Le burn-out toucherait près de 2 salariés sur 10

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Près de deux salariés sur dix se déclarent proches du burn-out
Près de deux salariés sur dix se déclarent proches du burn-out
Selon une enquête de l’Institut Think pour Great Place to Work, 17% des salariés se disent potentiellement en situation de burn-out. Un constat édifiant à l’heure où les Français sont pessimistes sur une reprise économique rapide en France.

Grosse fatigue, stress, arrêt de travail soudain.... Près de deux salariés sur dix (17%) avouent être concernés personnellement par le burn-out, autrement dit d'épuisement personnel, selon une enquête de l'Institut Think pour le cabinet de conseil Great Place To Work, publiée ce mercredi 7 janvier. Les premiers touchés ? Les professions intermédiaires, les cadres ou les managers (56%) ainsi que les femmes (53%) et les salariés âgés entre 45 et 54 ans (53%).

La burn-out, future maladie professionnelle ?

Des chiffres préoccupants qui viennent appuyer l'appel des députés, en décembre 2014, pour la reconnaissance du burn-out. Une trentaine d'entre eux avaient exigé que ce mal-être soit reconnu comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. Seuls quelques dizaines de cas par an obtiennent cette reconnaissance. La condition étant que la maladie entraîne une incapacité permanente de plus de 25%  et qu'un lien "direct et essentiel" avec le travail soit mis en évidence, selon les dispositions en vigueur.

Quant au ministère du Travail, également chargé l'an dernier de "clarifier ce que recouvre le burn-out" avec un groupe de travail composé d'experts, de médecins ou de psychologues, il n'a pas encore publié ses conclusions.

La crise impacte le moral des Français

En attendant et d'après l'étude pour Great Place to Work, plus de la moitié des personnes interrogées (56%) indiquent que leurs conditions de travail ont depuis évolué de manière négative ces trois dernières années. La raison ? La crise semble impacter de plus en plus le moral des Français. 83% des salariés sont pessimistes quant à une reprise économique rapide en France, un chiffre en hausse de six points par an.  Rémunération qui stagne, augmentation de la charge de travail, augmentation du niveau du stress, tels sont les facteurs négatifs cités.

Conséquence de la crise : 39% des salariés touchés ressentent notamment une dégradation de l'ambiance dans leur entreprise. À l'heure de la galette des rois, environ 2 salariés sur 3 trouvent que les événements qui sortent de l'ordinaire sont peu fêtés. Et seul, un salarié sur deux affirme que son entreprise prend en compte le bien-être des salariés.

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Commentaires
a écrit le 08/01/2015 à 9:24 :
Chez les acteurs pornos, ça s'appelle un "burne out".
a écrit le 07/01/2015 à 22:08 :
Surtout un effet de mode. Comme à une époque, on étiquettait tout le monde en "double personnalité" (ce qu'on ne trouve plus aujourd'hui), à une autre plus actuelle en "aspergers" ou "autiste". J'ai vu des personnes schizophrènes à qui l'on diagnostiquait un "burn-out" en lieu et place de la véritable patho. Le véritable drame c'est de tomber dans le mouvement anglo-saxon et de nous mettre ça à toutes les sauces. Alors plus rien ne m'étonne...
a écrit le 07/01/2015 à 15:45 :
On est tellement préparé aux drames permanents qu'on ne les supportent plus...La vie ce n'est pas toujours simple, mais on voudrait que tous les jours soient heureux. Apprenons à affronter les difficultés et nous serons moins en stress. Ces cellules psychologiques dès qu'il pleut trois gouttes nous affaiblissent considérablement. La suppression des notes à l'école pour éviter toute stigmatisation est dans le droit fil ce penchant à refuser la réalité des choses.
a écrit le 07/01/2015 à 11:48 :
Les journalistes,qui parlent si mal l'anglais ou pas du tout ,feraient bien comme les Quebecois d'utiliser des mots français mais c'est vrai qu'ils sont répertoriés comme les plus pauvres en langue française avec les politiques,leurs copains
Réponse de le 07/01/2015 à 15:17 :
@snif: euh, tu connais le Québec ? Entre le char (car), les pinotes (peanuts) et la grenouille dans la gorge (et oui, ils ont une grenouille parce qu'en anglais on a une grenouille et pas un chat), c'est pas tellement le français du marais poitevin (dont ils prétendent que leur langage est issu). Mais bon, comme je dis toujours, peut-être que leur langue est mieux que la nôtre, mais en tous cas, c'est plutôt de l'anglais sauce locale que du français :-)
a écrit le 07/01/2015 à 11:31 :
Elle est là, la vraie nuisance au travail...

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