Une annulation de la dette grecque n'aurait pas d'effet sur les impôts en France

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Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, dimanche à Bercy
Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, dimanche à Bercy (Crédits : Reuters)
Des experts au plus haut niveau estiment qu'un effacement de la dette grecque provoquerait nécessairement une hausse des impôts, notamment en France. Une affirmation erronée, liée au mythe d'un remboursement de la dette publique par les contribuables

Si les Grecs effaçaient leur dette, chaque Français devrait payer 731 euros d'impôt en plus. Cette affirmation émane du quotidien financier l'Agefi. Ce calcul correspond aux conséquences de l'annulation des 40 milliards d'euros que la France a théoriquement prêtés à la Grèce, via différents canaux (FESF, MES...). Une perspective qui s'éloigne, le gouvernement grec proposant plutôt, désormais, la création d'obligations perpétuelles, et non l'effacement de la dette. Une décision liée, semble-t-il à la crainte de se mettre à dos les contribuables de nombreux pays européens.

Cette affirmation est-elle juste? L'idée qu'une une annulation de la dette grecque provoquerait, nécessairement, une hausse des impôts n'est pas seulement mise en avant par la presse. Un banquier central n'hésite pas à la défendre, face aux affirmations contraires de Matthieu Pigasse. Interrogé sur l'impact d'une telle restructuration pour les citoyens Français, ce banquier d'affaires a estimé qu'il serait "quasi-nul". Banquier chez Lazard,  missionné pour conseiller le gouvernement grec, cet ex haut fonctionnaire, bon connaisseur de la sphère publique, a récusé l'idée d'une hausse d'impôt obligatoire:

"Cette dette a déjà été émise donc elle est déjà incorporée dans les ratios dette sur PIB des pays européens. Vous pouvez annuler une partie de la dette grecque, une partie des créances françaises, cela n'impactera en rien la dette française" a-t-il déclaré le 30 janvier.

"Comme l'argent a déjà été sorti, cela n'aura aucun impact budgétaire réel (...) Le seul impact est un impact comptable", a-t-il poursuivi.

Pigasse est dans le vrai

Qui a raison? Ceux qui jugent inéluctable une hausse massive des impôts en cas d'effacement de la dette grecque, ou Matthieu Pigasse? C'est ce dernier qui est dans le vrai. De fait, pour prêter à la Grèce, le Trésor a déjà emprunté sur les marchés. Il a fallu s'endetter, et cette dette est déjà intégrée à la dette publique. Que se passerait-il si les 40 milliards de créance sur la Grèce étaient annulés? Comptablement, il faudrait augmenter le déficit public d'autant -soit deux points de PIB- l'année où l'annulation est actée. Mais un seul exercice budgétaire serait impacté, une seule année.

Bruxelles verrait cette augmentation comme temporaire, exceptionnelle, non récurrente. Elle ne changerait rien à la trajectoire de réduction du déficit public. Et en aucun cas, le gouvernement ne serait contraint d'augmenter les impôts.

Le mythe du remboursement de la dette par les contribuables

Certains politiques ont colporté l'idée selon laquelle, si les Grecs ne remboursent pas les fameux 40 milliards d'euros prêtés, ce serait aux contribuables français de le faire. Cette thèse traduit une méconnaissance du circuit de financement des Etats ayant accès aux marchés financiers (à la différence de la Grèce). En France comme ailleurs, les contribuables ne remboursent jamais la dette publique. Quand un emprunt obligataire ou autre arrive à échéance, l'Agence France Trésor (AFT) emprunte pour un montant équivalent sur les marchés, afin de le rembourser. Ainsi, en 2013, l'AFT a emprunté à moyen et long terme 186,3 milliards d'euros, qui ont servi, à hauteur de 106,7 milliards, à rembourser ("amortissement") des emprunts arrivant à échéance, le reste finançant, principalement, le déficit budgétaire.

Le budget de l'Etat ne comporte donc aucune ligne "remboursement de la dette". Ce qui figure au budget, ce sont les intérêts sur cette dette, et seulement les intérêts.

Le véritable impact d'une telle annulation serait la perte des recettes correspondant aux intérêts versés par l'Etat grec. Mais ces intérêts sont déjà très faibles, et pourraient être revus à la baisse.

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Commentaires
a écrit le 21/07/2015 à 14:14 :
C'est navrant de voir que même à mon jeune age, je comprends mieux le fonctionnement de l'économie d'un Etat que la majorité des personnes postant des commentaires ici...

