Début du G20 : le pronostic pessimiste d'un grand analyste

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« Le G20 n'empêchera pas une nouvelle crise de cette ampleur ». C'est l'analyse de Richard Bove, de Rochdale Securities, l'un des analystes bancaires les plus respectés à Wall Street, à retrouver ce jeudi dans La Tribune.

Pour avoir anticipé la crise du crédit, Richard Bove, de Rochdale Securities, a été consulté par la Maison-Blanche et les régulateurs de son pays. Il juge que les réformes prônées au G20 pèseront sur la reprise et n'empêcheront pas un futur krach.

La Tribune - Les gouvernements du G20 gèrent-ils bien la sortie de crise financière?

Richard Bove - Au quatrième trimestre de 2008, les gouvernements américain et européens ont pris des mesures très énergiques pour éviter que la crise se mue en dépression. Mais leurs objectifs de réglementation vis-à-vis de l'industrie bancaire vont aujourd'hui bien trop loin. Contrairement aux idées reçues, l'avidité des banquiers et les fraudes ne sont pas à l'origine de la crise des crédits « subprime ». Quand l'économie croît à un rythme très rapide pendant une période prolongée, elle développe des excédents de liquidités qui mènent à la spéculation, puis au krach. Ce fut le cas lors des crises financières des 400 dernières années et celle-ci n'est pas différente. Pas plus qu'ils n'élimineront les cycles, les gouvernements du G20 ne pourront éviter qu'une crise de cette ampleur se reproduise un jour. C'est impossible.

Pourquoi le Trésor américain a-t-il milité avant Pittsburgh pour des normes prudentielles plus restrictives que les Européens?

Parce que nos dirigeants sont populistes! Les autorités fédérales et les élus qui siègent à la commission bancaire du Sénat, que ce soit le démocrate Christopher Dodd ou le républicain Richard Shelby (qui avait mené la fronde contre le plan de sauvetage financier, Tarp), font preuve d'une incompétence inhabituelle en matière de banques. C'est aussi le cas du président et de son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner qui, lorsqu'il présidait la Réserve fédérale de New York, a facilité tout ce qui allait mener le système bancaire dans le mur. Cet adepte de la dérégulation veut maintenant tout sur-réglementer en dupliquant des garde-fous existant déjà. En imposant aux banques des normes de capitalisation plus contraignantes, les pouvoirs publics vont pénaliser une reprise saine et pérenne de l'économie. Parmi les réformes proposées, celle inhérente aux normes prudentielles est la pire. En prenant une perspective historique, on observe que les banques américaines sont déjà surcapitalisées. Elles ont substantiellement renforcé leurs fonds propres, leurs liquidités, leurs provisions... du coup, elles ne prêtent plus d'argent !

Le G20 a-t-il raison de vouloir encadrer les bonus ? Sont-ils intrinsèquement dangereux pour le système financier?

Chaque travail mérite salaire ! Les modes de rémunération ne devraient pas du tout être réglementés. Les gouvernements du G20 sur-réagissent sur les bonus car ils sont incapables de réanimer l'économie. La structure des bonus n'est pas non plus responsable de la crise financière qui a eu lieu. Les Américains sont sous le choc de la récession mais chaque génération en connaît une, même si celle-ci est particulièrement sévère. Aux Etats-Unis, personne ne s'indigne du fait qu'en moyenne, un basketteur de la NBA gagne cinq millions de dollars par an, mais les gens sont furieux que, dans le même temps, un employé de Goldman Sachs touche en moyenne 800.000 dollars. C'est illogique.

Ben Bernanke assure que le « shadow banking system » (désignant les activités hors bilan et offshore des banques ainsi que les acteurs para-bancaires tels les hedge funds) ne regagnera pas sa taille d'avant la crise. Le croyez-vous?

