monnaies virtuelles en général.

La Banque de France voit le bitcoin d'un mauvais œil. Dans une note publiée ce 5 décembre, elle met en garde contre "les dangers liés au développement des monnaies virtuelles", prenant l'exemple de cette monnaie lancée en 2009 sur la toile.

Il n'est pas étonnant que l'institution s'inquiète de ces nouvelles valeurs d'échange: elles échappent totalement à sa supervision et commencent à être acceptées par des commerçants de l'économie réelle, en dénote cet affichage sur la devanture d'un restaurant californien:

 We_accept_Bitcoin

"Les annonces récentes d'acceptation de ces monnaies virtuelles par des commerçants de la sphère réelle et la mise en place de services permettant leur convertibilité contre les monnaies ayant cours légal nécessitent que les utilisateurs soient pleinement informés des dangers induits par le développement de ces monnaies non régulées" commence par écrire la Banque de France en préambule de son focus n°10.

Le bitcoin a une valeur extrêmement volatile

L'institution identifie plusieurs types de risques. D'une part, elle fait remarquer le caractère "hautement spéculatif" du bitcoin. Sa valeur est effectivement très volatile. La quantité de bitcoins est en effet limitée à 21 millions par le programme informatique qui la régit, ce qui induit des fluctuations dans le rythme de création monétaire. Le bitcoin a dépassé fin novembre la barre des 1.000 dollars pour la première fois, contre environ 200 dollars un mois auparavant.

Ce graphique illustre cette flambée depuis le début de l'année

cours_bitcoin

Un risque juridique et financier

D'autre part, elle souligne le « risque financier » que prennent les acteurs qui en détiennent. La Banque de France rappelle qu'il n'y a aucune garantie de prix ni de liquidité lors de l'échange de devises ayant cours légal avec des bitcoins. Elle souligne même un « risque juridique important lié à son statut de monnaie non régulée ».

Surtout, la conversion de Bitcoin en une monnaie ayant un cours légal doit s'analyser comme un service de paiement, insiste la Banque de France, ce qui implique pour les plates-formes servant à ces opérations la nécessité d'obtenir un agrément de prestataire auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, requis pour effectuer de tels services.

Enfin, la Banque de France émet une critique déjà maintes fois évoquée au sujet du bitcoin : cette monnaie serait utilisée pour des activités illicites :

« L'anonymat des transferts de bitcoin constitue avant tout un risque d'utilisation de cette monnaie virtuelle à des fins criminelles (vente sur internet de biens ou services illicites) ou à des fins de blanchiment ou de financement du terrorisme », considère l'institution.

Au final, elle freine des quatre fers face à l'engouement que les monnaies virtuelles ont suscité en 2014, jugeant que « l'opportunité de développer l'utilisation des monnaies virtuelles en tant qu'alternative à la monnaie légale et à ses moyens de paiement scripturaux est très limitée et fait face à des risques substantiels qui devraient en limiter significativement l'utilisation ».

Des critiques qui arrivent un peu tard

Toutefois, il n'est pas certain que ces critiques suffisent à enrayer l'ascension fulgurante du bitcoin. Les monnaies virtuelles n'entrent pas dans le champ d'exercice de la supervision et de la surveillance des autorités compétentes en matière de paiement, comme le reconnait l'institution de régulation dans sa note.

« Les États ne peuvent plus contrôler cette monnaie et les banques la voient d'un mauvais œil car elle leur fait de la concurrence, mais le bitcoin a pris une telle ampleur qu'il n'est désormais plus possible de passer à côté » jugeait ainsi au début du mois de novembre le chercheur en finance Philippe Herlin dans une interview accordée à La Tribune.

A l'étranger, l'Allemagne a reconnu officiellement le bitcoin au mois d'août, espérant prélever des taxes sur ces transactions. Les autorités américaines ne refusent plus le bitcoin non plus. Le département de la Justice américain l'a qualifié de « légitime » et mi-novembre, le président sortant de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, jugeait même que cette monnaie « a du potentiel ». Un potentiel déjà « flairé » par Google et eBay.

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>> "Le bitcoin, c'est de l'or numérique"

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Commentaires
a écrit le 09/12/2013 à 23:01 :
J'ai lu ce document de la Banque de France. Voici le bilan que je tire à la fois concernant l'attitude des autorités vis à vis de ces monnaies et sur les crypto-monnaies elles-même :

- les autorités monétaires SURVEILLENT de prêt ces monnaies, non pour les réguler (c'est simplement impossible) mais uniquement avec 2 pré-occupations :
. légalité des achats de biens / services => éviter les achats illégaux
. conversion en devises légales => détecter le blanchiment d'argent d'origine criminelle.

- les crypto-monnaies sont RISQUEES car :
. elles n'offrent, à long terme, aucune garantie de conversion contre des monnaies ayant cours légal => qui dit que demain ou après-demain il y aura des acheteurs prêt à donner de la valeur à vos crypto coins ?
. ces monnaies ne sont pas sécurisées : si elles sont volées (ce qui est déjà arrivé) ou que vous êtes victime d'une arnaque => il est tout simplement impossible d'enregistrer une plainte auprès d'une quelconque autorité.

Ce qui fait l'actualité des "crypto coins"; à savoir l'enrichissement par minage, le suivi des cours et leur extrême volatilité; doivent être considérés avec recul en conservant à l'esprit les points ci-dessus (en bref : vos coins peuvent valoir ZERO ou avoir disparu).

