Les paradoxes de la syndicalisation en France

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Seuls 8% des salariés adhèrent à un syndicat en France
Seuls 8% des salariés adhèrent à un syndicat en France (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon une étude de la Direction du Trésor, si seuls 8% des salariés français sont syndiqués, ils sont pourtant 93% à disposer d'une couverture conventionnelle. Une situation due à l'originalité de la législation française qui n'incite pas à un syndicalisme d'adhérents à la différence d'autres pays.

Paradoxe apparent? La France connaît l'un des plus faibles taux de syndicalisation des pays de l'OCDE mais, en revanche, c'est dans l'Hexagone que le taux de couverture des salariés par des conventions collectives est le plus élevé.  Les particularismes du syndicalisme français expliquent cette situation que vient décrire avec minutie  - certes sur la base de données un peu anciennes - une note de la Direction du Trésor (Bercy: "La syndicalisation en France: paradoxes, enjeux et perspectives".

Selon cette étude, en France, en 2010, environ 1,8 million de salariés sont "encartés" dans un syndicat, soit près de 8% de la population active. Au regard des autres pays de l'OCDE, c'est très faible, même si les disparités sont grandes. Ainsi, si le taux de syndicalisation est limité à 6% en Turquie, il atteint plus de 70% dans les pays nordiques (Danemark, Suède, etc.) qui, comme la Belgique, appliquent le "système de Gand", c'est-à-dire qu'il faut obligatoirement être syndiqué pour obtenir certaines prestations (chômage, notamment). Ce qui n'est pas le cas en France.

En 30 ans, le taux de syndicalisation a fondu de plus de moitié

Entre 1980 et 2012, on observe dans toute l'OCDE un mouvement d'érosion des taux de syndicalisation. En moyenne pondérée, ce taux est ainsi passé sur cette période de plus de 33% à 17%. En France sur cette même durée, le taux de syndicalisation est tombé de 18% à 8%. Une chute que le Trésor attribue notamment aux modifications intervenues dans la structure du marché du travail avec la montée en puissance des contrats à durée déterminée (CDD) et de l'intérim. Autant de formes de travail qui ne poussent pas à la syndicalisation.

Dans le détail, en France: 16,7 % des fonctionnaires sont syndiqués, 6,5% des titulaires d'un CDI à temps complet, 5,8% des CDI à temps partiel, 3% des titulaires d'un CDD et... 0,9% des intérimaires.

Malgré la faiblesse du nombre des adhérents, la France occupe la 10ème place (sur 25) en termes de présence syndicale sur les lieux de travail: 56% des salariés déclaraient en 2005 qu'un ou plusieurs syndicats étaient présents dans leur entreprise ou administration contre 52% pour la moyenne européenne.

L'absence d'adhésion n'empêche pas de bénéficier de droits ou des conventions collectives

Par ailleurs, on l'a dit, le taux de couverture conventionnelle des salariés français atteint 93% contre 56% en moyenne dans les pays de l'OCDE. Mais ceci s'explique par la différence entre les législations. Ainsi, en France, il existe une procédure d'extension des conventions collectives. Celle-ci permet d'étendre des accords de branches à des entreprises qui ne sont pas adhérentes de l'une ou des organisations patronales signataires de cet accord.

Résultat, une majorité de salariés sont couverts même si la présence dans l'entreprise est faible ou nulle. Dans certains pays, à l'inverse, l'extension des accords collectifs est inexistante (Canada, Danemark, Etats-Unis, Irlande, Suède, etc.). Une situation qui pousse les salariés à se syndiquer pour obtenir des avantages dans leurs entreprises.

Pour les auteurs de l'étude,  c'est donc la conception même du système français des relations sociales qui ne pousse pas les salariés à se syndiquer puisque l'on peut, sans être adhérent, d'une part, bénéficier des conventions collectives et, d'autre part, avoir accès à diverses prestations sociales. Ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres pays de l'OCDE. Ainsi, en Belgique et en Suède, les salariés syndiqués bénéficient d'allocations chômage "améliorées".

