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Le PIB japonais, en termes nominaux, s'est élevé en 2010 à 5.474,2 milliards de dollars, contre 5.878,6 milliards de dollars pour celui de la Chine, selon des statistiques publiées ce lundi par Tokyo. L'archipel a donc perdu le rang de deuxième puissance économique mondiale qu'il occupait depuis 1968, derrière les Etats-Unis que la Chine pourrait même détrôner d'ici à 2025, selon des estimations de la Banque mondiale et de diverses institutions financières. Le PIB par habitant du Japon reste cependant plus de dix fois supérieur à celui de la Chine, selon le FMI.
Le PIB du Japon s'est contracté de 0,3% durant le dernier trimestre de l'année 2010 mais les analystes s'attendent à une reprise en 2011 en anticipant de meilleures exportations vers la Chine et d'autres pays d'Asie en croissance. La contraction annoncée lundi est imputée à la fin en septembre de mesures gouvernementales d'incitation à l'achat de voitures moins polluantes et à un ralentissement des exportations. Elle est toutefois inférieure à la baisse de 0,5% attendue par les marchés.
En glissement annuel, ce chiffre représente une contraction de 1,1% quand les Etats-Unis ont connu pour leur part une croissance de 3,2% sur ce même trimestre. Il s'agit de la première baisse du PIB japonais en cinq trimestres. "Le PIB va probablement retrouver la croissance au premier trimestre (2011). La demande extérieure va tirer la croissance cette année. Les dépenses d'investissement seront le deuxième moteur de la croissance", a prédit Seiji Adachi, économiste à Deutsche Securities, cité par Reuters.
Les dépenses d'investissement ont augmenté de 0,9% fin 2010 par rapport au trimestre précédent. La consommation, qui compte pour environ 60% du PIB, a en revanche reculé de 0,7%. La vigueur du yen, qui a atteint un plus haut de quinze ans contre le dollar durant cette période, a pesé sur les exportations.
"Les risques en provenance des économies étrangères et des variations de taux de change doivent être observés avec attention", a réagi le ministre de l'Economie, Kaoru Yosano, après la publication des statistiques. "Malgré la faiblesse actuelle, l'économie du Japon devrait tirer profit des progrès des économies étrangères et des effets des mesures gouvernementales".
En raison de la faiblesse de la demande intérieure, l'économie japonaise dépend fortement de ses exportations pour retrouver le chemin de la croissance, ce qui comporte des risques, jugent les analystes. Les responsables de la Banque du Japon se réunissent lundi et mardi. Ils pourraient ne pas juger utile un assouplissement supplémentaire de la politique monétaire dans l'immédiat.
Côté chinois, l'excédent commercial a fortement baissé en janvier à 6,45 milliards de dollars, contre 13,1 milliards de dollars en décembre, ont rapporté lundi les douanes. C'est un recul supérieur aux attentes. Le rebond des importations devrait soutenir le gouvernement dans l'idée qu'il en fait suffisamment pour entretenir la demande intérieure sans avoir à accélérer l'appréciation de sa monnaie.
Cet excédent plus faible que prévu aurait suscité des inquiétudes par le passé, mais la Chine essaie de faire évoluer son économie pour qu'elle dépende davantage de la demande intérieure et moins des exportations, afin de répondre aux critiques lui reprochant de se développer aux dépens des autres pays. L'excédent a reculé pour le troisième mois consécutif, mais le repli n'est pas suffisamment marqué pour que l'on puisse en dégager une tendance. "C'est une tendance saisonnière et il y a généralement un recul de l'excédent commercial au début de l'année", commente Jian Chang, économiste chez Barclays Capital. "Les exportations ont tendance à être faibles au premier trimestre", ajoute-t-il.
Les importations chinoises ont progressé de 51% en janvier par rapport à l'année précédente, une donnée supérieure à la prévision initiale d'une hausse de 28%. Les exportations ont augmenté de 37,7% en janvier, surpassant les attentes d'une progression de 22,4%, a dit l'administration des douanes. L'excédent commercial ressort donc à 6,5 milliards de dollars (4,8 milliards d'euros) en janvier, soit le plus faible depuis neuf mois, à comparer avec un surplus de 13,1 milliards en décembre et une prévision de 10,7 milliards.
MOINS D'AFFLUX D'ARGENT EN CHINE
Ce rebond surprise des importations se reflète à la fois dans l'économie chinoise et dans l'économie mondiale, estiment Yu Song et Helen Qiao, économistes chez Goldman Sachs.
"Cet élan de croissance solide des exportations est soutenu par les amiéliorations des conditions économiques chez les principaux partenaires commerciaux de la Chine et celui des importations est soutenu par la forte croissance de la demande intérieure", écrivent les économistes dans une note.
"Par ailleurs, la hausse des prix des matières premières importées a probablement également contribué à ces bonnes données des importations." En plus de donner un signal de rééquilibrage de l'économie chinoise, cet excédent commercial plus faible reflète également un moindre afflux d'argent dans le pays, atténuant la pression sur les prix qui avait fait progresser l'inflation à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans.
toccata a écrit le 14/02/2011 à 22:10 :
Oui, l'économie chinoise est la seconde de la planète. Ce succès est réel. Mais il a un goût factice. Où sont donc les grandes entreprises chinoises qui devraient nous inonder d'innovations et de nouveaux produits comme l'ont fait entre autres Japonais et Coréens? Où sont les Samsung, Sony, Panasonic, LG, Apple, Philipps, etc? Rien nada! Et l'industrie automobile? Geely a racheté Volvo que ne voulait plus Ford, et sans doute que Peugeot produira plus de 508 en Chine qu'il n'y aura d'automobiles chinoises importées en France. Et le textile? Où sont les beaux tissus de soie? Curieusement introuvables, tout l'inverse des tissus synthétiques à deux balles qui inondent les rayons de nos magasins d'articles sportifs. La Chine? Une méga manufacture, une méga usine, la face inavouée de la paresse industrielle des pays "industrialisés" (cela coûte moins cher de faire produire à un faible coût de main d'oeuvre que de robotiser ou industrialiser un processus). La Chine deuxième économie planétaire, mais peut-on parler de pouvoir économique?!
face de poule a répondu le 15/02/2011 à 03:45 :
dans 20 ans ,mon ami, dans 20 ans, le temps que ces GROSSES PME chinoises, DEVIENNENT DES MULTINATIONNALES.
eurofederal a écrit le 14/02/2011 à 19:04 :
Et dire que je croyai que l'UE, du moins la zone euro était soit première, soit seconde économie au monde......donc l'UE n'a aucune existence réelle? la zone euro n'est donc rien? C'est cru, cela fait comme un froid dans le dos.... mais tellement vrai. Nous ne sommes que l'addition des nos économies... et rien de plus.... une coquille vide.....
lanruen a répondu le 15/02/2011 à 11:35 :
Mais oui, cher eurofederal, l'UE est bien la première économie du monde, devant les Etats-Unis. Ce sont d'ailleurs les US qui le disent : allez voir le site de la CIA à https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ee.html Alors, s'ils le disent, c'est que ça doit être vrai. Mais nous, en Europe, on n'y croit pas...
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Mais oui, cher eurofederal, l'UE est bien la première économie du monde, devant les Etats-Unis. Ce sont d'ailleurs les US qui le disent : allez voir le site de la CIA à https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ee.html Alors, s'ils le...
par lanruen le 15/02/2011 à 11:35
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