"En France, l'austérité reste un fantasme" (Aurélien Véron)

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Pour le président du PLD, une différence majeure singularise la France : nous sommes quasiment le seul pays européen à avoir un régime présidentiel. L'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne ont des régimes parlementaires. La grande réforme institutionnelle à mener c'est une sixième république instituant un régime parlementaire mieux adapté à la culture de l'Europe et au fonctionnement de ses institutions.
Pour le président du PLD, "une différence majeure singularise la France : nous sommes quasiment le seul pays européen à avoir un régime présidentiel. L'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne ont des régimes parlementaires. La grande réforme institutionnelle à mener c'est une sixième république instituant un régime parlementaire mieux adapté à la culture de l'Europe et au fonctionnement de ses institutions." (Crédits : Reuters)
Le Parti libéral démocrate (PLD), né en 2008, fait partie de ces "petites" formations qui peinent à percer en raison d'un système qui les pénalise mais qui jouent un rôle vital dans l'indispensable débat d'idées au sein de la société. Son président Aurélien Véron livre son analyse sur la situation de la France, ses points faibles comme ses points forts, et ses solutions pour sortir le pays de la crise.

Comment expliquez-vous les difficultés de l'économie française à renouer avec une croissance solide et durable ?

Le modèle français est en faillite. C'est l'aboutissement de 40 années d'échec. La politique de relance par l'État a prouvé son inefficacité avec ces décennies de déficits publics ininterrompus et un taux de chômage qui n'a cessé d'osciller entre 8% et 11%, un niveau bien trop élevé. La société en faillite morale cherche un bouc-émissaire : l'Europe, l'immigration, l'autre... Mais il n'y en a pas, le problème du modèle social se trouve dans sa structure même.

Vous êtes donc plutôt partisan d'une politique de l'offre ?

Oui, en sachant que nous ne consommons que ce que nous produisons. Si vous me demandiez mes souhaits, ma liste au Père Noël serait très longue, beaucoup plus longue que ce que les fruits de mon travail me permettent d'envisager. En soutenant la consommation par la dépense publique, la France n'a jamais libéré la croissance. Ce modèle repose sur un malentendu : il privilégie le consommateur non pas dans sa liberté de choix, mais en l'aidant à consommer davantage que ce qu'il produit vraiment. Le pays vit ainsi à crédit depuis 1974 au prix d'une dette gigantesque, et ce train de vie est devenu une addiction. La cure de désintoxication sera douloureuse.

Le président a pourtant décidé de mettre en place une politique de l'offre...

C'est une bonne chose que François Hollande ait retourné sa veste sur ce point. Mais nous sommes loin du compte. Pour lui, soutenir l'offre consiste à faire des cadeaux, des chèques aux entreprises après avoir augmenté les prélèvements jusqu'ici. Il prend des chèques d'une main puis en signe d'autres avec l'autre main, cela n'a pas de sens. Une véritable politique de l'offre, ce n'est pas distribuer de l'argent public mais simplifier le champ d'action des entreprises et des individus pour créer un environnement propice, comme l'ancienne majorité l'a fait avec le régime des auto-entrepreneurs.

Il y a un débat sur le bien-fondé de la politique d'austérité. Êtes-vous partisan du respect des engagements communautaires pris en matière de réduction des déficits publics ? Est-ce toujours une priorité ?

C'est mon souhait. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. En 2013, le déficit public a atteint 4,2% du PIB, très loin de l'objectif des 3%. En France, l'austérité reste un fantasme. Nous avons eu droit aux hausses d'impôts, pas à la fin des déficits. Pour ma part, j'attends des baisses importantes de la dépense publique. Pas sous la forme de coupes comptables, douloureuses et aveugles, mais par une redéfinition du périmètre et de l'action de l'État. Pourquoi dépenser de l'argent public dans des domaines qui devraient relever du seul secteur privé ? Je préfère d'ailleurs utiliser le terme de rigueur à celui d'austérité. La rigueur exige que l'État se serre la ceinture, pas les Français qui savent déjà comment gérer un budget « en bon père des familles » !

Comment redonner confiance aux ménages et aux chefs d'entreprises ?

En leur enlevant les boulets qu'ils ont aux pieds. Les ménages et les entreprises sont des grands sportifs qui ont musclé leurs talents en supportant tous les fardeaux, les règlements, les ennuis que l'État fait peser sur nos épaules. Soulageons-les de cette surcharge inutile, ils se révèleront les plus performants au monde.

Pourquoi la fiscalité est-elle devenue la principale variable d'ajustement des politiques gouvernementales ?

Parce que c'est l'arme du lâche ! Le gouvernement imagine une nouvelle distribution d'argent public, souvent bricolée et clientéliste, et crée dans la foulée un impôt pour la financer. Dans la vie, cela ne marche pas ainsi. Quand un ménage envisage une nouvelle dépense, il calcule son budget en fonction de ses revenus, de son patrimoine. Il se dit qu'il va couper là, un peu ici, et qu'il va dégager une marge sur ses revenus actuels. L'État ne raisonne pas ainsi, il cède à la facilité dans une totale irresponsabilité.

Quels sont les atouts de l'économie française ?