Entre ceux qui pensent que les Etats rembourseront un jour leur dette (Sérieusement ? plus de 40 années où les dettes de tous les pays du monde ne font qu'augmenter et vous ne comprenez toujours pas ce qu'ils font et où ils veulent en venir ?), ceux qui sont pas loin de penser que les grecs sont venus directement se servir sur leur compte en banque (Alors que les grecs n'ont quasiment pas vu un centime de l'argent qui leur a été prêté), ceux qui pensent que les Etat sont des organismes philanthropiques, prêt à aider leur voisin sans juste par "amitié", alors qu'en realité c'est une véritable guerre menée par l’Europe (dont le général est allemand) et qui a pour but de dévaliser la Grece, tout en essayant de ne pas affoler les gentils épargnant qui ne doivent sous aucun prétexte douter ou remettre en cause le système sous peine que celui-ci s'effondre sous le poids de sa propre absurdité.

Il serait temps d'ouvrir les yeux, un emprunt d'un Etat n'a rien a voir avec l'emprunt d'un ménage ou d'une entreprise. Le but n'est pas d'emprunter, de rembourser ou quoi que ce soit. Le but est d'augmenté la quantité de crédit, afin d'augmenté la quantité de monnaie disponible, afin que les banques puisses drainé à grands coup d’intérêt les richesses des pays.

Essayer de penser par vous même et de chercher a réellement comprendre le fonctionnement de l'économie actuelle. Malgré ce que l'on essaie de nous faire croire, ce n'est pas si compliqué, cela demande juste un peu de temps et d'ouverture d'esprit.
a écrit le 18/07/2015 à 18:25 :
Voici probablement l'article le plus irresponsable écrit sur les conséquences d'une annulation (ou d'un défaut de paiement) sur la dette grecque. Le dernier chapitre, intitulé "Le mythe du remboursement de la dette par les contribuables", est tout simplement hallucinant. Mais traduit, hélas, une philosophie imbécile qui explique en partie le rapport terrifiant qu'ont les gouvernants envers la dette.

On se comporte en effet comme si la dette ne devait jamais être remboursée, comme si elle était perpétuelle. La logique est ici de dire "comme la France a emprunté ou cautionné une partie de la dette grecque, cela est déjà dans les comptes, donc on se fout qu'elle rembourse ou non". Approche implacable et imbécile de pays qui, étant sans cesse en déficit, se conçoivent comme vivant éternellement à crédit.

Voilà ce qu'explique cet article, noir sur blanc : "En France comme ailleurs, les contribuables ne remboursent jamais la dette publique. Quand un emprunt obligataire ou autre arrive à échéance, l'Agence France Trésor emprunte pour un montant équivalent sur les marchés, afin de le rembourser." Et donc "les marchés", qui sont au passage sans cesse dénoncés, seraient une source inépuisable de crédit à des Etats sans cesse plus endettés.

Au fond, les Etats se comportent comme des surendettés insouciants. Comment peut on écrire pareille imbécillité à un moment où, précisément, l'exemple grec montre que les robinets peuvent se fermer ?

Ce qui se passe en Grèce devrait provoquer une prise de conscience salvatrice. Hélas, politiques, médias et nombre de commentateurs s'évertuent à entretenir l'ignorance et l'aveuglement des peuples.

