Le numérique embauche, mais manque de candidats

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Le numérique est dans une situation totalement atypique dans un marché de l'emploi français sinistré.
Le numérique est dans une situation totalement atypique dans un marché de l'emploi français sinistré. (Crédits : Cap Digital)
Les métiers du numérique ne sont pas assez attractifs. Cela apparaît dans le premier baromètre des métiers du numérique de Cap Digital : les offres d’emploi explosent, mais les candidatures ne suivent pas forcément.

« On a de la peine à vendre nos métiers, de la difficulté à attirer les jeunes. En fait, comme nous n'avons pas de vrais référentiels de métiers, personne ne comprend vraiment ce que l'on propose». Stéphane Distinguin, patron de Fabernovel et président de Cap Digital, révèle une situation totalement paradoxale : la demande de développeurs informatiques a progressé de 19% en 2014, ce sont des métiers bien payés dans un secteur en croissance où, dans la plupart des cas, on est contacté 4 mois avant même la sortie de sa formation. Et dans pratiquement tous les cas c'est un CDI.

Pourtant, on manque de candidats. On manque également d'administrateurs, alors que les offres ont progressé de 28% en un an. Seuls les métiers d'analyse de l'information, ceux du Big Data (30% de demandes en plus), arrivent à trouver suffisamment de candidats.

Ne pas laisser s'échapper les talents

C'est l'un des constats du premier « Baromètre des métiers du numérique » élaboré par le pôle de compétitivité Cap Digital avec la société de recrutement Multiposting. Ce baromètre trimestriel doit saisir le plus rapidement possible les tendances de l'emploi  numérique, comme l'explique Stéphane Distinguin:

«Il doit permettre à nos entreprises membres de recruter mieux et d'être en avance. L'essentiel dans le numérique c'est la recherche de talents : plus les entreprises sont dématérialisées, plus elles ont besoin de talents. Et dans certains métiers, il faut aller très très vite : un développeur qui aujourd'hui ne trouve pas un travail immédiatement en Île-de-France s'envole vers la Silicon Valley.  Là-bas les stages de pré-embauche sont au maximum de trois mois et ils sont rémunérés 10 000 $ ! Si les entreprises françaises ne vont pas très vite elles perdent les talents et nous ne pouvons plus nous le permettre ».

Le numérique ne sait pas se vendre

Le numérique est dans une situation totalement atypique dans un marché de l'emploi français sinistré. Simon Bouchez, le patron de Multiposting qui a diffusé plus d'un million d'offres d'emploi dans le numérique sur la seule année 2014, montre via ce baromètre que toutes les grandes familles de métiers du numérique sont en très forte croissance : la plus faible étant celle des chefs de projets avec quand même 15% d'un an sur l'autre. « Mais, ajoute-il, il y a un réel décalage, entre l'offre et la demande ».

Stéphane Natkin, titulaire de la chaire des systèmes multimédias au CNAM, connaît parfaitement tous les problèmes de formation, dont celui-ci :

« Pour amener des jeunes à ce métier, il faut s'y prendre  autrement, il faut sortir de la logique disciplinaire et expliquer aux ados qu'en choisissant cette voie ils vont participer à la création de la ville intelligente, de la santé connectée, de la silver économie ... Le numérique offre aujourd'hui les métiers où l'on peut participer le plus fortement à la transformation de la société, c'est cela qu'il faut vendre aux jeunes, pas les spécialisations dans des langages informatiques. Il faut repenser le problème : on à des jeunes qui cherchent et des métiers en très grande tension et on n'arrive pas à concilier les deux faces du problème ».