Ses ingénieurs. La Silicon Valley est envahie d'ingénieurs français ! Pensons à l'emblématique Business Objects,  créé par des Français et devenu leader mondial dans son domaine. Nous avons tous les talents en ingénierie, l'aéronautique ne fait pas exception. Nombre de ces talents exilés pourraient revenir demain si notre environnement était enfin attractif, sans compter ceux qui, encore en France, piaffent d'impatience pour exploiter enfin leur potentiel. Un autre atout se trouve dans une immigration qui a un sens du travail et des échanges, et offre une ouverture sur le monde et ses marchés. Elle pourrait favoriser demain notre croissance si elle était libérée de réglementations étouffantes, des professions protégées, d'un code du travail incompréhensible, d'une fiscalité qui tue l'initiative. Troisième exemple, nous avons en France les leaders mondiaux du BTP et subissons pourtant une grave crise du logement. Mettez fin aux lourdes réglementations du secteur, à commencer par la loi Alur de Cécile Duflot, et libérez le foncier dans notre pays. Faites une vraie politique de l'offre non plus par des aides, des cadeaux, des niches fiscales mais par la simplification de la loi SRU. Toutes ces entreprises de BTP réinvestiront en France pour bénéficier de ce marché extraordinaire. Avec pour conséquence quasi immédiate la baisse du prix du logement et l'amélioration de la qualité de vie des Français. Le pays dispose de bien d'autres atouts largement inexploités.

Quelles solutions préconisez-vous en matière de lutte contre le chômage ?

La simplification du code du travail. Je me suis fait livrer le code du travail suisse. Il fait 130 pages et pèse 150 grammes. Le code du travail français, c'est 3.500 pages, et 1,5 kilo ! La Suisse a 3% de chômeurs, la France, 10%. Passons de 10% à 3% notre taux de chômage en réduisant ce code de 3500 pages à 150 pages. Pour zéro euro d'argent public ! Les entreprises doivent pouvoir négocier à leur niveau leur cadre de travail. Nous devons inverser la hiérarchie des normes. Le code du travail doit se cantonner à délimiter le cadre général élémentaire. Les branches peuvent éventuellement améliorer, modifier ces règles, mais c'est l'entreprise qui doit avoir le mot final pour fixer avec les partenaires sociaux locaux les conditions de travail. L'esprit de proximité doit dominer. C'est la mesure numéro 1.

La mesure numéro 2 consiste à décharger du coût du travail les charges sociales qui n'ont rien à y faire. Les charges familiales, par exemple, financent le RSA et les allocations familiales. Elles sont payées par les entreprises et les salariés à hauteur de 35 milliards d'euros. Ce n'est pas au travail de payer la politique familiale mais à l'État via l'impôt. Libre à lui ensuite de la réduire ou de repenser ce poste de dépense.

Troisième mesure, les professions protégées. Nous comptons environ 16.000 taxis à Paris, un peu plus qu'à New York. Les VTC, les fameux Uber et autres voitures jaunes qui complètent l'offre des taxis, ne sont que 2.500 aujourd'hui dans la capitale française. A New York, on en compte 50.000. Cela veut dire qu'il y a 47.500 emplois supplémentaires à New York pour un service nettement meilleur, et des taxis qui vivent tout aussi bien (le prix de la licence y est nettement supérieur au prix parisien). Laissons ces 47.500 emplois se créer à Paris en refusant les mesures absurdes de la loi Thevenoud qui veulent limiter le progrès technologique... et l'emploi.

Que pensez-vous du contrat d'avenir et du contrat de génération ?

C'est un joli voile posé sur une fracture intergénérationnelle. Nous aimerions tous que les employeurs embauchent des jeunes et, à la fois, gardent les talents et l'expérience des seniors. Je ne crois pas une seule seconde à ce nouveau contrat, car aucune PME ne peut mettre en place cette usine à gaz. Le système social français aboutit à exclure les jeunes et à ne plus vouloir de vieux. Ces derniers sont sortis de l'entreprise à 59 ans, les jeunes n'y rentrent qu'à 30 ans. Bref, une carrière se tient sur moins de 30 ans, de 30 ans à 59 ans. Plutôt que de coucher sur le papier des contrats artificiels d'équilibre entre jeunes et vieux, simplifions le code du travail, allégeons les charges, adoptons un contrat unique de travail, supprimons les seuils dans les PME. Soignons les causes plutôt que les effets.

Que vous inspirent les résultats de la grande conférence sociale ?

C'est un mauvais film : le script est mal écrit, la fin est téléphonée, le casting est mauvais, et il n'en sort rien de nouveau. Je ne sais pas qui s'intéresse à ce genre de conférence, heureusement qu'il y a les affaires de l'UMP pour faire les couvertures de la presse. Franchement, cette conférence ennuie tout le monde. Le retrait de la FSU a fait de petites vagues, mais la FSU n'est pas un syndicat représentatif du secteur privé, cela illustre le ridicule de cette conférence qui se résume à une réunion annuelle de partenaires dits sociaux que je trouve plutôt asociaux car ils ne représentent qu'eux-mêmes. Ce sont des mondanités inutiles.

Comment considérez-vous le rôle des partenaires sociaux ?

A quoi sert un syndicat, quelle est sa légitimité, comment se finance-t-il ? Quand nous saurons pourquoi, pour qui et comment, nous pourrons envisager une refondation du syndicalisme. Pour l'instant, les syndicats sont moribonds et ne servent pas à grand-chose. Les Français n'y adhérent plus. En revanche, ils ont un pouvoir de nuisance important puisque le gouvernement les craint autant que sa majorité à l'assemblée nationale. Les dirigeants de gauche Gerhard Schroëder et Matteo Renzi ont mis en œuvre leurs réformes en passant par-dessus les organisations syndicales de leur pays. Pourquoi pas la France ? Cette faiblesse du pouvoir illustre à quel point notre démocratie est dévoyée.

L'administration française est souvent critiquée pour son poids. A votre avis, comment pourrait-elle être réformée ?