Il a tout faux. La masse monétaire combinée de l'Europe, des Etats-Unis, du Japon et de la Chine s'élève à 40.000 milliards de dollars. Si les pays du G20 augmentent les ratios de solvabilité des banques tout en en faisant tourner la planche à billet, où vont aller les excédents de liquidité sinon vers le « shadow banking system »? Il ne va pas se contracter mais au contraire se développer. Pour vous en convaincre, vous n'avez qu'à regarder le rendement des « junk bonds », qui est revenu au niveau précédant la chute de Lehman Brothers. L'aversion au risque a disparu: le marché du papier commercial s'ouvre à nouveau, les introductions en Bourse ont lieu à un rythme soutenu en Chine... espérons que les opérations de marché soient organisées de manière plus scrupuleuse qu'il y a trois ans ! Je vous garantie que, d'ici à vingt ans, nous connaîtrons une crise financière de la magnitude de celle que nous traversons et qu'elle aura lieu pour des raisons analogues. Même le président Obama, lorsqu'il s'est exprimé à Wall Street, a reconnu que certaines habitudes d'avant la crise étaient de retour.

Malgré les efforts du G20, un retour des instruments toxiques est-il inéluctable ?

Des produits innovants continueront à être développés sur le « shadow banking market » et certains d'entre eux seront extrêmement dangereux. Mais nous sortons d'une récession majeure, les changements réglementaires sont en cours et les établissements financiers cherchent à renforcer leurs fonds propres. De fait, vous ne verrez vraisemblablement pas de produits aussi dangereux que la titrisation de crédits « subprime » se populariser d'aussi tôt. Toutefois, les choses évolueront certainement d'ici à quelques années. Les réformes qui ont eu lieu après les krachs de 1929 et de 1987 n'ont pas empêché que des bulles se forment quelques années plus tard.

La Fed devrait-elle assumer le rôle de régulateur du risque systémique ?

Non. La Fed ne devrait pas obtenir davantage d'autorité sur l'industrie bancaire. Elle dispose de pouvoirs qu'elle a délibérément choisis de ne pas employer avant la crise. Elle n'a, par exemple, rien fait pour davantage réglementer certains instruments financiers complexes. A quoi servirait de lui accorder des pouvoirs supplémentaires si elle n'en fait rien ?

Un an après la chute de Lehman Brothers, quelles sont les perspectives du secteur bancaire aux Etats-Unis?

Dans les six prochains mois, il est clair que les banques américaines vont présenter des résultats assez médiocres. Plus de 60% des banques régionales ne renoueront pas avec la profitabilité avant le courant 2010. D'ici là, les grandes banques dégageront des bénéfices mais seront, en majorité, plutôt proches de l'équilibre. Si vous vous projetez d'ici deux à trois ans, lorsque l'économie sera sortie de la récession, les pertes associées aux portefeuilles de créances auront significativement chuté et les bénéfices des banques doubleront, voire quadrupleront. Faut-il investir dans le secteur bancaire ? Oui, mais dans une perspective à long terme !

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La faillite finale du capitalisme est en marche.
Le capitalisme basé sur le seul productivisme à outrance est moribond. D'autres modes de vie vont se mettre en place où l'argent sera remplacé par le troc. Petit à petit.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@Marty: d'accord! Mais cela ne change rien à l'observation; je serais curieux de connaître l'opinion de Jacques MARSEILLE; je ne la présume pas très différente
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Enfin une bonne analyse.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
je pense que cet homme n'a jamais connu un travail au SMIC pour 39 heures par semaine à se casser le physique et le moral sans pouvoir évoluer et cela pendans 42 ans.... Quand on vit une réussite sociale sans difficultés, on ne se rend plus compte de la réalité. 43% des français vivent avec mois de 1500 euros net mensuel, alors quand ils voient un trader gagner 800 000 par an assis sur un bureau, sans etre responsable de ses pertes. On se dit forcément qu'il y a un problème!
Deuxiemement c'est bien une crise financière qui est la cause de ce merdier, donc les banques et les états par leur dette croissante en sont responsables. Il fait partie du problème pas de la solution, assurément
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis, moi-aussi, très pessimiste sur l'issue de ce G20, mais pour des raisons très différentes de celles exposées par M. Richard Bove.

Ce Monsieur est un suppôt de Wall Street. Alors comment espérer qu'il ose pointer les véritables causes de la crise actuelle? Ces causes-là, il les connait à fond, mais son job est de dissimuler là où le bas blesse en réalité.
Il aurait prédit la crise actuelle, mais il affirme que rien ni personne ne pourra empêcher la suivante, en tout cas pas les actuels membres du G20 à cause de leur incompétence en matière bancaire!!! Si on l'écoute, on peut se demander à quoi bon prédire des crises qu'on ne peut empêcher et à quoi peuvent bien servir tous les modèles mathématiques dont tout bon financier se proclame spécialiste.