Dormez, braves gens... Et félicitations, Monsieur Ivan Best, pour l'irresponsabilité de votre propos.
a écrit le 06/07/2015 à 16:49 :
Si j'ai bien compris la "logique" de l'article, qu'importe que la Grèce ne rembourse pas la France, cela ne fait qu'augmenter notre propre dette, que nous ne rembourserons pas non plus! Nous n'en payons "que" les intérêts. Sauf que les taux pourraient bien augmenter, et qu'il n'est pas dit que nos créanciers nous fassent des cadeaux. Sauf qu'il y a mieux à léguer aux générations futures que cette dette. Sauf qu'un pays endetté est moins libre. Sauf que la fin des déficits est un engagement de la France, et que le service de la dette contribue au déficit. Sauf que les pays qui se portent le mieux dans notre zone économique sont ceux qui ont réduit la dépense publique (pas nécessairement la qualité des services publics) qui est l'un de nos rares domaines d'excellence.
a écrit le 29/06/2015 à 19:46 :
Les créanciers de la Grèce espéraient faire "une bonne affaire"... et toucher de juteux bénéfices... Ils sauront qu'on ne gagne pas à tous les coups !... Cette leçon vaut bien un fromage (feta) sans doute ? ;-)
a écrit le 28/06/2015 à 8:29 :
"Le véritable impact d'une telle annulation serait la perte des recettes correspondant aux intérêts versés par l'Etat grec. Mais ces intérêts sont déjà très faibles, et pourraient être revus à la baisse."
Il y aurait donc des interets â payer d'un coté mais il n'y aurait plus d'interet reçus de l'autre.
A mourir de rire cet article . En voulant demontrer que les français n'auront pas à payer d'impots pour les grecs il en arrive à la conclusion ( involontaire) que non seulement ils vont en payer ( les interets de l'emprunt réalisé pour preter à la Grece ) , mais sur une durée illimitée
a écrit le 23/06/2015 à 14:27 :
Les commentaires à cet article prouvent surtout que 99% des citoyens ne comprennent rien à l'économie et au monde financier des Etats....Le lobby des banques et les politiques démago ont bien joué leur rôle de désinformateurs
Maintenant tout le monde pense qu'un Etat se gère comme une entreprise ou une famille.
Les hauts responsables banquiers doivent bien se marrer quand ils parlent de nous
a écrit le 22/06/2015 à 18:38 :
imaginez un hotel. Toutes les chambres sont occupées. Peut-on faire rentrer une personne de plus?
Réponse du journaliste: oui.
On le met le nouveau dans la chambre 1, puis on met l'occupant initial de la chambre 1 dans la 2, celui de la 2 dans la 3 ETC.... On peut donc faire rentrer autant de personnes qu'on veut avec ce système! Youpi! Merci Ponzi!