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Commentaires
a écrit le 02/05/2015 à 7:14 :
Ça me fait bien rire de lire ça. J'ai fait mes études pour devenir developpeur d'applications et ça va faire un an que je cherche du travail dans cette branche. J'ai le bts informatique de gestion et le bts informatique et réseau pour l'industrie et les services et une licence pro test et qualité du logiciel. Je me demande à quoi servent les diplômes sachant que tous les recruteurs dans ce domaine reclament au moins 2 ans d'expérience. Expliquez moi comment un jeune diplômé peut avoir cette fameuse expérience si personne ne lui laisse sa chance...
A bon entendeur
Réponse de le 30/06/2015 à 13:49 :
Je pense tout simplement que c'est du recrutement à BAC +5, les postes de développeurs dans les grandes entreprises ont des statuts cadres et les RH font tout de même du tri le premier critère étant le diplome...
a écrit le 26/04/2015 à 21:25 :
multiposting multipliant les memes annonces sur les différents jobboard le million d'annonces valorisé ainsi est tout simplement faux , il s'agit non pas d'un article mais d'un publi-reportage!!! de qui se moque-t-on?
a écrit le 16/04/2015 à 10:30 :
BONJOUR? JE SUIS ANIMATEUR MULTIM2DIA ET DEPUIS QUE J4AI OBTENU MON DIPLOME JE NE TROUVE PAS DE TRAVAIL 0 PART DES MI6TEMPS 10 H? 5H? VOIR PIRE ET JAMAIS DE CDI QUE DES CONTRATS AIDER DONC LE NUM2RIQUE OK MAIS 0 QUEL PRIX;
a écrit le 03/02/2015 à 16:21 :
Les chiffres du baromètre n'indiquent en aucun cas que l'entreprise Multiposting a diffusé 1 million d'offres d'emploi dans le numérique en 2014. Ils ont dit avoir diffusé 1 million d'offres tous secteurs confondus. Et n'ont en aucun cas parlé de CDI, de surcroît. Je vous prierais donc d'utiliser les chiffres disponibles dans ce baromètre, malgré le fait qu'ils soient contestables.
a écrit le 02/02/2015 à 3:43 :
Comment se former au metier de developpeur? Quelles sont les ecoles? En combien d'anne peut pn se former (je pense dans mon cas a une reconversion). Faut il necessairemenŕt etre ingenieur?
Réponse de le 02/02/2015 à 16:01 :
Il y a tout un tas de formations possibles pour devenir développeur. Ca va des écoles privés à la fac en passant par des écoles d'ingé, IUT ou des BTS.

Il existe également des solutions comme l'ENI qui te permette en deux ans d'obtenir un diplôme d'état avec possibilité de travailler en alternance.

Donc non, aucun besoin d'être ingénieur pour être développeur.
Réponse de le 02/05/2015 à 7:17 :
Le bts informatique de gestion est bien répandu et offre tout pour devenir developpeur. Il s'appelle maintenant bts sio. Il me semble que ça signifie système informatique pour l'organisation.
a écrit le 30/01/2015 à 21:37 :
Ma fois si Stéphane Natkin pense qu'il faut "vendre" aux jeunes leur métier.
Comme si ça faisait rêver la "santé connecté".
Mais c'est un cauchemard monsieur.
Réponse de le 31/01/2015 à 0:44 :
Et on va s'occuper comment des personnes agées alors qu'on n'arrive déjà plus à trouver assez d'infirmières même en allant les piquer en Afrique (qu'on met dans la mouise par la même occasion...) ? Les projections des assureurs faites à partir de l'état avéré de la démographie et des statistiques sur l'espérance de vie et les besoins santé sont claires: beaucoup de monde à aider, à domicile et forcément à distance. Le reste c'est de l'idéologie à la petite semaine qui ne résout aucun problème, juste des discours pour s'écouter parler.
Réponse de le 31/01/2015 à 10:19 :
Pour avoir assez d'infirmière il suffit d'en former plus. Or combien d'entre elles sont pas prisent parce qu'elle n'ont pas eut le concours malgré leurs bonnes notes mais juste parce qu'elles sont en dessous du trait? Du coup on préfère en faire venir des déjà formées. Faut savoir ce qu'on veut.
Réponse de le 31/01/2015 à 15:04 :
Il est vrai que si l'humain est important en fin de vie les nouvelles technologies seront je l'espère d'un grande aide. Seleument, je ne vois pas bien le lien avec mon propos.
Je serais bien curieux de voir vos sources concernant le fait d'aller piquer des infirmières en afrique. je dois avouer que pour moi le phénomène contraire est plus visible en ce qui concerne l'humanitaire. Quand aux assureurs ils orientent la société pour faire leur beurre voilà tous.
a écrit le 30/01/2015 à 18:15 :
Comme le soulignent Elise, Gérard71 ou Egondragon (chacun⋅e à leur manière), l'informatique ne manque pas de cerveaux disponibles. Les pleurnicheries des portes-paroles du secteur ne sont que des opération de communication instrumentale à destination des marchés ou des pouvoir publics.Ce secteur est exactement comme les autres. D'un côté, le seniors sont décrétés inemployables. Comme l'avouent entre 4 yeux certain⋅e⋅s RRH « si je recrute un⋅e senior et qu'il y a le moindre problème, on considérera que j'ai commis une faute professionnelle ». À l'autre bout, on demande aux juniors d'avoir suffisamment d'expérience pour ne plus mériter l'appellation « junior ». Pour les personnes ayant la chance d'être entre les deux, on allonge la liste des domaines de compétences en exigeant des niveaux extravagants. Qui sait encore que la « maîtrise » est le niveau des maîtres ! Quant à la quête de l'opérationnalité immédiate des nouveaux recrutés, il illustre la prise de risque zéro d'un secteur qui se la joue « challenge », « mobilité », « innovation » alors qu'il est d'une frilosité absolue, fidèle à son obsession d'optimisation du taux de profit.