Développer l'offre de services des syndicats

Mais l'étude ajoute une autre raison au faible taux français de syndicalisation: en France, le syndicalisme de "services" (information/conseil sur le droit du travail, assistance juridique, aides sociales, loisirs, etc.) ne serait pas assez développé. Une critique qu'il convient pourtant de modérer. En effet, depuis une vingtaine d'années, l'ensemble des organisations syndicales françaises multiplient les "offres de services" dans tous les domaines de la vie professionnelle ou privée (caisse d'action sociale, assistante juridique aux prud'hommes, etc.).

En conclusion, l'étude du Trésor plaide pour le développement en France d'un "syndicalisme d'adhérents" pour améliorer le dialogue social dans les entreprises car, selon elle, "il existe une corrélation positive entre le taux de syndicalisation d'un côté, le taux d'emploi de l'autre et des relations professionnelles considérées comme coopératives par les entreprises d'un pays".

Pour y parvenir, les auteurs préconisent d'accentuer l'offre des services proposés par les syndicats français. En revanche, ils semblent nettement plus dubitatifs sur les incitations fiscales (crédit d'impôt ou réduction d'impôt correspondant aux dépenses de cotisations syndicales) ou financière (chèque syndical et prime syndicale versée par les syndicats à leurs adhérents).

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Commentaires
a écrit le 09/08/2014 à 0:13 :
Il est facile de gloser sur le taux de syndicalisation, mais il faut peut être tout mettre sur la table.
En France, nous sommes le pays des resquilleurs. On peut bénéficier des avantages collectifs sans avoir payer une cotisation ou milité dans l'action syndicale. Se sont les Lois votées par le Parlement qui créent cette situation...ce qui arrangent bien les appareils syndicaux qui peuvent facilement, vu l'éclatement syndical passer facilement la "muselière" aux adhérents et faire voter des statuts qui laissent aux directions confédérales les mains libres. Diviser pour mieux régner est une très vieille règle :-)
Quand 10% des salariés obtiennent des avantages...se sont les 90% restant qui se frottent les mains...ils obtiennent gratuitement des augmentations, des congés...et éventuellement ils n'hésitent pas d'aller devant les prud'hommes pour faire valoir leurs "droits" que d'autres ont obtenus. Si les avantages collectifs étaient réservés aux syndiqués, il est probable que la majorité des travailleurs français seraient syndiqués. Mais, là je ne suis pas sûr que les appareils syndicaux soient heureux de mettre un terme à leur système de "petit caporal' pour gérer leur troupe !
a écrit le 06/08/2014 à 13:22 :
nos syndicats ne cessent de mettre des batons dans les roues des entreprises, de vouloir imposer des principes dits sociaux (en fait destructeurs de l'emploi) etc etc... mais qu'une centrale prenne la direction d'une entreprise avec un collectif de ces quelques syndiqués acharnés pour nous montrer que leur modèle marche, on attend que ça !!! mais non, on a tous les droits et les autres tous les devoirs, et on ne veut surtout pas de responsabilités car ce serait la déroute !! exit ces prédateurs d'entreprises et destructeurs de l'emploi !!!
a écrit le 06/08/2014 à 13:09 :
les syndicats vivent de l'argent public, sont au chaud dans les administrations avec avancement automatique, et donc n'ont aucune incitation à se décarcasser puisqu'ils sont des fonctionnaires de la lutte contre les entreprises !!! il faut d'urgence supprimer toute subvention et détournement d'argent public (les ponctions dans la formation professionnelle, ce gouffre de dépenses inefficaces aussi à réformer), et donc n'avoir que les revenus dus aux cotisations, et ainsi les syndicats réfléchiront à ce qui est réellement utile pour les travailleurs pour avoir des clients - problème général de la fonction publique où on est payé pour être présent, mais aucune incitation aux résultats puisqu'il n'y a ni objectifs, ni mesure de performance et donc aucune incitation à l"amélioration du service rendu en niveau et coût !!!
a écrit le 06/08/2014 à 13:01 :
non, le paradoxe français est qu'il n'y a pas de syndicats, mais uniquement des succursales des partis de gauches, des anti-entreprises qui ne font que de la politique (suffit de lire un tract), qui promettent le pere noel socialo en plombant les entreprises de contraintes, obligations, 11 000 articles du code du tavail....et qui vivent d'argent public : 4,4 milliards identifiés par le rapport péberot honteusement censuré par les députés !!!! pas étonnant qu'il n'y ait que 8% de syndiqués, il ne veulent pas adhérer au PC, à l'extréme gauche ou au PS !!!!!
Réponse de le 07/08/2014 à 1:32 :
92 pour cent des fonctionnaires sont donc courageux, puisque les syndicats- croupions sont une pépinière de génies qui se réservent mutations ensoleillées et promotions juteuses.
a écrit le 06/08/2014 à 11:36 :
les syndicalistes sont les curees rouge d aujourdhui, daillieur , apres la guerre ils y a eux beaucoup de pretes ouvrier qui ont fait beaucoup pour la classe ouvriere ,? ceux qui critiquent les mauvais syndicalistes ,? FONT BEAUCOUP DE TORT AU BON SYNDICALISTES? SANS SYNDICATS ILS N Y AURAIS PLUS DE DROIT SOCIAUX???
a écrit le 06/08/2014 à 8:37 :
La direction du Résor et ses fonctionnaires veulent remplacer l'INSEE ???
Ils ne sont pas payer par nos impôts pour faire des études sur des "vieilles base de données" sans intèret mais pour optimiser la réclte et l'utilisationde l'impôt. Dans le style travail et fonctionnaire inutile c'est de mieux en mieux.
a écrit le 06/08/2014 à 8:34 :
syndicaliste : glandouilleur qui n'a pas peur de se coucher à côté de son travail pour bien montrer qu'il n'a pas peur de lui (emprunté à Pierre Dac)
Il préfère le travail fini au travail à faire , fort en gueule il est plus patron que le patron et gesticule au nom de ses collègues.Il arpente les couloirs puis se réfugie dans son local pour une sieste bien méritée.
Réponse de le 07/08/2014 à 1:17 :
Dans la fonction publique les délégués syndicaux se "sucrent" largement, promotions au grand choix, hors- classe, etc.
Ils sont plus craints qu'estimés.
a écrit le 06/08/2014 à 8:30 :
Il suffit d'écouter les syndicats parler pour comprendre le problème.

