L'Allemagne veut économiser 86 milliards d'euros d'ici 2014

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement allemand a dévoilé ce lundi les grands axes d'un budget 2011 de grande rigueur, prévoyant 11 milliards d'euros de dépenses en moins. D'ici 2014, le programme d'austérité devrait représenter 86 milliards d'euros d'économies.

La chancelière allemande Angela Merkel a donné son accord ce lundi à un "paquet" d'économies budgétaires destiné à faire revenir le déficit allemand dans les limites du pacte de stabilité européen d'ici 2013.

Ces mesures d'austérité, les plus importantes depuis la fin de la guerre, devraient permettre d'économiser 11,1 milliards d'euros l'an prochain et d'abaisser le déficit public à 5% du PIB. Les mesures programmées grimperaient ensuite à 17,1 milliards d'euros en 2012, 25,7 milliards en 2013 et 32,4 milliards en en 2014, soit un total de 86 milliards d'euros, a précisé Guido Westerwelle, le partenaire libéral d'Angela Merkel. Cela devrait permettre de réduire le déficit sous la limite européenne des 3% du PIB.

Le budget 2011 a été enfanté dans la douleur. Les libéraux ont menacé pendant le week-end de claquer la porte du gouvernement si les conservateurs persistaient à vouloir relever certains impôts, à rebours des promesses électorales, selon la presse. La chancelière et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, envisageaient aussi de relever la TVA sur certains produits et d'augmenter le prix du tabac.

"La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y aura ni hausse de TVA ni hausse d'impôts", a pavoisé le vice-chancelier Guido Westerwelle.

Le gouvernement va tailler dans les dépenses de défense - la suppression de 40.000 postes dans la Bundeswehr est envisagée - et sociales, ces dernières représentant plus de la moitié des dépenses publiques. Certaines allocations versées aux chômeurs de longue durée seront supprimées de même que les bénéficiaires de l'aide au logement qui n'auront plus droit à une allocation supplémentaire pour le chauffage. En outre, d'ici à 2014, entre 10.000 et 15.000 emplois disparaîtront dans la fonction publique. La loi sur les faillites va être révisée pour que l'Etat créancier soit servi en premier en cas de liquidation. Et certains projets vont être abandonnés ou reportés, comme la reconstruction controversée du château de Berlin dont les ruines avaient rasées par la RDA.

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