Voila le raisonnement de l'auteur, simplifié pour que le lecteur comprenne.
Scoop: le mouvement perpétuel n'existe pas non plus.
a écrit le 04/03/2015 à 14:50 :
40 milliards pour 60 millions de français = 666 euros...
J'adore ce chiffre, encore une coincidence, hein ?
a écrit le 27/02/2015 à 23:14 :
j'aime ses analyses rebrousse poil : merci IVAN !
a écrit le 17/02/2015 à 4:37 :
Monsieur Pigasse est mandaté par la Grèce dans la négociation. Dès lors, il est prêt a dire n'importe quoi au service de son client.
Réponse de le 04/03/2015 à 2:05 :
Monsieur Pigasse sait mieux de quoi il parle que vous, très certainement, Brocan2, car, lui, c'est son métier.
a écrit le 15/02/2015 à 19:29 :
raisonnement étonnant, fondé sur l'idée qu'un état ne rembourse jamais : une pyramide de Ponzi perpétuelle. Mais , même en admettant ce calcul bizarre, il faudra bien payer les intérêts de l'emprunt nécessaire pour finacer les 41 milliards ...et ces intérêts ont un coût. Le raisonnement de La tribune consiste à transférer la charge des intérêts sur les cautions de l'emprunt grec. Quand on sait que le remboursement des intérêts de la dette est déjà le 3 ou 4 éme poste du budget, cela n'est pas enthousiasmant de charger la barque. en gros, dit La Tribune, l'emprunt ne coûte rien. Mais alors, laissons le chez les grecs. où est le problème ? Et pourquoi ne pas emprunter sans limites ? raisonnement délicieusement irresponsable.
Réponse de le 04/03/2015 à 15:08 :
Donc si je comprend bien les 40 milliards qu'on a emprunté et prêté à la grèce ne coutent que leurs intérêts perpétuellement... dont la valeur actualisée (si mes cours de finances ne sont pas trop faux) est de ... 40 milliards d'euros.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:19 :
Qui vous a donné ces fameux cours ? Certainement pas un vrai financier…
a écrit le 07/02/2015 à 23:23 :
Si on efface la dette de la Grèce, un autre pays va aussi emprunter et se déclarer en faillite pour obtenir l'effacement. Contrairement ce qu'on essaie de nous faire croire, c'est bien l'argent des français qui finance cette dette.
a écrit le 06/02/2015 à 9:36 :
Comment peut-on donner de l'argent à un pays endetté, alors que la France elle même est déjà endetté. C'est toujours les mêmes qui payent. Bientôt la France sera un pays très très très pauvre et vivra comme certains pays du monde. Dans une grande misère, mais vu mon âge je ne serais surement plus de ce de monde, mais vous les jeunes qu'allez-vous devenir???????
a écrit le 04/02/2015 à 19:46 :
Cet article c'est " comment faire croire au gogo qu'en perdant de l'argent , on en perd pas"...bien sûr que si , on doit toujours payer . Effacer une dette c'est perdre les intérêts ET le capital à rembourser . C'est donc + de dette pour le creancier + de service de la dette , donc + d'impôt . Sinon on annule nos 2000 milliards de dette! c'est totalement indolore..
a écrit le 04/02/2015 à 17:32 :
Je ne comprends pas. On ne peut pas rembourser les dettes (même sans leurs intérêts, payés par l'Etat) uniquement avec d'autres emprunts. Comment peut-on faire pour rembourser des dettes au final, si tout n'est qu'un jeu d'emprunts ?
a écrit le 04/02/2015 à 17:29 :
PLUS PERSONNE NE CROIT CES SOIS DISANT EXPER¨TS BIEN SOUVENT A LA BOTTE DU GOUVERNEMENT
a écrit le 04/02/2015 à 16:55 :
Puisque cela ne coûte rien il n'y a qu' à faire l'impasse sur la totalité de la dette grecque et puisqu'on y est effaçons la dette de tout les pays POURQUOI personne n'y a pense avant c'est c.. Tout de même !
Réponse de le 23/06/2015 à 18:50 :
parce que les dettes profitent aux riches via les taux d'intérêt
Réponse de le 29/06/2015 à 19:58 :
On ne saurait mieux dire !
Ceux qui prêtent aux états comptent bien faire un BON bénéfice... cette fois-ci, c'est raté... caramba ! on ne peut toujours gagner !
a écrit le 04/02/2015 à 16:36 :
ONT A DEJA EFFACE DES DETTES A L AFRIQUE PLUS GROSE QUE CELLES LA ? ALORS POURQUOI NE PAS ANNULEZ CETTE DETTE ???
Réponse de le 04/02/2015 à 18:01 :
Les grecs ont triché sur leurs comptes nationaux ,ils ont bénéficié de 100 milliards de remise de dettes privées ( cela correspond à 10.000€ par grec )
Il y a quelques années lors d'une interview un chauffeur de taxi grec disait " merci l'Europe car grâce à elle nous nous gavons" cela a été dit avant la crise !
Les gouvernements grecs ont tous participé à la gabegie il suffit de voir le nombre de fonctionnaires
Les grecs ont vécu au dessus de leur moyen il faut bien qu'un jours ils reviennent à la réalité !
Si nous laissons faire il faudra bien le faire aussi pour les autres pays endettés
Même si comme l'affirme La Tribune c'est pas grave car cela n'impacte pas les impôts
Réponse de le 05/02/2015 à 9:16 :
Ce ne sont pas les grecs qui ont falsifié les comptes, c'est Goldman Sachs. Pourquoi le peuple devrait-il trinquer les erreurs de leurs dirigeants ? Ils ne sont pas d'accord ces grecs et ils l'ont fait savoir en votant Syrisa !
Réponse de le 05/02/2015 à 19:56 :
Alors pourquoi ne pas faire un emprunt de 1000....000000 miliard et demander sont annulation? Testez avec votre banquier je suis sûr qu'il acceptera. Le crédit leur a été accordé qu'il paye ou alors on annule la dette de TOUS les membre de l'Europe que les créancier soit européens ou de l'étranger. Puis après on s'arme très vite histoire d'éviter d'être envahi par les pays qui vont en trinquer.
a écrit le 04/02/2015 à 10:40 :
la diminution d'impôts, la hausse des dépenses publiques ou la réduction du déficit Public qui étaient possibles lors du remboursement de la dette Grecque par les Grecs disparaissent ainsi pour les Français.
Ce n'est donc pas neutre.
La France emprunte déjà pour financer ses déficits.
Doit-elle également par solidarité emprunter pour financer indéfiniment les déficits de la Grèce ?
La capacité d'endettement des Etats est-elle infinie ?
On voit bien que pour la Grèce, elle ne l'est pas.
Et pour la France ?