Il affirme que les excédents de liquidités mènent à la spéculation et aux krachs, tout en se gardant bien d'évoquer un quelconque moyen de lutte contre cette spéculation qui dévaste tout.

Quant à sa leçon de logique, avec cette comparaison entre quelques vedettes de NBA et les salaires en vigueur chez Goldman Sachs, elle ne tient la route qu'en s'alimentant, elle-aussi, d'une sacrée dose de populisme.

Ce n'est pas en se référant à l'avis des meilleurs défenseurs des intérêts de Wall Street qu'on avancera sur le chemin d'une domestication de la finance. Et pour ce qui est de la réunion du G20, vu l'allégeance de ses membres à la sphère financière, on peut d'ores et déjà craindre une nouvelle mascarade.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Hallucinant ce discours...continuons donc ainsi rien ne changera la prochaine crise sera inévitable...vous, état et peuple du monde qui avez sauvé la finance, même pas un merci!!!! laissez nous faire...nous savons, mieux que vous, gérer tout cela...c'est incroyable....on ne devrait pas laisser la parole à ce genre d'individu...en l'écoutant il paraît évident qu'une réforme est nécessaire afin de prendre le contrôle sur ce type et, comme avec un enfant, lui poser des limites et des règles!!!!!!!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bien que fort probablement certains vont trouver mon discours très utopiste et complètement déconnecté de la réalité , du moins de LEUR conception de la réalité , l'on ne peut être que consterné d'entendre toujours les mêmes rengaines. Visiblement, ni les gouvernements, ni une grande partie des individus n'ont retenu la leçon des deux dernières guerres mondiales. Et l'on nous parle toujours de compétition, de croissance, etc...
Ne faut il pas se reposer sérieusement la question du sens de la vie ? Faut il toujours que ce soit la finance internationale et les milieux économiques qui nous dictent et imposent leurs règles. Ne peut on concevoir une minute que TOUT INDIVIDU a droit à un logement décent, une nourriture de qualité en quantité suffisante, l'accès aux soins, le droit à l'éducation qui lui permettrait de s'épanouir ? Ne pourrions nous pas vivre "autrement", mais mieux ?
Ne vaut il pas mieux miser sur les valeurs de justice, de partage, de coopération ? Cette question est elle irréaliste et utopiste, à laisser aux doux rêveurs ?
Rien n'est moins sûr. L'aveuglement semble être tel de nos jours qu'il semble légitime de laisser certains pouvoirs nous conduire tout droit dans le mur. Et ce mur se rapproche à très grande vitesse. Saurons nous l'éviter au dernier moment en écoutant la voix de la sagesse ? Il reste très peu de temps...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
J'adhère totalement aux propos de Richard Bove. Bravo !! Il est temps que les français bolchévisés par l'enfer fiscal ou ils vivent entendent un autre son de cloche se basant sur le bon sens et sur le libéralisme humaniste, source te toutes richesses économiques et sociales.
On a habitué les francais a en vouloir à ceux qui s'en sortent mieux qu'eux tellement l'état omnipotent et mafieux cherche a détourner le fait que si ca va si mal dans ce pays c'est forcément à cause de quelques riches et non à cause de la politique communiste dévstatrice des différents gouvernements successifs de la France.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
une analyse différente: sur les 40 000 milliards de dollars cités par votre analyste près de 15 % ont été exclu du marché en 2007-2008 par la chine ,les producteurs de pétrole et de gaz, les pays fournisseurs de matières premières.
ces sommes tournent maintenant entre eux, la chine et la russie investissant à tout va au brésil,au vénézuéla,en afrique..
pour compenser le manque d'activité les pays occidentaux ont poussé le batiment en pretant à ceux qui nepouvaient
rembouser(les subprimes).cette erreur nous coute cher.
