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C'est un "parc naturel involontaire", un no man's land de béton et de forêt de 30 km de rayon autour de la centrale nucléaire, abandonné à la nature et aux radionucléides. "Dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, le niveau très important de contamination de l'environnement ne permet pas le retour de l'homme ni la production agricole 25 ans après l'accident, et certainement encore pendant plusieurs centaines d'années, voire un millier", affirme la chef du Service d'étude du comportement des radionucléides dans les écosystèmes à l'IRSN, Jacqueline Garnier-Laplace.
La nature a repris le dessus
Quelque 120.000 personnes vivaient dans ce périmètre jusqu'à la catastrophe du 26 avril 1986. Les 50.000 habitants de Pripiat, la ville jouxtant la centrale, ont été évacués par l'armée et dans la précipitation en 24 heures seulement après l'explosion du réacteur. Les autorités leur ayant promis qu'ils retourneraient "dans deux ou trois jours" chez eux, beaucoup d'habitants ont tout abandonné sur place. Aujourd'hui, leurs effets traînent encore partout dans les bâtiments de cette ville à la laideur soviétique et sinistre. Partout, des façades de béton nu, aux formes strictement fonctionnelles. Les rues sont colonisées par les mauvaises herbes et les arbres.
Tout autour, c'est la forêt et des villages, dont les habitants ont commencé à être évacués seulement une semaine après la catastrophe. Les humains ont été remplacés par des animaux indifférents aux panneaux jaunes indiquant les zones particulièrement contaminées, le plus souvent parce que des débris de la centrale détruite y ont été balancés à la va-vite par les 600.000 "liquidateurs" envoyés d'urgence par les autorités pour réduire les effets de la catastrophe. Vingt-cinq ans après, la faune du "parc involontaire" (terme inventé par l'écrivain Bruce Sterling) s'est développée de manière unique en Europe. On y croise des loups, des lynx (ailleurs presque totalement disparus) et même paraît-il des ours bruns, disparus de la région depuis plusieurs siècles.
Les hommes ne doivent pas rester sur place plus de 160 heures par mois
Cela dit, les hommes n'ont pas totalement déserté la zone, malgré la nocivité du rayonnement et les milliers de victimes de Tchernobyl. Environ 3.800 personnes travaillent sur le site de la catastrophe par équipes tournantes (160 heures maximum par mois et par personne). Ils doivent surveiller et entretenir le sarcophage bâti à la hâte autour du réacteur numéro 4, qui a explosé. Prévu pour durer dix ans, ce confinement précaire n'a toujours pas été remplacé vingt-cinq ans après. Une nouvelle protection - une arche géante en double peau - a été commandée à Vinci et Bouygues en 2007 mais ne devrait pas venir recouvrir le vieux sarcophage avant fin 2015. Le personnel sur place doit également démanteler une centrale, qui a continué à produire de l'électricité jusqu'en 2000. Tous ces employés logent dans la ville de Slavoutich, située à 45 km de la centrale, et où ont été relogés une grande partie des évacués.
La crainte d'avoir faim
Mais ce n'est pas tout. 400 personnes vivent illégalement dans la zone d'exclusion, pour l'essentiel, des personnes âgées retournées vivre dans leurs maisons. « [les autorités] m'ont donné un appartement dans une autre région, mais j'ai refusé. Je veux vivre là où je suis née », explique Gana Zavorotnia, 78 ans, aux journalistes qui l'interrogent dans sa modeste maison en bois. « Quant aux radiations... moi, ce qui me fait vraiment peur, c'est la faim. Mais j'ai mes poules, mes cochons, mon potager. Je prie Dieu pour qu'il me permette de vivre sans médicaments. »
TARTARIN a écrit le 27/04/2011 à 05:36 :
Article intéressant mais le passage suivant n'est pas très clair : "Les humains ont été remplacés par des animaux indifférents aux panneaux jaunes indiquant les zones particulièrement contaminées, le plus souvent parce que des débris de la centrale détruite y ont été balancés à la va-vite par les 600.000 "liquidateurs" envoyés d'urgence par les autorités pour réduire les effets de la catastrophe." Il aurait fallu le reformuler.
lucifer a écrit le 26/04/2011 à 18:25 :
C'est l'état de santé de cette dame de 78 ans que j'aurais aimé connaître, qui semble vivre là depuis de nombreuses années, dans des conditions de vie très dures et qui, comme la nature et la faune de l'endroit, semble tenir debout. C'est également l'état de santé des autres personnes de la zone qui serait intéressant de connaître.
