La Tribune

La presse papier a souffert cette année

Le nombre de points de ventes pourrait baisser en 2014
Le nombre de points de ventes pourrait baisser en 2014
Fabien Piliu avec AFP  |   -  966  mots
En 2013, les titres de presse papier ont subi une chute de leurs ventes en kiosque. Si aucun grand titre n'a disparu, plusieurs quotidiens locaux ont cessé de paraître.

L'année 2013 aura été bien noire pour la presse française, nationale, régionale ou magazine: chute des ventes et des recettes publicitaires, déficits généralisés, plans de départs, cessions en rafales, un déclin que les développements numériques et le soutien de l'Etat pour les accélérer ne compensent pas.

Presque tous les journaux voient leur diffusion baisser

Partout, les ventes reculent: sept des huit grands quotidiens nationaux français (sauf La Croix) ont vu leur diffusion baisser sur les 10 premiers mois de l'année, selon l'OJD. Les Echos résistent, Le Figaro et Le Monde s'en sortent avec des baisses de 3 à 5%, mais la chute est alarmante pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et l'Equipe, qui reculent d'environ 10%, et plus encore pour Libération (-16,06%).

Dans la presse magazine, sur 360 titres existants, 90% voient leur ventes baisser, sauf quelques nouveaux comme Causette ou Jour de France. Idem pour les 66 quotidiens régionaux et pour les trois-quarts des 200 hebdomadaires régionaux.

Les annonceurs sont de moins en moins nombreux

Avec la crise et la baisse des ventes, les annonceurs se font plus rares: davantage encore qu'en 2012, les recettes publicitaires de la presse ont diminué (-10,1% pour la presse quotidienne nationale, -6% pour la presse quotidienne régionale et -9,8% pour la presse magazine), selon l'Institut de recherches et d'études publicitaires (IREP).

Résultat: des déficits généralisés. Tous cherchent des économies en réduisant leur rédaction et leurs coûts. Ceux qui n'ont pas un actionnaire prêt à les renflouer, en première ligne Libération, sont menacés.

Cette année, le groupe Le Monde prévoit un déficit net de 2 millions d'euros et Le Parisien une perte nette de 17 millions, presqu'autant qu'en 2012. Libération, fragilisé par une dette de 6 millions, perdra plus d'un million cette année. Les Echos prévoient une perte opérationnelle courante de près de 3 millions, après -6,7 millions en 2012.

Victime collétarale de la baisse des ventes au numéro, les points de vente de presse pourraient voir leur nombre baisser de 800 cette année par rapport aux 27.500 de fin 2012.

Eliminer les "foyers de pertes "

Les cessions s'accélèrent, parfois dans l'urgence, par des propriétaires qui veulent éliminer un foyer de pertes, en particulier dans les magazines: le n°1 de la presse magazine, Lagardère Active, a mis en vente 10 de ses 39 titres, dont Be, Première, Psychologies, Maison & Travaux, et Pariscope. Faute de repreneurs, ils fermeront. Au total 350 postes sont concernés. Claude Perdriel, fondateur et propriétaire du Nouvel Observateur, cherche des investisseurs, voire des repreneurs pour son hebdomadaire, qui devrait perdre 5 à 7 millions d'euros cette année.

Cet été l'allemand Axel Springer a cédé ses magazines français, dont Télé Magazine, à Reworld Media. NextRadioTV a vendu cet automne pour un euro symbolique ses derniers magazines papier, 01 Net et 01 Business. Le Moniteur (21 titres professionnels) s'est vendu à Infopro, éditeur de l'Usine nouvelle.

De moins en moins de journalistes

Les rédactions rétrécissent encore. Au moins 300 postes de journalistes seront détruits cette année, selon le Baromètre de l'emploi Journalistes 2013. Déjà 2012 avait vu 1.158 suppressions d'emplois dans la presse, dont 600 journalistes. Derniers exemples, Le Monde veut supprimer 29 postes à Courrier International, Nice-Matin 148 postes, le Groupe Sud-Ouest 180, L'Equipe fait partir 71 salariés et 20 minutes va supprimer son service photo.