la sortie de crise n'est pas pour demain car la situation empire(accords hier entre la chine et l'iran)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A la prochaine crise faut les laisser dans leur merde.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voulez vous bien vérifier la qualité des gens que vous interrogez SVP? Cet individu me rappelle le verbiage entendu dans les salles de marché tenu par des traders hystériques. Mélange de lieux communs, de sophismes et de bêtise. Les fraudes ne seraient pas à l'origine de la crise des subprimes? Bien sûr que si. Il y a eu fraude dés la conclusion des contrats de prêt immobilier car il y a eu tricherie sur la profession rélle (un salarié du bâtiment devenait un entrepreneur) et le montant des revenus des souscripteurs en connivence avec l'offreur de crédit. Ceci étant, les banques sont également coupables d'avoir proposé des contrats de prêt immobiliers aux conditions de remboursement ruineuses Or ces pratiques qualifiées de "predatory lending"étaient connues et dénoncées par la FED. Si elles ont persisté c'est parce que le législateur n'a pas voulu voir le problème. La titrisation était et continue d'être une innovation majeure de la finance ainsi qu'un progrès pour l'économie. Mais à condition que les standards de qualité présidant à la conclusion des crédits qui l'alimentent soient aussi rigoureux que lorsque l'organisme prêteur conserve le risque. Ce n'a pas été le cas. Le procédé de la titrisation a été dévoyé car les banques y ont vu le moyen d'augmenter leurs volumes de crédits à des clients fragiles ou douteux dés le départ en faisant supporter le risque d'impayé à d'autres. Il y a dans ce comportement au minimum une faute d'éthique (pour faire plaisir aux principes convenus et obligés des grandes écoles de commerce) et en vérité une conscience d'escroc de bas étage qui n'est pas sans rappeler les arnaques du film de Fellini "il bidone". Tout ce "mess" est révélateur d'une société en décomposition qui a en grande partie perdu son esprit d'entreprise. Non, soyons plus juste, la population américaine n'y est pour rien. La faute en incombe à la classe politique et financière dirigeante qui, en organisant la mondialisation, a accepté de réduire le volume de travail à la disposition de sa population et de plonger une partie croissante de celle-ci dans la misère.
Pour ce qui est de la prochaine crise, interdisez la vente à découvert, les "programm trading" de vente et alors cette fameuse crise ne surviendra pas. Quant à l'argent gagné par les traders, consolons nous en nous disant que leur niveau d'éducation peut ne pas leur faire savourer pleinement leur fortune.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
TRes bonne analyse. Malgre les commentaires un peu violent de certain, cet analyste a parfaitement raison...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Que veut dire "surcapitalisées" , Dans quelles perspectives ? Du risque ? Pour l'actionnaire ? Quels sont "les composants comptables" de ce capital ? Quelles banques et quels métiers de la banque d'investissement, de détail ? etc...
Les actionnaires du système bancaire n'apportent aujourd'hui grosso modo que 3% des fonds destinés a être prêtés. Quels risques pour les actionnaires ? Quels rentabilité pour eux ? Quel est le taux de l'argent prêté aujourd'hui au USA et en Europe aux entreprises et aux particuliers ? Celui de la rentabilité de l'argent placé sur les marchés par les établissements financiers est lui à deux chiffres et à plusieurs dizaines... Pourquoi les banques ne prêtent-elles plus ... C'est une réaction d'intérêt, du lobbying
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
EN REPONSE A ENFIN UNE BONNE ANALYSE...CRISE INTERNET DES ANNEES 2000,CRISE DES SUBPRIMES DES ANNEES 2008,CHUTES BOURSIERES ,OUI BRAVO ON VA REMPLACER LES MAUVAISES GESTIONS ET LA SPECULATION A COURT TERME PAR DES DEFICITS ET DE LA DETTE PUBLIQUE.OUI VRAIMENT C EST ENFIN UNE TRES BONNE ANALYSE.EN 1929 ON A PENDU LES BANQUIERS , APRES CA ALLAIT BEAUCOUP MIEUX. QU ALLONS NOUS FAIRE AUJOURD HUI ............
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je ne crois pas que le rôle de R. Bove soit de pointer les coupables. Le constat qu'il fait de la situation est lucide et renforce la conviction d'une crise en W. D'ailleurs, même Obama laisse tomber sous la pression d'une finance plus puissante que le pouvoir politique. En revanche, je crois qu'"on" nous agite un épouvantail fringué en trader histoire de donner de la "viande" au peuple. N'importe quel peigne-cul-smicard, qui survit au maigre rythme des Cdd, sait qu'il ne peut plus se payer tous ces biens qu'il a contribué lui-même à surproduire en échange d'un salaire de misère. A l'instar de la réduction du temps de répis entre deux catastrophes climatiques, la Bourse, toujours aussi décomplexée malgré l'alerte, devrait se manger un tsunami d'ici peu tant la précarité des peuples est grande. Octobre 2008 était l'amuse-gueule, le nettoyage indispensable pour que les "gros" absorbent les "petits". Le ménage fait, la frénésie revient et les marchés s'agitent autant que la masse qui pressent que la seule réforme valable, c'est celle du système libéral-mondialiste qui atteint ses (ignobles) limites. Dans l'équation "surproduction + précarité de masse", aucun expert financier n'oserait évaluer l'inconnue : la patience du peuple.