L'administration se stratifie en corps et en statuts qui inhibent nombre de ses réels talents. On évoque toujours les fainéants mais jamais la difficulté pour ces talents à s'exprimer. L'administration devrait pouvoir embaucher librement du personnel du secteur privé ou de l'étranger pour faire rentrer des cultures différentes. Elle devrait pouvoir remettre en cause ses procédures souvent anciennes et inadaptées, innover, investir dans les nouvelles technologies pour améliorer sa productivité. Surtout, elle devrait s'intéresser au citoyen et aux entreprises en tant que client plutôt qu'usagers, afin de leur apporter un vrai service. Répondre à leurs attentes passe par la simplification et la suppression des statuts et des corps, autrement dit du régime spécifique de la fonction publique. Les administrations ont besoin de patrons, d'une DRH digne de ce nom qui favorise la mobilité interne et externe. Elles doivent, je le répète, multiplier les ponts entre le public et le privé, ainsi qu'avec des administrations étrangères. Plusieurs pays ont réussi un tel changement, d'ailleurs souvent mené par des gouvernements de gauche. C'est un processus de plusieurs années qui se fonde sur la pédagogie, des sondages internes et une vraie stratégie du changement. Les expériences réussies montrent que les corps concernés n'y sont pas réfractaires, bien au contraire. Si professeurs et policiers sont tous des fonctionnaires, ce sont bien deux métiers différents qui demandent une gestion appropriée. Pourquoi seraient-ils opposés au changement si un nouveau management plus moderne, davantage à l'écoute de leurs besoins, améliore leurs conditions de travail, leur rémunération et leurs perspectives de carrière ?La solution se trouve dans cette modernisation.

En clair, quel doit être le rôle de l'État ?

L'État a pour mission de protéger les droits et les libertés des citoyens et non de leur dicter comment ils doivent vivre. Or, nous avons un Etat « nounou » qui cherche à protéger les Français de façon paternaliste. Je me bats pour que l'Etat soit à nouveau au service de nos libertés et de nos choix individuels.

Les dernières élections européennes ont montré un certain désintérêt à l'égard des institutions de Bruxelles. L'Europe est-elle à l'origine des maux français actuels ?

Je suis profondément européen et néanmoins très critique à l'égard de l'Europe. L'Europe manque de démocratie. L'élection de Jean-Claude Juncker comble un peu cette carence mais il y reste beaucoup à faire. Si la critique du fonctionnement de l'Europe est légitime, on ne peut pas pour autant en faire un bouc-émissaire. Les problèmes de la France viennent de ses problèmes structurels. Et si les Français ne s'intéressent pas à l'Europe, c'est d'abord parce que les politiques français, dans leur lâcheté, mettent sur le dos de l'Europe leurs propres faiblesses. Nous devons d'abord réformer la France avant de prétendre changer l'Europe. Enfin, une différence majeure nous singularise : nous sommes quasiment le seul pays européen à avoir un régime présidentiel. L'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne ont des régimes parlementaires. Et l'Europe ressemble de plus en plus à un régime parlementaire ouvrant la voie à des coalitions constructives. En France, la grande réforme institutionnelle à mener, et le parti libéral ne va pas faire la leçon aux autres partis car de nombreux responsables politiques l'ont déjà proposée, c'est une sixième république instituant un régime parlementaire bien mieux adapté à la culture de l'Europe et au fonctionnement de ses institutions. Ce jour-là, les Français comprendront sans doute mieux l'Europe.

Quel rôle devrait jouer la Banque centrale européenne (BCE) ?

L'euro a été une grave erreur à sa création. Nombreux sont ceux qui l'admettent aujourd'hui. Mais ce n'est pas parce que l'on a fait une erreur qu'il faut en faire une plus grande encore en sortant de l'euro aujourd'hui. Nous avons une devise, nous devons la conserver et la gérer au mieux. La BCE est un regroupement de banques centrales indépendantes aux enjeux divergents. L'Allemagne exporte et va bien, elle a fait les réformes nécessaires en temps et en heure. En revanche, l'Italie est prise à la gorge par sa dette et une économie en crise, et doit rattraper brutalement des années d'immobilisme. La même devise pour deux économies aussi différentes, c'est évidemment compliqué. L'Allemagne voit la menace dans l'inflation alors que l'Italie défend une politique monétaire plus accommodante. Pour autant, je ne crois absolument pas que la monnaie puisse relancer l'économie. Elle peut au contraire la déstabiliser. La crise internationale que nous subissons vient des États-Unis. La Banque centrale américaine a fait tourner la planche à billets après l'effondrement de la bulle Internet, et engendré la crise des « subprimes ». Pourvu que la BCE ne fasse pas la même erreur. C'est le fond du débat entre la Bundesbank, une importante composante de la BCE, et les autres banques centrales. D'ailleurs, la Banque de France est elle-même très attachée à cette ligne de rigueur monétaire. Ce n'est pas tant le risque de déflation que les bulles qui représentent un danger pour l'Europe : bulle immobilière, bulle des actifs financiers et des dettes publiques. La BCE les a déjà suffisamment nourries. C'est pourquoi d'une part la BCE doit rester indépendante. D'autre part, elle doit rester rigoureuse dans sa politique monétaire afin de ne pas alimenter de bulles par l'argent trop facile.

Certains ont évoqué la création d'une zone euro à deux vitesses, qu'en pensez-vous ?

J'ai effectivement suivi un projet allemand de lancer une devise du nord de la zone euro parallèlement à l'euro. Pourquoi pas ? Je suis favorable à la concurrence des monnaies, et que la meilleure gagne ! Je crois aux monnaies fortes car une monnaie forte est une monnaie saine qui attire investisseurs et capitaux. En France, nous sommes les premiers à en avoir besoin après l'effondrement des investissements étrangers directs en 2013. Ceci étant dit, sur le plan institutionnel, cela ne risque-t-il pas de faire exploser la zone euro du sud ? C'est un danger à prendre en compte. Cela doit surtout motiver ces pays à ne pas ralentir le rythme de leurs réformes malgré la politique accommodante de la BCE qui les incite à acheter du temps avec les déficits.