Pour ne pas licencier, Libération négocie avec ses employés des baisses de salaire. Le directoire de "Libé" sera renforcé par un manager début janvier.

Aucun grand titre n'a disparu cette année mais des quotidiens locaux se sont arrêtés, dont Le Pays, en Franche-Comté, fondu dans l'Est Républicain-Le pays et Le Journal du Pays Basque.

Cherchant des recettes tous azimuts, journaux et magazines développent leurs éditions numériques pour tablettes, lancent des lettres confidentielles, comme Challenges, misent sur la partie payante de leurs sites ou proposent des services en ligne, parfois éloignés de la presse, comme Libération qui vend des produits du terroirs et L'Equipe du coaching sportif.

Internet ne paie pas

Les ventes d'éditions numériques des journaux ont bondi de 40% cette année mais représentent moins de 3% des exemplaires papier. Les sites des journaux rapportent peu et ne compensent pas la baisse des revenus du papier. Les sites pure players sont en perte, comme Rue89 (groupe Nouvel Observateur). Le gouvernement a promis de demander à Bruxelles une TVA réduite pour les sites d'info: elle leur donnerait un bol d'air et une pétition en ce sens de Mediapart a recueilli de nombreux soutiens (Syndicat national des journalistes, patrons de presse, élus et 16.000 internautes).

Le Président de la République est intervenu pour rassurer les médias en ligne, exprimant "son attachement à la solidarité entre toutes les familles de presse que traduit l'existence d'un taux unique de TVA pour tous les titres : il a rappelé que les discussions se poursuivent avec la Commission européenne afin de permettre à l'ensemble de la presse numérique de bénéficier également d'un taux réduit", peut-on lire sur le site Internet du ministère de la Culture.

L'Etat et les aides à la presse

Sur ce même site est dévoilé le montant des aides à la presse accordées en 2012 à 200 titres. L'année dernière, Le Monde et Le Figaro ont été les deux journaux les plus aidés, avec, respectivement, 18,6 et 18,2 millions d'euros versés. Loin derrière, viennent ensuite le quotidien régional Ouest-France (11,9 millions), le journal catholique La Croix (10,7 millions), l'hebdomadaire culturel Télérama (10,3 millions), Libération (10 millions), les Echos (4 millions). La Tribune a reçu un peu plus de 221.000 euros. Au total, 272,8 millions d'euros d'aides directes ont été accordés à la presse en 2012.

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Commentaires

jadwan  a écrit le 02/01/2014 à 10:25 :

quand j'achète une tablette numérique ou un notebook on me donne en prime un abonnement au Figaro, ou à l'Express, ou au Point, ou au Nouvel Observateur...ça prouve bien que tout cela n'a pas grande valeur et ne sert qu'à offrir des simulacres d'emploi à de vieilles barbes comme Elkabbach, Labro, Barbier, Giesbert, Joffrin (et j'en passe) qui officient également dans l'audio-visuel, à se demander s'ils payent pour être invités!

LaRépublique  a écrit le 31/12/2013 à 12:45 :

La propagande éhontée et partisanne qui nous est servie par la casi-totalité des médias devait bien déboucher sur une conséquence, prenez le matracage médiatique de Dieudonné et les manipulations et mensonges racontés à l'unanimité à son égard ,le décalage entre le peuple et l'intelligentsia médiatique n'a jamais été aussi flagrant (regardez les commentaires des articles qui traitent dieudonné et sa quenelle de néonazi) d'autant qu'aujourd'hui tout le monde peut vérifier sur internet et se forger une opinion et un esprit critique.

