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Etats-Unis : 500 milliards de dollars pour les banques, 1.000 milliards pour soutenir le crédit

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Timothy Geithner a présenté mardi son plan de stabilisation du secteur financier américain. Parmi les mesures annoncées, un partenariat public-privé pour reprendre les actifs douteux des banques.

Etats-Unis

Attendu pour lundi, le plan d'aide aux banques américaines a finalement été dévoilé mardi par Timothy Geithner, le nouveau secrétaire américain au Trésor. Un plan en trois points dont l'ambition est "relancer le crédit", de "nettoyer et renforcer les banques" et de "fournir une aide vitale pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises".

Parmi les mesures annoncées, une nouvelle structure associant fonds publics et capitaux privés va être mise en place pour reprendre les actifs toxiques des banques, jouant le rôle de "bad bank". Elle sera dotée dans un premier temps de 500 milliards de dollars. Les banques en difficultés pourront de plus faire appel à un nouveau renflouement public.

Pour empêcher les saisies immobilières, le Trésor va par ailleurs allouer 50 milliards de dollars pour aider les emprunteurs en difficultés. Et un "plan complet" sur le logement, pour venir en aide aux propriétaires immobiliers menacés de saisie, sera présenté dans les semaines à venir.

Enfin, le Réserve fédérale va consacrer jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour soutenir le crédit à la consommation et le crédit hypothécaire grâce à l'extension d'un programme existant, le Talf ("Term asset-backed securities loan facility"). L'objectif est de permettre aux marchés de répondre aux besoins d'emprunts des entreprises et des ménages.

latribune.fr

Vos réactions

  • coco+ a écrit le 11/02/2009 à 17:12 :

    • à futur capitalisme dans les années 30 il n'y avait pas encore de mondialisation à détricoter...

  • oulala a écrit le 11/02/2009 à 17:01 :

    • mouais ,une bonne guerre mondiale.......pour sauver les USA et leurs finances ,je plaisante c'est pour détendre l'atmosphere...

  • tessa a écrit le 11/02/2009 à 17:00 :

    • Entièrement d'accord avec 'futur capitalisme" C'est du bon sens !!! Mais où et le bon sens de nos jours ? La tête dans le guidon, voilà ce que font nos dirigeants, les financiers (les copains) et les capitalistes de tous poils. Tant qu'ils s'en mettaient plein les poches.... mais voilà aujourd'hui tout a explosé, mais ceux-là n'ont pas de problèmes de loyers ou pour nourrir leur familles, alors ils sont tentés de continuer la même chose, car ils sont drogués aux profits.

  • Corbion a écrit le 11/02/2009 à 07:05 :

    • 1500 milliards de dollars= 8000 milliards de francs...dont lEtat américain ne possède pas le moindre cent...! La cessation de paiement est inévitable,le dollar est désormais une monnaie de singe . Obama n'y peut mais.

  • futur capitalisme a écrit le 11/02/2009 à 07:03 :

    • à la suite des dernières annonces d'Obama et de Geithner, Wall Street chute et vous écrivez : "des annonces peu appréciées par les marchés" "Timothy Geithner et le président de la Fed, Ben Bernanke ne comprennent pas le marché" "les marchés ont besoin d?être rassurés"... Il est grand temps que les marchés comprennent que la fête est finie pour eux, que ce n'est plus aux politiques de les comprendre (et d'agir selon leur guise) mais l'inverse : après la catastrophe à laquelle les marchés ont conduit le monde (crises des bulles immobilière, boursière, de l'endettement, de l'effet de levier, des produits structurés, de l'excès de sophistication des produits financiers, etc.) c'est le tour des marchés de se soumettre au Politique, et de plier l'échine. Comme l'Eglise, le Capitalisme ne devient "bon" et positif pour la société que quand l'Etat le maintient à terre, le pied sur la gorge. Sinon, il se redresse de toute sa hauteur et écrase la société. Après l'Age d'Or vient l'Age d'Airain pour le capitalisme. Après +/- 30 ans de dérégulation du Capitalisme, voilà le même résultat qu'en 1929 : la crise systémique (chutes de l'immobilier, des Bourses, de la production, de l'investissement, de la confiance, de la consommation, du commerce mondial, hausses du chômage, de la pauvreté, des conflits sociaux et internationaux, etc.). Pour en sortir, il faudra faire rentrer le diable capitaliste dans sa boite, le réguler fortement à nouveau et réduire son influence et son champ d'action dans la société pour privilégier le développement humain et durable plutôt que la hausse des Bourses et des profits. Beaucoup plus qu'avant, l'économie et la croissance doivent être maîtrisées, planifiées par l'Etat (c'est-à-dire par la société, dans notre cadre électoral démocratique), et non plus laissées à elles-même, c'est-à-dire laissées en fait aux grandes entreprises et aux multinationales, qui n'agissent que dans leurs propres intérêts (intérêts contradictoires et dispersés, ce qui entraîne pertes et gaspillages) et pas dans l'intérêt général de la société (et même parfois contre l'intérêt général de la société). Comme dans les années 1930, il faudra détricoter la mondialisation, pour stopper les délocalisations (usines, bureaux, centres de recherche, etc.). Les inégalités et les distorsions entre pays sont trop importantes pour qu'un commerce mondial libre puisse assurer un développement harmonieux de tous. Les entreprises multinationales (trop grosses pour être sauvées en cas de faillite, comme les mégabanques ou d'autres) pourraient être scindées pour retrouver des tailles nationales, à l'échelle de leurs Etats respectifs d'implantation. Sous l'Ancien Régime, l'Etat en France s'est imposé face aux grands seigneurs. Aujourd'hui, il faut que l'Etat (et d'autres institutions démocratiques représentatives, au niveau de l'UE et du monde) s'impose face aux grandes entreprises et aux multinationales, pour les forcer à agir dans le sens du bien commun de l'humanité tout entière à long terme (et pas dans le sens de la spéculation, des profits immédiats, du creusement des inégalités et de l'hyper-consommation destructrice des ressources). Il faut favoriser le développement régulé, progressif et autocentré des pays pauvres et émergents, en les aidant à satisfaire par eux-même l'essentiel de leurs besoins alimentaires, sanitaires, éducatifs, sociaux, etc. Tant pis si pour cela il faut détourner des capitaux des Bourses (ce qui les fera chuter encore plus), ou arrêter les délocalisations en Chine !

  • Denis a écrit le 10/02/2009 à 20:23 :

    • Ils feraient mieux de torcher les banques en renegociant -- par la loi -- les montants des emprunts, en abaissant ces derniers de 20-40% selon l'endroit, pour mettre le prix du bien immobilier en adequation avec le montant du pret, et un taux d'interet raisonnables. Mince, a la fin, ce sont les banques qui causent ce massacre et elles s'en sortent la tete haute. C'est honteux.

  • Sinclair a écrit le 10/02/2009 à 18:36 :

    • N'emmener plus vos ordures à la déchetterie, le gouvernement US vous en donnera un bon prix ! C'est le contribuable qui va être content de cet investissement. Bah il reste la planche à billets...

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