Vous présidez un parti qui s'affiche libéral. Or, vous avez des difficultés à percer alors qu'une large majorité de Français est persuadée que leurs maux proviennent de la domination de politiques néo-libérales. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Le Parti libéral est une jeune formation issue de la société civile qui n'a pas encore de députés. Nous nous attaquons à une situation d'oligopole verrouillée qui rend difficile l'accès aux nouveaux entrants sur le marché politique : financements publics et règles de scrutins favorisent les grands partis établis. Nous sommes donc lancés dans un travail de longue haleine. Pour moi, l'essentiel est que nos idées percent, indépendamment de l'étiquette libérale. Je me moque des étiquettes, on peut mettre beaucoup de choses dans le mot socialiste, social-démocrate ou libéral. Peu importe. Nos idées trouvent de plus en plus d'adeptes, à nous d'en être les meilleurs porte-voix. Elles se traduiront inéluctablement en résultats électoraux, d'autant que nous assistons à un déclin accéléré des partis dits « de pouvoir ». Et si demain d'autres formations politiques s'emparent de nos propositions et les mettent en œuvre, je serai le plus heureux des hommes, à l'instar des militants du parti libéral.

Le libéralisme étant perçu majoritairement comme l'idéologie des classes dirigeantes, vous pensez qu'il peut devenir populaire ?

Il y a un grand malentendu, entretenu notamment par le Front national qui a dressé comme ennemi numéro un « l'anti-France néo-libérale ». Il est vrai que nous sommes à l'opposé idéologique du Front national qui veut du protectionnisme, des barrières. Nous défendons une France qui se retrousse les manches et passe à l'offensive dans la mondialisation. Le FN veut figer l'économie française avec un État omniprésent, nous voulons au contraire que l'État se recentre sur la protection de nos droits et laisse les Français vivre et développer librement leurs entreprises. Le mot « libéral » a toujours été honni par les pouvoirs en France. Or, ceux qui l'ont critiqué se sont lourdement trompés. Leurs politiques nous ont conduits dans le mur. Ce n'est pas un hasard si le mot « libéral » s'impose aujourd'hui dans tous les débats politiques. Notre discours fondé sur la liberté fait son chemin dans les esprits. Aux dernières élections municipales, des dizaines de cadres du Parti Libéral Démocrate ont été élus maires, adjoints au maire, conseillers communautaires, sur des propositions libérales déclinées au niveau local. Preuve que l'opinion évolue déjà. Ce n'est qu'un début.

Ce paradoxe n'est-il pas aussi entretenu par les liens étroits tissés entre les grandes entreprises et les responsables de l'État ? Les citoyens ou les entreprises de taille modeste ne se sentent-ils pas exclus du jeu démocratique ?

Le projet libéral que nous défendons, la remise en marche de l'ascenseur social, s'adresse d'abord aux classes moyennes et populaires. Je suis petit, je veux pouvoir grandir, assumer mes choix, écrire mon destin, éventuellement bousculer les grands. Ces derniers, à l'opposé, sont rarement libéraux. Nos plus féroces adversaires font d'ailleurs souvent partie de l'élite et des réseaux de pouvoir. Je ne suis pas anti-élite, ni anti-dirigeants de grands groupes par principe, je respecte la qualité intellectuelle des premiers et suis en admiration devant nos fleurons nationaux. Mais ce public sait que la concurrence et la mobilité sociale menaceront un jour leur position dominante, leur rente de situation. Pour prendre un exemple : pour qui a été rédigé le code du travail actuel ? Il n'a pas été écrit pour les PME et les TPE qui en meurent tous les jours, mais pour les grands groupes très heureux d'empêcher les premiers de bousculer l'ordre établi. Nous sommes là pour nous attaquer aux obstacles qui empêchent les petits de progresser librement. L'emblème de cette vision, c'est le succès populaire de l'auto-entrepreneur. N'importe quel Français peut réaliser son projet professionnel sans ne plus dépendre ni d'un employeur unique, ni du code du travail, ni d'une réglementation absurde. L'auto-entrepreneur est un bébé du libéralisme qui illustre bien à quel point notre public rassemble tous ceux qui veulent avoir leur chance et réussir leur vie sans être pénalisés par des règles du jeu qui ne sont pas faites pour eux !