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce qui est vraiment consternant, c'est que tout le monde financier se complaît à dire que la crise est finie. COMMENT, avec un chômage à 9.7% aux USA et environ 9.5% en Europe (et en croissance svp), peuvent-ils affirmer que cette crise d'une ampleur exceptionnelle est terminée?!! Comment osent-ils encore parler alors qu'ils sont responsables de la misère de millions de foyers dans le monde? Comment comptent-ils résorber les montagnes de dettes qui s'accumulent? Le système financier ne peut être véritablement réformé car tout politicien plie devant le financier. Ce n'est pas le peuple (au travers de ses soit-disant élus) qui dirige un pays. C'est la minorité financière. Elle commande aux gérants de sociétés comment ceux-ci doivent gérer, elle commande les délocalisations. Mais comme elle a besoin que le peuple consomme, elle lui commande de s'endetter jusqu'au jour ou il ne peut plus rembourser. Alors elle commande les huissiers qui foutent de plus en plus de gens hors de chez eux. Et ceux qui ont encore un travail vont devoir payer de plus en plus d'impôts pour rembourser la dette créée par ces gens-là. Combien de temps encore les masses populaires vont-elles tolérer de 5% de la planète s'octroie un tel contrôle sur leur vie sans avoir à rendre de comptes?? Quand verra-t-on ces gens sous les verrous?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
" Ce grand analyste " n'a pas de nom ? il faut dire que pour débiter ce qu' il nous écrit l'anonymat est de rigueur. Connaissant bien nos dirigeants et leurs propension à la fête, les problèmes des gens dans la crise leurs passent par dessus la tête ; pour obliger les financiers de toutes sortes à l'obligation des règles les plus élémentaires " ben ils ne veulent pas obéir ". Ils font croire un temps qu'ils s'occupent de telles ou telles choses pour en fin de compte taxer les uns c'est leur trouvaille. Je n'ai jamais cru aux représentants " du grand capital " ( jadis, je trouvais ce mot excessif ) élus dans le mensonge comme Sarkosy. Quant à OBAMA est-il un rêveur ? quand on voit les pauvres dans son pays le sont bien plus que chez nous - tous les noirs ont voté pour lui et il prétend qu'il ne peut rien faire contre les banquiers !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une analyse non un constat bof aucune proposition innovante tout sera comme avant "même Obama l'a constaté"? quand il y a connection entre finance et politique le terme mafia s'impose.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En gros si on l'écoute, on laisse passer la crise sans en tirer les conséquences...Personnellement je serai pour que les banques maintiennent simplement des activités de détails (c'est à dire le financement de l'économie) ainsi que des activités de conseil (en Fusions-Acquisitions, en levée de capitaux,...) et quelques activités de marché peu risquées (obligations, arbitrage,...). Nous pouvons laisser aux hedge funds la partie spéculation à haut risque (produits dérivés notamment) qui n'ont pas la même fonction que les banques dans l'économie et sont moins vitaux.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le jour où les traders, travaillant sans risque personnel, seront filmés dans leur job et que ça passionnera les foules, alors oui, ils meriteront un salaire de basketteur de NBA.
Les remarques de M. bove sont parfois interessantes, mais à l'emporte pièce, faisant peu de cas des réalités objectivement constatées et même parfois jugées aux USA. Si on l'écoute, inutile de contrôler ni de réguler puisqu'il est bien entendu qu'on ne peut empêcher l'eau de mouiller et ... Pas demain la veille qu'on ira sur la lune avec de telles analyses !
La part des profits des banques explique l'histoire des 20 dernières années, et penser que leur demander de faire un effort sur leur capi va casser la reprise est d'un très bas niveau de réflexion. Le blocage est aussi dans la demande, pas seulement dans l'offre de prêts. Je suis prêt à parier que les "élites" sont aveuglées et imaginent que le commerce peut reprendre comme avant, avec près de 10% de défaut sur les credits liés aux cartes bancaires aux usa, par exemple !!!
