De Honda à Foxconn, les tensions sociales montent en Chine

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Les tensions sociales se multiplient en Chine. En question des salaires trop bas et des conditions de travail trop mauvaises. Notamment dans des entreprises travaillant pour de grandes firmes étrangères.

Les tensions sociales se multiplient en Chine actuellement, notamment dans des entreprises qui travaillent pour de grandes firmes étrangères. En question des salaires trop bas et des conditions de travail trop mauvaises.

Honda Motor a ainsi déclaré ce lundi que ses quatre usines chinoises, où le travail a dû être arrêté la semaine dernière en raison d'un conflit social sur un site de pièces détachées du groupe, resteraient fermées mardi.Une porte-parole du constructeur automobile japonais a précisé que certains salariés de cette usine reprenaient progressivement le travail, tout en soulignant que les négociations, relatives notamment à des hausses de salaires, se poursuivaient.

Honda détient en Chine trois usines d'assemblage qui produisent des véhicules destinés au marché local. La quatrième usine chinoise fabrique des modèles pour l'exportation. Le constructeur, en concurrence en Chine notamment avec Toyota Motor et Nissan Motor, gère trois coentreprises dans le pays avec Dongfeng Motor et Guangzhou Automobile.

Les entreprises étrangères implantées dans le pays font face à une montée des revendications des salariés et plus particulièrement des travailleurs migrants. Ceux-ci réclament des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail.

De telles revendications se font entendre en ce moment dans d'autres entreprises et endroits en Chine. L'autre cas emblématique est celui du sous-traitant électronique et informatique Foxconn. Il fabrique notamment le fameux téléphone ordinateur iPhone de l'américain Apple. Il a connu une vague de suicides ces dernières semaines. Ses clients ont lancé des enquêtes pour en savoir plus sur les conditions de travail.

Autre cas : un sous-traitant automobile qui emploie plus de 1000 personnes près de Pékin et travaille notamment pour le sud-coréen Hyundai. Il a connu une grève ce dimanche pour des questions de salaires.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2010 à 4:19 :
Le processus revendicatif des salariés des pays émergeants est connu et enseigné en management. Il faudra libérer progressivement des avantages et pour commencer réduire le temps de travail de 72h à 70h par semaine ou augmenter le salaire mensuel de 100 à 105 euros par mois. Pas de quoi fouetter un chat !
a écrit le 31/05/2010 à 12:40 :
Les grèves et les revendications ne touchent que les entreprises étrangères, jamis les entreprises chinoises ou le syndicat d'Etat empêche toute manifestation revendicative de quelque sorte que ce soit. Cette situation est également vraie au Vietnam

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