En tant que maître d'ouvrage, quand je vois le faible niveau de compétence (et je mesure mes mots) de la plupart des personnes que nous présentent les SSI et les agences Web, je me demande si ces entreprises savent encore ce que veulent dirent les mots « informatique » et « professionnel ». Elles semblent être aussi habiles à fabriquer de l'incompétence qu'à engranger des bénéfices. Il est effarent de constater l'écart abyssal séparant les exigences affichées dans les prétendues offres de recrutement et l'état réel de la force de travail. Et bien sûr, troquer un prestataire contre un autre ne change rien à l'affaire…
Réponse de le 31/01/2015 à 0:47 :
Des "presta" j'en vois chez des clients grand comptes et sauf rares exceptions, ils sont généralement assez mauvais. C'est à dire que les bons font tout pour ne pas rester "mercenaire de SSII", alors que les jeunes qui rament et les mous du genoux n'ont que cette possibilité.
a écrit le 30/01/2015 à 18:13 :
C'est faux les salaire sont pas du tout ce qu'on laisse croire, bien au contraire et les contrat des contrat précaire, on prend on paye au smic et on jette, c'est la loi de ce milieux.
Apprendre les langages de codage pour créer un nouveau style de smicard c'est ce qu'il se passe sous nos yeux.
Surtout quand on vois le programme de gestion des paye de l'armée ou celui du site de pole emploi par exemple, qui sont de véritable bouse codés avec les pieds.
C'est bien de nous raconter des idioties sur ces métiers, mais la réalité c'est qu'on est loin d'atteindre des sommet en France dans le domaine.
a écrit le 30/01/2015 à 16:17 :
C 'est bien français : ils seront formés, partis pour les meilleurs ailleurs, et seront dans les inscrits à Pôle emploi, car on n' en aura plus besoin !!!!!
a écrit le 30/01/2015 à 14:08 :
Cet article est inexact et les analyses sont biaisés: il n'y a pas pénurie en soi d'un point de vue quantitatif, c'est même le contraire, il y' a plutôt trop de bras dans certains secteurs et pas assez dans d'autres.
Les développeurs migrent par exemple massivement vers le Big Data car on leur fait miroiter des salaires mirobolants, ce qu'ils n’auront d'ailleurs pas, le Big Data est un buzz, qui passera, mais on ne fait que déporter le chômage, moins de développeurs en recherche, c'est un trop plein de candidats dans d'autres secteurs tout simplement.