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Commentaires
a écrit le 20/07/2014 à 15:12 :
On entend dire qu'il y aurait un raz-le-bol... alors on est au bol de riz à 800 euros de salaire, on appelle cela le progrès? Pourtant le déficit enfle, comme le chômage, la croissance elle n'est pas là. On a une baisse de pib... l'austérité est à venir ou bien les impôts.
a écrit le 17/07/2014 à 19:51 :
Le problème est que les français n'achètent pas assez français pour relancer l'économie.
Réponse de le 06/08/2014 à 19:41 :
FRANCAIS ???? TROP CHERES;
a écrit le 17/07/2014 à 15:11 :
J'ai 30 hectares pour construire 10000 logements en rase campagne , que propose le PLD?
Réponse de le 29/05/2015 à 2:42 :
La libéralisation du foncier, comme l'a évoqué Aurélien Veron.
C'est à dire l'inversion de la norme actuelle sur la constructibilité des terrains : au lieu que les terrains soient par défaut inconstructibles, sauf s'ils figurent dans les terrains constructibles définis dans le plan d'occupation des sols, les terrains deviendraient tous constructibles, sauf interdiction justifiée (zone inondable, risques géologiques, protection écologique...)
La propriété est un droit naturel et imprescriptible de l'Homme (Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, article 2) mais si je suis propriétaire d'un terrain, je ne peux pas en faire ce que je veux ; je ne peux pas construire une maison dessus s'il n'est pas au bon endroit décidé par le pouvoir politique. C'est cela qu'il faut changer.
a écrit le 17/07/2014 à 13:45 :
les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis des années c'est un fantasme.
a écrit le 17/07/2014 à 11:25 :
Constat lucide. Rien à jeter au niveau des solutions. Les Français en seront-ils capables ?
Réponse de le 17/07/2014 à 11:45 :
vous pouvez commencer on ne vous applique plus le code du travail.
Réponse de le 17/07/2014 à 13:53 :
Notre code du travail est une plaie tant pour les salariés que pour les entreprises.
Il est responsable en partie de notre chômage de masse. Contrairement à ce que vous croyez, il dessert les salariés.
a écrit le 17/07/2014 à 11:03 :
il faut flexibiliser M Véron et baisser son salaire pour qu'il soit compétitif dans la mondialisation.
Réponse de le 17/07/2014 à 19:50 :
oui il doit être exemplaire 200 euros par mois maxi.
a écrit le 17/07/2014 à 10:43 :
ET MOI JE ME RETOUVE AVEC UNE RETRAITE A 149 EROS
a écrit le 17/07/2014 à 10:25 :
Non l'austérité n'est pas un fantasme! Ni pour les chômeurs qui galèrent, ni pour les travailleurs qui sont largement mis à contribution sur le fruit de leur travail, ni pour les PME qui sont le poumon économique de ce pays et que l'on prend pour des vaches à lait!
a écrit le 17/07/2014 à 9:04 :
Veron est un ultralibéral de plus. L ultralibéralisme est le responsable de la crise !
Réponse de le 17/07/2014 à 14:12 :
il a raison et non le libéralisme n'est pas la source de nos problèmes, mais LA solution.
Réponse de le 17/07/2014 à 16:50 :
Vive la liberté, vive le libéralisme qui ne doit pas être ultra. A bas le socialisme, le collectivisme..... L'égalitarisme que nous subissons quotidiennement.
a écrit le 17/07/2014 à 9:02 :
il faut mettre le droit du travail de Monaco. à Monaco il y a 0 % de chomage !
a écrit le 17/07/2014 à 7:19 :
une dette abyssale (2000 milliards de dette), un chomage de masse (+ 5 millions de chomeurs), une paupérisation de la population (+ 9 millions de pauvres dont + 2 millions d'enfants), l'enrichissement et la corruption des politiques "au service des Français" (le patrimoine des Hollande, Fabius et Ségo dépasse allègrement le 1 million d'euros), la politique de destruction de l' école (aux ordres des politiques) pour promouvoir la création d'une société de citoyens incultes, idiots et dociles, et enfin la politique de libanisation de la France avec la régularisation de millions de clandestins (objectif : gouverner en créant la division, les luttes intercommunautaires et interreligieuses). UMP = PS = UMPS = les fossoyeurs de la France !
a écrit le 16/07/2014 à 22:11 :
Il y a du bon et du beaucoup moins bon dans cette interview. Ok pour libérer les énergies et les talents, mettre fin aux rentes et aux professions protégées, baisser l'impôt, revoir le périmètre d'intervention de l'Etat,...etc. Mais quand je lis que la France a besoin d'une monnaie forte, je tombe de ma chaise !
Réponse de le 17/07/2014 à 1:14 :
en effet...
a écrit le 16/07/2014 à 21:33 :
non mais allo quoi!qu'est ce que c'est que ce discours d'un autre temps?le modèle américain de monsieur Véron a fait 3% de récession au premier trimestre avec un déficit double du notre et un QE.de plus nos ennuis viennent de la débacle du système bancaire us en 2009!ce serait plutot aux socialistes français d'aller conseiller les économistes américains!la France doit remettre de l'ordre dans le système financier américain!
a écrit le 16/07/2014 à 18:50 :
je voterai pour vous aux prochaines élections ...il suffit de lire les commentaires aigris et désabusés plus bas pour comprendre que l'heure est grave ..
a écrit le 16/07/2014 à 18:18 :
En tant que Président de parti, Aurélien Veron a le mérite de ni tomber dans la critique aveugle à l'encontre du pouvoir actuel, ni se complaire dans les promesses démagogiques. Il résume les analyses et propositions des Libéraux. Libre à chacun de se faire sa propre opinion.
a écrit le 16/07/2014 à 18:03 :
bonjour,
Dans les années 80 tout le monde croyait au privé, l'argent roi, et les 205 gti....34 ans après, le privé a prouvé qu'il n'était qu'esclavagiste et tueur de planète, du coup les hippies soixantuitars passent à présent pour ceux qui avaient compris la vie.
Réponse de le 16/07/2014 à 18:55 :
eric, vous êtes bien nébuleux...
Réponse de le 16/07/2014 à 21:58 :
Bravo Éric : vive Mélenchon et la cohorte de chômeurs qu'il va créer !
Réponse de le 17/07/2014 à 9:15 :
l'umps a des résultats formidables !
a écrit le 16/07/2014 à 18:00 :
Non..., la vraie démarche démocratique qui aboutit à des projets précis sensés est celle de la Suisse avec des votations sur des projets clairs, sans influence possible des multinationales toutes à racketter ce monde, en prétendant faire de l'équitable, ce qui est faux déjà au Kenya pour la récolte de thé !