Déjà le syndicalisme a la française ne se pose pas en défenseurs des salariés ET de l'entreprise qui les emploie mais en OPPOSANTS AUX PATRONS

Il suffit de les écouter expliquer que le manque de compétitivité n'est pas du aux charges excessives, aux 35h (l'ocde a publié un rapport sur le sujet il y a un an que François Hollande a caché un moment ET que la presse aux ordres n'a quasiment pas évoqué car il est explosif pour le PS et les années Aubry Jospin dsk), aux réglementations en tous genres.

Non pour les syndicats les principaux responsables sont les patrons y compris de PME

D'ailleurs, l'une des premières décisions de Michel Sapin fut de passer le forfait social sur l'intéressement et la participation a 20% de charges; pourquoi ?
Il l'a dit a la radio.
Pour rappel intéressement facultatif dans PME de moins de 50 salaries et participation obligatoire pour les autres entreprises.
M. Sapin a expliqué que les syndicats l'avaient alertés sur le fait que l'intéressement était du salaire déguisé afin d'éviter des augmentations de salaires normales: sapin a écouté et validé cela alors que non seulement c'est archi faux sachant que les syndicats ne sont pas présents ds les PME de moins de 50 et ne savent pas comment cela fonctionne. L'intéressement se calicule selon le résultat avant impôts et si le résultat est médiocre, l'intéressement l'est tout autant (entre une centaine et quelques centaines d'euros). Ils osent parler de salaire déguise ?!?! AUCUN RAPPORT !
Non ce qui ne plait pas au syndicat, c'est juste que les charges étaient allégées sur cette petite somme c'est tout en bons communistes qu'ils sont
D'ailleurs lorsque Rocard a réussi le tour de force d'inclure dans le salaire imposable une partie de la csg ce qui est juste du vol officiel (payer un impôt sur une somme non perçue) les syndicats n'ont pas bronché