Dans l'ensemble le numérique a les mêmes taux de chômage que les autres secteurs, d'autant plus que la plupart des grosses sociétés (Cisco, IBM, HP, Microsoft) prévoient des licenciement massifs, il faut donc arrêter ce délire des journalistes selon laquelle il s'agirait d'un eldorado.
La problème en France c'est la spécialisation, qui n'est pas assez poussée, trop d'embauche ne résout pas le pb car projets mal développés, donc produits qui n'aboutissent pas et des boites qui ne fonctionnent pas, et si les personnes s'en vont c'est effectivement par manque de poste valorisant, et de salaires adaptés.
La solution n'est pas de former plus mais de former mieux et de payer mieux, donc de verticaliser l'industrie.
a écrit le 30/01/2015 à 13:11 :
Ne pas comparer ce qui est incomparable, la France - 66 millions de personnes - et les quelques 317 millions d'américains, autant comparer l'Europe (en devenir) et les USA. Les divisions politiques européennes empêchent la croissance (pas de projet économico/sociétal commun), tout simplement...
a écrit le 30/01/2015 à 12:37 :
J'ai du quitter la France a 35 ans pour retrouver une dynamique de carriere; j'en ai aujourd'hui 50, ai multiplie mon salaire par 4, et beneficie de parts dans ma societe, qui augmentent chaque annee. On me met la "pression" a travers des avantages divers et varies pour surtout ne pas quitter mon poste. Mais je suis aux USA... Quand je vois le marasme Francais et la situation des "seniors" de 50 ans au chomage, j'ai du mal a comprendre comment on peut arriver a autant de differences entre les 2 systemes.
a écrit le 30/01/2015 à 12:33 :
Cet article ne correspond pas vraiment à la réalité
Aujourd’hui retraité, j’ai fait toute ma carrière dans l’informatique. J’ai vu se multiplier l’externalisation de l’informatique. Elle a entrainé une baisse généralisée des salaires, surtout du salaire d’embauche des jeunes. Et avec une dégradation des conditions de travail. Aujourd’hui un jeune diplômé aura beaucoup de mal à réaliser la même carrière que moi. Probablement 25% d’écart de salaire.
J’ai travaillé dans une grande multinationale de l’informatique qui depuis 20 ans enchaine les plans de réduction d’effectif. Et, j’ai constaté que dans certaines branches près de la moitié du personnel était des prestataires. Pas question pour eux d’obtenir une augmentation de salaire. On leur répond qu’il est impossible de répercuter ce cout sur les clients. C’est à prendre ou à laisser
Mes enfants ont fait d’excellentes études (grandes écoles). A la sortie, ils ont trouvé immédiatement du travail mais dans des sociétés de services qui les plaçaient dans des grandes entreprises. Il leur a fallu plusieurs années pour sortir de ce système. Leur domaine d’activité ne concerne pas l’informatique et le numérique. Ce mode de gestion du personnel se retrouve dans tous les domaines. Et, aujourd’hui il faut ajouter les travailleurs détachés ou les services externalisés dans des pays à faible cout de main d’œuvre.

Donc dire qu’il manque des candidats me parait être une énormité. Surtout dans une branche comme le numérique. Tous les jeunes qui arrivent actuellement sur le marché du travail sont né avec le numérique. Le vrai problème est l’organisation ou la désorganisation du monde du travail voulu par les entreprises pour augmenter leur marge.
a écrit le 30/01/2015 à 11:40 :
si il y a autant d'emploi dans l'informatique
s'il manque autant de travailleurs dans ce domaine depuis tant d'années
pourquoi tant d'informaticiens chomeurs?