Au lieu de se tourner vers un équilibre ou une certaine objectivité, les merdias se sont empetrés à forcer les gens à être d'accord avec leur partisannerie sous peine d'être traité d'identitaire, de salafiste ou de néonazis tel le dernier article de Sihem souid sur dieudonné dans "lepoint", ce qui devait arriver arriva la France black blanc beur se détourne de ces journaux violemment pro-sionistes aux méthodes néofascistes qui ne représentent plus qu'eux mêmes et leur soutiens douteux, et non plus la France.

Delahousse  a écrit le 30/12/2013 à 11:38 :

272 millions d'aides de l'Etat! Rendez l'argent! Ces journaux sont des canards boiteux qui n'existeront plus dans 10 ans. Sans parler de l'indépendance de la presse. C'est quoi ce pays le Centrafirque, ah non la France, pardon.

Zigzag13  a écrit le 30/12/2013 à 10:28 :

La presse ligotée dans le politiquement correct et empêchée de s'exprimer librement dès lors qu'elle contrarierait telle communauté ou tel lobby n'intéresse plus guère les lecteurs ..qui se tournent vers internet .
En outre il y a trop de connivence entre les journalistes et le monde politique...on a de plus en plus de doutes sur l'objectivité des uns et des autres!

canari  a écrit le 30/12/2013 à 8:41 :

je prefere ipad a des journeaux qui me tachent les mains .....!

Evolution  a écrit le 29/12/2013 à 20:07 :

A terme, il ne restera plus que quelques grands titres et une myriade de petits journaux locaux (même pas régionaux). Quoiqu'il en soit, pour sortir de cette crise, la presse doit redevenir indépendante. Ces subventions sont une honte ! Quand on entend les journalistes vanter la démocratie et se faire financer par l'Etat et de manière indirecte par les collectivités locales, il y a de quoi s’étouffer. Au lieu de donner leur avis, les journalistes feraient mieux de traiter l'info de manière un peu plus objective. Même si l'objectivité est un idéal inaccessible, il y a des limites allègrement dépassées par la presse française.

aldo  a écrit le 29/12/2013 à 17:04 :

"Rivarol" l'un des seuls journal d'opinion.

le reste -> poubelle ! les gens commencent à comprendre la propagande distillée dans les colonnes des journaux mainstream.

Rv8094  a écrit le 29/12/2013 à 16:28 :

272,8 millions d'euros d'aides directes ont été accordés à la presse en 2012: Voilà comment on récompense grassement l'incompétence journalistique!!!!!

Yessss  a répondu le 29/12/2013 à 18:16:

Et renouveler pour certain en 2013 , quand elle n'a pas été effacée !
A quand une presse indépendante ...!?

Et ça critique les fonctionnaires n

Carlier  a écrit le 29/12/2013 à 14:31 :

Le lectorat vieillit, les nouveaux adultes n achètent plus les quotidiens, il s informe pas les chaînes TV et par internet. Les grands titres qui proposent des articles de fonds documentes résistent parce qu ils vont au delà des simples informations, les journaux partisans plongent comme l huma qui vit que des subventions de l'état'
Les quotidiens régionaux manquant de contenu sont en difficulté et leur vie est en danger dans les trois ans a venir
Conclusion INTERNET. Remet en cause tous les BUSINESS MODELS

Die Welt  a répondu le 29/12/2013 à 16:22:

Je suis abonné à Canal Sat, plus internet, plus le portable mensuellement je suis proche de 100 euros plus 1 abonnement Télé 2 semaines, le pârticulier etc 3OO € an. Les journaux ce sont les idées des journalistes , qui parfois font plaisir aux
dirigeants du pays disent-ils toujours la vérité ? perso rien n'est moins sûr. Actuellement je lis les journaux de l'année 1914 Le Figaro, l'huma, Le temps le petit parisien et même Juvénal (poésie) Je constate qu'il y avait des gréves en Irlande, Générale en Pologne , chomâge en Italie, Abandonnée à 3OOO mètres
un notaire se constitue prisonnier, le père X était alcoolique Enfin que du Neuf
what's new on sky