Bref tant que les syndicats seront a ce niveau les salaries n'auront rien a en attendre. Un syndicaliste préfèrera toujours provoquer le dépôt de bilan d'une entreprise plutôt que d'essayer de l'aider, y compris en renonçant pour un temps a des " acquis sociaux " comme les 35h, uniquement par opposition de principe. Ils ne discutent même pas d'une possibilité d'accord temporaire, pour permettre a la boîte de sortir la tête de l'eau, non c'est NIET
a écrit le 05/08/2014 à 21:38 :
il faut réinventer le syndicat avec des salariés .
a écrit le 05/08/2014 à 20:49 :
Bcp de patrons devraient pendre exemple sur Walmart, un syndicat, un syndiqué hop c'est la fermeture.
Le résultat? On vous reçoit 24/24 avec le sourire ... comme quoi
a écrit le 05/08/2014 à 20:33 :
Les syndicats d'aujourd'hui ne sont plus les syndicats d'après guerre. Aujourd'hui ils défendent d'abord leurs privilèges et ne visent que la planque que la position de syndicaliste leur confère.
a écrit le 05/08/2014 à 20:19 :
Les Francais sont des individualistes forcenes qui attendent tout de l'Etat. Cela se verifie dans tous les domaines...
a écrit le 05/08/2014 à 17:21 :
Très bon article, quoique parsemé de quelques imprécisions, qu'il faut prendre le temps de lire avant de commenter n'importe comment ! Les anti-syndicats n'ont clairement rien compris (ou font semblant de ne rien comprendre). Comme justement dit à plusieurs reprises dans les commentaires ci-dessous, nous avons les syndicats que nous méritons. Si vous n'êtes pas satisfait, prenez votre carte, allez aux AG et débatez !! Mais c'est sur, c'est plus simple de s'affaler devant sa télé et de rouspéter le bide à l'air devant le JTde 20h.
Réponse de le 05/08/2014 à 18:31 :
Les syndicats vivent Grace aux subventions de l'état. Bref, Grace a nos impôts. Il y a eu des rapports de l'état sur le fonctionnement mafieux des syndicats. Ils sont accessibles sur Internet. C'est aussi RIPOUX que la police avec la drogue. Ils touchent un pourcentage sur les appels d'offre publics !!! Ils touchent des subventions car les cotisations sont trop faibles. Ceci pour que l'état feigne de négocier avec des durs qui en fait sont mous et sans ressources reelles
a écrit le 05/08/2014 à 12:46 :
"Qu’attendez-vous pour vous syndiquer et de quel droit prétendez-vous recueillir vous-mêmes, non-syndiqués, les bénéfices de l’action que les syndiqués exercent au profit de tous ? Ouvriers non syndiqués, vous devenez les parasites du dévouement de vos camarades". Jean JAURES
a écrit le 05/08/2014 à 11:10 :
Il faudrait exiger des syndicats qu’ils publient leur compte.
Pour le moment… ce sont des masses monétaires qui circulent de la manière la plus opaque…