Quitte à changer, il faut le faire vraiment, à fond pour des résultats clairs, compréhensibles par tous, en cohérence globale (à défaut de la vouloir encore plus vraie et cosmique de l'intérieur, notre droit de naissance en connexion intuitive sûre).
a écrit le 16/07/2014 à 17:46 :
bonjour,
C'est bizarre ce retour aux années 80, qui finalement nous ont amenées dans le mur actuel...
le privé c'est mieux que le public, sauf que les gens cherchent la sécurité...
l'état ne doit rien faire, sauf que quand il ne fait rien, les scandales de toutes nature envahissent le champs public(viande, médocs,etc)...
la liberté pour tous de faire ce que l'on veut, changer de boulot, de vie, grimper l'ascenseur social, il n'y a guère que les naïfs et les néo-cons qui parlent comme cela...
bref, la préhistoire, vive les gentils patrons et abats les fainéants, sauf que le salaire médian de 50% des français c'est 1300 euros, et ceux là, vous pouvez toujours tenter de les attendrir avec vos balivernes.
Réponse de le 16/07/2014 à 18:03 :
Que préconisez-vous alors, sachant que le statu quo nous mène droit dans le mur (il n'y a plus qu'un Français pour croire le contraire, manque de bol il est à la tête de l'Etat)?
Plus d'Etat? C'est-à-dire augmenter encore les dépenses publiques qui représentent 57% de notre PIB? Vous évoquez les faits historiques, on dispose également de quelques exemples de pays ayant poursuivis ce chemin. Ça s'appelle le Communisme et ça a eu le succès que l'on connait...

Je pense que votre analyse est erronée : le mur que vous évoquez, c'est notre duo dette/dépenses publiques, qui entretiennent un appareil d'Etat hypertrophié. Et ce qui nous y a amené, c'est la solution unique et trop facile prônée par nos politiques qui est toujours plus de dépenses publiques. Effectivement cela remonte aux années 80, mais le privé n'y est pas pour grand chose...
Réponse de le 17/07/2014 à 1:26 :
les dépenses publiques en france sont toujours restées plus ou moins au même niveau. puisque depuis 1980 celle ci oscille entre 50 et 57%. Comme au Danemark par exemple.

Le problème intervient lorsque vous mettez en concurrence un tel système de répartition social avec des systèmes "ultra libéraux esclavagistes", lorsque vous faites tomber vos barrières douanières (traité de maastricht)...par exemple :-)

Impossible de rivaliser donc avec ces pays qui produisent 10 fois moins cher que vous. c'est pour cela que des pays comme la Norvège qui ont de très bon système de répartitions social a la française (bien plus performant certes), font du protectionnisme exacerbé. Afin de protéger leur marché, leur industrie, leur travailleurs, et donc leur niveau de vie.

Ils laissent sortir leur marchandises, par contre tous ce qui rentre est très fortement taxé. J'en fais l'expérience chaque jour.

L'UE, a fait sauter toutes ces barrières douanières, ont voit aujourd'hui le résultat.
Réponse de le 17/07/2014 à 16:22 :
Mais qui parle de rivaliser avec les pays à bas coûts? Ces pays sont une opportunité pour tout le monde, puisqu'ils sortent du sous-développement, et nous permettent une montée en gamme. Cette montée en gamme suppose évidemment que l'éducation suive. Pour cela il faut arrêter d'en faire une école bisounours ou chacun peut y faire ce qu'il veut (à mon époque les facs de sport comptaient le plus d'étudiants avec médecine), et il faut arrêter d'emmener tout le monde vers un bac général qui n'aboutit à rien. Il serait préférable de former plus d' ouvriers spécialisés et très qualifiés (un de mes proches emploie une cinquantaine d'employés spécialisés payés entre 3 et 5000 par mois, sans formation pour beaucoup) dont nous manquons, ainsi que des ingénieurs et des informaticiens/programmeurs.
Seulement dans notre pays à l'économie quasi planifiée, on refuse cette mutation, en s'accrochant à une industrie mature plutôt qu'en développant les industries modernes. Nous sommes à la ramasse sur la création de valeur et l'innovation par le web.
Par-ailleurs vous ne pouvez pas mentionner la Norvège pour comparaison avec la France, celle-ci disposant d'une énorme rente pétrolière qui tronque la comparaison.
Néanmoins je vous accorde que l'UE à le tort de ne pas imposer plus de contreparties lorsqu'elle ouvre ses frontières. Mais à mon avis plus dommageable, c'est le fait qu'elle à ouvert un marché unique indispensable à nos entreprises pour atteindre une taille critique à même de leur permettre de rivaliser avec les géants chinois et américains. Seulement, elle n'a pas engagé de politique permettant ou du moins incitant à la création de ces géants. C'est en cela que nos entreprises peinent à rivaliser, voire même se font racheter.
a écrit le 16/07/2014 à 17:12 :
la crise internationale vient des Etats-Unis, pays libéral s'il en est.
le libéralisme renforce les inégalités, détruit le lien social, favorise la précarité.
il crée des richesses en exploitant les plus faibles.
il est source de conflits et ne fait pas le bonheur (paradoxe Easterlin)