Oreste  a écrit le 29/12/2013 à 13:31 :

"Les journaux sont les lupanars de la pensée..."
"Un journal n'est pas fait pour éclairer mais pour flatter les opinions"
Honoré de Balzac "Les illusions perdues"

phidias  a écrit le 29/12/2013 à 13:25 :

Les journalistes et les journaux cités payent leur aveuglement hollandien et le bashing anti-Sarkozy, C'est bien fait, quand on influence au lieu d'informer, le lecteur finit toujours par vous le faire payer. Par ailleurs, vous ne citez pas les millions reçus par l'Humanité, vous l'avez oublié ou c'est un fait exprès ? Le générosités de ce gouvernement pour les communistes juste avant les municipales, tellement circonstancielle, n'aura pas frappé le rédacteur de l'article.

Pour sûr !  a écrit le 29/12/2013 à 12:16 :

L'effet papillon est en marche...On nous taxe, on consomme moins, on licencie, et la boucle et bouclée.

Petit Entrepreneur  a écrit le 29/12/2013 à 9:44 :

Lorsque l'on voit la malhonnêteté intellectuelle des journalistes et le parti pris sans compter le pire à mon sens, quand les journaux descendent une personne avec 10 "une" et qu'en cas d'erreur AUCUNE EXCUSE, ça se comprend ! Les Français se réveillent enfin. Quant au journal que j'achetais (le fig...) il est passé en moins de 5 ans de 1 euros à 1 euros SOIXANTE !!!!! oh ! un peu de sérieux, je n'ai pas été augmenté de 60% en 5ans, moi !

Ben tiens !  a répondu le 29/12/2013 à 12:20:

@Petit entrepreneur. Non, mais comme vous, les charges ont grimpé. On peut licencier, mais à moins de vendre les bâtiments, le loyer, l’électricité, l'eau, le gaz, les fournisseurs etc...n'ont pas baissé.

cestpasfini  a écrit le 29/12/2013 à 8:59 :

Et ça sera bientôt la télé qui va souffrir, beaucoup de personnes de moins de 30 ans regardent leurs programmes (surtout les séries) directement sur Internet au lieu de subir les coupures de pub et d'attendre les séries 1 an après leur diffusion aux USA... Puis l'arrivée d'un Netflix ne pourra que renforcer cela.

popol comme le docteur  a écrit le 28/12/2013 à 16:20 :

meme en espagne je consulte le FIGARO et el PAYS nous en apprenons plus que la censure FRANCAISE

Rv8094  a écrit le 28/12/2013 à 16:05 :

Ne pas oublier les privilèges des journaleux, ils ont entre autres le droit de déduire d'office sans contre partie 7500 € de leurs impôts, voilà pourquoi ils sont inquiets si demain plus personnes ne lit plus leurs papiers, ils y perdront cet avantage!!!

jeff06  a répondu le 28/12/2013 à 17:06:

Votre point de vu semble juste.On sent bien que les journalistes sont sous la menace de perdre cet avantage ce qui rend leurs papiers insipides, politiquement correct et donc ennuyeux ce qui ne motive pas les lecteurs a acheter des journaux sans intérêt par rapport à ceux de la presse anglo-saxonne par exemple

QUICK  a répondu le 30/12/2013 à 14:27:

Point de vue fort désobligeant sur les dénommés journaleux qui bientôt aux guichets de pôle emploi n'auront plus rien à déduire.

samarinda  a écrit le 28/12/2013 à 12:20 :

Nous avons en France un journalisme parfois complaisant parfois anti gouvernement et cela selon la non pas l'information réelle mais l'idéologie du propriétaire ou du journaliste. Les journalistes ne sont pas dans la tradition anglo saxonne celle d'aller chercher de l'information non communiquée par le politique ou l'industriel ou les partenaires sociaux. Les journalistes font peu d'investigation trop peur de plaire à Pierre ou Paul même dans les journaux spécialisés type automobile. Pourquoi payer ce qui n'est que du copié collé ou de la directive. Il d'ailleurs anormal que les journaux soient protégés par une TVA réduite, qu'ils profitent de l'argent du contribuable que les petits journalistes puissent profiter encore de l'Etat par une niche fiscale. La fin des journaux certainement si les journalistes ne font pas leur vrai métier sans influence et surtout COMPROMIS avec les politiques.