La mafia fait la même chose…
Réponse de le 05/08/2014 à 14:23 :
Il faut vous mettre à la page...La publication des comptes est obligatoire...et elle est respectée!
a écrit le 05/08/2014 à 10:10 :
etonnant mais pas surprenant , au US le syndicat des routiers est très puissant , en france nos syndicats sont restés dans les années 30 a 70 , ils se sont pas adaptés a l'économie mondialisée , ils veulent que rien ne change , enfin si que leurs postes perdurent meme quand l'entreprise ferme ou delocalise la faute a la mondialisation et la concurrence libre et non faussée enfin presque , les syndicats n'ont pas su non plus attirer des gens différents d'eux memes , ce qui a tari leurs effectifs , dommage , car maintenant il ne reste qu'une minorité qui ne fait que de la politique et qui gene les usagers voir les clients , un immense gâchis social
a écrit le 05/08/2014 à 9:33 :
Avec les visions bi polaires des syndicats, des patrons et des gouvernants....il n'y a aucune chance pour que notre pays s'en sorte!!!!
Continuons l'irresponsabilité permanente élevée au rang de politique....comment l'histoire jugera cette période....ils s'en moquent , ils auront conservés leurs avantages, le reste ils s'en moquent complètement, et pendant ce temps là le bateau coule.
Réponse de le 05/08/2014 à 12:27 :
à @emoi , d'accord avec votre approche du mal Français ! mais certains y trouvent leur compte et n'ont pas l'intention que cela change quitte à mettre le pays par terre.
a écrit le 05/08/2014 à 8:42 :
personne n'est dupe sur le fait que des syndicats qui ont pour seul objectif la lutte des classes ne peut se developper correctement que dans le public
Réponse de le 05/08/2014 à 9:43 :
Vous vous méprenez, le MÉDEF est très bien structuré car les patrons ne regardent que leur intérêt, pour les autres c'est la débandade ils tirent sur tout ce qui bouge et n'ont aucune stratégie globale. Si c'était le contraire le rapport de force serait inversé.
a écrit le 05/08/2014 à 8:32 :
La situation au Danemark (entre autres) est utilisée à plusieurs reprises comme point de comparaison. Or, vivant et travaillant au Danemark depuis une dizaine d´année, il me semble voir quelques inexactitudes:
- il faut obligatoirement être syndiqué pour obtenir certaines prestations (chômage, notamment): ce n´est pas exact au Danemark où l´adhésion à un syndicat et à une caisse de chômage sont 2 démarches indépendantes, et facultatives.
- l'extension des accords collectifs est inexistante: ce n´est pas le cas au Danemark; il peut y avoir des différences entre les branches, mais les accords collectifs sont très souvent étendus à tous les salariés, syndiqués ou non.
Tout ne peut donc pas se résumer à des facteurs juridiques. Le fort taux de syndicalisation constaté au Danemark s´explique par d´autres facteurs que la contrainte, sans doute en partie par les services proposés (conseils, accompagnement en cas de problème, etc.), mais aussi très fortement par une attitude "citoyenne" dans un pays où il est considéré comme normal de s´engager pour participer à la vie publique.
a écrit le 04/08/2014 à 23:22 :
MOINS d entreprisse moins de syndIcats , c est normal,? LA COGESTION SYNDICATS PATRONTS EST INTELIGENTE C EST LE SYSTEME C F D T ???
a écrit le 04/08/2014 à 22:12 :
Je propose que le salaire brut soit redéfini comme incluant l'ensemble des charges sociales, salariales comme patronales qui ne seraient plus différenciée !!
Une fois cela fait, seuls les syndicats salariés décideront du taux de charges sur les salaires bruts pour déterminer les salaires nets : les salariés s'impliqueront alors dès lors que les syndicats exprimeront des taux de charges différents !!
Réponse de le 05/08/2014 à 6:49 :
Vous avez raison: les charges dites "patronales" sont payées en fait par le salarié car elle sont déduites de fait du coût total du salaire pour arriver au net. Le coût total du salaire est la valeur réelle du travail du salarié mais il ne perçoit que le net des charges, y compris des patronales.
Réponse de le 05/08/2014 à 9:40 :
Dans votre entreprise à 9 salariés qui construit des mirages en sable, le nombre de représentants des syndicats divers doit être au moins de 8. Donc il ne reste qu'un seul qui travaille. Profitez bien de votre retraite et arrêtez de rabâcher.
Réponse de le 05/08/2014 à 9:47 :
Le retraité à t'il en réserve encore une bonne blague.
Réponse de le 05/08/2014 à 9:49 :
Même la tribune vous censure c'est peut dire.
Réponse de le 05/08/2014 à 15:52 :
Arrêtez de répéter qu'il ne faut pas dépasser 9 employés quand on n'en a même pas un.
a écrit le 04/08/2014 à 22:10 :
et quel est le pourcentage d adherents a un parti politique???