bref, il est urgent de trouver un autre modèle économique !
Réponse de le 16/07/2014 à 17:43 :
Encore un qui trouve qui va se chercher des excuses chez le voisin.
Le libéralisme a peut-être tous les défauts du monde, mais en tout cas notre glorieux modèle social français allergique à toute forme de libéralisme n'est pas en reste. Il se contente de tous nous appauvrir dans l'égalité.
Votre commentaire part du principe douteux que seul l'Etat crée du lien social, comme si l'individu libre dans un pays libéral était un égoïste incapable d'aider son voisin. C'est une imposture pour mieux se rassurer quant à notre modèle, car aux USA, les individus font preuve de bien plus de solidarité que nous Français. Et les exemples foisonnent, entre les riches qui consacrent de larges parts de leur fortune à différentes œuvres, les citoyens qui viennent de tout le pays pour aider lors de catastrophes naturelles (Joplin, Nouvelle-Orléans), etc.
Quant à l'exploitation des plus faibles, ces "faibles" ont toute liberté pour refuser un emploi, se former, créer leur propre entreprise et être responsable de leur sort. Il y a suffisamment d'exemples aux USA de personnes parties de rien pour ne pas admettre votre illusion.
En réalité vous dénigrez les USA pour vous rassurer quant à notre modèle qui n'est pas si vertueux qu'on veut bien croire et qui surtout est un échec complet. Mais bon nous Français sommes plus malins que tout le monde, bien qu'étrangement peu copiés.
Réponse de le 16/07/2014 à 17:56 :
Le modèle actuel: toujours plus de dirigisme, de règles, de j'me mêle de tout.
Sans etre communiste (malgré la definition de giscard du taux de prélèvement obligatoire:largemnt dépassé) n'est pas vraiment libéral !
Réponse de le 16/07/2014 à 20:06 :
Très bien dit. Ceux qui critiquent les USA sont souvent ceux qui ne connaissent pas ce pays. Leur système n'est pas parfait mais s'il en était, ça se saurait. Contrairement aux préjugés français, leur système permet au moins l'ascension sociale à ceux qui se donnent du mal. Pas tous, mais mais dans une plus grande proportion que chez nous malgré nos belles paroles.
Quand aux inégalités, c'est le moteur de la société. Si un ouvrier vit aussi bien qu'un manager, pas la peine se donner autant de mal et de prendre autant de risques. Ce qui est regrettable, c'est l'inégalité des chances.
La pauvreté, ce n'est pas la faute du système américain. La pauvreté, c'est malheureusement la norme sur cette planète. Et dans un futur proche, on ne pourra plus donner 1300€ à un ouvrier français pour travailler 3 fois moins qu'un philippin pour 5 fois moins cher. C'est facile de ne pas se soucier de ce qui se passe au delà de nos frontières (et c'est meilleur pour la conscience des moralisateurs gauchistes) mais dans un environnement de plus en plus mondialisé, les choses évolueront.
Réponse de le 17/07/2014 à 1:09 :
@Greg et @Cccp

--> bonsoir, je vous invite a lire "le prix de l'inégalité" de Joseph Stiglitz, américain, mais surtout prix Nobel d'économie, qui dans ce livre démonte et casse le mythe que vous décrivez et qui se nomme: RÊVE américain.

J'insiste sur le mot "rêve"...image transporté par les films hollywoodiens qui envahissent notre quotidien depuis tant d'années en faussant complétement la réalité.

Dans ce livre, il démontre notamment que statistiquement, "ceux qui se donnent du mal" ont bien plus de chance de gravir l'échelon social en Europe, qu'aux états unis ! et que ce model neo libéral est entrain de ruiner le peuple américain dans son ensemble, emportant le reste des pays occidentaux dans le même chemin.

Pourtant, ce monsieur est loin d’être socialiste, et encore moins communiste...
Réponse de le 17/07/2014 à 16:35 :
Vous n'avez pas bien compris mon propos. Je ne vante pas le "rêve américain", j'affirme que les Américains ne sont pas les individualistes égoïstes que certains aiment dépeindre côté français. Je ne vois pas pourquoi l'Etat est le mieux placé pour organiser la solidarité. D'autant que je pense qu'il y a beaucoup d'hypocrisie là dessous : ceux qui préconisent la solidarité au nom de belles valeurs humanistes et soutiennent le maintien d'un Etat hyper-protecteur sont souvent ceux à qui cette solidarité coûte le moins voire profite. Alors la générosité... parole parole... Et je constate que des Américains peuvent de tout le pays venir aider leurs compatriotes lors de catastrophes naturelles. Ce qui ne se fait pas chez nous.
J'aime en cela cette citation : "C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres".
Réponse de le 29/07/2014 à 15:17 :
Dans votre "futur proche", l'ex petit chinois payé 1$/mois d'hier se verra le droit d'acheter du "made in EU" d'un petit européen payé à 1€/mois, le monde tourne, les capitalistes aussi :))) (sous n'importe quelle bannière politique, installer la "démocratie" dans un autre pays revient à en faire un marché providence pour remplir les poches de ces neoquins).
a écrit le 16/07/2014 à 15:35 :
C est amusant que l auteur cite comme atout francais ses ingenieurs alors que ceux ci sont en france notoirement sous paye et mal considere (par ex par rapport a la RFA). Et ca c est pas avec un changement d impots que ca va changer. On va meme vers de gros probleme car les jeunes francais ont bien compris que si on veut bien gagner sa vie, il ne faut pas faire du technique: bonjour medecine ou la finance.
Autre contradiction de l auteur: il cite la bulle immobiliere (exact) mais apres tape sur Duflot et la loi alur. Duflot est une arriviste mais c est lui donner trop d importance que de lui imputer la chute du marche. Les arbres ne montent pas au ciel, et les prix de l immobilier non plus. Surtout quand l etat ne peut plus subventionner la demande a coup de scellier et ptz
Réponse de le 16/07/2014 à 21:18 :
Hé ! cdf, la RFA, c'était avant la chute du mur de Berlin ! C'est fini ! Maintenant, cela s'appelle l'Allemagne...Réveil !
Réponse de le 16/07/2014 à 21:37 :
cdf a raison, l'allemagne de l'est est encore sous développée, donc on l'appelle encore allemagne de l'est...
Réponse de le 17/07/2014 à 9:50 :
Vous devez d urgence appeller Angela Merkel pour lui dire qu elle ne dirige pas le bon pays: elle qui parle tout le temps de RFA (Bundesland Deutschland en VO).

Pour tous les ignares, il faut leur signaler que la RFA a absorbe la RDA en creant des nouveaux land mais que la demonination du pays n a pas change (un peu comme les USa sont passe de 13 a 51 etats sans changer de nom !)
Réponse de le 17/07/2014 à 10:52 :
on a augmenté la lourdeur administrative seulement pour embaucher plus de fonctionnaires . c'est de l'auto satisfaction !!!!
a écrit le 16/07/2014 à 14:35 :
Nous on a besoin d'exporter, mais pas besoin d'une monnaie forte, bien sur les gadjets à pas cher ça fait plaisir, mais ça ne donne pas du boulot.
a écrit le 16/07/2014 à 13:52 :
"en sachant que nous ne consommons que ce que nous produisons. Si vous me demandiez mes souhaits, ma liste au Père Noël serait très longue, beaucoup plus longue que ce que les fruits de mon travail me permettent d'envisager."

