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Les Irlandais inquiets pour leur souveraineté... et le FMI accroît son aide à la Grèce

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Selon un sondage pour l'Irish Times, une majorité d'Irlandais critique le plan de soutien de l'UE et du FMI. La Grèce recevra de son côté 2,5 milliards d'euros supplémentaires en récompense de ses efforts. Une restructuration de dette n'est pas à l'ordre du jour au sein de la zone euro, a déclaré la ministre française de l'Economie Christine Lagarde.

Selon un sondage Ipsos MRBI pour l'Irish Times publié samedi, 56% des Irlandais estiment que le pays a perdu sa souveraineté en acceptant l'aide financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. En échange des 85 milliards d'euros apportés par l'UE et le FMI, un plan d'austérité sur quatre ans va s'imposer au pays, qui se traduira par une réduction des dépenses publiques et une hausse des impôts. Seuls 37% des sondés soutiennent le plan de sauvetage et un tiers pensent que le pays conserve sa souveraineté. L'irlande a refusé, malgré les pressions de l'Allemagne et de la France, toute hausse de son impôt sur les sociétés dont le taux (12,5%) lui permet d'attirer les multinationales.

Après les déclarations de solidarité envers l'euro et les pays fragilisés par la crise manifestées par l'Allemagne au conseil européen de Bruxelles vendredi, le FMI a annoncé qu'au vu des progrès faits par la Grèce dans la mise en oeuvre de son programme de réformes, une aide supplémentaire de 2,5 milliards d'euros sera accordée au pays. Le Fonds dirigé par Dominique Strauss-Kahn a jusqu'ici déboursé 10,58 milliards d'euros en faveur de la Grèce dans le cadre du plan de sauvetage décidé conjointement avec l'Union européenne.

Une restructuration de dette n'est pas à l'ordre du jour au sein de la zone euro, a déclaré de son côté dans une interview publiée samedi la ministre française de l'Economie Christine Lagarde. Elle a déclaré au journal belge De Tijd qu'aucune restructuration de dette n'était envisagée pour la Grèce ou pour d'autres Etats. Dans une autre interview accordée au Wall Street Journal, Christine Lagarde a reconnu que les dirigeants de la zone euro avaient délibérément choisi "d'enfreindre" les règles de l'Union en sauvant la Grèce et l'Irlande de la faillite, afin de protéger la zone euro.

 

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Commentaires

eurofederal  a écrit le 18/12/2010 à 16:05 :

Ne serait il pas temps de faire comprendre à certains européens que quand on a une même monnaie, que lorsqu'on vit sous le même toit et que l'on partage un même espace de développement, l'indépendance n'est plus? Comment peut-on vouloir rester indépendant et devenir membre de l'UE. Y a comme une contradiction qu'il faudrait tout de même lever..., non? Soit on reste INDEPENDANT, soit on est membre de l'UE? facile? Alors si certains états ont des états d'âme, il faut sortir de l'UE, sinon, on accepte les règles. Point barre.

europeen  a répondu le 19/12/2010 à 19:42:

lu et approuvé !
En particulier en matiere economique et fiscale !

kubbank  a écrit le 18/12/2010 à 13:55 :

SORTIR DE L EUROPE ,,,,,,,,,,,,,,, POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Europa  a répondu le 18/12/2010 à 14:36:

Sortir de l'Europe serait la plus belle co**erie qui puisse être. Nous deviendrions des m*****. La France n'est qu'une puissance moyenne cher monsieur. Les BRIC n'ont peur que de l'Union européenne, et alors que de leur côté ils créent des Unions continentales similaires à l'UE car ils se rendent compte que ça marche (alors que pourtant seul ils s'en sortent bien), ils rient de nous voir ainsi hésitant (alors que seul nous nous en sortirions pas en plus). Mettre un vrai dirigeant à l'Europe, et nous serions réellement les premiers (de facto l'UE est devant tous les pays, si on ajoute un vrai exécutif, se sera une confirmation). Heureusement que votre opinion n'est pas majoritaire ...

EIFFEL  a répondu le 18/12/2010 à 18:20:

Sortir de l'euro n'est plus un choix mais une contrainte. Avec 1800 milliards d'euros de dette cumulées, la France est en cessation de paiements car incapable de rembourser cette dette. La France continue d'emprunter chaque jour sur les marchés jusqu'à la chute qui ne saurait tarder ! Ensuite viendront au pouvoir des gens qui ont prédit depuis longtemps cette infortune parmi tant d'autres. Tout sera revu, depuis les privilèges exorbitants de certains, les salaires fantaisistes de certains dirigeants d'entreprise, les salaires des hauts fonctionnaires, les fraudes et l'ensemble des coûts qui ont amené la France à la faillite.