le taux de participation aux elections professionnelles dans les entreprises ferait palir d envie n importe quel candidat au poste de "Moi President"
Pourquoi denonce t on, alors, plus la non representativite des syndicats que la non representativite des politiques?
Réponse de le 04/08/2014 à 23:09 :
tres vrais bravos,???
a écrit le 04/08/2014 à 20:58 :
Le représentant syndicale n'est qu'un oisif dans l'entreprise. Généralement bête à pleurer, il émet des grognements qu'il est seul à comprendre. D'un naturel jovial, il aime les blagues salaces et aime se pavaner devant la direction avec un petit air provocateur. Il adore arpenter les couloirs, histoire de montrer qu'il est venu "travailler" et à une prédilection du coin repos ou il peut taper soit un café, soit une cigarette à un "collègue", après une petite tape amicale dans le dos. Glandeur patenté et faible d'esprit, il règne en petit maitre de la débrouille et ne compte pas ses RTT qu'il ne prend qu'après avoir épuisé ses absences syndicales.
Réponse de le 04/08/2014 à 22:41 :
Tres juste
Réponse de le 05/08/2014 à 8:09 :
On a les représentants syndicaux et politiques qu'on mérite. Posez vous la question dans ce sens. Vous ne méritez sans doute pas mieux?
Réponse de le 05/08/2014 à 9:50 :
Vous avez raison ce sont des pleureuses mais ils ne bougent pas.
Réponse de le 05/08/2014 à 19:41 :
@Clown blanc : Caricature globalement vraie. Ils se reconnaitront sans problème. Au clown de 08;09,
Réponse de le 05/08/2014 à 20:01 :
J'adore le ton de votre commentaire. Il y a du vrai dans ce que vous dites...
Réponse de le 05/08/2014 à 20:31 :
Excellent. +1000 au Clown blanc.
Réponse de le 06/08/2014 à 6:26 :
Il faut bien reconnaitre que parmi les représentants syndicaux, il n'y a pas que la crème...ça fait longtemps que je ne participe plus à ce type d'élection dans l'entreprise...Il n'y a jamais de retour d'information auprès des salariés et ne communique que la veille d'élections.
a écrit le 04/08/2014 à 20:40 :
Moi ce que j'aimerais connaître c'est la masse financière dont disposent les syndicats ; ou cet argent est placé et où vont les dividendes.
Là ou je travaille, les syndicalistes ne sont pas des lumières..Lorsqu'un jour, j'ai eu à les solliciter, je me suis retrouver à des ignares et n'ai jamais eu de réponse à mon cas. Je n'ai jamais renouvelé ma carte depuis
a écrit le 04/08/2014 à 19:42 :
le système syndical ne permet pas aux salariés d'avoir vu sur tout ! et particulièrement ce qui se fait au près des caisses de retraites . On voit bien c'est sans l'accord des salariés .
Réponse de le 04/08/2014 à 22:23 :
Et pourquoi ne vous présentez vous pas aux élections professionnelles ? Prenez des responsabilités, prenez vos responsabilités !
Réponse de le 05/08/2014 à 10:01 :
Comme vous attendez d'être servi, effectivement rien ne bouge. Vous avez toutefois que vous avez la critique facile.
Réponse de le 05/08/2014 à 12:24 :
pendant ce temps l'argent des retraites s'en va comme d'habitude ! cela fait longtemps .
a écrit le 04/08/2014 à 19:39 :
Avec 8% c'est déjà le bordel à cause d'un manque de fermeté de nos super dirigeant les syndicats, CGT, majoritaire bloque la SNCM droit de grève OK et bloque des bateaux d'autre compagnie et personne bouge...! De quel droit Messieurs les dirigeants vous avez quoi dans le pantalon...! RIEN, tout va bien on est plus dans le rouge on est dans l'écarlate et c'est pas fini...! Comme la pub " Et c'est pas fini" encore presque trois ans, pendant ce temps la on crève à petit feu
a écrit le 04/08/2014 à 18:50 :
Les syndicats payés par Bruxelles, comme les journalistes... et l'indépendance du syndicalisme, du journalisme, question ouverte, qu'en dites-vous…??? A quoi servirait-il de se syndiquer aujourd'hui, de s'abonner à un canard ??
a écrit le 04/08/2014 à 18:39 :
Si une mesure décidée par des gens qui représentent moins de 8% des salariés s'impose aux 92% qui restent , il y a un sérieux problème de représentativité donc de démocratie, même si entreprises et démocratie n'ont jamais été tellement miscibles.
Réponse de le 04/08/2014 à 20:02 :
La France étant un pays démocratique ce ne sont pas les syndicats qui font les lois.
Si 92% de la population est en désaccord avec les syndicats (ce qui reste à démontrer) qu'ils fassent voter des lois pour les éradiquer ou qu'ils y adhèrent pour changer les choses. Votre commentaire sur la démocratie et l'entreprise est des plus inquiétants est ce un constat, un souhait ou un regret?
Réponse de le 05/08/2014 à 10:39 :
@Au répondeur : Dans n’importe quel système, quand 8% des gens représentent 100% et décident « pour eux », c’est le début de la fin. D’une part, ces 8% vont surtout décider pour eux, et d’autre part, ils ne décident pas forcément ce que veut la majorité.