Bien sûr, il faut forcer les banques à recapitaliser : les 800.000? payés au trader sont pris directement dans notre poche, puisqu' in fine, le deficit des Etats est financé par l'impôt et sert à financer le paiement des bonus et dividendes.
En tout cas, les banques bloquent des PME habituées à fonctionner avec de faibles marges : depuis que les banques veulent du 15% de retour, elles tuent ces PME. Il faut vraiment être naze pour ne pas faire le rapprochement entre ces réalités.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Comment peut-on croire encore à la fin du capitalisme? Le capitalisme n'est pas une religion; elle n'est que le fait de regrouper des signes monétaires du crédit non consommé immédiatement; c'est même l'épargne du temps. bien au contraire, le capitalisme est au début d'une nouvelle ère de prospérité et on retrouvera des crises aussi violentes à l'avenir mais peut-être avec moins de morts humaines (proportionnellement)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Beaucoup de vérités dans cet entretien, mais aussi beaucoup d'arrogance injustifiée et d'indifférence totale à la justice. Ce n'est pas parce que les basketteurs touchent des salaires abusifs que les traders doivent faire de même. Ce genre d'individus est gravement responsable de ce qui est arrivé, qui de son point de vue est à l'évidence un moindre mal inévitable. Ne lui en déplaise, en janvier 2009, le système a failli imploser. Ce sont les Etats qui l'ont sauvé et ont ramené plus de sérénité.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il n 'y a qu'un commentaire à faire : c'est une interview CONSTERNANTE !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
mort de rire devant le commentaire de fabjacky
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le G20 accouchera d'une souris , on mettera au banc les vilains traders , mais les chefs des banques eux seront epargnés pire ils pourront recommencer leurs betises sans prejudice reels , comme on ne peut plus nationaliser de banques privées ( traité de rome et autres traités europeens ) ou il faudrait l'aval express de bruxelles , a 27 c'est mission impossible vu les differences d'appreciations , non ce qui est inquietant c'est que cette pseudo reprise efface d'un voile le gros caca qui demeure lui avec sa cohorte de miserables en dessous , ce qui est aussi tres inquietant c'est que rien ne changera ici ou là bas , obama va succiter de l'espoir au desespoir generalisé , le pire c'est qu'a la prochaine crise qui est a mon avis beaucoup plus proche qu'on le pense ce sera le desastre final , car on a mit beaucoup d'argent pour sauver ce systeme devenu un casino , a la prochaine crise la banque etat saute et ce sera mondial sauf en coree du nord ? , non serieusement on fait pas grand chose pour eviter un drame collectif mondialisé .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
tant qu'il a eu le communisme en face de lui comme proposition d'une autre forme de société, le capitalisme s'est lui-même auto-régulé.
Maintenant qu'il n'a aucune autre proposition de société en action, en face de lui, le capitalisme ne peut que recourir aux méthodes présentes, sans frein, et une nouvelle crise surgira tôt ou tard.
Quel pays, quelle société suffisamment forte proposera un autre modèle, et quand?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo fabjacky!
Mais vous prechez dans le desert (intellectuel) malheureusement...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
non ce n est malheureusement pas une crise financiere qui est la cause de ce merdier. La concurrence d'un employe a 100 euros par mois suffit a faire exploser tous les systemes (l auto l industrie puis les services)...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
COMPARER LE SALAIRE DES TRADERS ET CELUI DE QUELQUE FOOTBALLER, CE N'EST PAS SERIEUX : CHACUN PEUT CONSTATER PAR LUI MEME LE SERVICE RENDU (SERVICE DE LOISIR) PAR LES UNS, ALORS QU'IL N'Y A AUCUN LIEN POSSIBLE ENTRE LE MILLION ET QUELQUES DOLLARS PERCU PAR LES 5000 AGENTS DU FRONT OFFICE DES GRANDES BANQUES AMERICAINES SAUVES DE LA FAILLITE PAR LE CONTRIBUABLE ET LE SERVICE QU'ILS RENDENT A LA SOCIETE. LA RAISON EN EST SIMPLE : LES GOS BONUS SONT LE FRUIT DE RENTES DE SITUATION, ET NON PAS DU TRAVAIL.

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