tous les développeurs partent à la silicon valley? pourquoi vont ils encore à pole emploi s'ils sont aux states?
Réponse de le 30/01/2015 à 12:10 :
Nombre de programmeurs n'ont pas suivi la mode des langages notamment "objets" et sont désormais considérés "has-been" par les décideurs qui ne connaissent rien à la technique. Ils sont souvent appelés pour leur expertise dans les langages jugés "préhistoriques" néanmoins une fois la migration vers le nouveau système d'information réalisée, ils sont définitivement au chômage. La technologie subit aussi des effets de mode au même titre que l'habillement sans pour autant être mieux couvert (string).
Réponse de le 31/01/2015 à 10:30 :
Parce que ce que dit pas la tribune ces que les programmeur chinois, et d'Afrique coute rien comparé a nous. Et que du coup les programme sont fait dans des pays a pas cher et modifié/adapté chez nous, ce qu'ils veulent ce sont juste des programmeurs qui peuvent adapter un programme sur un système précis et pas un programmeur qui fait tous. Bien évidemment ces modifs devront certainement êtes faites chez les clients et le programmeurs devra être forcément mobile...
a écrit le 30/01/2015 à 11:37 :
Ce monsieur a un discours marketing et pense en termes de marché. Il a besoin de main d'oeuvre bon marché, corvéable à merci. En termes de capacité et de formation les candidats existent mais à des prix qui ne lui permettent pas les marges qu'il espère et les bénéfices millionnaires. Ce qui est rare est cher, c'est une des bases de son commerce. Mais il fait semblant de l'oublier. Les formations scientifiques attirent moins les étudiants car les "tecos" sont des "ressources" nettement moins payées que les "managers" issus des formations de commerce. Contrairement aux USA d'ailleurs où le boulot de gratte papier est moins payé que celui de producteur de résultats. D'où le départ des "tecos" vers un écosystème plus favorable. Ce sera dur à faire évoluer.
Réponse de le 30/01/2015 à 13:11 :
Si cet auteur n'a pas compris que ce qui est rare est cher, il n'a rien compris au marketing et à l'économie...
a écrit le 30/01/2015 à 11:28 :
Commencez par garder vos employés, ce métier est loin d'être idyllique , c'est souvent le foutoir dans les projets avec des financiers à leur tête : Excel management.
a écrit le 30/01/2015 à 10:45 :
Voilà le genre d'offre offerte par nos entreprises SSII (voir annonces pole emploi ) : Bac +5, 5 ans d'expérience, CDD 1 mois. La blague !
Réponse de le 30/01/2015 à 11:27 :
Parfaitement d'accord, de plus les SSII "polluent" les sites comme l'APEC en répétant dix la même offre, donc potentiellement il y a un million de poste mais concrètement il y en a cent mille. Article faux!!!
Réponse de le 30/01/2015 à 11:32 :
Tout cela pour réaliser la énième façade d'un site web...
Réponse de le 02/05/2015 à 7:34 :
Entièrement d'accord. Combien aussi laissent leurs annonces alors que le postes en question est pourvu. Et donc ces annonces se retrouvent dans ces statistiques et au final plus d'offres que de demandeurs. Il y a tant de choses à revoir. Et ce dans tous les domaines...
a écrit le 30/01/2015 à 10:12 :
On manque de jeune candidat pour renouveler le stock de chômeurs de plus de 30 ans qui sont toujours sur poste et qui coûte cher aux actionnaire. Il est impératif de garder un niveau de chômage suffisamment élevé pour mettre la pression sur les salaires de ceux qui sont en poste.
Réponse de le 30/01/2015 à 21:07 :
Tout est dit ...
a écrit le 30/01/2015 à 9:48 :
Quand les salaires proposés seront en phase avec la valeur ajoutée créé par ces cerveaux... peut-être qu'on arrivera à recruter et garder des talents.
30 à 35k€ pour créer des systèmes qui réalisent des millions d'économies de gestion c'est peanuts à coté de ce que touche les commerciaux et autres improductifs qui ont vendu l'intelligence des cerveaux (dont ils n'en possèdent pas le quart).
Réponse de le 30/01/2015 à 10:28 :
Exactement. Tous ces commerciaux, financiers et "managers" imaginent que la recherche et l'innovation tombent du ciel, qu'on peut les obtenir pour presque rien et les revendre très cher. Mais c'est la loi de l'offre et la demande : s'il y a un manque de cerveaux, il faut payer les cerveaux plus cher, et ils réapparaîtront comme par magie, par la magie de l'offre et de la demande. Si on ne les paie pas, les cerveaux vont faire autre chose de bien mieux payé, finance ou assurances par exemple (car les états sauvent les banques en permanence, les banques centrales injectent des milliers de milliards dans les banques, donc les banques paient des salaires délirants, donc les vraies entreprises de l'économie réelle ne peuvent pas suivre... gros problème).
Réponse de le 30/06/2015 à 15:36 :