Ces crypto monnaies sont donc un passe-temps pour Geek ;-)... dont je suis.
Réponse de le 11/05/2014 à 2:52 :
"il est tout simplement impossible d'enregistrer une plainte auprès d'une quelconque autorité"

Ah bon, vous êtes avocat?
a écrit le 05/12/2013 à 18:41 :
Bitcoin, le plus bel outil marketing de la spéculation à outrance... Un produit spéculatif présenté comme une "monnaie" moderne pour le plus grand bonheur des personnes disposant d'une haute épargne, pestant probablement à longueur de journée sur leurs impôts, mais ne disposant d'aucune connaissances historiques et qui prennent donc une "monnaie" sans banque centrale comme une nouveauté... Une monnaie entre guillemets car une dénomination est insuffisante. Qu'est ce qu'une monnaie ? Mais qu'est ce qu'on s'en moque ! XD
a écrit le 05/12/2013 à 16:02 :
Comme nous l'a enseigné le "Coup de Chypre", régulation et banques centrales n'offrent aucune garantie qui ait plus de valeur que le prix du papier sur lequel elles impriment leurs promesses. La Banque de France (établissement dont on a du mal a comprendre le rôle et l’utilité) a beau s'agiter, le prix du Bitcoin continuera de monter mais restera volatile quand bien même sa valeur moyenne d’échange par rapport au dollar et à l'euro ne cessera de croître avec le temps. Des fortunes seront faites et défaites mais le Bitcoin survivra à ses détracteurs et aux manœuvres des banques centrales qui détestent la concurrence.
a écrit le 05/12/2013 à 15:35 :
... aux banksters et aux politiciens qui les couvrent moyennent dessous de table et autres bakchiches, c'est surtout le fait que l'intéêt essentiel du bitcoin est de justement évigter de se faire truander par des banques qui ne sont jamais que la partie émergée d'une mafia financière criminogène. En outre, la banque de france largement pourrie et les différentes institutions financières "oublient" de préciser que les monnaies qu'elles utilisent (euro, usdollar, etc etc) ne reposent strictement sur rien de solide, de concert et de valable. En ce sens aussi, le bitcoin est certaibement au moins aussi sain, légitime, moral et utile que les monnaies classiques dont les cours sont systématiquement manipulés et dont la valeur est désormais fixée de manière totalement arbitraire. Le bitcoin a d'autant plus de valeur et d'intérêt qu'il permet d'éviter le système bankster. Et, soyons clair, contrairement à ce qu'osent prétendre certains corrompus relayés par des medias à l'intégrité pour le moins douteuse, le bitcoin ne privilégient pas plus les transcations occultes, les achets d'armes ou de drogues, ... que les monnaies classiques qui sont depuis des centaines d'années largement utilisées par les trafiquants en tous gnres ... et les politiciens qui les couvrent.
Réponse de le 05/12/2013 à 18:33 :
@ce qui fait peur: bon, il est ceratin que notre système économique et politique occidental est plus qu'essouflé, mais croire que tu te feras pas truander d'une autre manière me semble un peu naif :-) Le pognon attire tout simplement le crime et les pigeons sont toujours le mêmes, point barre.
a écrit le 05/12/2013 à 15:33 :
Regardez cette vidéo marrante ! Il nous faut prendre les nouvelles avec un peu d'humour :)

http://www.youtube.com/watch?v=B8ZwdHYA2v4
a écrit le 05/12/2013 à 15:04 :
Comme nous l'a enseigné le "Coup de Chypre", régulation et banques centrales n'offrent aucune garantie qui ait plus de valeur que le prix du papier sur lequel elles impriment leurs promesses. La Banque de France (établissement croupion dont on a du mal a comprendre le rôle et l’utilité) a beau s'agiter, le prix du Bitcoin continuera de monter mais restera volatile quand bien même sa valeur moyenne ne cessera de croître avec le temps. Des fortunes seront faites et défaites mais le Bitcoin survivra à ses détracteurs et aux manœuvres des banques centrales qui détestent la concurrence.
a écrit le 05/12/2013 à 14:06 :
Belle et rapide réaction : toujours une longueur d'avance, à la BDF ! Une monnaie qui échappe à tout contrôle, c'est pas glop pour un banquier centra, qui en revanche ne dit ni ne fait rien sur l'euro, dont le taux de change par rapport au dollar est insoutenable pour notre économie !
a écrit le 05/12/2013 à 13:31 :
enrayer SVP. Merci
a écrit le 05/12/2013 à 13:03 :
"L'anonymat des transferts de bitcoin constitue avant tout un risque d'utilisation de cette monnaie virtuelle à des fins criminelles" Et les billets de banque, non ? LOL
a écrit le 05/12/2013 à 12:55 :
vous remplacez ''Bitcoin'' par ''euro'' et l'article reste valable ....
Réponse de le 05/12/2013 à 14:19 :
;)
a écrit le 05/12/2013 à 12:47 :
La meilleure monnaie reste le troc
a écrit le 05/12/2013 à 12:32 :
Haha, la grippe qui vient nous expliquer les dangers du vaccin contre la grippe.
Réponse de le 05/12/2013 à 12:58 :
Excellent ! +1
a écrit le 05/12/2013 à 12:30 :
il peut être piraté, n'est pas du tout fiable, et peut être dangereux!
Réponse de le 05/12/2013 à 12:42 :
Ah bon, et comment?
Réponse de le 05/12/2013 à 15:38 :
Car les cours des monnaies de snges tels que le usdollar ou l'euro, dont la valeur ne repose sur rien sinon sur une réputation usurpée, ne sont pas manipulés peut-être ? Et ces monnaies classiques ne sont pas utilisées par les trafiquants d'armes et de drogues, peut-être ? Pour avoir de tels propos (à défaut d'idées ...), vous faites partie de la dangereuse et criminelle corporation des banksters, sans doute. Ou que vous êtes un nervi à la solde de ce système mafieux. Autant dire, dans ce cas, que le vrai danger, c'est vous et ce que vous représentez !

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