Réponse de le 05/02/2015 à 0:39 :
Là vous avez compris ! On augmente la dette de la France pour diminuer celle de la Grèce. Vos petits-enfants vont vous remercier ...
a écrit le 04/02/2015 à 10:04 :
Les dettes (publiques) sont toutes perpétuelles et ne sont en fait jamais remboursées puisque nous empruntons toujours plus pour rembourser en fait des dettes précédentes. Seuls les intérêts nous coûtent. Actuellement, les taux d'intérêts sont tellement bas que nous gagnons de l'argent. La création de monnaie par octroi de prêts par les banques ne leur coûte rien. Elles n'ont pas en caisse le dixième des euros qu'elles prêtent. Le prêt c'est la promesse de rembourser le capital mais surtout de payer régulièrement un intérêt.A pire, même si les banques ne retrouvent pas le capital prêté (qui ne leur a rien coûté), elles auront encaissé des intérêts, c'est à dire des impôts des contribuables.
Pas belle la vie? Banksters? C'est le mot qui convient.
a écrit le 04/02/2015 à 10:02 :
L'alternative est limpide : ou la dette grecque est effacée et les Grecs ne la rembourseront pas, ou elle ne l'est pas et les Grecs ne la rembourseront pas.
Réponse de le 04/02/2015 à 16:33 :
PAS BESSOIN D ETRE PHYSICIEN? CHEZ NOUS ONT C EST QUIF QUIF BOURICOT???
a écrit le 04/02/2015 à 9:46 :
Nous pouvons écouter tous nos experts et tous les politiques: les contribuables français se sont fait voler 40 milliards d'€ (minimum) par la Grèce et ce n'est pas fini. Alors les Micro réformes de monsieur Macron...
a écrit le 04/02/2015 à 9:31 :
Mr pigasse n'est pas vraiment objectif, lors de la dernière restructuration en 2012, il a facturé pas moins de 20 millions les conseils de la banque lazard à la Grèce. Il en a également profité pour participer a des opérations de privatisation d'entreprise grecs.
Les états unis de leur coté ont beau jeux de réclamer un allégement de la dette grecs, c'est une de leur banque : goldman sachs, qui a été rémunéré 300 millions d'euros afin d'aider la Grèce a dissimuler une partie de sa dette.
a écrit le 04/02/2015 à 9:23 :
Miracle, en fait un simple jeu d'écriture suffit pour annuler le remboursement d'une dette.
C'est en tout cas ce qu'essaie de nous faire croire cet article.
a écrit le 04/02/2015 à 8:45 :
Il y a encore une erreur c'est celle de croire que l'on peut vivre à crédit tout le temps, lorsque l'a dette augmente, il y a un débiteur et créancier, c'est une écriture double dans le journal et le grand livre, on n'est plus dans la situation où l'état s'adressait à la banque centrale qui lui prêtait à taux zéro dans les années 1970, actuellement les banques sont les intermédiaires qui prélèvent un intérêt, c'est ce qui fait tout la différence, plus votre dette augmente plus votre charge augmente, sauf si les taux sont négatifs. C'est du reste le rôle d'une banque de recevoir l'argent des épargnants et de prêter aux emprunteurs, et l'argent vient de la différence entre le taux d'intérêt emprunté et prêté. Ceci dit, il serait illusoire de croire que l'on peut vivre en empruntant toujours plus comme la plupart des pays, à la fin il y a quelque chose qui ne joue pas.
a écrit le 04/02/2015 à 8:36 :
Moscovici à sa place à Bruxelles...caution pour dexia, ca ne coute rien ...4 milliards €
Pas facile de passer un examen pour etre embaucher par l europe....sans copains politiques...reunion de clowns ou de brigands?
a écrit le 04/02/2015 à 8:31 :
Ils nous prennent pour des imbeciles...ils n ont pas tort mais....pas trop loin quand meme...
Des experts payés une fortune par l europe...non par le contribuable car effacement de la facture...??? pas tout compris moi...je ne suis pas expert...
a écrit le 04/02/2015 à 8:31 :
Ho la bonne nouvelle nous avons déjà la part de la dette Grecque dans les compte de la France, mais jusqu'à preuve du contraire cette dette continue a augmenter du fait de l'incompétences de ceux qui nous gouvernent a tout niveaux et qui sont incapables de tenir un budget. Qui va payer au final la dette de la France!!!
a écrit le 04/02/2015 à 8:29 :
Qui sont ces soit-disant experts mentionnés? Mr Pigasse et qui d'autres?
a écrit le 04/02/2015 à 8:26 :
Il y a juste un petit souci avec ce genre de raisonnement l'intérêt du débiteur ne sera plus payé, qui est attaché à la dette, donc c'est une entrée en moins pour le créancier, à moins que la dette soit à taux zéro, mais sachant que la Grèce empreinte à 10% soit 100 euros sur 1000 avec le risque qu'elle ne rembourse jamais, il suffit de voir ce qui s'est passé pour l'Argentine, qui a dû crachoter ses piécettes, donc l'abandon de l'intérêt cela fait une entrée en moins pour l'état qui devra bien payer la différence ! c'est le contribuable.
Il y a encore une autres erreur, si les taux remontent sur le marché cela aura forcément une implication un pour cent de plus sur le marché beaucoup de pays seront en faillite, incapables de rembourser leurs empreints, ce qui entraîne la fin du système.
a écrit le 04/02/2015 à 8:16 :
Demandons aux grecs ( propriétaires à 80% de leur logement) de payer les dettes de la France. A chacun son tour de payer les dettes des voisins.
Réponse de le 04/02/2015 à 8:28 :
+1 bonne idee car cela ne change rien...et quand je pense à tous ces economistes qui ont mis plusieurs siecles à comprendre qu il suffisait d imprimer des billets et effacer les dettes pour que l'economie fonctionne....
a écrit le 04/02/2015 à 8:01 :
si la dette grecque est remboursée les impôts augmenterons moins vite et la france empruntera moins pour sa dette mais il n'y a pas de réduction d’impôt à attendre.
Un peu alambiqué comme article dont l'objectif est sans doute d'enlever les réticences envers la solidarité pour les grecs: perso ça fait un peu plouf !
a écrit le 03/02/2015 à 23:17 :
Vous ecrivez: "Quand un emprunt obligataire ou autre arrive à échéance, l'Agence France Trésor (AFT) emprunte pour un montant équivalent sur les marchés, afin de le rembourser."