Que d'aigreur toto... Les gens qui pensent que seul ce qui font est compliqué et à de la valeur. Si les entreprises paient si bien les commerciaux et les managers c'est qu'il y a une raison non? la loi de l'offe et la demande. Le coeur d'une entreprise réside dans la partie commercial à 90% du temps
Si vous arrivez à tout faire lancer votre entreprise, faîtes la parties technique occupez vous de la revendre et assurer le suivi financier, devenez riche et arrêtez de rager
a écrit le 30/01/2015 à 9:32 :
C'est normal : il y a des moins en moins d'étudiants en maths, et ce sont les meilleurs candidats pour ce type de poste, car ils maitrisent les outils du big data (statistiques), de la cryptographie etc, et plus généralement du numérique (numérique veut dire nombre, donc mathématiques). Ceci est dû en partie au mépris du gouvernement pour les maths dont les horaires diminuent sans cesse au collège et au lycée, donc cette matière fait peur aux étudiants... et on n'arrive plus à recruter de profs de maths, il y a moins de candidats que de postes proposés, et donc le ministère diminue les heures de cours car il n'y a plus assez de profs (les rares étudiants de maths préfèrent des métiers mieux payés et plus tranquilles dans le privé) ... Il faut briser ce stupide cercle vicieux.
Réponse de le 30/01/2015 à 10:41 :
Aucun rapport entre développeur informatique et mathématique .. D'ailleurs, si Xavier Niel a crée sa propre école sans diplôme, c'est bien la preuve que le codage est accessible aux non scientifique. Vous vous trompez complètement!
Réponse de le 30/01/2015 à 11:31 :
Parce qu'il faut connaître les dérivées partielles ou la transformée de Laplace pour développer Facebook? Qu'est-ce qui ne faut pas lire comme bêtises... L'informatique c'était fun à ses débuts car tout était balbutiant et il était enfantin de réaliser son premier site web. Aujourd'hui le secteur est mature et plutôt routinier (comme n'importe quel autre métier) hors R&D. Il est relativement sain que les cerveaux les plus performants s'orientent vers des activités à la hauteur de leur potentiel jusqu'à atteindre leur seuil d'incompétence.
Réponse de le 30/01/2015 à 13:18 :
La cryptographie, le big data, les simulations numériques, l’algorithmique de bon niveau, les moteurs de recherche, la reconnaissances de forme, reconnaissance vocale, etc, ce sont des mathématiques : allez voir chez Criteo et autres si vous pouvez vous faire embaucher sans un bon niveau mathématique; vous n'aurez même pas un entretien. Si vous vous contentez de petites connaissances banales et routinières, vous n'irez pas loin, vous resterez au niveau de technicien routinier, sans savoir faire évoluer les choses. Vous avez un train de retard; évoluez et mettez vous à jour !!!
Réponse de le 30/01/2015 à 19:19 :
Bien au contraire; si vous voulez un poste de bon niveau, mieux vaut avoir ces compétences mathématiques, indispensables si vous voulez faire quelque chose de puissant et efficace : cryptographie, big data (donc statistiques), reconnaissance de formes, moteurs de recherche... et CRC32, ce ne sont pas les maths du XIXéme siècle que vous citez qui sont utiles, mais celles de fin XXème et XXIème, notamment des statistiques. Essayez de vous faire employer par Critéo sans maths et vous verrez...
Réponse de le 31/01/2015 à 0:58 :
Autodidacte, plus de 30 ans de code, j'en suis à ma deuxième boite (qui marche...) et je n'ai pas le bac. Toutes les personnes que j'ai pu rencontrer et persuadées qu'il fallait être bon en math pour faire de l'info étaient systématiquement de mauvais informaticiens :-)
Réponse de le 03/02/2015 à 1:28 :
"Parce qu'il faut connaître les dérivées partielles ou la transformée de Laplace pour développer Facebook?" : Pour qu'un facebook gratuit soit possible en vendant un ciblage publicitaire, vous avez la moindre idée des algorithmes d'analyse qui tournent en tache de fond? Analyse de texte, analyse d'image, analyse du graphe des amis, analyse des likes, analyse de la distribution spatiale des amis, etc. : Il y a de quoi faire bosser des hordes de chercheurs à temps pleins!
a écrit le 30/01/2015 à 9:26 :
C'est juste totalement faux. Les employeurs ne désirent que des jeunes alors que de nombreux seniors au chômage sont encore en pleine possession de leurs moyens et sont prêts à recevoir un salaire adapté au marché.
Réponse de le 30/01/2015 à 9:36 :
Les séniors n'ont pas forcément la maitrise des outils modernes : statistiques, big data, programmation dans des langages modernes et non pas en Fortran 1977... C'est un inconvénient de ces métiers : ça évolue très vite, et à un certain âge on est dépassé par les jeunes.
Réponse de le 30/01/2015 à 9:44 :
Vieux ou jeune la question n'est pas là.

