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Déficits publics Actualités / International
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Source : La Tribune.fr - 05/02/2010 | 10:50 - 401 mots  | 

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La Grèce sous la menace de mouvements sociaux



La Grèce, qui a remis à Bruxelles un plan d'austérité pour réduire ses déficits, pourrait avoir à gérer des mouvements sociaux importants dans le mois qui vient. Les salariés du privé comme ceux du public ont déposé des préavis de grève, les premiers contre la réforme des retraites, les seconds contre les coupes dans les salaires des fonctionnaires.

Approuvé par la Commission de Bruxelles mercredi et loué par la Banque centrale européenne jeudi, le plan grec de réduction des déficits publics pourrait provoquer une forte grogne sociale au sein du pays.

Le gouvernement grec a remis à la Commission européenne un programme de stabilité et de croissance prévoyant de ramener le déficit public à 2,8% du PIB en 2012, après 12,7% en 2009 et 8,7% prévu en 2010. Pour cela, le gouvernement entend augmenter les taxes, geler les salaires dans le secteur public et réformer les retraites. Autant de mesures qui "vont dans le bon sens", a estimé jeudi le président de la BCE, Jean-Claude Trichet.

Mais les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. La Confédération des travailleurs de Grèce (GSEE, 600.000 adhérents) a appelé à une grève nationale de 24 heures dans le secteur privé, le 24 février, pour protester contre les projets gouvernementaux et, surtout, contre la réforme des retraites programmée pour le printemps.

Allongement de l'âge de la retraite

La confirmation de ce mot d'ordre, proposé mercredi par la direction de la GSEE, proche des socialistes au pouvoir, a été donnée après l'annonce surprise faite mardi soir par le Premier ministre Georges Papandréou, d'un allongement de l'âge de la retraite.

Le gouvernement "nous avait promis qu'il n'y aurait pas de changement sur ce point [...] Allonger l'âge de la retraite n'apporte aucune solution", a affirmé le secrétaire général de la Confédération, Yiannis Panagopoulos. La GSEE a également quitté le dialogue social organisé par le gouvernement sur le projet de réforme.

La presse estime que le gouvernement entend probablement aligner toute une série de catégories professionnelles bénéficiant de retraites anticipées sur le régime général de retraite à 65 ans.

Du côté du secteur public, la grogne monte est palpable également. L'autre grande confédération syndicale grecque, l'Adedy (200.000 membres), représentant les employés du public, a appelé à une grève de 24 heures, le 10 février, pour protester contre les coupes dans les revenus des fonctionnaires.

La menace d'une crise sociale est d'autant plus à prendre au sérieux en Grèce que le pays a vécu de graves émeutes en décembre 2008, suite à la mort d'un adolescent lors d'une bavure policière. Ces émeutes, intervenues dans un contexte de revendications syndicales fortes, avaient dévoilé au reste de l'Union européenne le désarroi d'une jeunesse grecque confrontée aux iniquités sociales découlant de la corruption et à un taux de chômage endémique (plus de 17% chez les 15-29 ans).

latribune.fr

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  • JC a écrit le 06/02/2010 à 10:36 :

    • L'argent, la dette c'est quoi ? C'est du papier qu'on imprime basé sur des valorisations complètement arbitraire puisqu'elles sont désormais liées à la valeur que le marché leurs donnes. En gros la Grèce ne vaut plus rien aux yeux des investisseurs donc "adieu" la Grèce . La suite arrive par le Portugal et évidement l'Espagne qui est du 100% subprime version Europe. L'euro sert surtout à simplifier les spéculations. Nous y voila : "on fait quoi maintenant avec tout ce bazar et tout ces mensonges ?". Evidement les syndicats complètement largués font rajouter l"huile sur le feu ce qui est aussi normal car les gens vont payer pour le délire d'un petit nombre. Le fond c'est qu'on a quoi dans nos structures ? un plombier, un petit restau du coin, de la bricole ou est passé la vraie économie ? En Asie ! Quand à valoriser un pays par rapport à l'immobilier ?? Il faut être débile pour croire que c'est une réalité économique durable !

  • Prosecobourse a écrit le 05/02/2010 à 20:00 :

    • Bien, puisque le modérateur est dans de bonnes dispositions: ce qui se passe en Grèce, en espagne, au Portugal et bientôt peut-être en Italie (ensemble de pays aimablement désigné sous l'acronyme PIGS par les angloo-saxons) est la conséquence inéluctable de l'introduction de l'euro dans un ensemble de pays de structures économique et industrielle différentes dotés de systèmes socio-économiques différents dans lesquels aucune réforme structurelle en profondeur n'a été réalisée en 11 ans pour épouser le modèle économique germanique, seul à pouvoir s'accomoder de la politique monétaire et de change dmenée par l'avatar de la Bundesbank qu'est la BCE. Le déficit budgétaire de ces pays n'est que la traduction de la ruine économique suscitée par la politique de la BCE. Je répète qu'il faut lire l'excellente analyse de Jean Pierre Petit, ancien responsable d'un célèbre bureau d'analyse, que vous pouvez lire sur www.posecobourse.com Merci à celui qui prend la responsabilité de passer ce commentaire.

  • prosecobourse a écrit le 05/02/2010 à 19:00 :

    • Publier une réclamation sans publier l'objet de cette réclamation est une démarche intellectuelle curieuse

  • Prosecobourse a écrit le 05/02/2010 à 18:27 :

    • Je regrette que vous n'ayez pas cru devoir publier mon commentaire. Alors je vous recommande l'article de Jean Pierre Petit dans l'Agefi Suisse du 04/02/2010. Apparemment en plus du secret bancaire la Suisse bénéficie de la liberté d'expression. www.prosecobourse.com

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