En effet, c'est ce que font les états. Mais il faut savoir que - étant donné qu'il n'y a pas un crédit sans intérêt la dette ne cesse d'augmenter. A un moment donné on va arriver à une situation grecque aussi si on ne se tache pas à diminuer sa dette.
a écrit le 03/02/2015 à 22:32 :
€ 40.000.000 pour les Francais, donc c'est combien pour le contributable individuel?
a écrit le 03/02/2015 à 21:19 :
Je suis intéressé pour faire un emprunt auprès de la tribune, en plus si je ne rembourse pas il parait que cela ne leur coutera rien. il n'y a aucun risque à me prêtez quelques millions voir plus, j'ai plein de projet pour tout dépenser.
Réponse de le 15/02/2015 à 19:34 :
Je suis candidat aussi. Et M Pigasse, le vertueux banquier qui s'est fâché parce que le Monde (son joujou ) parlait de HSBC, est plein aux as. Quelques millions, SVP, M Pigasse.
a écrit le 03/02/2015 à 21:12 :
Cette article est totalement faux, la France a effectué un emprunt sur les marchés puis elle a prêter cette argent a la Grèce. Dans tout les cas les contribuables Français devront rembourser cet emprunt. Si la dette de la Grèce a l'égard de la France est effacé, les Français paierons donc pas loin de 40 milliards a la place des grecs.
l'impact présenté dans l'article est totalement faux, la perte pour la France comprendrait le non remboursement du capital ainsi que la perte lié au intérêt qui ne serait plus versé.
Réponse de le 03/02/2015 à 21:31 :
Je ne crois que vous ne savez pas comment fonctionne le système de financement dans une situation normale. Les contribuables français ne remboursent jamais les emprunts arrivant à échéance: ils sont remboursés au moyen de nouveaux emprunts. Renseignez vous auprès de l'Agence France Trésor, chargée de financer l'Etat. Vous obtiendrez confirmation de cela.
Le seul élément qui figure au budget de l'Etat, ce sont les intérêts de la dette.
Le cas de la Grèce est différent, car elle n'a pas accès au marché
Réponse de le 03/02/2015 à 23:08 :
C'est bien ce que je dit, c'est les Français qui vont devoir prendre en charge l'emprunt fait a destination de la Grèce. Nous remboursons également tout les emprunt arrivant a échéance. Effectivement a l'heure actuelle nous en contractons de nouveau pour effectuer le remboursement, mais ceux ci n'est pas une situation normale. L'Europe souhaite que la France est un excèdent de recette afin de pouvoir rembourser ses emprunts. De plus aujourd'hui la France emprunte a des taux très bas mais il se peut que dans quelques année nous devions refinancer ses 40 milliards accordé a la Grèce a des taux beaucoup moins avantageux.
Enfin pour rappel la France a vendu pour des centaines de millions de lingot d'or afin de rembourser une partie de infinitésimale de la dette. Nos politiques sont capable de vendre le reste pour rembourser ce que nous avons donné a la Grèce.
Réponse de le 04/02/2015 à 8:03 :
Comme le dirait notre grand President-Economiste : "ça ne coûtera rien aux Français, c'est l'Etat qui paiera (sic)"Au fait, d'où vient l'argent de l'Etat?
Réponse de le 04/02/2015 à 9:36 :
Il est absurde de dire qu'une annulatioin de la dette Grecque n'aurait pas d'impact sur la France parce que de toute façon, la France rembourse chaque emprunt par un nouvel emprunt. La capacité d'emprunter de la France n'est pas illimitée, elle est même obliqué de respecter une limite dans le cadre des traités de l'UE, et sans ces traités cette capacité serait limité par le fait que les auxquels elle peut emprunter monteraient. L'argent emprunté par la France et donné aux Grecques manquerait donc pour d'autres projets en France, ou doit être compensé par des hausse d'impôt pour pouvoir payer les intérêts.
a écrit le 03/02/2015 à 20:58 :
Quelles inepties. C'est probablement la dernière fois que je lis la tribune pour un certain temps devant de telles bêtises de la part de son rédacteur en chef. Merci de m'avoir redirigé vers l'AGEFI ou les journalistes ont l'air de savoir de quoi ils parlent.
a écrit le 03/02/2015 à 20:51 :
Cet article va à l'encontre de toutes les bases de l'économie. Forcement sans justification, puisqu'il n'y en a pas. C'est étonnant dans un journal comme la tribune. Je comprends que Mr Pigasse colporte ce genre de propos, puisqu'il sera payé si cela se réalise, mais svp, ne lui donnez pas plus de crédit qu'il n'en mérite. Respectez l'intelligence de vos lecteurs.