Les nouvelles technos ne sont quasiment que des nouveaux noms sur des techniques existantes. Le bigdata en est la preuve ... et est sur nommé dans 99% des cas. Produire assez de données pour en être réellement n'est pas données à tous.

Si vous êtes un développeur Objet, vous pourrez rapidement être opérationnel sur n'importe quel langage, aussi nouveau soit-il.

Par contre, un "ancien" aura beaucoup plus de mal à être mobile sur le 1/4 nord-Est comme 90% des SSII le demande aujourd'hui .. et ce n'est pas une question d'être mobile .. mais ne pas être corvéable à merci ...
Réponse de le 30/01/2015 à 11:03 :
Tout à fait d'accord...l'innovation est un etat d'esprit pas une question d'âge même pour les TIC
Réponse de le 30/01/2015 à 12:02 :
Encore un jeune (loup) programmeur en langage objet qui vend sa soupe et souhaite faire croire qu'il est capable de s'adapter à n'importe quel projet... même dans l'embarqué en langage machine. Ca va bien les chevilles?

Savez-vous que cela fait plus de 1 000 ans que l'humanité utilise une fourchette?
Réponse de le 30/01/2015 à 13:21 :
Maintenant je comprends... Le maximum de votre connaissance technologie, c'est la fourchette... Evoluez !!! Vous avez 1000 ans de retard !!!
Réponse de le 31/01/2015 à 10:24 :
Je suis d'accord avec "Que néni", je suis maintenant "vieux" et je n'ai aucune envie de devoir allez n'importe où pour travailler et avoir un salaire de crotte. Quand je doit m'absenter de chez moi ça me coute en garde. Alors si ils veulent que je le fasse y a pas de soucis ils n’ont cas me payer en conséquence. Sinon ils s'assoient dessus et mes compétence resteront dans ma poche. Bien sûr ce problème reste le même dans la plupart des branches.
Réponse de le 03/02/2015 à 1:23 :
"Encore un jeune (loup) programmeur en langage objet qui vend sa soupe et souhaite faire croire qu'il est capable de s'adapter à n'importe quel projet..." : Il est plus facile d'apprendre un assembleur, le C, le Fortran que Java ou C# et les frameworks qui vont avec.
Au fait, si on en est venu à des langages sécurisés contre les erreurs des développeurs, nos prédécesseurs ont leurs rôles dans l'affaire : buffer overflow, dépassement de capacités des entiers, etc.
a écrit le 30/01/2015 à 8:50 :
Il faut saisir la balle au bond ! Les formations en ligne et parallèles à toute activité, ouverte au large public encouragent la prise de risque. Dire oui est tout aussi compatible avec des raisons, un projet initial, des clause de prévoyance formulées cordialement, dont celle qui envisage les dispositions de prévoyance à naître étant entendu que les réseaux, les sociétés, les hommes sont soumis par définition au changement ; aussi, un CDI est tout au plus un principe louable de fonctionnement, lequel n'enlève en rien lui seul le fait maintenant admis voulant que nouveau siècle contrarierait l'espoir d'un métier à vie, d'un contrat stable... Ne cesse t-on pas d'inciter les cadres supérieures, les chercheurs, à s'ouvrir à la mobilité sociale (selon le large concept sociologique), soit un peu plus de flexi- prise en main de soi, par soi, avec d'autres, pour un ensemble dont on se voit partie intégrante, co-influente (au sein d'un environnement qui ne se trouve pas écrit d'avance, et qui ne soit pas non-plus à sens unique). Le gouvernement, le parlement à ce titre n'ont pas chômé au cours de cette période si axphixiante qu'est la crise, cette crise multiple, d'origines et de remèdes savamment variés ("tans pis et tant mieux") dont nous finirons bien par sortir. Des ardeurs à nuancer répondrons-nous ! Alors bon vent la crise :)
a écrit le 30/01/2015 à 8:28 :
Un ami travaillant dans le numérique n'est pas augmenté depuis 4 ans et a vu 25% de ses collègues partir à Pôle Emploi en 2014.
Réponse de le 30/01/2015 à 9:34 :
