Nicolas Sarkozy plaide pour une "convergence fiscale" avec l'Allemagne

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
A l'occasion de la présence du ministre allemand des Finances en Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a plaidé ce mercredi pour "une nécessaire convergence fiscale" entre Paris et Berlin. Selon lui, un "élément essentiel de notre intégration économique et de l'approfondissement du marché intérieur en Europe".

Nicolas Sarkozy a plaidé ce mercredi en Conseil des ministres pour "une nécessaire convergence fiscale" entre Paris et Berlin, "tant dans le domaine de la fiscalité des entreprises que dans celui de la fiscalité des particuliers". Le Conseil des ministres se déroulait pour la première fois sous la Ve République en présence d'un ministre allemand des Finances, en l'occurrence Wolfgang Schäuble, un pro-européen défenseur de la rigueur budgétaire.

Renforcer l'intégration économique européenne

"La convergence entre nos systèmes fiscaux est un élément essentiel de notre intégration économique et de l'approfondissement du marché intérieur en Europe", a estimé le chef de l'Etat.

Le président de la République a jugé que "le niveau de prélèvements obligatoires est proche en Allemagne et en France avec respectivement 39,5% et 42,8% du PIB en 2008", mais que ces "chiffres globaux recouvrent des réalités différentes". Il a ainsi proposé "qu'un état des lieux comparatif des systèmes fiscaux français et allemand soit réalisé". Il "sera confié à la Cour des comptes en France et à un organisme équivalent en Allemagne".

"Ensemble, nous devons faire des propositions communes pour le renforcement du gouvernement économique de l'Europe et de la cohésion de l'Union économique et monétaire", a insisté Nicolas Sarkozy . "Il est [...] essentiel qu'ensemble nous mettions en oeuvre les réformes structurelles et les politiques de compétitivité nécessaires pour retrouver un haut niveau de croissance et les politiques de redressement de nos finances publiques indispensables à une croissance soutenue".

Désaccords politiques

"Il ne peut y avoir de divergences entre la France et l'Allemagne", a également affirmé Nicolas Sarkozy alors que la relation franco-allemande a connu de nombreux à-coups ces dernières semaines, sur le plan de soutien à l'euro comme sur la réponse à apporter à la crise grecque.

"La crise que nous avons traversée en Europe a montré que la stabilité de l'Europe repose sur le couple franco-allemand. Nos deux pays représentent à eux seuls 49% du PIB de la zone euro. Notre croissance est donc un élément essentiel pour le dynamisme de l'euro." L'"interdépendance" entre les deux pays est forte, a rappelé le chef de l'Etat, avec 113,2 milliards d'euros d'échanges.

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