a écrit le 03/02/2015 à 20:37 :
Les informations emanant de cet article sont fausses. La contribution au FESF, qui est de 141 milliards à ce jour, est faite sous forme de garantie. Cela signifie qu'en cas de defaut de paiement, la France devra essuyer la perte liee à la garantie. Dans ce cas, cela sigifierait 14,1 milliards de perte pour le seul Etat francais.
a écrit le 03/02/2015 à 19:06 :
Alors ce qui sera fait pour les Grecs pourras être fait pour d'autres états endettés.
Normal, pas de discrimination étatique au sein de l'Europe.
a écrit le 03/02/2015 à 18:41 :
De toute façon, nous sommes sauvé, nous avons encore le Sapin de Noël.
a écrit le 03/02/2015 à 18:35 :
Cette article est totalement faux, la France a effectué un emprunt sur les marchés puis elle a prêter cette argent a la Grèce. Dans tout les cas les contribuables Français devront rembourser cet emprunt. Si la dette de la Grèce a l'égard de la France est effacé, les Français paierons donc pas loin de 40 milliards a la place des grecs.
l'impact présenté dans l'article est totalement faux, la perte pour la France comprendrait le non remboursement du capital ainsi que la perte lié au intérêt qui ne serait plus versé.
Les impôts des Français seront donc utilisé a hauteur de 40 milliards dans le seul but de rembourser l'emprunt qui a servi à aider la Grèce.
Essayer de faire croire que cela n'aura aucun impact pour les Français, cela s'appelle de la manipulation.
Réponse de le 03/02/2015 à 20:05 :
En effet, cela s'appelle de la manipulation - ou de l'incompétence.
Réponse de le 03/02/2015 à 20:26 :
@La taupe ----- Entièrement de votre avis . En plus je ne savais pas que lorsque vous pretez à un tiers et qu'il ne vous rembourse pas '' ça ne vous coute rien'' dans ce cas le contribuable est bien le '' PIGEON ''
a écrit le 03/02/2015 à 18:27 :
Commentaire spécieux si vous vous endettez pour prêter à votre voisin et que votre voisin ne peux vous rembourser vous aller simplement payer les intérêts et le capital à sa place.
a écrit le 03/02/2015 à 18:07 :
Si c'était vrai, pourquoi remboursons nous notre propre dette, puisque cela n'impacte pas nos créanciers....ou si peu !!!!
a écrit le 03/02/2015 à 18:05 :
je propose une gigantesque class action contre nos politiques et ce gouvernement qui ne cesse d augmenter les impôts pour annuler des dettes et nous dit que ça n aura pas d impact ! donc âpre ma plainte contre Valerie Trierweiler or recels de détournements de fonds publics je vais récidiver !! ras le bol de ces incapables ! pas la moindre reforme une loi micron pour faire rouler 3 autocars ! belle performance ...!
Réponse de le 03/02/2015 à 19:23 :
Allez voter en 2017 et pas pour les gros parties ni blanc ou nul.
a écrit le 03/02/2015 à 17:56 :
Cet article est totalement idiot. Opposer ainsi la vision budgétaire à la vision comptable est inepte. Ce sont 40 milliards qui ne rentreront pas dans les caisses de l'Etat et qui seront donc bel et bien financés in fine par les contribuables français.
Réponse de le 03/02/2015 à 18:27 :
@JG: tout à fait, car les 40 milliards empruntés par la France pour la Grèce devront être remboursés par le contribuable français :-)
Réponse de le 03/02/2015 à 22:29 :
Même réponse que ci-dessus. Vous ne connaissez pas le fonctionnement des finances publiques. Les contribuables ne remboursent jamais la dette. Ils n'auront donc jamais à rembourser ces 40 millards. Les emprunts qui arrivent à échéance sont remboursés par de nouveaux emprunts. Renseignez vous auprès de l'Agence France Trésor.
Seuls figurent au budget les intérêts de la dette.
Réponse de le 04/02/2015 à 1:14 :
Bonjour,
Le message de l'article est de dire que les impôts n'augmenteront pas cette année de 731 euros par personne si la dette grecque était annulée. C'est vrai.
Ce que tous les commentaires laissés disent, c'est que si la dette est annulée, les 40 milliards seront à la charge de l'état français, et donc des contribuables français. C'est vrai.
Si l'article essaye de faire croire que ces 40 milliards ne seront pas à la charge des contribuables en cas d'annulation, c'est au mieux de la non compréhension du sujet dans sa globalité, au pire une tentative de manipulation.