Perso, je n’ai jamais eu une information sur un vote pour les représentants syndicaux dans mon entreprise (en même temps, il n’y a pas de syndicats).
Ainsi donc, ceux qui votent a ces élections « représentatives », sont ceux qui ont l’information : les salariés des entreprises ou sont présents les syndicats (les grands groupes !), et la grande majorité des votants sont les personnes syndiquées…
Il ne faut pas s’étonner qu’ensuite, toutes les lois votées favorisent les grands groupes et que toutes les petites entreprises sont en perditions et paient 2 ou 3 fois plus d’impôt !

Enfin, le plus grand défaut des syndicats… c’est qu’ils ne soutiennent pas et protègent pas les salariés.
Ils sont politisés, et donc des lois qui favorisent les salaires, le travail ou les entreprises, ils s’opposent par principe (surtout quand les lois viennent de la droite). L’exemple du travail le dimanche est criant. Ils empêchent des salariés de bossent par idéologie, alors que leur rôle devrait être d’encadrer clairement ce travail dans le code du travail. Etc.. etc…

Le jour où les syndicats soutiendront les salariés, bizarrement, le taux de syndicalisation en France ré-augmentera
a écrit le 04/08/2014 à 18:24 :
8% seulement ??? Et ce sont ces 8% qui foutent la merde en permanence dans notre pays !!! En plus maintenant ils s' occupent aussi des problèmes de Gaza !!! Il n' y a pas besoin de président, ce sont eux qui dirigent le pays !!!
Réponse de le 04/08/2014 à 20:03 :
Les syndicats n'y sont pour rien, les politiques y suffisent amplement....
Réponse de le 04/08/2014 à 22:25 :
Le côté lamentable c est que la CGT cheminot et solidaire donnent une aussi mauvaise image des syndicats
Mais de Grace ne jetez pas le bébé avec l eau du bain !
a écrit le 04/08/2014 à 18:19 :
Etre syndiqué oui mais pas a des syndicats comme ceux qui existe actuellement et qui ne font que le jeu des patrons et du gouvernement...
Réponse de le 04/08/2014 à 22:29 :
Arrêtez les images d Epinal: savez vous qu il existe des syndicats pour toutes les catégories professionnelles ? Y compris pour votre branche peut être !
a écrit le 04/08/2014 à 18:12 :
10% en moins en 30 ans, espérons que cette gangrène continue à baisser jusqu'à être éradiquée totalement ...
Réponse de le 05/08/2014 à 9:44 :
Votre vision des choses est lamentable, si toutefois vous travaillez je ne voudrais surtout pas être un de vos collègues. Que j'en soit préservé.
a écrit le 04/08/2014 à 18:10 :
Ah bon, il faut être syndiqué pour toucher le chômage en Belgique. Heureusement que cette information est fausse, imaginez être réduit à devoir vous syndiquer ( perte totale de dignité) pour un jour pouvoir toucher une indemnité de chômage en cas de licenciement...
Réponse de le 04/08/2014 à 18:41 :
Non en Belgique tout le monde a droit au chômage mais indemnités améliorées quand vous adhérez a un syndicat.
Réponse de le 04/08/2014 à 22:08 :
En fait, avec leur adhésion, les syndiqués belges se financent une assurance chômage complémentaire ? C'est ca ?
Réponse de le 05/08/2014 à 10:42 :
Comme incitation à se syndiquer, c’est plutôt intelligent.
Bizarre qu’en France, ils l’aient pas proposé !
a écrit le 04/08/2014 à 18:06 :
Si on souhaite réellement l'émergence de nouveaux syndicats en France, plus proches des préoccupations des salariés, il faudrait commencer par supprimer le paritarisme qui gangrène notre système sociale depuis des décennies.
Réponse de le 04/08/2014 à 22:27 :
Pour vous les OPCA, les Fongecif qui permettent a tout un chacun de se former sont une gangrène ?
Réponse de le 05/08/2014 à 10:45 :
35 milliards par an dans la formation professionnel…
Pour quel résultat ? On a droit à « 20 heures par an » quand un DIF existe et toutes les formations présentent doivnet être payées.