JB38  a écrit le 28/12/2013 à 12:04 :

"l'hebdomadaire culturel Télérama (10,3 millions)"...Télérama? Culturel? Une fois? Même pas et pourtant 10,3 Millions d'aide pour promouvoir la téléréalité, les "people", de la "musique" au kilomètre, des séries débilitantes dont les américaines forment le dessus du panier, bref une télé de m...e à l'image d'ailleurs de ce que nous vends la publicité télévisuelle, encore et toujours de la m...e.

@Jb38  a répondu le 28/12/2013 à 13:05:

Telerama me sert de boussole inversée mais je crois que je vais interrompre mon abonnement car j'en ai plus qu'assez des bienpensants unidirectionnels ...

Photo73  a écrit le 28/12/2013 à 11:37 :

Les frais pour poster les abonnements ne vont pas augmenter en 2014 ? (sais plus si c'est un effet indirect, des aides qui diminuent voire disparaissent, ou La Poste directement ?)
La dame qui gère une boutique dans une galerie marchande près d'Aix les Bains disait que deux ou trois sites sur Chambéry avaient fermé, faillite. Si elle était payée, elle ne pourrait garder son commerce.
J'évite les abonnements (il faut avancer l'argent pour l'année à venir) afin de faire vivre les points de vente, mais c'est pas évident vu le peu qu'ils touchent. Choix Cornélien.

juv  a écrit le 28/12/2013 à 10:57 :

Les journaux se sont transformés en vecteur de propagande de la juste pensée, alors pourquoi payer pour acheter des tracts?

Kazbo  a répondu le 28/12/2013 à 12:18:

Bien d´accord avec vous! Si les BOBOS veulent avoir un instrument de propagande, qu´ils le financent de leur poche mais pas par le contribuable. Un tant soit peu d´honneteté de leur part serait bienvenue.

Jeannot Lapin  a répondu le 28/12/2013 à 12:43:

Hé, vous venez peut être de vous réveiller d'une longue hibernation.Sachez que de tout temps il y a eu des journaux d'opinion.

oubli  a écrit le 28/12/2013 à 10:45 :

Un gros oubli dans les aides : L'Humanité, avec son effacement "démocratiquement" décidé par ce gvt pour 4 millions d'euros…pas rien (et payé avec nos impôts) !

matheo  a écrit le 28/12/2013 à 10:37 :

si la une des journaux etait plus orientes vers ce qui intéresse les lecteurs ,et moins ce sur les intox mediatiques des politiques le resultat serait different ex leonarda, mandela etc etc

aaa  a écrit le 28/12/2013 à 10:32 :

ils ont cas être moins cher ou écrire des articles intéressant... Quand on a fini de lire un journal on ce demande a chaque fois ce qu'il contenait...

OSCAR  a écrit le 28/12/2013 à 10:31 :

La plupart de ces journaux sont pour la mondialisation et l'ouverture des frontieres mais ils vivent grace a l'argent de nos impots il est temps de se débarasser de ces poids morts qui nous volent notre argent

Jeannot Lapin  a répondu le 28/12/2013 à 12:48:

Ce n'est pas d'un journal que vous avez besoin mais d'un pamphlet qui flatte tous les jours vos choix si éclairés.

Gilles1  a écrit le 28/12/2013 à 10:22 :

L'Huma se porte encore bien puisque l'Etat éponge ses dettes.