De plus, la dette n'étant pas remboursée directement, on paye des intérêts, (ces fameux intérêts qui figurent au budget de l'état), et, comme tout le monde le sait, quand on rembourse un emprunt, on paye plus que la somme qui est à notre charge.

Ce qui est encore pire, c'est le cas détaillé dans l'article, où on ne rembourse jamais le capital. Si les taux d'emprunt de l'état sont de 2% (ils ont toujours été supérieurs depuis 1970, sauf depuis 2 ans), pour un emprunt de 40 milliards, au bout de 50 ans, on a remboursé 40 milliards d'intérêts, mais on a toujours cette dette de 40 milliards.

Donc oui l'annulation de la dette grecque ne provoquerait pas une augmentation soudaine des impôts de manière importante.
Mais oui cela s'ajoute à notre dette déjà très importante, que nos politiques sont incapable de réduire!!!
Réponse de le 04/02/2015 à 14:38 :
Quid du court terme : l'Etat encaisse une marge sur les prêts accordés (la France emprunte à des taux inférieurs à ceux imposés à la Grèce) : ces gains devaient représenter plus de 300 millions d'euros d'intérêts en 2011 ! Ok on les a aidés, mais aussi on les a bien escroqués !! De plus cette différence de taux étant la conséquence du risque, si celui-ci se présente faudrait pas jouer aux vierges effarouchées !! Les banksters voudraient le beurre et l'argent du beurre..... De plus tout cet argent prêté, le peuple grec n'en a pas beaucoup profité, alors que les oligarques se sont goinfrés y compris dans la privatisation. NB : Katrougalos a mentionné parmi les voitures qui seront vendues la voiture blindée de l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Evángelos Venizélos, achetée récemment à 750 000 euros. Une dernière chose, toutes les dettes d'état sont dûes à des combines casino de la finance internationale, preuve en est que le «Quantitative Easing» consiste à racheter des dettes souveraines, des obligations d'États à long terme, à 7 ans ou 10 ans, sur les marchés. En échange de ces achats, la BCE crée de la monnaie, des liquidités nouvelles, qu'elle injecte dans les circuits financiers. Les pays de la zone euro étant très endettés, les dettes d'État abondent. Il en existe 7000 milliards d'euros en circulation. La BCE ne peut racheter que des titres biens notés par les agences de notations (ben c'est sur !). Ce qui exclu a priori les titres grecs et chypriotes (ben voyons !). La BCE peut acheter elle-même les titres, et les garder sur son bilan, ce qui fait partager les risques financiers à l'ensemble des États membres de la zone euro. Elle peut aussi laisser les banques centrales nationales acheter ces titres, et les garder sur leurs bilans, afin de ne pas mutualiser le risque entre les pays. ALORS ELLE EST PAS BELLE LA VIE ???

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