la nature est bien plus douée et constructive que l'homme en tout cas a écrit le 26/04/2011 à 12:15 :
Le plus interessant dans ce constat, et il a déjà été fait sur les lieux de catastrophes pétrolières, ou d'éruptions volcaniques, c'est que la nature reprend ses droits dans ce genre de cas, là où l'homme ne raisonne qu'en terme de nettoyage des dégats. la nature, elle, prend à chaque fois un nouveau départ. Je ne peux m'empecher de pense que dans ce cas, la meilleure chose à faire est justement de retirer uniquement le gros des dégats et de faire ensuite de la zone une "zone de reconstruction naturelle", interdite aux activités humaines, avec un statut immédiat de parc naturel.
moutarde a répondu le 26/04/2011 à 13:55 :
Parc naturel avec du plutonium comme engrais entre autres :allez donc visiter !Non ,toute cette région est foutue pour des siecles , comme la région de Fucushima au Japon ....Lisez un peu de vulgarisation sur la physique nucléaire et ,ensuite , nous attendons votre conclusion .Bonne études .
Lora a répondu le 26/04/2011 à 14:34 :
Je profite des fêtes de Pâques pour dire que c'est plustôt Dieu qui nous rappels qui sommes nous et nous met en garde par sa force de frappe de la nature, et ce n'est que des fleurs. Le reconfort de Sarko ou de je ne sais pas qui ne peut rien faire pour l'homme en detresse et si ce dernier continu à croire qu'il peut tout maîtriser et se reconstruire après, il faudra qu'il se rappel des des civilisations disparues qui avaient QM pas mal d'avancée technologique intéressantes (Egypte, Maya etc..)
La nature est bien plus douée ... a répondu le 26/04/2011 à 15:31 :
@moutarde : justement, la nature, elle s'en sort toujours. Cette région est foutue... pour l'homme. Et j'ai presque envie de dire que justement ce n'est pas plus mal pour elle. Quand à "visiter", le fait qu'elle soit inaccessible de fait aux activités humaines règle justement la question. Vous n'aviez pas je pense saisis tout mon propos.
EIFFEL a écrit le 26/04/2011 à 12:13 :
Tchernobyl, Fukushima doivent être des repoussoirs de l'atome car sur cette planète, nous sommes tous interdépendants et dans la même barque. Si nous ne voulons pas périr ensemble, fermons ensemble les centrales les plus dangereuses et notamment la perle des perles, une construction française unique au monde par sa situation, FESSENHEIM. En effet, Fesseheim, vieillissante de surcroît est construite sur une faille sismique et à 15 m sous le niveau du canal à grand gabarit tout proche. C'est cela le génie français !
Kim a écrit le 26/04/2011 à 09:59 :
J'ai pas lu chez vous la récente déclaration de Medvedev qui a désavoué le comportement soviétique de l'époque et a dit ; "il faut dire la vérité aux gens sur les accidents atomiques". Je pense que c'était un message fort pour les FUKUSHIMARIENGRAVISTES qui ont tenté de caché la gravité de l'accident et qui continuent à le faire impunément, car bien que personne ne parle de ce qui se passe à Fuku, nous savons pértinement que les réacteurs contiuent à bruler et à rejeter la radioactivité dans la mer et dans l'air. Honte à vous.
pas d'illusion quand même a répondu le 26/04/2011 à 12:08 :
Honnêtemennt, je pense surtout que le discours de Medvedev était de la publicité à bon compte. On critique les responsables de l'époque pour se donner une bonne image, sur une vague porteuse. Mais si demain il y a de nouveau des incendies aux portes de Moscou, que fera t il ?. Il est facile d'être transparent à bon compte dans ces conditions, et notre propre ASN à dfait la même chose. C'est au Japon, donc on déclare sans probleem que c'est du niveau 7. Que la même chose arrive en France et bizarrement ils seront plus génés aux entournures pour être transparents. Il ne faut pas se faire d'illusion. Ceci dit, sur le fond, Fukushima est un piqure de rappel qui repose le problème et toutes les questions mises sous le tapis depuis des années et se résume un peu à "tant que ça marche"....
ENERM a écrit le 26/04/2011 à 00:19 :
Vous commencez à nous bassiner, avec Tchernobyl et le CO². Combien de morts prématurées auront été causées par Tchernobyl ? Une petite centaine. Le Socialisme a généré 120 millions de morts, le nazisme 60 millions. Occupons-nous des choses immportantes.
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Article intéressant mais le passage suivant n'est pas très clair : "Les humains ont été remplacés par des animaux indifférents aux panneaux jaunes indiquant les zones particulièrement contaminées, le plus souvent parce que des...
par TARTARIN le 27/04/2011 à 05:36
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