--> C'est bien beau d'avoir une longue liste pour le père noël, encore faut-il avoir les moyens de pouvoir s'acheter ces beaux cadeaux, sinon la marchandise finit par pourrir dans les stocks ! La politique de l'offre est une fumisterie...d'autant plus que le PIB de nos pays occidentaux est généré a 70% par la consommation des ménages. 70% du PIB !
Réponse de le 03/07/2015 à 18:21 :
tu n'as rien compris, ce que veut dire Aurélien Veyron c'est que la demande potentielle est infinie, c'est donc seule l'offre qui permet de la déterminer, car on ne peut pas consommer + que ce qu'on produit (ou alors seulement à court terme ou au détriment des autres). C'est ca la politique de l'offre.
a écrit le 16/07/2014 à 13:39 :
Beaucoup de contradictions, ce monsieur insiste bien sur la notion de liberté, mais d'un autre coté ce monsieur est complétement pro-union européenne.

Or l'UE par définition régit l'ensemble des peuples qui la compose, leur enlevant toute souveraineté. (80% des lois nationales sont des directives européennes. source: viviane redding, commissaire européenne.)

Comment un peuple peut-il être vraiment libre, alors qu'on lui a retiré sa souveraineté et donc son droit de décider par lui même, pour lui même ?

La liberté sans souveraineté, cela n'existe pas !
Réponse de le 16/07/2014 à 15:30 :
" La liberté sans souveraineté, cela n'existe pas " ! ABSOLUMENT !!!!!!
Réponse de le 16/07/2014 à 17:48 :
J'ai pour vous une question simple à laquelle je vous demanderai de réfléchir un minimum avant de répondre : en quoi le parlement français est il mieux qualifié que le parlement européen pour m'imposer des "lois" ?
Réponse de le 17/07/2014 à 0:18 :
Parce que c'est le Parlement Français et pas Hongrois, et que ergo il connaît mieux le citoyen Français ? Patate.
Réponse de le 17/07/2014 à 0:55 :
le parlement européen n'a qu'un pouvoir consultatif puisque qu'il doit atteindre la majorité qualifié pour valider ou non une loi.

majorité qualifié = 74%, autant dire que ce n'est pas gagné.

C'est la commission européenne qui propose les lois, les soumet au parlement européen, et prend la décision d'adopter la loi si les 74% ne sont pas atteint (c'est a dire dans la plupart des cas...). C'est cette même commission qui détient en réalité TOUS les pouvoirs.

tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains de la commission européenne, c'est a dire: 28 technocrates, élus par personne (je parle du peuple), qui n'a de compte à rendre à personne (je parle encore du peuple). la séparations des pouvoirs est donc réduite a néant dans un tel système.

Là est TOUTE la différence.
a écrit le 16/07/2014 à 13:12 :
le problème de la politique de l'offre est qu'elle met des années à produire des effets. alors que nos partenaires exigent un retour à l'équilibre rapidemment. par ailleurs plutot de politique de l'offre la France devrait avoir une politique industrielle digne de ce nom : la France ne peut pas baser son économie que le cout moindre de sa main d'oeuvre. la politique industrielle doit favoriser des produits à hautes valeurs ajoutées, à forte teneur en innovation et là peut importe le cout. regardez certaines start ups américaines font bosser nos ingénieux jugés "peu chers" par rapport à leurs collégues américains. Preuve s'il en est que le cout du travail n'explique pas tout et surtout pas le succès actuel de l'industrie allemande ou des entreprises américaines.
Réponse de le 16/07/2014 à 14:20 :
En France, c'est la qualité de son "réseau" qui fait la valeur du candidat, pas ses compétences.
a écrit le 16/07/2014 à 12:59 :
Merci pour se souffle de fraicheur et de liberté ! Bon vent au PLD !
Réponse de le 16/07/2014 à 13:29 :
C'est le même vent de "liberté' qui souffle a plein régime en Grèce actuellement...ce n'est pas en faisant plus de ce qui ne marche pas que cela finira par fonctionner, cette phrase en est d’ailleurs l'illustration même:

"L'euro a été une grave erreur à sa création. Nombreux sont ceux qui l'admettent aujourd'hui. Mais ce n'est pas parce que l'on a fait une erreur qu'il faut en faire une plus grande encore en sortant de l'euro aujourd'hui."

traduction: l'outil que nous utilisons est complétement inadapté mais qu'a cela ne tienne, continuons d'utiliser cette clé a molette trop grande pour dévisser le boulon trop petit...et peut être, en y croyant fort, que cela finira par marcher.
Réponse de le 03/07/2015 à 18:26 :
"C'est le même vent de "liberté' qui souffle a plein régime en Grèce actuellement.."

Ah bon ? Depuis quand la Grèce est libérale ?

"..ce n'est pas en faisant plus de ce qui ne marche pas que cela finira par fonctionner"

Ben justement, le socialisme et de manière générale l'interventionnisme en Grèce n'ont visiblement pas très bien fonctionné, autant en finir et dégraisser le mammouth.

"@traduction: l'outil que nous utilisons est complétement inadapté mais qu'a cela ne tienne, continuons d'utiliser cette clé a molette trop grande pour dévisser le boulon trop petit...et peut être, en y croyant fort, que cela finira par marcher.@"

Beaucoup de gens ont de grandes théories sur la Grèce mais la réalité est très simple : soit la Grèce sort de l'euro et dans ce cas elle fait ce qu'elle veut (mais ne bénéficierait plus de la solidarité européenne), soit elle y reste et dans ce cas elle doit assumer, c'est à dire rembourser ses dettes. La liberté est indissociable de la responsabilité.

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