Tout dépend de son profil : s'il est simple "webmaster", sans maitriser correctement les techniques complexes (big data, statistiques), il n'est pas adapté aux besoins actuels, qui nécessitent des compétences techniques pointues (essentiellement du type mathématique); il n'est donc pas adapté à la demande.
Réponse de le 30/01/2015 à 23:41 :
MDR, un ingénieur reste un ingénieur, mais bon les boites veulent du tout cuit, sans proposer de formation sur les nouvelles technos..un conseil aux jeunes ! évitez les SSII et le métier informatique en france, c'est une grosse arnaque ! allez plutot aux usa !
a écrit le 30/01/2015 à 8:16 :
Le nombre d'offres dans le numérique ne reflète pas la réalité... il arrive souvent qu'un même poste soit annoncé sur les sites d'emploi par 5 ou 6 sociétés de services différentes. S'il y avait réellement un manque de candidats, les salaires augmenteraient (loi de l'offre et de la demande), mais ces derniers ont tendance à baisser depuis ces 6 dernières années.
Réponse de le 30/01/2015 à 8:27 :
+1.
De plus, l'article ne donne pas de précision sur le type de poste ou de technologie souhaitée. En fait, il manque des postes dans certaines technologie "à la mode" mais combien de société aussi forment leur employés à celles ci ?
Encore de la propagande de SSII!!
a écrit le 30/01/2015 à 8:10 :
Quel est le salaire proposé sur paris ? Et qui veut aller vivre sur paris aujourd'hui ? Ensuite, savoir, pourquoi ces boites préfèrent recruter de jeunes diplomés que des séniors de 40-50 ans, qui pourtant ne manquent pas chez pole emploi !? bizarre on ne nous dit pas tout. L'article pourrait au moins etre clair sur ces points, car là on dirait de la publicité pour ces boites qui recrutent...
Réponse de le 30/01/2015 à 8:49 :
Un type de 40-50 ans toujours developpeur est un looser. C'est ce que toutes les grandes écoles enseignent. Quitter la technique le plus vite possible pour le management ou le commerce pour gagner beaucoup plus. C'est la raison pour laquelle j'ai quitté ce système et crée des sociétés. Je continue de m'éclater dans la technique (beur, c'est sale) et je gagne beaucoup d'argent.
Réponse de le 30/01/2015 à 9:39 :
Vous avez raison : cette manie de payer plus les commerciaux et les managers, pourtant interchangeables et ne demandant pas de compétences très pointues, est une des grosses erreurs des boites françaises. La capacité technique est beaucoup plus importante et difficile à acquérir que la compétence commerciale, plutôt basique et facile. Les USA l'ont bien compris, eux.
Réponse de le 30/01/2015 à 23:38 :
ah je comprend mieux pourquoi les boites françaises sont pourries et n'arrivent pas à recruter. Les jeunes de 30 ans, juste bons pour développer et suer avec un salaire de misère. Les vieux 40 50 60 ans commerciaux bons à rien et payés grassement...OK on a compris ! Plus personne ne veut de vos sociétés et de votre mentalité pourrie !
Réponse de le 26/04/2015 à 21:18 :
sans compter les chargés de recrutement censés sélectionner les CV mais qui ne connaissent pas les métiers pour lesquels ils font la sélection, donc si les keywords de leur liste ne sont pas dans votre CV peu importe la valeur de votre profil vous ne serez pas selectionné, en fait c'est la sélection de CV façon candy cruch, un nouveau jeu le chomeur cruch...
Réponse de le 02/05/2015 à 7:49 :
Awana vous avez tout dit. C'est exactement cela et donc les réponses sont toujours les mêmes : malgré votre profil intéressant nous avons le regret de vous annoncer son refus. Sans la moindre explications puisqu'ils n'ont pas compris le CV et donc le profil.
Triste réalité
a écrit le 30/01/2015 à 8:08 :
Ah bah forcément, quand les recruteurs ne demandent pas moins de bac+5, ou alors mieux, 5 ans d'expérience dans une technologie qui n'en a que 3.. . que ça suive un peu de ce côté là.

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