En gros, c’est 20 milliards pour la gestion, et peut etre 10 milliards pour les salariés.
Le reste, c’est le trou noir !
a écrit le 04/08/2014 à 17:48 :
Si un non-syndiqué ne touche pas de prestation sociales, est-il alors exempté de cotiser ?
Obliger les salariés à adhérer à un syndicat revient à les obliger à donner leur opinion politique, voir à adhérer de force à un parti. Car les syndicats sont bel et bien des outils politique. Les élus se défaussent de leur obligation de voter la loi, que ce soit celle du code civil ou du travail. Il est anormal que ce soit de organisation indépendantes du gouvernement qui fixent les règles. Pourquoi ne pas laisser les syndicats automobiliste faire le code de la route dans ces conditions ?
Réponse de le 04/08/2014 à 18:01 :
Je suis désolé de vous dire que vous n'avez riencompris aux syndicalismes.

Les syndicats ne font que représenter les salariés. Rien de plus. Les français n'ont que les syndicats qu'ils méritent.

Apostropher les syndicats sans distinction est une aberration, un coup de peid dans la democracie.

Rien à voir avec la politique.
Réponse de le 04/08/2014 à 18:02 :
Portez bien votre speudo!
Réponse de le 04/08/2014 à 18:27 :
C' est vous qui n' avez rien compris !! Les syndicats ne défendent plus que le secteur public, SNCF, RATP, les enseignants !!! Ils plombent l' économie de la France par leur grêves permanentes !!!
Réponse de le 04/08/2014 à 20:06 :
Ce qui démontre bien que les syndicats défendent les syndiqués. Pour ce qui est des grèves, aucun problème, instaurons la cogestion à l'Allemande, chiche?
Réponse de le 05/08/2014 à 10:54 :
@ @momo : Dans une entreprise publique, quand vous vous permettez de faire grève, qu’importe la durée, vous aurez votre boulot en revenant. Ce n’est pas le cas dans le privé.

Depuis que la gauche est au pouvoir, on voit se multiplier des manifestations le samedi et le dimanche… Tout simplement parce que ce sont des chefs d’entreprises et des salariés du privé qui se préoccupent du sort de leur entreprise qui sont dans la rue !

Que les syndicats mobilisent 3 millions de personnes contre la déforme des retraites en 2010 et qu’ils ne font même pas 1 manifestation en 2013, alors que cette réforme généralise les retraites partielles parce que plus personne ne pourra avoir un taux plein (43.5 ans de travail en commençant à 25 ans : 68.5 ans si on ne connait même pas 1 mois de chômage), s’ils ne sont pas politisé à mort… ils sont totalement corrompu alors !

Quand les syndicats du public font des appels à la grève, ce n’est jamais le lundi ou le vendredi. Cherchez pourquoi…
a écrit le 04/08/2014 à 17:34 :
On sait le faible poids des salariés syndiqués. Mais les positions des syndicats sont-elles les positions des employés,voilà la question..
Réponse de le 05/08/2014 à 9:46 :
Alors syndiquez vous comme cela vous ne serez pas à la traine comme la plupart des gens qui ne sont jamais contents.
Réponse de le 05/08/2014 à 18:14 :
C'est à l'état de faire la loi, pas à des associations de "bienfaiteurs". En quoi nous devrions laisser à d'autres la responsabilité de défendre nos droits. Les élus du peuple sont là pour ça. Pourquoi s'engager dans un processus parallèle à la démocratie pour légiférer sur le code du travail, alors que les autres domaines sont sous la responsabilité des élus ? pourquoi ce traitement d’exception pour le travail ?
a écrit le 04/08/2014 à 17:34 :
Par contre les subventions sont à 100%
A réformer d'urgence
a écrit le 04/08/2014 à 17:20 :
toute cette injustice sous un gouvernement de gauche ....INCROYABLE ...

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