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http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100208trib000472817/ig-metall-pret-a-des-sacrifices-salariaux-pour-sauver-l-emploi-en-allemagne.html
Ce n'est pas en France que l'on entendrait cela ! "Si nous voulons rester fidèles à notre ligne et mettre le maintien de l'emploi tout en haut des priorités, nous devons entamer les discussions avec les employeurs sans conditions", a déclaré Berthold Huber, patron du puissant syndicat de la métallurgie allemande, IG Metall, dans les colonnes du quotidien Die Welt ce lundi. Et il enfonce le clou : "notre position dans les négociations ne gagnera en rien si nous faisons une revendication élevée".
Comme chaque année, les négociations salariales de la métallurgie (3 millions de salariés, de l'automobile à la sidérurgie en passant par les machines-outils) donnent le ton sur l'évolution des salaires en Allemagne. Cette année, sur fond de crise persistante dans beaucoup de pans de l'industrie outre-Rhin, IG Metall semble décidé à ne pas aborder les négociations de manière aussi combative que d'habitude, au nom de la sauvegarde de l'emploi. Le recours au chômage partiel est encore très répandu, surtout dans l'industrie.
L'accord salarial en vigueur dans la métallurgie expire fin avril. De premières discussions ont en lieu au niveau régional entre IG Metall et les fédérations patronales sur la possibilité d'avancer le début des négociations, qui démarrent d'ordinaire peu de temps avant la fin de l'accord en vigueur. "Nous devons sauver les emplois", a martelé Berthold Huber. "Nous avons besoin d'instruments pour éviter que plusieurs centaines de milliers de personnes ne perdent leur emploi".
latribune.fr
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D.MOINIER a écrit le 08/02/2010 à 11:19 :
Salaires et temps de travail Bravo à IG METAL syndicat réaliste qui avait déjà accepté il y a 2 ans 1/2 de remonter la durée du temps de travail vers 40 heures sans augmentation de salaire. (Ce qui avait permis à l'Allemagne avec quelques autres mesures : TVA sociale, indemnités de chômage diminuées, de redevenir positive et 1er exportateur) Mesure qui avait pour résultat de diminuer le prix de l'heure salaire mais aussi ce que l'on oublie souvent, le prix de l'heure investissement. En France, si nous passions de 35 à 40 heures, les coûts horaires dans l'industrie diminueraient de 3 à 13% suivant que les entreprises travaillent en feux continus, 3 x 8 ou en journée. Point qui a souvent été oublié dans les études. D'autre part, on oublie que les syndicats, en France, sont très revendicatifs avec seulement 6% de syndiqués, en Allemagne avec leur 45%, leur poids leur permet d'agir autrement.
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