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Source : La Tribune.fr - 06/05/2010 | 13:58 - 342 mots  | 

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La Banque centrale européenne maintient son taux directeur inchangé



Les regards sont tournés du côté de la Banque centrale européenne ce jeudi. L'institution vient de décider de laisser inchangé son principal taux directeur mais l'on attend à ce que son président Jean-Claude Trichet prenne des mesures pour ramener le calme sur les marchés. Son intervention est programmée à 14h30 (heure de Paris)

PAS DE MODIFICATION DES TAUX DE LA BCE AVANT FIN 2010, JUGENT LES ANALYSTES

Conformément aux attentes, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé ce jeudi de laisser son principal taux d'intérêt directeur inchangé à 1%, a annoncé l'un de ses porte-parole. Ce taux, baromètre du crédit dans les seize pays membres de l'euro, est fixé à ce niveau historiquement bas depuis un an.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse, le président de l'institution, le Français Jean-Claude Trichet, a déclaré qu'il s'attendait à ce que l'économie de la zone euro progresse "à un rythme modéré en 2010". Toutefois,  "l'évolution la croissance pourrait être irrégulière dans un environnement de forte incertitude", a-t-il indiqué. Le président anticipe également "un maintien de la stabilité des prix à moyen terme".

Crise grecque

L'institution financière est réunie ce jour à Lisbonne. Le rendez-vous a été pris de longue date, mais entre-temps le Portugal a vu sa dette à long terme dégradée par l'agence Standard and Poor's, comme son voisin l'Espagne, attisant les craintes d'une contagion de la crise budgétaire grecque à ces deux pays.

Alors que les 110 milliards d'euros de crédits accordés à la Grèce par l'Europe et le Fonds monétaire international en échange d'un programme d'austérité sans précédent n'ont pas suffi à convaincre les opérateurs d'une sortie de crise, Jean-Claude Trichet a la lourde tâche ce jeudi d'apaiser les marchés et de rassurer sur l'euro et l'Union économique et monétaire.

Dès lundi, la BCE avait indiqué qu'elle allait accepter les titres de dette grecque comme garantie en contrepartie de ses prêts, quelle que soit la notation financière de ces titres. Une mesure à contre-courant de sa politique habituelle...

Certains analystes avaient également estimé que le Français pourrait ouvrir la possibilité d'acheter des obligations d'Etat européennes, pour soutenir la confiance dans la zone euro. Le président de la BCE se serait toutefois prononcé par la négative sur cette option.

Allant plus loin, les opérateurs spéculent aussi sur une aide très directe de l'institution de Francfort, à savoir acheter des obligations d'Etat grecques. Une décision qui selon les analystes de la Société Générale pourrait affaiblir encore plus la monnaie européenne, tombée à 1,28 dollar pour un euro.

latribune.fr

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  • Bou a écrit le 06/05/2010 à 14:52 :

    • Nos politiques ont voulu un marché le plus large possible, ils ont le cirque le plus grand, mais personne ne parle le même langage, la majorité ne songe qu'à percevoir les aides de l'UE. Tout est permi ! Aussi longtemps que nous n'aurons pas un gouvernement supra national avec une gestion dirigée que tous accepteraient, pas d4Union Européenne.

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